Archive | mai 2012

Addition salée du Nikki Beach, St-Tropez. Un fake.

Addition salée du Nikki Beach, St-Tropez. Un fake. Nikki-beach-note-salee

Publiée avant-hier sur internet, cette addition de nababs semblerait provenir du restaurant ultra bling-bling le Nikki Beach, à Saint-Tropez. Les experts les plus éminents se sont alors penchés sur ce cas d’école, pour en étudier sa véracité. Moi, pauvre bloggeur que je suis, vous donne mon analyse de cette addition digne des diners royaux les plus fastes.

Certains internautes prétendent que l’addition serait écrite en francs, mais le taux de TVA à 7% nous indique le contraire. Il ne faut pas chercher la supercherie dans le taux de taxes, mais plutôt dans le prix des consommations. Quand on y regarde de plus près, on remarque au moins deux incohérences :

1) Le coca est facturé 10€ alors qu’un thé ne vaut que 4€. Un coca peut bien être affiché à 10 € – dans les palaces il est même parfois à 12 ou 14€ – mais dans ce cas-là le thé devrait suivre la même logique tarifaire. Or un thé dans un établissement prestigieux est traditionnellement facturé entre 8 et 14 €, parfois même 30 € lorsqu’il s’agit d’un thé rare comme au Salon de thé Le Plongeoir, à la boutique Hermès située Rive Gauche.

2) Continuons avec la deuxième anomalie. On voit mal un établissement de haut standing faire payer des sommes si dérisoires qu’un café ou un thé au regard d’une addition somme toute démesurée. Même les établissements les plus pingres ne se laisseraient pas aller à une mesquinerie de ce nom. Les boissons seraient systématiquement offertes.
nikki-beach
Conclusion, cette addition est un fake, fabriquée de toute pièce par un habile pro de Photoshop qui a voulu avec cette supercherie se faire connaitre. Dommage, le « crime » était presque parfait !

 

 

Critique : Brunch à la Villa Modigliani. Terrasse jardin, rue Delambre.

Critique : Brunch à la Villa Modigliani. Terrasse jardin, rue Delambre. dans Restaurants Villa-Modigliani-2

Le brunch est devenu en quelques années un incontournable des cafés parisiens. Plus une carte n’ose se passer de ce repas si lucratif, terreau de marges confortables. Les prix se sont alors envolés pour atteindre une relative stabilité :

- entre 20 et 25 € dans les cafés « lambda »,

- entre 30 et 40 € dans les restaurants type brasseries de standing,

- entre 40 et 60 € dans les adresses hype,

- dans les 100 € dans les palaces.

Si les prix sont souvent similaires, la qualité peut varier de façon abyssale d’un restaurant à un autre. Tout se joue désormais sur la richesse des mets proposés. De la simple assiette d’œufs brouillés/bacons au saumon en passant par le jambon espagnol et les viandes travaillées, l’univers des possibles tend vers l’infini.

Villa-Modigliani-1 dans Terrasse / Jardin

Ma dernière expérience dominicale prit lieu dans le plaisant jardin de la Villa Modigliani, rue Delambre. L’hôtel s’est décidé à ouvrir au quidam son jardin fleuri en installant une terrasse en bois disposant d’une bonne vingtaine de tables. La réservation est impérative, même si le lieu est finalement loin d’être complet (cette manie américaine de l’omni réservation !).

Le lieu. Entre chênes rouges, pelouse et bouquets de fleurs, la terrasse mi-ombre mi-soleil est parfaite les jours d’été. De la rue Delambre, on ne peut imaginer cet élan de verdure surtout avec cette cour si froide devant l’hôtel.

Le buffet. Rien de mirobolant si ce n’est l’éloge du décongelé : les viennoiseries et le pain sont industriels, les yaourts pourraient être achetés au Franprix d’à-côté, les confitures  se retrouveraient bien volontiers sur la table de n’importe quel hôtel de chaine.

Villa-Modigliani-3

Vous pouvez commander une assiette de bacon, accompagnée d’œufs brouillés et de salade ainsi qu’une assiette de pancakes et de crêpes. Rien de fabuleux là encore, mais notre chagrin fut consolé par de délicieux jus de fruits servis à volonté.

Le service. Peu habitué à ce nouvel afflux de clients. Le service est excessivement lent (40 minutes pour obtenir nos pancakes) et pas des plus chaleureux. Mais le lieu est si agréable.

Le prix. 20€ tout rond.

Faut-il y aller ? Espérons que quelques efforts seront faits pour améliorer la qualité du buffet. Pour 20€ et 2h passées à écouter le chant des oiseaux, bien loin du tumulte de la vie parisienne, je reviendrai bien volontiers. Il suffit pour l’instant de faire abstraction du buffet digne d’une auberge de jeunesse.

Villa Modigliani, 13 rue Delambre, Paris 14

Le scandale du 104. Gouffre financier cherche clients désespéremment.

Le scandale du 104. Gouffre financier cherche clients désespéremment. dans Balades 104_271-300x199

Le 104, pas âme qui vive. Rien d’étonnant, me direz-vous, pour un bâtiment ayant abrité pendant plusieurs dizaines d’années les Pompes Funèbres de Paris. Mais dérangeant lorsqu’on sait que la Mairie de Paris a dépensé la bagatelle de 100 M€ pour achever sa rénovation. Le 104 devait être un nouveau laboratoire de tendance pour promouvoir l’essor de la culture alternative. Le pis aller s’est finalement transformé en un établissement désert.

12 M€ sont nécessaires pour assurer l’exploitation annuelle de ce Titanic (dont 8M€ à la charge de la Ville de Paris). Le tout pour une programmation culturelle bien morne et un établissement qui n’a jamais vraiment trouvé son public.

Cet échec était-il prévisible ? Sûrement, car au-delà d’une programmation inadaptée aux besoins culturels des parisiens, le 104 est installé dans un véritable no man’s land. La rénovation d’un paquebot aussi grand ne peut se suffire à lui même sans envisager une véritable politique urbanistique associée. Or, le quartier souffre d’une mauvaise réputation. Le 104 est entouré de barres HLM à la fréquentation peu recommandable et le centre longe les bords des voies ferrées de la Gare de l’Est où trafics en tout genre s’opèrent à la nuit venue.

A l’intérieur, deux restaurants sont désespérément vides : le Café Caché et les Grandes Tables. La déco est aussi chaleureuse qu’un purgatoire. La cuisine du restaurant des Grandes Tables est pourtant assurée par un ancien chef étoilé – Fabrice Biasiolo – mais rien n’y fait. Le 104 reste hanté par la mort, creusant chaque jour son déficit tel un croque-mort attiré par les gouffres … financiers.

Le 104, 104 Rue d’Aubervilliers  75019 Paris

Critique : Théâtre Huchette – Ionesco. La cantatrice chauve.

Critique : Théâtre Huchette - Ionesco. La cantatrice chauve.  dans Coups de coeur Th%C3%A9%C3%A2tre-de-la-Huchette-Ionesco

Comme tout bon parisien, il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie le spectacle Ionesco au Théâtre de la Huchette. Montées en 1957, les pièces « La cantatrice chauve » et « La Leçon » se jouent sans interruption dans ce théâtre du quartier Saint-Séverin. La salle n’est pas bien grande – tout juste une cinquantaine de places – mais accueille chaque soir une majorité de touristes, grands fervents de la langue française.

Le spectacle. Ces deux pièces représentent sans doute l’apogée du théâtre de l’absurde, avec des textes d’une très grande finesse montrant la vacuité des conversations mondaines et la superficialité des relations humaines. Les phrases verbeuses s’enchainent et les échanges fielleux tournent rapidement au non-sens, pour le plus grand plaisir des spectateurs. La taille réduite de la salle permet au spectateur de s’immerger rapidement dans ces histoires abracadabrantesques sans que jamais le rythme ne faiblisse. Mention spéciale aux acteurs qui brillent par leur interprétation.

La clientèle. Principalement étrangère, ne comprenant pas un piètre mot de la représentation et échappant à la subtilité de Ionesco. Une maitrise imparfaite de la langue de Molière prive les spectateurs de l’essence même de la pièce. Les touristes semblent ne pas percuter les répliques les plus saignantes « Touche la mouche, mouche pas la touche », « Sainte Nitouche touche ma cartouche ».

Faut-il y aller ? Bien sûr. Les places ne sont certes pas données mais le Théâtre de la Huchette présente un bijou de la culture française. Espérons seulement que les menaces répétées d’expulsion ne soient que fleurette et que le spectacle Ionesco survivra aux spéculations immobilières.

Théâtre de la Huchette, 23 rue de la Huchette, Paris 5

place à 23 €

Critique : Café A la Fontaine. Maison de la Radio. Proche Theatre Ranelagh.

Critique : Café A la Fontaine. Maison de la Radio. Proche Theatre Ranelagh. dans Restaurants Caf%C3%A9-%C3%A0-la-Fontaine-Paris

J’ai profité d’une représentation au Théâtre Ranelagh pour diner rapidement avant le spectacle au Café A la Fontaine. Situé en face de la Maison de La Radio, le bistrot fait figure d’île dans cet océan d’immeubles résidentiels.

Le service. Une famille corse au service pour une prestation efficace et rapide. Nous devions manger en 20 minutes chrono avec vin compris, le challenge fut relevé par l’équipe. Nickel.

L’assiette de charcuterie (13 €). Impeccable avec ses tranches de saucisson, ses rillettes et sa salade rafraichissant le palais. Le pain Poilâne s’accommode parfaitement à ces plaisirs carnassiers. Seule ombre au tableau, le prix du vin, dans les 15-20 € le pichet de demi de rouge.

Le reste de la carte. Petit déjeuner fort agréable quoiqu’un peu cher pour le quartier (9 €) et déjeuner plaisant sur la terrasse surélevée avec un délicieux tartare à prix somme toute correct.

Café à la fontaine, 12 rue de Boulainvilliers, Paris 16

Critique : Bar Lapérouse. Velours, Quai Grands Augustins. Gastronomique.

Critique : Bar Lapérouse. Velours, Quai Grands Augustins. Gastronomique. dans Bars & Cafés Bar-Lap%C3%A9rouse-1

Ancien hôtel particulier datant du XVIIIème siècle, Lapérouse fut un marchand de vins avant de devenir dès le début du XXème siècle, un restaurant gastronomique fréquenté par l’intelligentsia française. Longtemps connu pour abriter le temple de la gastronomie française, les 3 étoiles du guide Michelin sont désormais de l’histoire ancienne et l’adresse peine à redresser la barre.

Pour redorer cette adresse qui périclite depuis plusieurs années, la Maison a décidé d’ouvrir un bar à la fin de l’année 2011 afin de faire découvrir aux parisiens ce restaurant-musée. Le salon Velours est magnifique, le décor est d’origine et n’aura pas profité aux mains d’un Garcia. Les plafonds bas sont ornés de peintures chères à ces hôtels particuliers, des statues Napoléon III et un mobilier « retour d’Egypte » rendent la pièce feutrée. Belles glaces et bibliothèque en bois en sus. Sans oublier les confortables fauteuils en velours rouge.

Bar-Lap%C3%A9rouse-2 dans Luxe

La carte. Très onéreuse avec des apéritifs à 15 € (martini, pastis, portos), des coupes de champagne à 20 € et des sodas à 6 €. Inutile de se rabattre sur les thés à 10 € ou le café à 8 €, ils sont aussi chers que dans les palaces. Du côté des cocktails, comptez 18 € pour déguster l’une des créations du barman. Quant à la carte des vins, elle est d’une maigreur à faire pâlir le quidam. En blanc : Chablis ou Pouilly. En rouge : Côte de Blaye. On aurait préféré pouvoir se délecter de vins plus recherchés que ceux qu’on trouve dans n’importe quel bistraque de quartier (12 € le verre).

La dégustation. Délicieux porto servi dans un verre tulipe et cocktail Kate fort réussi, à base de gin et de liqueur d’abricot. Les gougères au fromage accompagnent idéalement cet apéritif.

La clientèle. Absente, uniquement constituée des clients passant par la case « champagne » avant d’aller diner au restaurant.

Faut-il y aller ? Les salons feutrés sont agréables à la saison morne, moins lorsque l’été pointe le bout de son nez. Les cocktails sont réussis mais les prix sont trop élevés.

Lapérouse, 51 Quai des Grands Augustins, Paris 6

Critique : Café des Beaux Arts. Paris. Pont des Arts.

Critique : Café des Beaux Arts. Paris. Pont des Arts. dans Restaurants Caf%C3%A9-Beaux-Arts-1

Fort de mon expérience au First Boudoir de l’hôtel Westin, je surfe désormais sur La Fourchette à la recherche de nouvelles promotions toutes aussi alléchantes. Cette fois-ci, direction le Café des Beaux Arts avec ses 50% de réduction, à condition de prendre le combo plat/dessert. Le Café des Beaux Arts est isolé, faisant face au Pont des Arts. La vue depuis la terrasse est tout simplement magnifique, surtout lors du petit-déjeuner lorsque Paris se réveille avec la gueule enfarinée.

La déco. L’intérieur est assez perturbant. Le lieu est superbe si vous regardez la salle en partant d’une distance d’un mètre du sol jusqu’au plafond à moulures : les lustres donnent une couleur mordorée, les glaces anciennes et les affiches d’époque créent un charme désuet au café. Mais le dernier mètre jusqu’au sol brise toute l’atmosphère du lieu et donne un petit côté bar PMU : comptoir vraiment moche en tôle, carrelage au sol bas de gamme et tables à la limite du formica.

Caf%C3%A9-Beaux-Arts-2 dans Restaurants

La carte. Planches à 18,50 € (charcuterie, fromage ou mixte). Plats dans les 17-20 € avec un confit de canard (17 €), un cheeseburger (17 €), un tartare (16 €) ou encore un onglet de bœuf (21 €). Desserts à 7-8 €.

Les plats. Une cuisine très approximative avec un magret de canard (18,5 €) manquant cruellement de tendresse et accompagné d’une sauce lourdasse limite aigrelette. La viande fut servie avec des pommes de terre trop ailées (bonjour l’haleine d’après repas). Quant à la côte de veau, elle fut sans relief, accompagnée d’haricots entourés de lard difficile à digérer le soir venu.

Caf%C3%A9-Beaux-Arts-3

Les desserts. Crème brulée correcte mais un peu grasse (6,5 €) et café gourmand vite passé aux oubliettes (7,5 €).

Faut-il y aller ? Sans la réduction, pas vraiment. Avec la promotion, éventuellement.

Café des Beaux Arts, 7 Quai Malaquais, Paris 6

Critique : Brasserie Firmin. Toulouse.

Critique : Brasserie Firmin. Toulouse. dans Restaurants Brasserie-Firmin-Toulouse-1

Depuis une quinzaine d’années, la Brasserie Firmin est une institution toulousaine connue pour ses produits de la mer et son banc d’huitres. La carte est un peu chère mais les produits sont de qualité et la maison propose un menu au rapport qualité/prix excellent.

Le lieu. Sobre et élégant, la salle dispose de banquettes confortables et d’une lumière tamisée pour diner en toute quiétude.

La carte. Les plats tournent autour de 23-25€, il vaut donc mieux se rabattre sur la formule à peine plus chère. La bonne affaire propose une entrée, un plat et un dessert pour 28 €.

Brasserie-Firmin-Toulouse-2 dans Toulouse

Le menu. En entrée, les pétoncles arrivent tonitruantes dans leur bain moussant de crème. La sauce est tout simplement parfaite et les pétoncles fondantes. De même, l’œuf au plat revisite un classique servi avec une originale salade bien assaisonnée, des croutons et un jus de viande cuit. Suivent les quatre côtelettes d’agneau servies avec gratin et banc horizontal de frites. Les côtelettes sont tendres, saisies par le bon goût de la sauce au beurre d’escargot s’accommodant parfaitement à ce genre de plat un peu fort en bouche. Le gratin est d’excellente facture, rien à redire.

Brasserie-Firmin-Toulouse-3

Les desserts. Aïe, difficile d’être brillant partout, et c’est là que le bas blesse. La tarte au citron sort directement du fournisseur Métro même si le trait d’humour « citron » écrit sur la tarte, essaie de nous faire oublier l’impair. Quant aux cônes glacés, ils ressemblent à de simples « Mystères ». Seules les profiteroles font leur travail correctement.

Brasserie-Firmin-Toulouse-4

Faut-il y aller ? Bien sûr, Firmin est l’une des meilleures brasseries toulousaines et il serait dommage de s’en priver !

Brasserie Firmin, 58 boulevard Lazare Carnot, Toulouse

Critique : Steakhouse Knickerbocker Bar and Grill. New York. Best steakhouse.

Critique : Steakhouse Knickerbocker Bar and Grill. New York. Best steakhouse. dans Coups de coeur Knickerbocker-Steakhouse-NYC-1

Dommage de faire un tour à New York sans s’attabler à un des fameux steakhouses de la ville. Certes, les adresses ne manquent pas mais il est parfois difficile de trouver de bonnes maisons qui proposent des prix relativement raisonnables. En voici une, à quelques pas du Washington Square Park : le Knickerbocker Bar and Grill.
Knickerbocker-Steakhouse-NYC-2 dans New York

La déco très far West donne le « la » dans cet antre de la bonne viande où les côtelettes et autres t-bones sont servis avec générosité. Pour une vingtaine de dollars vous dégusterez une viande tendre et saignante de bœuf. Et pour environ 40 $, un t-bone dont vous vous souviendrez encore dans dix ans. C’est peut-être ça le rêve américain …

Knickerbocker Bar and Grill, 33 University Place (8th/9th Streets), New York

Live jazz music on Friday and Saturday nights after 9:30 p.m

Critique : Le Télégraphe. Terrasse, Relais Poste. Rue Lille. Art Nouveau.

Critique : Le Télégraphe. Terrasse, Relais Poste. Rue Lille. Art Nouveau. dans Restaurants Le-T%C3%A9l%C3%A9graphe-Paris-1

Avant de devenir un restaurant branché, le Télégraphe fut une ancienne Maison des Dames des Postes. Construit en 1905, les 111 chambres de l’immeuble permettaient de loger le personnel à majorité féminin venu des provinces. Ces femmes étaient chargées d’établir les relations entre abonnés téléphoniques à l’époque où le téléphone n’était pas direct. La salle du restaurant actuel était déjà à l’époque un réfectoire ouvrant sur un jardin d’hiver. Aujourd’hui, le bâtiment est classé aux Monuments Historiques de part son architecture et ses vitraux Art nouveau.

La salle. Magnifique, un véritable joyau de l’Art Nouveau avec ses tesselles au sol et ses grandes baies vitrées. Dommage que les verrières faîtières soient si mal entretenues.

Le-T%C3%A9l%C3%A9graphe-Paris-2 dans Terrasse / Jardin

La carte. Formule déjeuner (du lundi au vendredi) à 25,50 € comprenant le duo entrée/plat ou plat/dessert. Le trio s’affiche à 34 €. Les plats sont à piocher dans la carte. Entrées à 12 €. Plats à 23,50 € parmi lesquels des brochettes de gambas à la coriandre, un cabillaud en croûte, un magret de canard aux deux melons ou encore un tartare de bœuf. Enfin, les desserts se facturent 12 € avec un mi-cuit au chocolat, un chiboust crème brulée ou à 9 € si vous prenez une simple crème brulée ou un café gourmand.

Le-T%C3%A9l%C3%A9graphe-Paris-3

Les plats. Après plus d’une demi-heure d’attente et quelques remontrances, les plats finirent par arriver. Les Saint-Jacques, au nombre de quatre, étaient tout simplement délicieuses. Fondantes et accompagnées d’un wok de légumes. Malheureusement, le plat est arrivé froid, signe de l’incompétence du service qui laisse trainer les plats en cuisine.
De son côté, le cabillaud en croûte surfait sur la même tendance du goût, servi avec légumes frais et sauce à se damner. Enfin, le pavé de veau était succulent, sublimé par une émulsion gingembre invitant à saucer allégrement le plat. Bonne purée de potiron et pommes rissolées d’accompagnement. Nous avons été surpris par la qualité et la finesse des plats, au vu des commentaires pour le moins négatifs déposés ça et là sur internet.

Le-T%C3%A9l%C3%A9graphe-Paris-4

Les desserts. Une mangue rôtie sabayon au sirop de mûre fort réussie et remettant au goût du jour un dessert un peu désuet. Petite déception en revanche pour l’énorme profiterole au chocolat fondu et son arrière goût de cardamone, qui ne nous a que moyennement convaincus. L’ensemble était trop écœurant pour être apprécié à sa juste valeur.

Le service. C’est ici que le bas blesse. Le service amateur ruine la crédibilité du restaurant tel un Caterpillar dans un château de cartes. Les serveurs jouent d’une assurance limite insolente sans pourtant assurer leur travail. Le vin nous est servi avec une fausse modestie « vous avez fait le bon choix ». La carafe d’eau après moultes demandes n’arrivera finalement qu’au moment du dessert. Le pain doit se quémander comme l’aumône avec une phrase qui restera dans les annales du service « oui monsieur, on va voir ce qu’on peut faire ».

Le-T%C3%A9l%C3%A9graphe-Paris-5

Faut-il y aller ? Le lieu est magnifique, la cuisine est raffinée mais le service plombe le déjeuner avec un repas d’une durée avoisinant les deux heures pour obtenir un plat, un dessert et un café. Vaut mieux ne pas fixer de rendez-vous dans l’après-midi.

Le Télégraphe, 41 rue de Lille, Paris 7

12

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl