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Critique : Lenotre, pâtisseries, Auteuil.

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Quand l’hiver vient pointer le bout de son nez, il faut savoir s’accorder quelques instants de réconforts. Comme celui d’aller en toute discrétion chez Lenotre pour lécher ces vitrines si alléchantes. Opéra, macarons, tarte aux fruits, savarins … autant de desserts qui tapent inexorablement dans l’œil du gourmand et jouent sur l’affectif.

Après s’être allégé de quelques billets, la dégustation peut enfin commencer. Comme avec cette craquante feuille d’automne au chocolat et cœur de meringue, ou encore cette tarte au citron plumée par sa meringue.

Critique : La Crêperie du Comptoir Odéon, moyen.

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Faut-il encore présenter le Comptoir Odéon ? Ce fameux bistrot parisien tenu d’une main de fer par le chef cathodique Yves Camdeborde régale depuis des années touristes et habitués avec son redoutable menu gastronomique à 50 €. Pour espérer décrocher une table dans ce néo bistrot, il faut s’armer d’une patience dépassant parfois l’entendement.

En attendant, les impatients iront faire un tour dans la crêperie voisine rebaptisée depuis déjà quelques temps « L’Avant Comptoir ». Exit la sandwicherie éclairée au néon blafard, dorénavant l’adresse se la joue urban chic. L’avant comptoir propose une belle palette de tapas et de beaux flacons permettant de contenter une clientèle adepte du fingergood et en pleine forme (pas de places assises à l’intérieur).

A l’entrée de la boutique subsiste toujours le marchand de crêpes, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Certains disent qu’on y trouve les meilleures crêpes de Paris. Mythe ou réalité ?

Les prix. Très abordables pour le quartier. Crêpes sarrasin à 3,5 € puis 0,5 € par ingrédient supplémentaire. Un large éventail de garnitures est proposé pour « customiser » sa crêpe :

parmesan, œuf, poulet rôti, maïs, salade, chèvre, artichaut ou encore jambon de pays. Les plus courageux enchaineront par une crêpe au sucre à 1,5 € ou au beurre sucré à 2 €. Le midi, les passants font la queue pour la belle formule crêpe 2 ingrédients + boisson à 5 €, et pour celle plus complète comprenant le dessert, à 7 €.

Le verdict gustatif. La crêpe est épaisse, trop tenace, sèche. Elle manque de moelleux, elle est même écœurante. Les garnitures sont certes originales et les produits de qualité, mais est-ce vraiment la meilleure crêpe de Paris ? Les mythes sont parfois fondés sur des allumettes calcinées.

Crêperie de l’Avant Comptoir du relais de l’odéon, 3 Carrefour de l’Odéon, Paris 6ème

Sodas à 1,7 €, café à 1 €

Critique : Pozzetto, Glacier rue du Roi de Sicile. Marais.

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Figurant régulièrement dans les classements des meilleurs glaciers parisiens, Pozzetto a su en quelques mois conquérir les aficionados de la crème glacée. En plein cœur du Marais et à deux pas de l’Hôtel de Ville, Pozzetto propose d’excellentes glaces et sorbets. Pour assurer la fraicheur de ses produits, le glacier se concentre chaque jour sur 12 parfums renouvelés. Aujourd’hui : bacio di dama, noisettes copeaux de chocolat, banane, pistache ou encore stracciatella.

Les prix. Petit cornet à 3,8 €, moyen à 4,7 € et grand à 5,5 €. Pas de limitation de boules pourvu que la glace tienne sur le cornet.

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Verdict. Les glaces sont servies à la spatule après avoir été battues pour les réveiller de leur léthargie givrée. Le résultat est à la hauteur de nos espérances : les glaces sont onctueuses et parfaitement crémeuses. Mention spéciale au parfum Bacio di Dama, qui ne peut qu’inviter à la gourmandise.

Le petit moins. Impossible de consommer sur place sans dépenser moins de 7,5 €, pour une coupe Pozzetto.

Pozzetto, 39 rue du Roi de Sicile, Paris 4ème

Critique : Pierre Hermé, le pâtissier climatisé aux délicieux gâteaux. Bonaparte Saint-Germain.

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Continuons notre road trip des pâtisseries cliniques, déjà évoquées dans mes articles sur la Pâtisserie des Rêves et Hugo & Victor. La recette du succès est toujours la même : des pâtisseries élevées au rang de bijoux précieux, des intitulés verbeux et pompeux servis dans des lieux frigorifiés sans odeur ni âme, et des prix « Palace ». La tétraplégie gustative et olfactive est de retour ! Aujourd’hui direction le précurseur de cette nouvelle génération de pâtisserie : j’ai nommé Pierre Hermé. La devanture joue déjà le marketing à fond les ballons avec une typographie bien étudiée : écriture symétrique, « Paris » écrit en 2ème ligne et « Hermé » jouant l’ambigüité avec la célèbre marque de sellier.

Les desserts sont graphiques, très maniérés et exempts de toute spontanéité. Les titres sont ronflants : macarons infiniment chocolat, tartelette infiniment citron … et concept infiniment abscond.

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Les prix. Dans la veine des Lenotre, Ladurée ou la Pâtisserie des Rêves : comptez 6,5 à 8 € pour une pâtisserie, 1,95 € pour le petit macaron, 4,5 € pour le grand. Les macarons se déclinent en plusieurs parfums : des plus classiques chocolat, beurre salé au plus dérangeant asperges & huile de noisette.

Notre choix. Une tarte vanille et un Ispahan. De retour à la maison, le test de la fourchette s’apprête à rendre son verdict. La tarte vanille est sans conteste réussie, avec une pate sablée excellente. Le dessert ne s’émancipe pas des carcans de la cuisine, mais il est honorable.

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Quant à l’Ispahan, il s’agit d’un macaron framboise garni de framboises entières et d’une crème pâtissière. La génoise est croquante, mais les framboises semblent avoir fait un long séjour au congélateur, elles dégorgent à grandes eaux.
Le dessert est doucereux, presque comme un bonbon tournant vers le roudoudou. La pâtisserie est un peu trop sucrée mais j’adhère parfaitement à ce genre de gâteau débitant docilement ses calories.
Pour ce qui est de la prise de risque et de l’inventivité, je n’en vois pas vraiment l’aboutissement. Des pâtisseries aussi sucrées rappellent celles des années 50. Je ne me plaindrais pas. Au contraire, j’aime ce genre de pâtisserie et Pierre Hermé propose de bien belles et bonnes douceurs.
Mais ces pâtisseries annoncées comme brisant tous les codes de la pâtisserie traditionnelle s’enferment finalement dans un schéma terriblement conventionnel.

Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, Paris 6ème

Critique : Parmentier, l’art de la patate chaude. Versailles, Grand Trianon.

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Versailles ne pouvait accueillir en bonne et due forme une simple crêperie, un vendeur de hot dog ou autres vendeurs de soupes. Il fallait bien un peu d’imagination pour finalement dégotter une petite échoppe proposant des patates chaudes garnies de sauces colorées et variées. La roulotte, installée devant le Grand Trianon, porte le nom de l’homme sans qui rien n’aurait été possible : Parmentier.

La carte. Le cuistot pioche dans son sac en toile de jute des pommes de terre, avant de les enfourner. Les patates sont ensuite entaillées pour pouvoir accueillir la sauce choisie par le client. Comptez entre 5 et 8 € selon la garniture (les garnitures chaudes sont un peu plus chères).

Le verdict. Va pour une garniture froide tzaziki (concombre et crème fraiche). La garniture de la patate est un peu fade, il faut assaisonner de sel et de poivre la gougnafiasse pour révéler le goût de la bête. La croûte de la peau est correcte mais je l’aurai aimée servie avec du gros sel pour la réveiller de sa léthargie. Ma foi ce fut un déjeuner sain, en plein dans la mouvance de la Street food, encore à ses balbutiements en France. La patate manque un peu de saveur, mais l’idée est simple et originale.

Parmentier, Grand Trianon du Château de Versailles

(devant les grilles)

Critique : Glacier La Marquisette, Saint-Ouen, Clichy. Meilleures glaces de Paris …

marquisette1.jpgEn me promenant récemment du côté de la Place Clichy et du Moulin Rouge, j’ai découvert l’excellent glacier La Marquisette. Le Parisien en parlait déjà en 2007 dans un article dédié aux glaciers artisanaux, bien loin des poids lourds de la glace que sont les Berthillon, Grom ou encore Amorino.

Le glacier est une véritable institution dans le quartier, tenu par la famille Zanettin. Les gourmands du quartier se pressent autour de la petite boutique pour goûter aux glaces de Roberto et prendre des nouvelles de la petite famille.

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La maison propose un beau choix de parfums. Nous avons pu tester les goûts suivants : cannelle, chocolat, fraise, rhum raisin et vanille. Chapeau, les glaces sont succulentes et naturelles, parfumées et sucrées comme il se doit. Cela vaut bien le coup de traverser tout Paris !

Les prix. Une boule : 2,5 €, Deux boules : 4 €, Trois boules : 5 €.

Glacier La Marquisette, 31 Avenue de Saint-Ouen, Paris 17ème

Critique : It Mylk, le frozen yogurt parisien, rue Ancienne Comédie, Citadium.

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Vous serez peut-être surpris de l’apprendre mais le yaourt est devenu terriblement tendance. C’est du moins ce qu’essaient de nous faire croire les journaux, magazines et blogs. Les yaourts n’en sont pourtant pas à leur premier coup d’essai. Rappelez-vous ces fameuses pubs ultra sensuelles qui sillonnaient nos écrans de cinémas, où une femme en sous-vêtements planait dans les airs sur fond de Daydream in Blue de I Monster, reprise du célèbre tube Daydream de Wallace Collection. Les produits laitiers descendaient alors délicatement sur son nombril pour atteindre la bouche de son amant.

Plusieurs années plus tard, Paris a finit par succomber au charme du yaourt et de sa supposée légèreté. Libre à nous de customiser notre yaourt avec des fruits, des céréales ou encore du chocolat. Le concept n’est pourtant pas nouveau, les yaourts frais et les frozen yogurt font déjà un tabac à Londres, New York ou encore Tokyo.

A Paris, le concept du « yaourt business » a fermenté dans l’esprit de deux jeunes femmes reconverties dans la restauration. Leur idée : copier-coller les concepts transatlantique et transmanche pour les adapter à la clientèle frenchie. Leur boutique s’appelle it Mylk, installée rue de l’Ancienne Comédie depuis Avril 2010.

Le nom flaire bon le concept marketing. Aujourd’hui, les femmes doivent avoir le « it bag », le « it book » et même le « it boyfriend ». Désormais elles auront leur « it yaourt ». Rajoutez ensuite le Mylk écrit avec un y, pour donner un petit côté scandinave. Vous voyez déjà se dessiner les fjords en arrière-plan et les slogans slowfood prônant l’eco-alimentation. Communiqués de presses efficaces, site internet bien léché et le tour est joué.

It Mylk nous propose donc des yaourts frais et glacés à customiser avec des toppings : fraises, éclats de caramel d’Isigny ou granola maison, mini-macarons, confiture de lait ou encore thé Kusmi Detox. La boutique joue la carte du visuel, de la gourmandise excitée par les yeux.

Les prix. Petit yaourt à 4,60 €, grand à 6,50 €. En version frozen avec un topping : 5,50 €. Un peu cher … pour du yaourt.

Verdict. Le mélange a tout l’air d’un gloubi-boulga horriblement froid, réveillant violemment les sinus. La glace n’est pas mauvaise, quoi qu’un peu fade. Mais le yaourt a surtout un goût de lait en poudre extrait de son berlingot qui me dérange. Je vais me faire conspuer, mais je ne vois pas trop la différence avec un Mc Flurry commandé chez McDonald’s, mis à part son apport calorifique bien supérieur.

La déco. Aussi froide que la glace. Les murs sont entièrement revêtus de carreaux bleutés donnant au magasin des faux airs de pédiluve.

Faut-il y aller ? Bof.

It Mylk, 15 rue de l’Ancienne Comédie, Paris 6ème

Critique : Macarons Sève, Lyon.

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Récemment, je cherchais sur Internet où déguster les « meilleurs macarons de Lyon ». J’ai bien vite atterri sur un blog qui ne tarissait pas d’éloges sur le pâtissier «  Sève ». Ni une, ni deux, direction l’enchanteur de macarons.

Installée sur le quai Saint-Antoine, la boutique de Sève joue la modernité en s’habillant de rouge carmin et de noir. Les macarons sont disposés dans des écrins papillotes. De retour chez moi, place à la dégustation.

Framboise : très paille d’or, la pulpe du macaron est trop proche d’une confiture

Chocolat : goût manquant un peu de profondeur mais pas mal

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Tarte Tatin : bizarre, vous avez dit bizarre ? On ne reconnaît pas les saveurs de la pomme dans tous les cas.

Pêche Abricot : la garniture du macaron fait trop pommade, trop artificiel

Marron glacé : correct

D’une manière générale, la croûte de ces macarons se dérobe trop vite sous la pression gourmande de nos canines. On aurait aimé qu’ils dévoilent progressivement leurs garnitures, se laissent virevolter dans la bouche et embaument nos palais de saveurs exquises. Finalement, Sève c’est un peu le André Rieu des macarons. Certains aiment, d’autres moins.

Le petit macaron : 1,10 €

Sève Centre – Presqu’île, 29 Quai Saint Antoine, Lyon 2ème

Critique : Le Cannelé chez Paul, boulangeries.

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Je dois vous le confesser, j’adore les cannelés et tout particulièrement ceux de chez Paul. Comme je suis souvent en déplacement, je passe une bonne partie de mon temps dans les gares et à chaque fois je suis le même rituel. J’achète deux ou trois cannelés dans cette chaine de boulangerie que je mange ensuite dans le TGV. Leur croûte est croustillante, finement caramélisée et laisse découvrir une pate parfumée à la fleur d’oranger, fondant dans la bouche. Hum, mon péché mignon !

Cannelé à 1,60 €, dans toutes les boulangeries Paul

Ladurée : Nouveau macaron pain d’épices.

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L’heure d’hiver est venue perturber nos pendules, alors que des journées de plus en plus froides s’abattent sur la capitale, repoussant encore un peu plus les rares rayons de soleil. Pour ne pas céder à la neurasthénie, heureusement les pâtisseries ne son jamais à court d’idée et nous proposent de noyer notre chagrin dans de délicieux plaisirs sucrés.

Direction aujourd’hui Ladurée, pour goûter à leur nouveau petit macaron … au pain d’épices. Une coque fondante d’amande épicée garnie de crème de pain d’épices. Le biscuit rappelle des saveurs d’Outre-Rhin. On se voit déjà servi par une soubrette dans un salon de thé bavarois près de Neuschwanstein. Les effluves de miel et de cannelle vous titillant les narines, et le bon feu de bois réchauffant les menottes. Noël est à l’horizon !

Prix de la plénitude : 1,60 € pièce

Dans toutes les boutiques Ladurée

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