Critique : Le Télégraphe. Terrasse, Relais Poste. Rue Lille. Art Nouveau.

Critique : Le Télégraphe. Terrasse, Relais Poste. Rue Lille. Art Nouveau. dans Restaurants Le-T%C3%A9l%C3%A9graphe-Paris-1

Avant de devenir un restaurant branché, le Télégraphe fut une ancienne Maison des Dames des Postes. Construit en 1905, les 111 chambres de l’immeuble permettaient de loger le personnel à majorité féminin venu des provinces. Ces femmes étaient chargées d’établir les relations entre abonnés téléphoniques à l’époque où le téléphone n’était pas direct. La salle du restaurant actuel était déjà à l’époque un réfectoire ouvrant sur un jardin d’hiver. Aujourd’hui, le bâtiment est classé aux Monuments Historiques de part son architecture et ses vitraux Art nouveau.

La salle. Magnifique, un véritable joyau de l’Art Nouveau avec ses tesselles au sol et ses grandes baies vitrées. Dommage que les verrières faîtières soient si mal entretenues.

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La carte. Formule déjeuner (du lundi au vendredi) à 25,50 € comprenant le duo entrée/plat ou plat/dessert. Le trio s’affiche à 34 €. Les plats sont à piocher dans la carte. Entrées à 12 €. Plats à 23,50 € parmi lesquels des brochettes de gambas à la coriandre, un cabillaud en croûte, un magret de canard aux deux melons ou encore un tartare de bœuf. Enfin, les desserts se facturent 12 € avec un mi-cuit au chocolat, un chiboust crème brulée ou à 9 € si vous prenez une simple crème brulée ou un café gourmand.

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Les plats. Après plus d’une demi-heure d’attente et quelques remontrances, les plats finirent par arriver. Les Saint-Jacques, au nombre de quatre, étaient tout simplement délicieuses. Fondantes et accompagnées d’un wok de légumes. Malheureusement, le plat est arrivé froid, signe de l’incompétence du service qui laisse trainer les plats en cuisine.
De son côté, le cabillaud en croûte surfait sur la même tendance du goût, servi avec légumes frais et sauce à se damner. Enfin, le pavé de veau était succulent, sublimé par une émulsion gingembre invitant à saucer allégrement le plat. Bonne purée de potiron et pommes rissolées d’accompagnement. Nous avons été surpris par la qualité et la finesse des plats, au vu des commentaires pour le moins négatifs déposés ça et là sur internet.

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Les desserts. Une mangue rôtie sabayon au sirop de mûre fort réussie et remettant au goût du jour un dessert un peu désuet. Petite déception en revanche pour l’énorme profiterole au chocolat fondu et son arrière goût de cardamone, qui ne nous a que moyennement convaincus. L’ensemble était trop écœurant pour être apprécié à sa juste valeur.

Le service. C’est ici que le bas blesse. Le service amateur ruine la crédibilité du restaurant tel un Caterpillar dans un château de cartes. Les serveurs jouent d’une assurance limite insolente sans pourtant assurer leur travail. Le vin nous est servi avec une fausse modestie « vous avez fait le bon choix ». La carafe d’eau après moultes demandes n’arrivera finalement qu’au moment du dessert. Le pain doit se quémander comme l’aumône avec une phrase qui restera dans les annales du service « oui monsieur, on va voir ce qu’on peut faire ».

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Faut-il y aller ? Le lieu est magnifique, la cuisine est raffinée mais le service plombe le déjeuner avec un repas d’une durée avoisinant les deux heures pour obtenir un plat, un dessert et un café. Vaut mieux ne pas fixer de rendez-vous dans l’après-midi.

Le Télégraphe, 41 rue de Lille, Paris 7

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