Archive | août 2012

Critique : Cabane Bambou, Plage Pampelonne, Ramatuelle. Restaurant.

Critique : Cabane Bambou, Plage Pampelonne, Ramatuelle. Restaurant. dans Branché Cabane-Bambou-Ramatuelle-4

C’est avec une mine dépitée que j’aborde le plus souvent les restaurants de plages. En franchissant le perron de l’établissement, j’en profite pour faire le deuil d’un bon repas en me promettant de confesser ce pêché gastronomique à la plus proche paroisse du quartier. Le restaurant de plage va souvent de pair avec un accueil glacial et pseudo branchouille,  sollicitant l’égo de quelques bachibouzouks s’égosillant devant un cadre qui leur rappelle un épisode de Secret Story. La Cabane Bambou ne tombe pourtant dans l’écueil de ces plages pédantes si chères à la Côte d’Azur, de Cannes à Saint-Tropez. L’accueil fut plutôt cordial.

Cabane-Bambou-Ramatuelle-1 dans Restaurants

La plage. Les plages de Ramatuelle sont magnifiques, remarquablement préservées par la folie du bétonnage. L’eau y est ici transparente et les montagnes au loin rappellent que la végétation peut être luxuriante sur la Côte.

La carte. En accord avec le cadre : entrées à 15-28 €, tartare de bœuf à 21 €, escalope milanaise à 27 €, pavé de filet de bœuf à 28 €, coquelet à 21 €, côte d’agneau à 28 €. Côté poissons : filet de bar purée de pommes de terre crémeuse à 29 €, gambas à 27 €, poêlée d’encornets à 27 €. Risottos à 24-32 €, pâtes à 21-27 € puis desserts à 9-11 €.

Cabane-Bambou-Ramatuelle-3 dans Terrasse / Jardin

Les plats. Il est toujours intéressant de constituer de grandes tablées, elles permettent d’avoir un large éventail de la carte du restaurant. Ainsi, les tartares (nature ou à l’italienne) sont tout à fait louables, mais le bœuf gagnerait à être coupé plus finement. De son côté, le filet de bar est certes d’élevage mais l’ensemble se tient plutôt bien. La purée aurait pu être plus aérienne et les pommes de terre moins huileuses. Quant à la côte de bœuf pour 2 personnes à 90 €, elle ne présente à mon avis guère d’intérêt. Trop osseuse et trop nerveuse, la bête aurait également mérité une escorte plus renforcée que de simples champignons et pommes de terre.

Le service. 50 minutes pour obtenir 7 plats, il ne vaut mieux pas avoir de rendez-vous professionnels dans la foulée.

Cabane-Bambou-Ramatuelle-2

Les boissons. Coca (5 €) servi en pression mais sans bulles. Cocktails à 12 €. Bouteille de vins à 31 €. Minuty Rosé à 45 €.

La plage. Après ce repas de nababs, direction le matelas loué à la journée (17 €). Musique électro-house en fond sonore et créatures sylphides au menu de cette après-midi ensoleillée.

Faut-il y aller ? Pour la plage, oui. Pour le restaurant, ce genre d’adresses ne laisse jamais un souvenir impérissable.

Cabane Bambou, Plage de Pampelonne, Ramatuelle

L’art du pique-nique à Rocamadour.

L'art du pique-nique à Rocamadour. dans A emporter Pique-Nique-Rocamadour

Lors de mes pérégrinations méridionales, plutôt que d’aller se remplir le gosier dans un de ces restaurants pour touristes, nous avons préféré nous organiser un pique-nique. Ce festin de roi rassembla les victuailles suivantes :

- un saucisson aux cèpes,

- une miche de pain,

- deux rocamadours.

Le tout pour 10 €, avec des produits achetés dans les rues pittoresques de la cité médiévale. Un bon pique-nique vaut parfois bien mieux qu’un restaurant médiocre. Bonnes vacances !

Commerces dans la rue Roland Le Preux, Rocamadour

Critique : Bar restaurant Kinoa. Montpellier. Eglise Saint-Roch.

Critique : Bar restaurant Kinoa. Montpellier. Eglise Saint-Roch. dans Bars & Cafés Restaurant-Kinoa-Montpellier

A l’occasion d’une virée à Montpellier, passage à la terrasse d’un sympathique resto/bar, derrière l’église Saint-Roch. La place est forte agréable, installée sous les pins méridionaux. Un verre de vin (3 €) et la soirée s’annonce réussie.

Kinoa Restaurant, 6 rue des Sœurs Noires, Montpellier

Critique : Café du Général. Chartres. Ex Bureau.

Critique : Café du Général. Chartres. Ex Bureau. dans Restaurants Caf%C3%A9-du-G%C3%A9n%C3%A9ral-Chartres

En lieu et place du pub « Au Bureau », le Café du Général propose depuis quelques mois une nouvelle carte « plus actuelle », sur l’une des places principales de Chartres ; la place Marceau. La décoration intérieure a entièrement été repensée. Fini les moquettes foncées et les murs aux motifs tartans, place à une déco plus moderne (sans être pourtant très réussie).

La carte. Prix très parisiens, fini le choc entre la capitale et la province, les cartes tendent à s’uniformiser : salades à 9-12 €, pizzas à 12 €. Puis, tartare de bœuf à 12,5 €, pavé à 15,6 € ou encore cheese burger à 13,5 €. Côté desserts, comptez 6 € pour une panacotta, un tiramisu ou encore un crumble.

Les plats. Une soirée très sandwiches avec un croque monsieur (8 €), un croque madame (8 €) et un club sandwich (9 €) servis tous les trois avec des frites. Ce n’est certes pas de la grande cuisine, mais les plats étaient plutôt corrects. Les frites furent bien croustillantes.

Les desserts. Un café gourmand et une coupe glacée. Le café gourmand ne m’ayant pas laissé un souvenir impérissable et n’ayant pas pris de photos, je ne peux vous dire son contenu.

Les liquides. Cocktails relativement chers à 8,4 €, café à 1,6 €.

Faut-il y aller ? Pour dépanner, pourquoi pas. Pour bien manger, c’est une autre paire de manches.

Café du Général, 10 Place Marceau, Chartres

Critique : La Croisette et Rouge, restaurants La Baule.

Critique : La Croisette et Rouge, restaurants La Baule. dans Branché La-Baule

De passage à La Baule-Escoublac, je n’ai pu m’empêcher de tester quelques restaurants placés sur ma route. Je n’ai pas cherché bien loin, me contentant de diner à deux adresses situés sur la Place du Maréchal Leclerc, à deux pas de la plage : La Croisette et le Rouge.

La Croisette

La-Croisette-La-Baule dans Restaurants

Ambiance lounge dans ce restaurant moderne à la décoration intérieure soignée. L’adresse vaut surtout pour ses carpaccios servis deux fois à 15 €. La viande est de qualité et les frites délicieuses. D’autres pourront se laisser tenter par la formule « Retour de Plage » à 20,8 €, comprenant 7 huitres ou saumon fumé en tartare, suivis d’un double carpaccio ou d’une pizza Michel Angelo. Enfin, les desserts s’affichent à 5-7 €. La Croisette est finalement une agréable adresse où la terrasse sert d’observatoire pour reluquer les badauds sortant de la plage après un passage par la case Manuel, le célèbre glacier de La Baule.

La Croisette – Villa des Aulnes, 31 place du Marechal Leclerc, La Baule

Rouge

Rouge-La-Baule dans Terrasse / Jardin

Autre restaurant, autre ambiance. Situé en face de la Croisette, le restaurant Rouge se situe dans une belle maison traditionnelle, décorée de façon contemporaine et épurée. Si la terrasse donnant sur la rue est réservée aux boissons, les fumeurs pourront se sustenter de l’autre côté du restaurant, dans une terrasse plus confidentielle et à l’abri des regards indiscrets. La carte offre des plats variés : salades (14-17 €), carpaccios (12-17 €), des plats asiatiques (makis, sashimis, …) ainsi que des hamburgers bien fameux.
Si les plats ne font pas dans la finesse (comme ce Rouge Beef Hamburger à 14,9 € affichant sans complexe ses calories), ils conviendront aux appétits d’ogres. Service un poil long mais poli.

Rouge, 22-24 place du Marechal Leclerc, La Baule

Critique : Devez. Viande d’Aubrac à Alma, Georges V.

Critique : Devez. Viande d'Aubrac à Alma, Georges V. dans Restaurants Devez-1

Restaurant spécialisé dans la viande d’Aubrac, Devez propose tapas, plaisirs carnassiers et autres plats traditionnels de la cuisine française. Le restaurant doit son nom aux « devèses », ces verts pâturages de l’Aubrac situés en altitude.

La déco. Vaguement lounge, la déco mériterait un petit coup de jeune dans un quartier habitué aux clients exigeants de l’Avenue Georges V.

La carte. Tapas à 14 €, carpaccios entre 17,5 et 19 €, clubs sandwich à 16,5 €, Mac’Aubrac à 20 €. Mais aussi des pièces de bœuf : tartare à 19 €, bavette à 23,5 €, pavé de rumsteack à 24,5 € ou encore cœur de filet à 34 €. Si les plats ne sont pas donnés, les desserts ne sont pas en reste : comptez entre 8,5 et 11,5 € pour une douceur : mousse au chocolat, crumble aux pommes, coulant au chocolat noir ou encore pâtisseries de Sébastien Gaudard.

Devez-Paris-2 dans Restaurants

Les plats. Nous avons commandé les deux assiettes de tapas proposées, histoire de profiter de toutes les combinaisons offertes par le restaurant. L’assiette « Gourmet » proposait des Cannelloni de bœuf au chèvre frais, Croquette de tome fraîche, Toast au Laguiole et bœuf cru, Farçous de l’Aveyron, Marbré de foie gras, Queue de gambas panée. L’assiette « Aubrac » proposait quant à elle Carpaccio de bœuf, Nem de bœuf à la menthe, Croustillant de tripes aux morilles, Mini tartare au piment d’Espelette, Os à moelle, Poireau vinaigrette. Nous ne rentrerons pas dans le détail de chacune de ces bouchées.

Devez-Paris-3

Dans l’ensemble, les tapas étaient originaux et promettaient une recherche culinaire intéressante, mais ces bouchées souffraient d’un défaut symptomatique : elles étaient particulièrement fades : manque d’assaisonnement, produits de moyenne qualité et excès de graisse. G. fit mieux, en commandant un rumsteack à 24,5 €. A ce prix là, la viande fut tendre et la sauce béarnaise plutôt correcte. Les frites furent toutefois un peu moles.

Les desserts. Un crumble aux pommes (9,5 €) et une crème brulée quelconques.

Devez-Paris-4

Les vins. Trop chers, avec une flute de vin espagnol à 24 € (50 cl), par ailleurs excellent. La carte est très fournie mais les prix s’envolent rapidement.

Faut-il y aller ? Si nous n’avions pas bénéficié d’une réduction La Fourchette (- 50%), nous aurions eu la désagréable impression de s’être fait avoir. Le restaurant ne vaut que par la qualité de ses viandes, encore faut-il pouvoir aligner plus de 20 € pour ne manger qu’un plat de brasserie.

Devez, 5 Place de l’Alma, Paris 8

 

Critique : Café Serpente. Chartres cathédrale. Lorsque le vilain canard devient princesse.

Critique : Café Serpente. Chartres cathédrale. Lorsque le vilain canard devient princesse. dans Coups de coeur Serpente-Chartres

Voici une bien belle histoire. Tout a commencé lorsque j’ai publié le 7 Août 2009, un article sur le Bistrot de la Cathédrale, où je comparais le dit bistrot au Café Serpente, juste en face, en disant que le premier était bien meilleur que le second. J’accusais même le Café Serpente de servir un tartare, plus que baveux. J’avoue y être aller un peu fort. Ces belles paroles me valurent les échanges acerbes suivants :

  • M. Eric Bernard, Directeur du Café Serpente, le 3 septembre 2009

« Dès que vous passez à Chartres, ayez le courage de passer me voir, c’est trop facile de se cacher derrière l’écran de votre ordinateur. Le vrai courage c’est face au gens, ce n’est pas à la portée de tout le monde. »

  • M. Eric bernard, Directeur du Café Serpente, 25 Mai 2010

« J’aimerais bien rencontre le personnage qui a fait l’article. Tel moi merci. »

  • Gastro, un serveur au Café Serpente, 11 Février 2011

« Moi le serpente j’y suis passé, c’est très sympathique dans l’esprit brasserie salon thé. On a à faire à des gens bosseurs qui ne se prennent pas la tête, c’est sûrement la raison qui fait que vous, messieurs, vous ne vous sentez pas à votre place… »

  • Gastro, un serveur au Café Serpente, 22 Mars 2011

« Alors la prochaine fois que vous venez à Chartres, passez par chez nous et osez vous présentez car aujourd’hui il est devenu simple d’établir des critiques afin d’influencer une certaine population. »

Chartres dans Restaurants

D’humeur facétieuse, j’ai voulu revenir au Café Serpente, par pure conscience professionnelle. Et réessayer en particulier, leur tartare. Le rendez-vous fut pris, un soir d’Avril 2012. Première impression : la déco a subi un lifting bénéfique et le salon de thé s’est émancipé en véritable restaurant. Seul regret, la disposition des tables qui ne fait pas la part belle aux couples. Vaut mieux être en groupe, car impossible sinon de pouvoir profiter de la vue sur la cathédrale (la table en entrant à droite n’est réservée qu’aux grandes tablées).

La carte. Prix très parisiens avec un steak tartare à 16,5 € et des plats de brasserie à 16-18 €. Les desserts oscillent entre 6,7 et 7,9 €.

Les plats. Je suis admiratif, mes odieuses critiques sur le tartare ont été écoutées religieusement : le tartare qui me fut servi ce soir-là fut tout simplement excellent. Assaisonnement équilibré, frites croustillantes et belle assiette. A. avait quant à elle pris le plat du jour, il fut tout aussi bien cuisiné.

Le service. Aimable et souriant.

Faut-il y aller ? Et bien, oui. Les plats sont réussis, le cadre sympathique et les serveurs, contents d’accueillir leurs clients français et étrangers. Sans oublier la terrasse au pied de la cathédrale et sa superbe vue. Je ferai donc acte d’apostasie en abandonnant cette idée pourtant bien ancrée dans la tête des chartrains : le café Serpente est une bonne adresse.

Café Serpente, 2 Cloître Notre-Dame, Chartres

Critique : Le Cou de la Girafe. Paris 8.

Critique : Le Cou de la Girafe. Paris 8. dans Restaurants Le-Cou-de-la-Girafe-1

Le 8ème arrondissement regorge de restaurants proposant pléthores de formules variées à l’heure du déjeuner, pour une clientèle essentiellement business. Le Cou de la Girafe affiche ainsi une formule entrée/plat ou plat/dessert à 24 €. Le restaurant fait partie du groupe Maison Richard (le distributeur quasi exclusif de cafés à Paris), tout comme le Berkeley, Marius et Jeannette ou encore Thiou.

Le cadre. Déco contemporaine, un chouilla froide mais rattrapée par une petite terrasse ensoleillée.

La formule. En entrée, un sashimi de thon accompagné de sa sauce salée asiatique. Le thon est insipide, dommage. Puis s’enchaine un coquelet et sa purée de pommes de terre. Le plat est tout à fait correct, avec une viande moelleuse et une sauce plaisante au palais.
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Les boissons. Café à 3,5 € (n’ayons peur de rien) et San Pellegrino (50 cl) à 6 €.

Faut-il y aller ? Pas spécialement, la concurrence est trop rude dans ce quartier pour devoir s’arrêter sur ce genre d’adresses au rapport qualité/prix pas vraiment exceptionnel. Cette cuisine transparente aura eu le mérite de ne jamais interrompre le flot de nos conversations.

Le Cou de la Girafe, 7 rue Paul Baudry, Paris 8

Critique : Auberge des Lys d’Or. Sarlat. Restaurants, pièges à touristes.

Critique : Auberge des Lys d'Or. Sarlat. Restaurants, pièges à touristes. dans Restaurants Auberge-des-Lys-Sarlat-1

Certaines villes comme Sarlat deviennent de véritables musées à ciel ouvert où tout est mis en place pour satisfaire le touriste. Les restaurants n’échappent bien évidement pas à cette tendance, si bien qu’il devient presque impossible d’éviter les menus conçus pour les touristes.
Pour ce diner à Sarlat, j’avais pourtant adopté une véritable technique de détective. D’abord un tour de repérage des plus belles terrasses (la prospection, dans le jargon marketing), puis une étude de marché en comparant tous les avis sur internet.

Auberge-des-Lys-Sarlat-4 dans Terrasse / Jardin

Ce travail de fourmis devait m’éviter de tomber dans les plus vils pièges à gogos. Et pourtant l’effort fut vain. Force est de constater qu’absolument tous les restaurants de la ville proposent le même menu : en entrée, le foie gras. En plat, le confit de canard accompagné de pommes sarladaises. En dessert, ou en faisant office, le rocamadour. Les prix s’échelonnement ensuite entre 11 et 25 €, pour une qualité somme toute identique.

Auberge-des-Lys-Sarlat-2 dans Voyages

Le piège à touristes. Il s’agissait de l’Auberge des Lys d’Or, installée dans une charmante cour en retrait, avec un décor digne des plus grands films de capes et d’épées.

L’entrée. Un bloc de foies gras dégoulinant de graisse, aussi élégant qu’une vieille rombière ingurgitant son litron de soda. Quant au foie gras maison, qui pourrait croire à une telle déclaration !

Les plats. Deux confits de canard pas trop secs mais malheureusement trop gras, et une plâtrée de pommes de terres sarladaises digne d’une cantoche de fantassins.

Auberge-des-Lys-Sarlat-3

Le rocamadour. Acheté au supermarché du coin.

Le service. Aimable.

Faut-il y aller ? A 11 € la formule, il ne faut pas s’attendre au miracle gastronomique. La formule ne fut pas extraordinaire, mais nous avons profité du package avec le beau cadre inclus dans la formule. Difficile alors de vociférer.

Auberge des Lys d’Or, 17 rue Albéric Cahuet, Sarlat

Pichet rouge 50cl à 8,5 €

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