Archive | juin 2012

Critique : Rooftop 43, Holiday Inn Odéon. Plus belle vue de Paris.

Critique : Rooftop 43, Holiday Inn Odéon. Plus belle vue de Paris. dans Bars & Cafés Rooftop-43-Holiday-Inn-1

Je comptais garder jalousement cette adresse dans mon répertoire, pensant naïvement que les autres happy few en feraient de même. Mais à l’ère du numérique, les bruits courent très vite sur la toile et de beaux champs de coquelicots à l’abri des curieux peuvent rapidement se transformer en champ de bataille. Cette « information de masse » aura tué certains endroits devenus infréquentables. Le patio du Bistrot des Dames, le Jardin du Petit Palais, la cour intérieure de l’Hôtel de l’Abbaye, le fabuleux point de vue – Place Catalogne – où admirer le feu d’artifice du 14 juillet … autant de lieux où il est devenu difficile voire impossible d’obtenir une place.

Rooftop-43-Holiday-Inn-2 dans Coups de coeur

Puisque l’effort est vain, je vous livre une de ces adresses qui deviendra votre nouveau point de chute : le rooftop du Holiday Inn Notre-Dame, en plein cœur du quartier Saint-Germain-des-Prés.

Les rooftops sont à la mode dans le monde entier et il faut dire que Paris est très en retard dans ce domaine. Il y a bien le 7th à Montmartre, le Georges au Centre Pompidou ou encore Noura à l’Institut du Monde Arabe, mais aucun n’offre vraiment de vue à couper le souffle.

Rooftop-43-Holiday-Inn-3 dans Rooftops

Le rooftop. Installé au 9ème et dernier étage de l’hôtel Holiday Inn, entre Saint-Michel et Odéon, le toit-terrasse offre la plus belle vue parisienne du moment. Vue sur les toits des immeubles du Vieux Paris, les cheminées couleur ocre se mariant au soleil rasant, et panorama sur tous les principaux monuments de Paris. La quintessence même du romantisme, l’essence de la Dolce Vita à la parisienne en quelque sorte !

La carte. Raisonnable pour ce genre d’adresses. Cocktails à 13€, verres de vin à 5-6 € et bouteilles à 25-35 €. Planches de charcuteries à 15 €.

Rooftop-43-Holiday-Inn-4

L’expérience. Un délicieux verre de Colombelle (5 €) accompagné d’une assiette – un peu décevante – de jambon et de fromage (15 €), et s’ensuit des conversations à n’en plus finir devant une vue époustouflante.

La clientèle. Ne tombant pas dans le cliché du snobisme parisien, étonnant.

Faut-il y aller ? Nous risquons fort de nous y croiser.

Bar le 43, Hôtel Holiday Inn, 4 rue Danton, Paris 6

uniquement sur réservation

Hôtel Saint-James, Paris 16. Club privé, dans quartier bourgeois.

Hôtel Saint-James, Paris 16. Club privé, dans quartier bourgeois. dans Luxe Hotel-St-James-1

Le sort des Cercles Privés parisiens semble être jeté : hier, fréquentés par l’intelligentsia parisienne où se croisaient grandes familles bourgeoises, banquiers et hommes d’affaires, aujourd’hui, les Clubs peinent à remplir leur maison quotidiennement. C’est ainsi que certains clubs ont décidé d’entrouvrir timidement leurs portes au simple quidam.

L’Hôtel Saint James fait partie de ces anciens Clubs privés, installé dans un bel hôtel particulier du XVIème arrondissement, à quelques pas de Victor Hugo. On sent que l’ouverture du Club aux inconnus n’est pas perçue d’un très bon œil par le personnel, le Club se prostituerait-il au vulgus populum pour renflouer ses caisses ?

Hotel-St-James-2 dans Restaurants

En franchissant le perron de l’Hôtel, on découvre une déco pour le moins surprenante. En particulier dans le jardin où l’artiste devait être en plein délire psychédélique. Les pelouses en plastique se mêlent aux tentures censées imiter des montgolfières, les tissus choisis sont dignes d’une hippie new-yorkaise reconvertie aux motifs panthères. Les chaises de jardin sont d’un inconfort sans nom : trop basses et trop « rocailleuses ».

La cuisine. Hors de prix et franchement pas extraordinaire. Le changement de chef cette année n’y aura rien changé, et les prix auront gonflé. Les restaurateurs comptent sur le manque de mémoires des clients pour augmenter d’une année sur l’autre le prix de leur carte. Ce serait ignorer outrageusement, le travail des bloggeurs qui ne manquent pas de démasquer les augmentations déguisées. Preuve en est avec une carte qui était déjà chère, et qui est devenue hors de prix.

Prix 2011

Prix 2012

Tartare de daurade royale

32

38

Filet de boeuf d’Aubrac

33

38

Saumon fumé

25

33

Rocamadours

12

14

Coupe de champagne

20

25

Comptez 27-30 € pour un club sandwich ou un hamburger, et 14 € pour un dessert. Quant au brunch à 39 €, tous les avis sur TripAdvisor convergent vers la même opinion : il s’agit d’une belle pantalonnade où les clients doivent se servir eux-mêmes comme dans n’importe quel buffet de gare.

Hotel-St-James-3 dans Terrasse / Jardin

Les vins. Une carte très sommaire avec trois propositions par « couleur ». En blanc : Chablis (12 €), Crozes Hermitage (12 €) et Sauvignon de Touraine (9 €). En rouge : Bourgogne Rully (9 €), Ailes de Paloumey (12 €) et un Château Les Ormes de Pez – St-Estéphe (20 €).

Les plats. Pour débuter ce repas, un onctueux gaspacho d’asperges vertes, à l’œuf mimosa et au thym citron fanfaronnait sur la table. L’assiette, d’une générosité de temps de guerre, aurait parfaitement convenu à un mannequin complexé. Quant au club sandwich (27 €), le pain était mou, la garniture bien fade, et les frites exténuées.

Hotel-St-James-4

Le café gourmand ne fit pas mieux, il rappelait les desserts débités par des groupes comme Elior. Finalement, l’hôtel Saint-James propose une carte à des prix palaces, mais avec une qualité vraiment discutable.

Le service. De piètre qualité, tirant sur les stagiaires, en total dissonance avec le caractère luxueux de l’établissement.

Faut-il y aller ? Le lieu est certes magnifique, en particulier la grande bibliothèque feutrée en bois sombre. Mais la carte est à prix « palace », associée à une prestation bas de gamme : ni la cuisine ni le service ne sont à la hauteur de se paquebot échouant silencieusement au fin fond du XVIème.

Hôtel Saint-James, 43 Avenue Bugeaud, Paris 16

Critique : Bar Lounge Aéroport de Toulouse – Blagnac. Lamentable.

Bar Aeroport Toulouse Blagnac 2

Les nouvelles normes de sécurité nous imposent d’arriver plusieurs dizaines de minutes avant le décollage de notre avion. Nous devons alors fébrilement patienter dans des aéroports sinistres et cherchons parfois un simulacre de confort avant de rentrer à la maison.

Ce fut ainsi que je me retrouvasse dans le Bar Lounge du restaurant gastronomique de l’aéroport Toulouse Blagnac. Au dernier étage, le restaurant jouit d’une vue plaisante sur les pistes de décollage.

La déco. Le restaurant a subi un grand lifting, cela faisait des années que je n’y étais pas allé. La déco est pourtant toujours aussi ratée, à faire pleurer un silex. On est maintenant dans l’ère Accor, avec des canapés orange-rouge, des tables basses bas de gamme et un éclairage blafard.

La carte. Une assiette de jambon de Serrano à 7,5 €, un verre de vin à 3,2 € ou encore un soda à 3,5 € ; les prix sont raisonnables pour un restaurant qui se réclame « gastronomique » (c’est écrit sur la pompeuse carte).

L’expérience. Arrivé dans le bar à 19h15, la commande n’est prise que dix minutes plus tard mais l’assiette n’arrive qu’à 19h45. Le jambon est sur le starting-bloc, mais le vin doit encore atterrir. Difficile de comprendre la lenteur du service pour un restaurant installé dans un aéroport, où les clients par définition sont pressés et doivent manger rapidement.

Bar Aeroport Toulouse Blagnac 1

L’assiette de jambon. Misérable, comment peut-on servir une daube pareille et dans des quantités aussi réduites ? Quant au vin, il n’est bon qu’à souler les plus neurasthéniques.

La clientèle. Fascinante et perdue dans ces vaticinations. Quelques hommes d’affaires taillant la bonne affaire du mois : le 1/4 de bouteille de champagne Nicolas Feuillate à 10 €. Des femmes seules, comme attendant désespérant un amant qui n’atterrira jamais. Mais aussi des familles pressées de larguer grands-mères et enfants vers de lointains horizons.

Faut-il y aller ? Vous rigolez, il vaut mieux encore finir chez Paul à boire un bon café accompagné d’un cannelé plutôt que de finir dans cette infâme gargote incapable de vous servir une assiette de charcuterie en moins d’une heure. Las d’attendre l’addition, j’ai fini par laisser un billet de dix, même si l’addition indiquait 11,4 €.

Bar Lounge, Aéroport de Blagnac, Toulouse

Critique : La Criée, pont de Crimée. La terrasse sur pilotis.

Critique : La Criée, pont de Crimée. La terrasse sur pilotis. dans Restaurants La-Cri%C3%A9e-Pont-de-Crim%C3%A9e-300x220

Je ne fais pas souvent l’éloge des restaurants de chaine, mais lorsque ceux ci associent cuisine plutôt correcte à terrasse agréable, je ne peux que m’incliner. Ce fut le cas au restaurant La Criée, devant le Pont de Crimée. Le restaurant joue délibérément la carte de l’ambigüité avec un nom ressemblant étrangement au Pont de Crimée. Criée, Crimée … l’entourloupe est assurée.

Le lieu. Une belle terrasse installée sur pilotis et jouissant d’une vue exceptionnelle sur le canal de l’Ourcq. Parfait lorsque l’été pointe le bout de son nez. On se croirait perdu quelque part entre Londres et Amsterdam.

La carte. Une cuisine calibrée pour des appétits distraits. Deux formules permettent de se sustenter sans trop débourser d’argent : la formule La Criée (20 €) avec entrée/plat ou plat/dessert, ou la formule complète Menu Navigateur (26 €), avec le trio.

Au choix, pour les entrées : tartare d’avocat au crabe, carpaccio de saumon, soupe de poissons, sardines grillées. Ensuite, viennent l’escalope de saumon à l’oseille, la dorade sauvage grillée au romarin, le plateau de fruits de mer ou encore la fricassée de calamars à l’espagnole. Et enfin, la crème brulée, le moelleux au chocolat, la panna cotta, la tarte fine aux pommes chaudes glace vanille ou encore le café gourmand pour conclure ce repas de roi.

Les plats. Le tartare d’avocat au crabe joue l’indifférence, ni bon ni mauvais. Il n’interpelle pas le palais, tout comme cette soupe de poissons, passe partout. Les moules marinières qui suivent sont somme toute correctes, les frites qui les accompagnent sont croustillantes.

Le vin. Une carte assez courte mais efficace. Le Pinot d’Alsace (16 €) se laisse boire docilement, ne dérangeant pas le cours de nos conversations philosophiques.

Faut-il y aller ? Uniquement pour la vue et la terrasse bien agréable lors des douces soirées d’été. La cuisine n’a rien d’extraordinaire, mais le moment passé fut plaisant.

La Criée, 68 Quai de Seine, Paris 19

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl