Archive | janvier 2013

Critique : Auberge DAB. Un paquebot en perdition.

Critique : Auberge DAB. Un paquebot en perdition. dans Coups de gueule auberge-dab-1

J’ai coutume de laisser s’écouler une semaine avant de rédiger mes articles. Je prends par sécurité quelques notes sur mon iPhone à la sortie du repas pour être sûr de ne pas oublier les faits marquants de la soirée.

Si le restaurant m’a marqué, mes notes ne me servent à rien. Si au contraire, le restaurant ne m’a laissé aucun souvenir impérissable et que je suis incapable de rédiger la moindre ligne sans ce précieux pense-bête : le restaurant ne mérite pas le détour. L’Auberge DAB fait partie du deuxième cas.

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L’Auberge DAB est un restaurant de poissons & fruits de mers installé en retrait de la Porte Maillot. La déco intérieure rappelle les vieux paquebots des années 60, on se croirait sur le France. Pour être honnête, je n’ai vraiment pas aimé la salle avec ses boiseries fatiguées ornant les murs et le plafond.

La carte. Un peu chère par rapport aux autres brasseries du groupe Joulie (Congrès Auteuil, Congrès Maillot, etc.). Plateaux de fruits de mer entre 33 et 74 €, poissons à partir de 22,5 €, viandes à partir de 17 €.

Les plats. Nous commandons un dos de cabillaud déposé sur un lit de julienne de légumes (23 €) ainsi qu’un plateau dégustation proposant des huitres, des moules d’Espagne, des crevettes et des bulots. Le tout pour la coquette somme de 33 €.

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Les desserts. Les profiteroles au chocolat (10,40 €) furent plutôt correctes mais le millefeuille vraiment décevant (11 €). Cet étouffe-chrétien aura eu raison de nous, nous n’en avons quasiment pas touché. Le serveur interloqué, s’est pris à plaisanter « je vous avais bien dit que nos plats étaient copieux ! ». Lorsque nous lui fîmes remarquer que non, nous avions encore faim mais que le millefeuille était vraiment mauvais, le serveur fit la sourde oreille et continua imperturbablement son service. Troublant …

Faut-il y aller ? Il ne vaut mieux pas venir diner avec un taciturne. Vous ne pourriez pas compter sur les plats pour alimenter la conversation. Car, finalement il n’y a rien à commenter. Ce n’est ni bon, ni mauvais : pire, la cuisine est totalement transparente. La brasserie DAB devrait se réveiller avant de sombrer.

Auberge DAB, 161 Avenue Malakoff, Paris 16

Critique : Au Père Tranquille. La bonne planque des Halles.

Critique : Au Père Tranquille. La bonne planque des Halles. dans Bars & Cafés au-pere-tranquille-1

Pas grand chose à se mettre sous la dent dans le quartier des Halles. Heureusement, au Père Tranquille est là pour nous sustenter de quelques plats simples mais bons. Cette brasserie très belle Epoque avec ses carrelages en miroir et ses plantes vertes est la halte idéale pour grignoter une omelette ou un croque monsieur.

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On peut même y prendre un verre à l’heure du diner sans que les serveurs vous regardent de travers.

Au Père Tranquille, 16 rue Pierre Lescot, Paris 1

Critique : Les Etangs de Corot. A l’heure du thé.

Critique : Les Etangs de Corot. A l'heure du thé. dans Salons de thé etangs-de-corot-2

Le parisien réclame de temps à autre une once de douceur en partant s’isoler dans les environs de la capitale. Son choix n’est pas bien vaste mais il peut compter sur les environs de Versailles pour satisfaire ses envies d’exode. Aux Etangs de Corot, l’excursion permet d’allier promenade au bord de l’eau et goûter dans un environnement feutré.

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Le bar propose une formule thé à 9 € avec une pâtisserie et une boisson chaude. Ce jour-là, notre béguin se tourna vers ce chou façon Paris Brest accompagné d’un cappuccino. Un petit plaisir gourmand avant de repartir vers la torpeur parisienne.

Les Etangs de Corot, 55 rue de Versailles, Ville-d’Avray

Critique : Riad Nejma. Excellent restaurant marocain. Beaubourg.

Critique : Riad Nejma. Excellent restaurant marocain. Beaubourg. dans Coups de coeur riad-nejma-1

Qui aurait cru un que cet ancien hôtel particulier du XVIIIème siècle situé devant Beaubourg devienne un jour un riad marocain ? C’est pourtant ce qu’a fait Riad Nejma, restaurant spécialisé dans les couscous et tajines. Le lieu est superbe, marqué par de grands volumes et une décoration soignée. A l’étage, après avoir emprunté le majestueux escalier en fer forgé, on se promène le long des coursives pour découvrir de plus près le jardin intérieur orientalisé.

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L’ambiance. Endiablée avec des tablées entières de groupes fêtant un anniversaire ou un heureux évènement ; des danseuses du ventre se promènent entre les tables et enflamment le restaurant. On se prête rapidement au jeu de ces animations kitchissimes.

La carte. En règle générale, il ne faut pas espérer grand chose des restaurants à animations. Ici, bonne surprise, les plats sont réussis et les portions, gargantuesques. Comptez 19-20 € pour un tagine, 17 à 25 € pour un couscous (mechoui, malaki, brochette ou fassi).

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Les plats. Un vrai repas de nababs avec un couscous Malaki au poulet, merguez et agneau, ainsi qu’un tagine de poulet aux poires et miel d’Ifrane avec une viande moelleuse et une sauce à tomber par terre. Le tout accompagné d’une bouteille de Boulaoune, le fameux vin marocain.

Le service. A la fois débordé et pas pressé. Il faut s’armer de patience et il ne sert à rien de réserver, vous ferrez quand même une demi-heure de queue. La « faim » justifie les moyens parait-il ?

Faut-il y aller ? Oui si vous aimez les endroits décalés qui sortent des sentiers battus, oui si vous aimez la cuisine orientale. Non, si vous êtes pressés.

Riad Nejma, 141 rue Saint-Martin, Paris 4

Critique Exposition Dali. Pompidou. Plutôt ratée.

Critique Exposition Dali. Pompidou. Plutôt ratée. dans Expositions expo-dali-beaubourg

L’exposition Dali n’a pas bénéficié du même battage médiatique que Hopper au Grand Palais. Pourtant l’exposition s’avère déjà un succès et tente de battre aujourd’hui le record de la précédente rétrospective de l’artiste en 1979. Elle avait alors enregistré près de 840 600 entrées.

L’exposition comporte quelques faiblesses. Exposer Dali dans une salle glaciale et impersonnelle est un contresens, elle fait perdre l’essence même de l’esprit illuminé de l’artiste. Vous imaginez du foie gras sans pain ? Des huitres sans verre de chablis ? Et bien nous, nous n’imaginons pas une expo Dali sans ce grain de folie que l’on peut retrouver au musée Dali à Figueras.
salvador-dali-tentation dans Expositions
L’expo est certes fournie, mais les œuvres s’enchainent sans véritable cohérence. Quant à l’œuvre Canapé Boca où les visiteurs peuvent se prendre en photo assis sur des lèvres pulpeuses, il ne manque plus que Mickey et Mini pour parfaire ce tableau de parc d’attraction. Car oui, l’expo aurait du être une vraie attraction. Pas une attraction touristique comme c’est le cas ici, mais une attraction loufoque et ouverte au dilettantisme. Dommage.

Exposition Dali, Centre Pompidou
Entrée à 13 €, jusqu’au 25 Mars 2013

Critique : Gouter au Meurice. Le luxe à la dérive.

Critique : Gouter au Meurice. Le luxe à la dérive. dans Luxe gouter-au-meurice

Nouvelle expérience en demi-teinte au salon de thé du Meurice. Le service fut longuet, esquivant manifestement les demandes des clients. Les pâtisseries saturaient de sucre et les tables en marbre hautes de 50 cm nous ont valu quelques bleus aux jambes. Mais la pause sucrée fut surtout l’occasion de découvrir la nouvelle clientèle des palaces : baskets& joggings, hommes ne retirant pas leur béret en entrant et suivant leur ventre bedonnant, rombières écrasées par le poids de leur Vuitton et mâchouillant élégamment leur chewing-gum. Ah la la, je n’arriverai jamais à m’y faire …

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