Archive | décembre 2013

Critique : Bar L’Alcazar. Rue Mazarine.

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L’Alcazar est une de ces adresses germanopratines qui semble intemporelle. Ancien cabaret ouvert en 1968, l’Alcazar fut repris en 1998 par Sir Coran pour le transformer en restaurant-bar lounge. Terence Conran à qui l’on doit Habitat et le Conran Shop a transformé le 62 rue Mazarine en véritable temple des soirées parisiennes. Le cadre chic de l’établissement s’adapte parfaitement à l’organisation de soirées évènementielles, diners spectacles et soirées dansantes.

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Dominé par une verrière de 12m de hauteur, l’établissement dispose d’un restaurant au rez-de-chaussée et d’une brasserie/bar en mezzanine. Du 1er étage, on observe la clientèle diner tout en sirotant un verre (12-13 €). Le bar est l’un des repères favoris des cougars en quête de jeunes éphèbes mais l’ambiance reste bon enfant, sur fond de musique gentiment disco/electro. Un lieu à redécouvrir au hasard de vos pérégrinations parisiennes.

L’alcazar, 67 rue Mazarine, Paris 6

fermeture à 1h du matin

Critique : Miss Ko. Starck et fusion food sur l’Avenue George V.

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Ouvert en début d’année, Miss Ko est ce genre d’adresses habituellement adoubées par des critiques consensuelles de journaux et blogs parisiens. Pourtant cette fois-ci, la presse s’est unie en véritable symposium de la branchitude pour dénoncer cet établissement avec une virulence parfois excessive.

Miss Ko avait pourtant joué la carte de la sécurité en confiant sa déco au célèbre designer Starck plutôt habitué aux descriptions hagiographiques qu’à la vindicte populaire. Certains lui reprochent ici un gloubi goulba de références asiatiques et un joyeux recyclage d’idées déjà-vu ici et là. D’autres troquent les flagorneries habituelles pour des critiques acerbes dénonçant un travail brouillon.

Le résultat est pourtant réussi avec cette salle de 500 m2 transformée en temple urbain de la hype. Paris souffrait de l’absence de ce genre d’adresses si courantes à New York, Hong Kong ou encore Bangkok et Miss Ko s’inscrit parfaitement dans cette mode internationale.

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La salle. A mi-chemin entre le Kong et Bon avec sa déco foutoir où le bar de 26 m de long trône au milieu de la salle tel un podium de défilés. L’univers créé est finalement très visuel : des ombrelles accrochées à une barre de néons recréent l’atmosphère des marchés de Bangkok, des visages s’animent sous forme d’hologrammes, des chaines d’informations passent en boucle sur le comptoir du bar et une fresque monumentale de l’artiste David Rochline attise la curiosité avec ses personnages fantasmagoriques. De quoi donner un sacré coup de vieux au Buddha Bar et sa clientèle vomie par des cars entiers de touristes égarés.

La carte. La cuisine n’est finalement qu’accessoire, elle n’a pas la prétention de déranger l’atmosphère des lieux. La carte fusion food nourrit des appétits distraits : bobuns, tataki, yakitori, etc. La variété des plats est à l’image du fatras visuel et auditif de la salle. Mais les prix sont étonnamment raisonnables pour ce genre d’adresses à deux pas des Champs-Elysées. Finis les plats à 30-40 € des Costes & Co et place à une carte dans les 20-30 €.

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Les plats. Burgers, yakitoris, pavés de thon, tataki de boeuf ou encore tartare de saumon s’affichent entre 18 et 29 €. Pour jouer la sécurité, préférez le Bo Bun Chic à 19 € d’un bon rapport qualité-prix.

Les desserts. D’inspiration française mais revisitée avec des produits asiatiques comme ce cheesecake yuzu aux fruits rouges ou encore ces beignets japonais (8-10 €). La crème brulée à la citronnelle servie avec sa glace thé vert matcha (8 €) aurait pu être excellente (8 €) si le chef n’avait pas incorporé de lait dans sa glace ; il la rend trop pâteuse et vient dénaturer le subtile goût du matcha.

Les cocktails. A trop vouloir chercher l’originalité on finit par servir des breuvages franchement ratés (12-13 €) voire imbuvables comme ce mojito où la menthe fut remplacée par du basilic thaï. Le Japanese Punch s’en sort mieux avec son mélange de saké, liqueur de yuzu, cognac, sucre de canne, porto et sirop de framboise qui rappelle le goût du Pimm’s Champagne.

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Le service. Adorable si vous êtes dans la clientèle target. Sinon, indifférente.

La clientèle. A l’image des Champs-Elysées ; on flirte toujours avec la ligne rouge qui sépare la clientèle hype de la vulgarité décomplexée.

Faut-il y aller ? Oui pour découvrir cette salle hallucinante en plein cœur de Paris. Certains regretteront peut-être le volume sonore de la programmation musicale pourtant excellente qui n’autorise que difficilement les longues tirades philosophiques.

Miss Ko, 49-51 Avenue George V, Paris 8

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