Archive | mars 2012

Critique : Gourmand’âmes. Epicerie restaurant. Rue des Dames. Bon mais pingre.

Critique : Gourmand'âmes. Epicerie restaurant. Rue des Dames. Bon mais pingre. dans Restaurants Gourmand%C3%A2mes-1

Paris fleurit d’épiceries-restaurants. A la manière d’un Docteur Jekyll et Mister Hyde, la boutique fait épicerie le jour et met ses habits de lumière le soir pour se transformer en restaurant. Aujourd’hui, direction la rue des Dames, avec cette adresse qui hantait mon esprit depuis quelques temps déjà : Gourmand’âmes.

L’esprit. Croquignolet avec ses patines en bois, son mobilier de bistrot et cette lumière tamisée diffuse. Service de bon aloi et cartes présentées sur des bouts d’ardoises volées des toits voisins.

La carte. Une belle ribambelle d’entrées à 8-12 €, puis quatre plats à une vingtaine d’euros. Oh que j’aime ces cartes simples, cherchant plutôt à impressionner le palais que les yeux. Le choix est exquis : bulots, huitres, tartare de saumon ou de bœuf, œuf meurette et j’en passe.

Gourmand%C3%A2mes-2 dans Restaurants

Les entrées. Pas données et surtout trop chiches. Les œufs meurettes sont pourtant divins, sûrement les meilleurs de Paris (parmesan et foie gras à se damner). La salade de chèvre est ravivée par des morceaux de grisons, l’assaisonnement est léger comme le vent. Quant au saumon mariné, la bête est tendre mais les quantités frisent l’incident diplomatique. Le restaurant a finalement bien choisi son nom. Il se complait dans une sorte de gourmandise platonique uniquement destinée à réjouir l’âme. Mais où est la substance première ? La forme matérialisant ce nirvana ?

Gourmand%C3%A2mes-3

Les desserts. Belles tartes aux myrtilles et au chocolat servies avec crème anglaise. Là encore, des desserts simples mais bien exécutés (7 €).

Les liquides. Bouteilles de vin à partir de 20 € et terminant dans les 40 €.

Faut-il y aller ? Si vous aimez les bonnes choses, sans aucun doute. Si vous désirez vous rassasier avec des portions conséquentes, c’est une autre paire de manche.

Gourmand’âmes, 8 rue des Dames, Paris 17ème

Critique : Restaurant First Boudoir, Hôtel Westin. La Fourchette. Paris.

Critique : Restaurant First Boudoir, Hôtel Westin. La Fourchette. Paris. dans Coups de coeur First-Westin-1

J’ai longtemps été suspicieux quant aux offres alléchantes proposées par La Fourchette. Des -30 à -50% à tire larigot ne sont généralement pas très rassurants ; le restaurant peinerait-il à remplir sa salle ? Alors lorsque vous découvrez que Le First, restaurant du grand hôtel Westin, brade à moitié prix ses déjeuners du samedi midi, vous craignez l’apocalypse. Pourtant, croyez-moi, le repas fut superbe. Récit en images et en prose.

Le lieu. Déco signée Garcia avec de confortables banquettes en velours pourpre, une moquette triple épaisseur et des tables laquées noir nappées. La salle propose une agréable vue sur les arcades de la rue de Rivoli et sur le jardin des Tuileries. En été les tables poussent jusqu’au patio serein de l’hôtel.

First-Westin-2 dans Luxe

La carte. Des prix à marge très confortables : entrées à 12-20 €, plats entre 30 et 40 €, desserts à 10-15 €. On comprend mieux que le restaurant soit déserté le midi avec des prix si salés. Mais devant cette avantageuse promotion (-50 % ce jour là), les clients se lâchent et commandent sans hésiter le trio E/P/D.

Les plats. Nous commençons ce repas avec une belle entrée : un œuf mollet installé sur son socle de pâte sablée et jouant l’équilibre sur un lit de champignons. La cuisson de l’œuf est parfaite, les saveurs jouent l’accord parfait. Rien à redire.

Continuons ce beau prélude par des plats tout aussi réussis : un dos de cabillaud et une poule noire. Là encore, la cuisine est précise, sans fioriture et tout simplement très bonne. Le poisson est en particulier fondant, filant dans la bouche comme un ru à travers une montagne escarpée.

First-Westin-3 dans Restaurants

Les desserts. Une trilogie de glaces changeant de l’éternel Bertillon et une profiterole au chocolat revisitée, où la pâte à choux parallélépipédique laisse découvrir une crème pâtissière au chocolat légèrement acide, surplombée par une boule de glace vanille. On n’est plus vraiment dans la définition de la profiterole stricto sensu, mais l’innovation a du bon.

Les liquides. Le début de nos chimères peut-être : verres de Chablis quoi qu’excellents facturés à prix palaces (12 € le verre) et cafés à prix d’or noir (6 €) servi avec une mignardise proposée à discrétion.

First-Westin-4

L’addition. La promotion est déduite avec toute discrétion pour le payeur. Jamais n’aura été prononcé le mot vulgaire « La Fourchette », pas même à notre arrivée. La serveuse aura donc eu le tact de ne pas s’épancher sur cette formule discount.

Les quatre verres de vin plombèrent certes l’addition mais nous nous en sortîmes pour 115 € avec la réduction  de -50%, au lieu de 180 €. Avec une entrée, un plat, un dessert, 2 verres de vin chacun et un café, 57,5 € est un prix tout à fait en accord avec la qualité des plats.

Faut-il y aller ? Avec la promotion, sans aucun doute. De quoi fêter un événement sans finir dépouillé de ses derniers billets.

Le First – Hôtel Westin, 234 rue de Rivoli, Paris 1er

Critique : La Cantine des Grands. Versailles.

Critique : La Cantine des Grands. Versailles.  dans Coups de coeur Cantine-des-Grands-Versailles-1

Bonne pioche versaillaise avec cette cantine installée sur la Place du Marché. L’idée a germé de la famille Renaud, dont le frère Sébastien possède déjà L’Aparthé rue Sainte-Geneviève. Cette fois-ci, c’est la sœur Carole qui est aux commandes de cette cantoche sympathique. La cuisine est de bonne aloi et la déco pour le moins originale.

La salle. Très école publique des années 60 avec ces tables et chaises en bois, sa marelle au sol et son tableau noir accroché au mur. Au niveau du service, on retrouve les éternels verres Duralex, les brocs en plastique et les sacs à goûter pour servir le pain.
Cantine-des-Grands-Versailles-2 dans Restaurants
La carte. Elle est distribuée au format cahier d’école et propose des salades copieuses (14 €), des carpaccios (12,8 €), des tartares (13,8 €) et quelques plats cuisinés (pièce du boucher, saumon, etc.). Les desserts sont faits maison (6-7 €).

Cantine-des-Grands-Versailles-3

Les plats. Excellente pièce du boucher (14 €) servie avec frites croustillantes, tout comme le tartare bien préparé. Les desserts sont particulièrement succulents, comme cette tarte Nutella banane ou encore ce café gourmand vraiment … gourmand.

Faut-il y aller ? Evidemment !

La Cantine des Grands, 2 Rue André Chénier, Versailles

sodas à 3,8 €

Critique : Abrikossof АБРИКОСОВБ. Restaurant St Petersbourg.

Critique : Abrikossof АБРИКОСОВБ. Restaurant St Petersbourg. dans Coups de coeur Abrikossof-St-Petersburg-1

Il serait dommage de passer à Saint-Pétersbourg sans goûter aux spécialités locales. Le restaurant Abrikossof se propose de vous présenter un échantillon de la gastronomie russe en une seule soirée, dans un cadre cosy et feutré. Installé sur la belle Perspective Nevsky, le restaurant joue la carte du bois avec ces tables et boxes permettant de s’aller aux confidences.

Abrikossof-St-Petersburg-2 dans Restaurants

La carte. Un bœuf Stroganov (480 RUB) tout simplement délicieux avec ses pommes de terre finement écrasées, tout comme ses œufs de limbes servis avec du pain baguette, des oignons et de la crème fraiche (380 RUB).

Abrikossof-St-Petersburg-3

Faut-il y aller ? Vu la difficulté de trouver à Saint-Pétersbourg un restaurant correct à prix plutôt raisonnables, il ne faudrait surtout pas s’en priver.

Abrikossof (РЕСТОРАН АБРИКОСОВБ), Nevski Prospect 40, Saint-Pétersbourg

Critique : EN Japonese Brasserie. New York.

Critique : EN Japonese Brasserie. New York.  dans Coups de coeur EN-Japonese-Brasserie-NYC-2

Les restaurants japonais sont légions à New York. L’un d’entre eux m’avait cependant particulièrement marqué l’année dernière : le EN Japonese Brasserie.

La déco. Mélangeant habilement le charme épuré japonais et le design newyorkais, les grands volumes sont maitrisés avec des tons chauds et des branchages enguirlandés pour donner plus d’épaisseur et de conviction au lieu.

EN-Japonese-Brasserie-NYC-1 dans New York

Le Menu Soyo Kaze. Une ode à la cuisine nippone très structurée et formidable, déclinée en 7 plats. Pour 65 $, le bal des plats s’enchaine à un rythme diaboliquement bien orchestré. De bonnes découvertes, des saveurs multiples et une présentation toujours très sobre sans fioriture mais ingénue. En guise d’exemple, nous avons pu déguster des sashimis, des « stone grilled organic chicken » ou encore du « warm soba ».

EN-Japonese-Brasserie-NYC-3 dans Restaurants

Le service. Très convenant, n’hésitant pas à s’embarquer dans de longues tirades pour expliquer la composition de chaque plat.

Réservation obligatoire, sur internet via le site Open Table si vous êtes terrorisés à l’idée d’appeler par téléphone en anglais.

Faut-il y aller ? Absolument, réservez avant votre départ pour être sûr d’avoir une table !

EN Japonese Brasserie, 435 Hudson Street, New York

Critique : Pizza Hut. La malbouffe aux portes de nos apparts.

Critique : Pizza Hut. La malbouffe aux portes de nos apparts. dans A emporter Pizza-Hut-1

La patience n’est pas toujours récompensée. Preuve en est lors de ma dernière expérience désastreuse chez Pizza Hut. J’avais décidé de changer du sempiternelle Sushi Shop en optant pour l’option pizza. Bien mal m’en a pris.
Vous devez d’abord appeler un standard surtaxé avant de pouvoir prendre votre commande. Votre interlocuteur au bout du fil ne comprend strictement rien et vous devez vous armer de patience pour obtenir le Saint Graal : la pizza.
La pizza devait être livrée sous 30 à 40 minutes. La coquine n’arrivera finalement qu’au bout d’une heure sans excuse ni explication. Un mardi, il faut le faire !

Pizza-Hut-2 dans Coups de gueule

Le menu Medium à 20,50 €. En entrée, un Breadsticks Mozzarella aussi bon que l’empaquetage en carton, avec ses bâtonnets de pâte à pizza garnis de mozza à tremper dans la sauce barbecue. Quel délice … Même un américain obèse n’en voudrait pas. Comment peut on faire une telle offense à la gastronomie ? C’est carrément immangeable, le papier sulfurisé n’arrive même plus à absorber la graisse de la calzone. La sauce barbecue peine à cacher l’odeur de la graille.

La pizza Queen. Saturée de graisse, fade et sans intérêt.

La boisson. 1,5l de coca, est ce bien raisonnable ?

Conclusion. Une heure d’attente pour manger une merde pareille, quelle honte ! On ne m’y reprendra plus, Pizza Hut est désormais définitivement rayé de ma carte à faux « bons plans de dépannage ».

 

Critique : Gusto, restaurant italien. Paris 7 Grenelle.

Critique : Gusto, restaurant italien. Paris 7 Grenelle. dans Coups de coeur Gusto-Grenelle-1

A. m’a fait découvrir ce charmant petit restaurant italien : il Gusto. Installé au beau milieu du 7ème arrondissement, à quelques pas du Champs de Mars, le restaurant nous fait découvrir des plats italiens simples et bon marché.

La salle. Dans l’esprit typique d’une trattoria napolitaine, tout n’est pas parfait et la déco est faite de bric et de broc : faux murs en pierre apparentes, lustres et grisons suspendus aux esses. Le restaurant joue le double concept resto/épicerie mais n’accueille malheureusement pas beaucoup de tables. Pour faire face au succès rencontré, le restaurateur a même décidé d’ouvrir récemment un deuxième Gusto de l’autre coté de la rue.

La carte. Entrées à 12 € (mozzarelle, bresaola, antipastis), pizzas à 12 € et plats plus sophistiqués : carpaccio aux légumes grillés au parmesan (14 €) ou encore médaillons de veau (16-18 €). Les desserts s’affichent également à prix doux : tiramisu et panna cotta à 6 € par exemple.

Gusto-Grenelle-2 dans Restaurants

Les plats. De délicieux antipastis pour débuter ce « pranzo », accompagnés d’une bouteille de rouge Néro Avola, dans les 20 €. Se suivent les excellentes pizzas et les pâtes bien « al dente ».

Le service. Génial et emprunt de chaleur méridionale avec des serveurs mélangeant la bougonnerie avec de la gentillesse. Le repas s’achève par un verre de Limoncello offert par la maison et un doux morceau de guitare joué par le cuistot.

Faut-il y aller ? Comment ne pas succomber au charme de l’Italie en plein Paris, rive gauche …

Gusto, 199-218 rue de Grenelle, Paris 7

Critique : Au clairon des chasseurs. Place du Tertre. Montmartre. Café cliché.

Critique : Au clairon des chasseurs. Place du Tertre. Montmartre. Café cliché. dans Bars & Cafés Au-Clairon-des-Chasseurs-Montmartre

Après une semaine intense de travail, qu’il est tentant de passer son samedi matin sous la couette pour récupérer les dizaines d’heures de sommeil jusqu’alors bafouées. Quelle grossière erreur pourtant ! C’est de bon matin que la capitale s’apprécie dans ses scènes de la vie quotidienne.

Prenez votre béret, balancez sur votre iPhone la compil d’Edith Piaf ou Parov Stelar (en version plus moderne) et dirigez-vous vers la Place du Tertre en plein cœur de Montmartre. Vous pourrez ainsi satisfaire un des vieux clichés parisiens, celui de boire son café au milieu des bonimenteurs tout en lisant imperturbablement Le Parisien.

Au-Clairon-des-Chasseurs-Montmartre-2 dans Terrasse / Jardin

Au Clairon des Chasseurs. C’est dans ce café de la place du Tertre, que j’ai pu boire mon petit noir au son de Padam Padam Padam. L’endroit est fascinant : un véritable musée à ciel ouvert, respirant la vitalité rythmée par les touristes se mêlant aux rares parisiens.

Le garçon de café en béret et gilet noir prend votre commande, dans un registre proche du titi parisien. Le charme de la carte postale s’arrête cependant aux portes de l’addition : 6 € le crème tout de même. Les italiens à côté de moi semblent grommeler « la piazza è carina, ma hai visto il prezzo del macchiato ! » Ils n’ont pas tord.

Des artistes dessinateurs, véritables réincarnations d’un Aristide Briand dessiné par Toulouse Lautrec jouent de leur béret et écharpe rouge pour vous alpaguer et vous refaire le portrait. De l’autre côté du trottoir, les peintres invectivent les pauvres badauds qui oseraient prendre des photos malgré l’écriteau « no picture » disposé discrètement sur leur chevalet.

Quelle gouaille parisienne ! Le temps semble s’être arrêté et si le touriste est guetté, il est finalement le seul garant de la sauvegarde de ce spectacle montmartrois.

Au clairon des chasseurs, 3 Place du Tertre, Paris 18

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl