Archive | avril 2013

Critique : Le Mood Champs-Elysées.

Critique : Le Mood Champs-Elysées. dans Branché le-mood-1

Parmi la jungle des promotions proposées par le site de réservation en ligne La Fourchette, il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. La technique demande de la dextérité, surtout quand l’offre est aussi abondante qu’un jour de soldes chez Primark.

Dernière pioche en date : Le Mood. Situé dans un immeuble à l’angle de l’Avenue des Champs-Elysées et de la rue Washington, le restaurant-lounge fait partie de ces lieux hybrides qui sont tout et rien à la fois : boite de nuit au sous-sol, bar au rez-de-chaussée, restaurant à l’étage. A trop vouloir s’éparpiller, on finit par exploser en plein vol.

Le restaurant. Atmosphère un brin clinique dans cet écrin de design et de déco archi revue qui relègue rapidement la salle à un showroom Conforama avec ses lampions d’inspiration vaguement asiatiques et ses posters marouflés aux murs. Ce soir-là, le restaurant peinait à se remplir et les heureux détenteurs de la promotion La Fourchette ne suffirent pas à rendre la soirée folichonne.

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La carte. Une carte très orientée « world cuisine », ennuyeuse et résolument « années 2000″. La carte se morfond dans une banalité déguisée, à des prix wahou (pas de plats avant 28 €). Au menu, cœur de rumsteak, filet de bœuf sauce foie gras, émincée de volaille marinée façon thaï, canard laqué au miel ou encore mi cuit de thon nouilles chinoises.

Les plats. La côte de veau était peut être correcte, mais elle ne faisait pas sursauter les papilles. Les pommes grenailles assuraient le service de représentation minimum. Quant au canard laqué au miel, légumes sautés au wok, riz gluant : transparent, les saveurs étaient au point mort.

Les desserts. De même acabit, tout a fait correct mais extrêmement banals.

Faut-il y aller ? Le Mood prouve bel et bien que la « branchitude » ne s’apprend pas. Tandis que cette sauce prendrait à coup sûr chez Costes, où le client se sentirait rapidement entrainé dans le rythme du service, ici, on s’ennuie comme des rats morts prêts à piquer du nez au fond de son assiette. Heureusement, l’addition salée est sommée de nous réveiller !

Le Mood, 114 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8

Critique : Café Kousmichoff. Kusmi Tea Champs-Elysées.

Critique : Café Kousmichoff. Kusmi Tea Champs-Elysées. dans Branché cafe-kousmichoff-1

Qu’il est loin le temps où les produits Kusmi Tea n’étaient vendus que dans des épiceries spécialisées comme celles du Bon Marché. Rachetée en 2005 par Sylvain Orebi, la marque en sommeil a bien décidé de devenir le leader mondial du thé. Pour ce faire, la marque multiplie les ouvertures de boutiques (rue de Seine, Champs-Elysées, Avenue de l’Opéra), créé des corners dans les Grands Magasins et confirme sa présence dans les centres commerciaux (Beaugrenelle, Saint-Lazare).

Depuis décembre 2012, Kusmi Tea fait découvrir à une clientèle étrangère son nouveau flagship sur deux étages. Les gourmands peuvent même déguster sur place les produits vendus en magasins, au Café Kousmichoff.

Situé au 1er étage, le Café est une vraie réussite visuelle pour tous les amateurs de décoration. Les architectes d’intérieur ont réussi à créer une atmosphère intime en reprenant l’esprit des appartements bourgeois parisiens avec ses grands volumes et ses parquets en chevrons. Mais modernisé, grâce à un mobilier design et son remarquable bar en marbre donnant à cet espace un esprit hybride à mi-chemin entre le salon de thé et le bar américain. Le salon de thé est so chic, serein et à mile lieux des Champs-Elysées et de leur mercantilisme nauséabond.

cafe-kousmichoff-2 dans Coups de coeur

La carte. La « faim » justifie les moyens : thé gourmand à 15 €, gourmandises venant tout droit de la Pâtisserie des Rêves entre 11 et 13 € et cookies Laura Todd à 4 €, pour les fauchés. La carte propose en outre l’ensemble des thés vendus en vrac dans la boutique à 7 €. Il est également possible de déjeuner en commandant des assiettes légères entre 24 et 33 € ou encore des spécialités russes (bortsch, pirojki ou koulibiac).

Faut-il y aller ? Moi blogueur, j’aime les thés Kusmi. Moi blogueur, j’aime les décorations d’intérieur chiadées. Moi blogueur, j’aime les contrastes « écrin de tranquillité » versus « torpeurs des Champs-Elysées un samedi après-midi ». Bref, j’aime cet endroit.

Café Kousmichoff, 71 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8

Critique : Le Safran, Hôtel du Collectionneur (ex Hilton Arc de Triomphe).

Critique : Le Safran, Hôtel du Collectionneur (ex Hilton Arc de Triomphe). dans Luxe le-safran-1

Le quartier Monceau est souvent, à tort, délaissé par les parisiens. Principalement résidentiel, le district regorge pourtant de bonnes adresses méconnues installées dans un no man’s land apparent. Le Safran de l’Hôtel du Collectionneur en fait partie.

Le restaurant est situé au sein de l’ex-hôtel Hilton et de sa superbe architecture Art Déco. A la belle saison, l’établissement offre une terrasse idyllique sous les doux rayons du soleil.

Le cadre. Après avoir franchi le lobby monumental de l’hôtel, on découvre un boudoir suranné avec son éclairage « entre chien et loup », ses moquettes épaisses et ses tables espacées. La clientèle est étonnement chic à une époque où les gens semblent oublier les règles les plus élémentaires de bienséance vestimentaire.

le-sagran-2 tag3 dans RestaurantsLa carte. Entrées à 20 € environ, puis plats à 30-40 € (lotte, coquilles Saint-Jacques, pièces du boucher, t-bones ou encore tartare de bœuf). La carte surfe sur la mode pompeuse des grands restaurants qui affichent leurs plats par nom de produit : la lotte, le veau, la poire, la fraise etc.

Nous jetons notre dévolu sur la lotte et sur la pièce du boucher qui fut ce jour-là une belle entrecôte. Avant de débuter le spectacle, une mise en bouche vient jouer le prélude en proposant quelques bouchées de foie gras servies avec du pain de campagne excellent.

Les plats. La lotte est excellente ; le poisson fondant est servi sur un lit de potiron et une émulsion de sauce blanche. On regrettera cependant les portions un peu chiches. Quant à l’entrecôte, la viande fut excellente, servie avec des sauces béarnaise et poivre faites maison.

le-safran-3 dans Terrasse / Jardin

Les desserts. Pour conclure ce repas digne d’un resto étoilé, le dessert vient réclamer les applaudissements (14 €). La composition au chocolat avec de délicieuses boules au chocolat était enrobée d’une mousse cacaotée au lait, le tout déposé sur une tranche de nougatine et décoré d’une lamelle de chocolat aux noisettes.

Faut-il y aller ? Inutile de venir diner au Safran pour boustifailler sans chichi. Au contraire, la table est parfaite pour un repas d’affaires ou pour ceux qui souhaitent se laisser bercer par la douce musique des plats savamment mijotés.

Le Safran, 51-57 rue de Courcelles, Paris 8

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