Archive | mai 2014

Critique Intercontinental Porto – un charme discret

 Intercontinental Porto 2

Signe du dynamisme touristique du Portugal, l’année 2011 fut celle de l’arrivée de la chaine hôtelière de luxe Intercontinental à Porto. Pour son premier hôtel portugais, l’enseigne a souhaité marquer le coup en investissant les anciens murs d’un palais du XVIIIème trônant fièrement sur la Place de la Liberté, à quelques pas des principaux lieux touristiques de la ville.

Disposant de 105 chambres, le luxueux hôtel distance largement l’hôtellerie vieillissante et à bout de souffle du reste de la ville. Lobby en marbre, décoration florale dans les parties communes, boutiques de luxe en rez-de-chaussée ; l’hôtel mérite son rang de palace.

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L’offre de restauration. L’hôtel propose un restaurant, l’Astor, donnant sur la rue et avec de belles perspectives sur la place. La carte est soignée, avec une cuisine de qualité revisitant les classiques de la cuisine portugaise. Une belle formule à midi à 17 € propose une entrée, un plat, un dessert servi avec un verre de vin, une eau minérale et un café. On est bien loin de la politique de certains chaines luxueuses comme Four Seasons qui homogénéisent leurs prix, que vous soyez à New York ou au fin fond de la Thaïlande.

Un bar à la décoration soignée permet de siroter un dernier verre avant de rejoindre sa chambre. La salle ornée de boiseries et de fausses bibliothèques est parfaite pour s’initier aux portos de la région, proposés dans le cadre d’une carte exhaustive.

Intercontinental Porto 1

Les chambres. De taille correcte, la literie est confortable et l’ensemble est décoré avec goût. La salle de bain en marbre propose une baignoire mais pas de douche. Des produits de bain de qualité ainsi que des peignoirs sont mis à disposition gracieusement. On regrettera cependant le coin minibar et sa cafetière qui aurait pu être troqué contre une machine Nespresso, un standard désormais dans l’hôtellerie de luxe. La chambre offre de jolies vues sur la Place de la Liberté. Seule ombre au tableau et pas des moindres, le manque cruel d’insonorisation. Qu’il est dommage de constater en 2014 des hôtels entièrement rénovés qui souffrent d’un problème d’un autre temps. On se croirait dormir dans la rue, le bruit de la circulation et des klaxons vous empêchant de passer une nuit tranquille. Le double vitrage n’est d’aucune utilité et mis à mal par le jeu entre les huisseries. Dommage.

Intercontinental Porto 3

Le service. Haut de gamme sans en faire trop. Un luxe discret mais manquant peut-être un peu de raffinement.

Les prix. Très accessibles pour une clientèle française. Comptez 120 à 150 € en fonction des saisons pour une chambre double, soit le prix d’une chambre à l’Intercontinental Porto pour le prix d’un Novotel défraichi à la française.

Intercontinental Porto, Place de la Liberté, Porto

Critique : Exposition Henri Cartier Bresson Centre Pompidou

 Expo Cartier-Bresson 1

Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson jusqu’au 9 juin 2014. L’occasion de découvrir à travers une exposition passionnante le travail de l’artiste depuis ses débuts prometteurs. De l’avant-garde des années 1920, en passant par l’Afrique française, la guerre d’Espagne, le Front Populaire, jusqu’à la Libération, les funérailles de Gandhi ou encore la conquête de l’espace, l’exposition est une occasion unique de redécouvrir près de 350 œuvres du photographe.

Expo Cartier-Bresson 2

Rarement une exposition n’avait été aussi complète, se faisant la mémoire de cet artiste prolixe. Construite chronologiquement, les photos défilent tel un praxinoscope, témoins de l’histoire du XXème siècle prise sous toutes ses coutures. Puisé dans les archives de la Fondation Cartier-Bresson, le travail mûri de l’artiste s’expose au travers de photographies, de dessins, peintures et autres documents. Le tout dans une nuée de noir et blanc sublime.

Expo Cartier-Bresson 3

Rétrospective Cartier-Bresson, Centre Pompidou, Paris

jusqu’au 9 juin, du mercredi au lundi de 11h à 23h. Entrée : 13 €

City Guide Lisbonne – Quelques bonnes adresses restaurants,bars, rooftop & fado.

Lisbonne

Lisbonne fait partie des destinations favorites des français depuis plusieurs années. Il faut dire que la capitale portugaise a de quoi occuper le chaland en goguette : palais enchanteurs, monastères classés, géographie vallonnée et églises au charme suranné. La ville se découvre idéalement lors d’un week-end prolongé, le temps de s’imprégner de cette atmosphère si particulière en empruntant le célèbre tramway et de se laisser balancer par la langueur qui résonne dans les clubs de fado. Petit tour de quelques bonnes adresses lisboètes.

Pour boire un verre avec belle vue

Portas do sol

Portas Do Sol 1

Voici l’une des plus belles terrasses de Lisbonne qui embrasse la ville toute entière. Installée sur le toit d’un parking, on vient y prendre un repas léger tel une salade méditerranéenne roquette, fromage de chèvre et pesto. On oubliera le service nonchalant pour se concentrer sur la vue : les paquebots de croisière, la coupole du Panthéon National et les clochers blanc éclatant de l’église Sao Vicente de Fora.

Portas do sol, 84 Rua de Sao Tomé

Le Chat

Le Chat

Après la visite un poil rébarbative du Museu Nacional de Arte Antiga, on miaule d’impatience à l’idée de boustifailler au soleil en découvrant une vue à couper le souffle sur les docks et le pont du 25 Avril. Le chat, sorte de conteneur en verre posé à flanc de colline, offre une belle carte de snacking idéale avant de reprendre le tramway pour rejoindre le centre ville.

Le Chat, Jardim 9 de Abril

Bairro Alto Hotel – Rooftop

Bairro Alto

En plein cœur du quartier du Bairro Alto, ce boutique-hôtel dispose d’un rooftop bien agréable le soir venu pour siroter quelques cocktails accompagnés de finger food. Après avoir franchi les 6 étages qui vous séparent du nirvana, vous découvrirez de confortables canapés d’où l’on admire la vue sur les toits de la ville jusqu’au Tage. Belle carte de portos et snacking corrects (préférez les sandwiches).

Bairro Alto Hotel, Praça Luis de Camoes 2

Buvette du Miradouro de Sao Pedro de Alcantara

Buvette Miradouro

Après avoir emprunté l’Elevador da Gloria, vous arriverez rapidement à ce mirador offrant une superbe vue sur la ville et le château. Point de chute idéal entre deux visites pour se rafraîchir au soleil et le visage caressé par les douces brises de vent chaud.

Buvette, Miradouro de Sao Pedro de Alcantara

Pour manger de la cuisine locale

Casa Do Alentejo

Casa Do Alentejo 1

Au premier coup d’œil, la rua das Portas de Santo Antao ne regorge que de restaurants pour touristes aux serveurs alpaguant le badaud. Pourtant, parmi ce fatras d’adresses quelconques se cache une pépite qu’il est difficile d’imaginer de l’extérieur.

Passé la façade sans intérêt, on découvre après quelques marches un mirador au superbe patio de style mauresque. Au 1er étage, le restaurant se revêt d’azulejos racontant des épisodes champêtres et agricoles du début du siècle. On s’y presse pour déguster le classique de la maison : le porc mijoté aux palourdes servi avec pommes de terres et accompagné de vin de la maison.

Casa Do Alentejo, 58 rua das Portas de Santo Antao

Santo Antonio de Alfama

Santo Antonio de Alfama

En plein cœur de l’Alfama se cache un charmant restaurant bien caché. La terrasse installée sous des trémies de vigne est l’endroit idéal pour s’enivrer de l’atmosphère lisboète. Bien loin de l’attitude compassée de nos restaurants français, on vient tester la belle carte de poissons en rêvassant devant le linge battant au vent. Ne refusez pas les tapas payantes proposée au début du repas, vous rateriez quelque chose !

Santo Antonio de Alfama, Beco de Sao Miguel 7

Pour écouter du fado

Equina de Alfama

Equina de Almafa

Tout city trip à Lisbonne ne peut s’achever sans une soirée de fado. Pourtant, il est bien difficile de trouver une adresse agréable qui ne soit pas hors de prix. La plupart des salles de fado imposent le menu diner à des tarifs prohibitifs pour le pays (50 – 60 € par personne). D’autres proposent bien de se rendre uniquement au bar moyennant un ticket d’entrée variable ou une obligation de consommation minimale, mais le spectacle ne commence guère avant 23 h. Enfin, quelques salles proposent du « vrai » fado qui n’est pas seulement adressé aux touristes, mais ces établissements sont souvent rapidement bondés.

Miracle, c’est en errant dans les rues étroites de l’Alfama qu’on découvre par hasard l’Esquina de Alfama. Une maison familiale où les serveurs s’improvisent chanteurs pour le plus grand étonnement des clients. La carte est raisonnable et le menu n’est pas imposé. Le service, pourtant interrompu toutes les 20 min par une séance de chant collectif, n’est pas trop long. La cuisine est simple mais de qualité.

L’astuce : pour éviter de vous retrouver à écrire un article outré sur Trip Advisor, sachez qu’on vous apporte en début de repas (comme souvent dans les restaurants portugais) un fromage entier et de la charcuterie. Si vous n’en voulez pas, prévenez le serveur, sinon ils vous seront facturés.

Esquina de Alfama, Rua de Sao Pedro 4

Le mauvais plan : le Noobai Café

Noobai Café

Vanté par tous les guides pour être un rooftop agréable avec vue panoramique sur le Tage, le Noobai Café est en réalité une sombre escroquerie. Situé au niveau du Miradouro de Santa Catarina, le quartier a peut-être été agréable en son temps mais est aujourd’hui devenu le cartel de tous les trafics où individus louches vous proposent toutes sortes de substances illicites. Oubliez cette adresse et ne regrettez pas la vue ; cette dernière n’a vraiment pas grand intérêt à moins d’aimer les paysages industriels.

Noobai Café, Miradouro de Santa Catarina

Critique : Bar Au très Honoré, THB Place du Marché St-Honoré.

THB 1

En lieu et place de l’ex Barlotti géré par le groupe George V Eatertainment (Buddha Bar &co), Au Très Honoré s’est installé dans cet immense lieu de vie de la Place du Marché Saint-Honoré. Les anecdotiques cuisines italiennes modeuses ont été balayées par une carte de brasserie plus conventionnelle dans un décor revisité.

A la tête du restaurant, Jean-Pierre Lopes, Thomas Delafon et Stéphane Courteaux, déjà propriétaires du Père & Fille et de la Plage Parisienne ont confié la décoration à Anne – Cécile et Agnès Comar. Ces dernières ont sublimé le désormais célèbre atrium en mettant à l’honneur des fresques signées Kat Menschik, le tout dans un décor champêtre.

THB 2

Au sous-sol, un bar à cocktails – le THB pour les intimes – dont la décoration a été confiée à Alexis Mabille, fait courir le tout Paris. Le lieu fait référence aux boudoirs des années 20 avec de grands drapés Empire, un beau parquet en bois sur lesquels sont disposés des tapis, et une atmosphère feutrée apportée par l’éclairage tamisé et les canapés en velours.

Chose rare, le lieu évite le sectarisme de l’âge en accueillant une clientèle très hétéroclite allant de 20 à 60 ans. Hormis les soirées excentriques « Music Hall » du mercredi soir, la musique électro savamment mixée est de rigueur dans l’établissement.

THB 3

La carte de cocktails (14-15 €). Breuvages abordables et délicieux avec ce fameux Bijou (gin Bombay Sapphire, chartreuse verte, vermouth Dolin et orange bitter truth), ou encore le Bisou Bisou (gin Hendricks, menthe fraiche, gingembre, jus de citron vert et champagne) sans oublier le Cardigan (tequila, Cointreau, framboises fraiches, purée de citron vert et piment d’Espelette).

Le snacking. Courte carte de fingers food à tester avec ce tarama truffé et ses mini-blinis à tomber par terre (12 €) et ces petits calamars croustillants accompagnés d’une sauce tartare (11 €).

Faut-il y aller ? Vous en doutiez encore ?

Au Très Honoré, Place du Marché Saint-Honoré, Paris 1

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