Archive | 18 septembre 2013

Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité.

Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité. dans Coups de coeur regalade

La nouvelle fut surprenante lorsqu’en Février 2013, la presse spécialisée nous informa de l’ouverture d’un hôtel 5 étoiles en plein cœur du quartier Faubourg Montmartre près de la rue Richer. Le quartier en plein boom avait vu s’ouvrir récemment de nombreuses adresses branchées, mais on ne pouvait s’imaginer l’arrivée d’un hôtel haut de gamme. Pourtant le pari fut réussi avec ce tout nouveau boutique hôtel, l’hôtel de Nell, designé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

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Outre ces chambres ultra designs, l’hôtel dispose d’un restaurant qui a enthousiasmé la presse toute entière : la Régalade Conservatoire. Dans ces conditions, difficile d’obtenir une table à moins de s’armer d’une patiente quasi olympique.

Tout vient à point à qui sait attendre, l’adresse est une véritable planque bien affutée. Le restaurant joue la carte de la bistronomie dirigé d’une main de maître par son chef Bruno Doucet, ancien de Vigato et passé chez Gagnaire quelques années auparavant.

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La salle. Encensée par la critique, la salle est à la hauteur du restaurant : carrelage noir et blanc, chaises en bois et éclairage doucement tamisé.

La carte. Un menu entrée/plat/dessert à prix unique (35 €) servi midi et soir et se déclinant sous 5 combinaisons différentes. Avant que le spectacle ne commence, une terrine maison est servie gracieusement à volonté. Cette dernière est accompagnée d’un excellent pain de campagne.

Les plats. L’œuf mollet, crozets et escargots, émulsions d’une persillade est digne d’un restaurant étoilé mais le pressé de cochon en gelée, poireaux vinaigrette est un peu indigeste.

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Suit le cabillaud poché dans un bouillon thaï, servi avec des orecchiettes et coques d’une fraicheur et d’un fondant sans faille. Petite faiblesse pourtant pour le quasi d’agneau rôti à l’ail et au thym frais, grenailles et champignons en persillade avec une cuisson de la viande trop rapide.

Côté desserts, excellent soufflé Grand Marnier et simple mais efficace petit pot au citron, chantilly, basilic accompagné de sablés au pavot.

Les vins. Verres de vin à 6-8 €, bouteille de 20 à 1700 €.

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Le service. Professionnel bien qu’un peu lent.

Faut-il y aller ? Oui mais sachez que dorénavant, on n’organise plus ses sorties en fonction de son agenda, mais bel et bien l’inverse.

La Régalade Conservatoire, Hôtel de Nell, 9 rue du Conservatoire, Paris 9

Critique : Le Colibri. Place de la Madeleine. Le PMU chic.

Critique : Le Colibri. Place de la Madeleine. Le PMU chic. dans Restaurants le-colibri-madeleine

Quand les fins de mois se font sentir et que les soirées alcoolisées vous ont rendus tout patraque, le Colibri vient à point nommé pour vous ressaisir et remettre les pendules à l’heure. Le Colibri est une adresse hybride : de faux airs de PMU mais avec une belle terrasse ombragée sur la Place de la Madeleine, une carte de routiers mais servant également des huitres et autres crustacés, une clientèle mi-touristique/mi-habitués dans un quartier pourtant très « prout prout ». C’est parce que le Colibri est un joyeux mélange de nimportenaouak qu’il est toujours agréable de s’y attarder.

La déco. Elle pourrait donner des sueurs froides aux architectes d’intérieur : formica à tire-larigot, murs peints en orange, banquettes en cuir fatiguées : l’intérieur est resté figé dans les années 70.

La carte. Il ne faut pas se fier à l’allure de la carte ; une ardoise plastifiée écrite en français et en anglais et représentant les plats sous forme d’images pour qu’ils soient plus parlant aux touristes. L’habit ne fait pas le moine.

Les plats. Des croque-monsieurs, des omelettes, des sandwiches. Il s’agit sûrement d’un des derniers endroits de Paris où le patron ne vous tirera pas une tronche de serial killer si vous osez ne commandez qu’un croque-monsieur. Au contraire, les habitués savent enfin qu’ils peuvent commander ce qui bon leur semble (ce qui est devenu un luxe à Paris). Pour ma part, je prends toujours un croque-monsieur accompagné de frites et de coca. Une sorte d’ersatz transatlantique du diner américain où le fameux hamburger aurait été troqué contre une spécialité de comptoir en zinc.

Le service est rapide, professionnel. Les quantités sont généreuses, la qualité tout à fait correcte.

Faut-il y aller ? Vu les prix pratiqués par les autres cafés de la Place, la question ne se pose même pas.

Le Colibri, 8 Place de la Madeleine, Paris 8

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