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Critique : Al Taglio, rue Oberkampf, pizza à la découpe, terrasse, un délice !

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           Il y a des souvenirs parfois inoubliables. Comme celui où nous avions pris des pizzas al taglio pour trois fois rien à San Gimignano, petit village construit sur une colline en plein milieu de la région du Chianti. Ou comme lorsqu’à chaque fois que nous allons à Rome, nous prenons de grandes parts de pizzas que nous allons manger Piazza Navona ou Piazza della Medusa derrière le Panthéon.
Pour prolonger le plaisir, depuis quelques mois Paris essaie de se lancer dans la mode des pizzas à la découpe, « al taglio » en italien. Le principe est simple : de grandes plaques de pizzas rectangulaires coupées avec de grands ciseaux, à déguster sur place ou à emporter. Malheureusement, bien souvent le goût ne suit pas.
Il y a quelques semaines, le Figaroscope nous conseillait pourtant de se rendre chez Al Taglio, à deux pas de la rue d’Oberkampf. Le rendez-vous est pris et nous prenons le 96 pour traverser la moitié de Paris. La pizza a intérêt à être bonne.

Al Taglio. Le magasin fait l’angle des rues Neuve Popincourt et Ternaux. Petite boutique à la new-yorkaise, avec tables hautes en bois et tabourets métalliques autour. Lampes industrielles bleues diffusant un doux éclairage et sol brut en béton peint en rouge. Le resto est petit et les gens font la queue depuis le trottoir. La clientèle est faite d’habitués du quartier, des gens de la télé et des bobos branchés. Les pizzas proposées à la carte sont nombreuses mais elles ne sont pas toutes prêtes en même temps car la boutique est petite. Les pizzas sont faites sous l’oeil gourmand du client : le pizzaïolo travaille la pâte puis étale la sauce tomate et la remplit enfin de garniture. Pizza aux quatre fromages, au jambon de parme et mozzarella, au lard et crème de potiron ou encore à la mozzarella de buffle, il y en a pour tous les goûts. A partir de 20,70 € le kilo pour la pizza Margherita et jusqu’à 32,90 € pour la Patate e tartufo. Le flyer disponible à l’entrée sur le comptoir indique toujours les anciens prix. Toutes les pizzas ont augmenté, certaines d’une dizaine d’euros ! La conséquence de leur succès sûrement.
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Nous prenons deux pizzas Prosciutto crudo et une pizza Patate e tartufo. Les pizzas arrivent découpées en petites parts sur une planche en bois. Le vin rouge Anghelia que nous avons pris s’accommode parfaitement à la pizza. Il est divin. La pizza Prosciutto crudo est relevée, très bonne. Quant à celle à la truffe, elle ne manque pas d’originalité avec ses pommes de terre fondantes.
Les fins connaisseurs un peu tatillon sur les bords, pourront cependant leur reprocher de ne pas avoir le même goût qu’en Italie et d’être trop croustillantes.

Nous finissons par une focaccia au Nutella (1,90 euros) réussie.
En comptant 200 grammes de pizza par personne, deux verres de vin, un coca, et un dessert on s’en sort pour 25 € pour 2. Une excellente affaire ! Je vous recommande particulièrement leur terrasse, bien agréable en cette période de l’année. Attention les places sont chères (12 tables). Service adorable et ambiance familiale.

Al Taglio, 2 bis rue Neuve Popincourt, Paris 11ème

Critique : Le Pain Quotidien, rue de Varenne. bof, bof, bof.

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Non je ne vous propose pas de ressortir vos missels pour préparer la communion ou pour vous faire une leçon de catéchisme. Je veux juste vous parler de cette chaîne belge de boulangerie/restauration qui surfe sur la vague de l’Ecological food. La recette du succès est simple : proposer des soupes, yaourts, jus de fruits bios et quiches en tout genre. Après avoir ricané longuement sur la cuisine « du coeur », rien de plus chic désormais que de renouer avec les charmes du terroir.  Concept éculé jusqu’à la corde, bienvenue dans le temple du bio : confitures à 10 €, thé en sachets et jus de fruits bio dans les mêmes prix … sans oublier le vin à 18 € appelé RN13 avec une photo noir&blanc dessus pour nous rappeler l’époque où les familles descendaient la RN pour rejoindre Cherbourg.

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Le décor. Une cour intérieure aménagée style loft aux belles hauteurs sous plafond, de grandes tables en bois pour s’attabler en famille, des lampes design suspendues au toit et des baies vitrées pour un éclairage naturel. Histoire de continuer dans le rustique, rajoutez un sol jonché de détritus et saletés en tout genre, des tables collantes de confiture et vous obtiendrez le charme de la « campagne » selon le « Pain Quotidien ».

La carte. Boissons chaudes à 4€ environ, jus de fruits bios 20cl à 3€ environ, gâteaux à 6€, soupes à 5/6€ et salades entre 12 et 13 €.

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La gaufre de Liège. La pâte n’est pas assez cuite, la gaufre est tiédasse, pas assez croustillante. On se demande ce que font ces fruits des bois tout droit sortis de chez Picard. C’est bien la peine de venir dans une boulangerie bio.
La tarte au citron. La pâte est trop épaisse mais la crème est onctueuse. Correct.
Les boissons : le cappuccino et le café crème sont servis dans des bols. Ni bien ni mal.

Au total on s’en sort pour 17 euros avec 2 boissons chaudes et 2 desserts. Cela reste raisonnable, mais faut-il vraiment y retourner ? Je vous laisse le soin de répondre.

Le Pain Quotidien, 25 rue de Varenne, Paris 7ème

Critique : Glacier Grom, rue de Seine, deuxième essai bien plus concluant !

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Il y a quelques mois, j’avais rédigé une critique au vitriol sur le glacier Grom, rue de seine. Mais après avoir lu des critiques élogieuses sur le blog de Francois Simon, dans le Figaroscope ou encore sur Cityvox  je me suis dit que j’étais sûrement passé à coté de quelque chose. Alors comme toute chose a le droit à une seconde chance, je suis finalement retourné chez Grom.

Cette fois-ci je l’ai joué archi-classique en prenant les parfums chocolat fondant et vanille. Nous avons également pris une autre glace au marron glacé et pistache. Verdict. Le chocolat est excellent, il me rappelle les glaces que je faisais petit et que j’avais trouvé dans un vieux livre de cuisine de ma grand-mère fourni avec la sorbetière achetée à l’époque. De mémoire, je crois n’avoir pas mangé une aussi bonne glace au chocolat. Quant à la pistache, elle aussi est divine, onctueuse. Chapeau bas.
Je reste par contre sur ma première impression en ce qui concerne la glace au marron glacé. Elle est trop pâteuse, ça sent le lait en berlingot, on dirait de la purée mousseline.
Enfin, La glace vanille ne m’a pas spécialement convaincu, elle est trop artificielle. Elle a le même goût que les glaces italiennes qu’on trouve sur les plages ou dans les fêtes foraines, vous savez celles faites avec des machines où l’on met un affreux liquide jaunâtre issu d’une belle boite de conserve. J’essaierai la prochaine fois la glace à la fraise et je retenterai donc le chocolat et la pistache qui m’ont particulièrement plu.

Remarque : Depuis peu, le magasin a installé quelques tables et des tabourets plus confortables qu’ils en  ont l’air. Une très bonne idée pour profiter d’une bonne glace chocolat/pistache dans ce quartier si agréable.

Glacier Grom, 81 rue de Seine, Paris 6ème.

Critique : Exki, Montparnasse.

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Depuis quelque temps Paris voit fleurir de nouvelles boutiques au doux nom d’Exki. Dernière adresse en date : 82 boulevard Montparnasse, à la place de l’ancien Video Futur. Le concept est simple : proposer des soupes, sandwiches , quiches et desserts pour une clientèle branchée et pressée. Enfin ça c’est sur le papier parce que le coup de la soupe placée à l’entrée du magasin, ça fait un peu trop « soupe populaire ». Mais si c’est à la mode, alors pourquoi pas …8 euros une salade, 6 euros un plat cuisiné dans une assiette en plastique … les prix ont le mérite de remettre les choses au clair, nous ne sommes finalement pas aux restos du coeur. Nous prenons justement une soupe à la carotte (3,90 €) et un brownie (1,45 €). La soupe est bonne, aucun reproche à faire. Le brownie n’est pas mal non plus, c’est tout à fait correct. Pour le reste de la carte, les desserts sont à 4/4,5 €, la part de tarte à 5,5/6 €, les plats chauds cuisinés à 6,45 €, les salades à 6,65/7,85 €. Un peu chérot. exki2.jpg
La météo n’étant pas très clémente, nous décidons de nous installer à l’intérieur. Vous avez le choix entre le couloir aux murs « blanc hôpital » ou un coin plus tranquille au fond avec des canapés confortables mais un peu sinistre (il n’y a aucune fenêtre). Nous finissons par emporter 2 boissons chaudes. Là il faut dire que ce n’est pas très cher. Cappuccino à 1,90 €, café à 1,40 € et 2,5 € pour un terzetto cannelle (prix à emporter). Les boissons sont réussies. Bref, Exki est encore une de ces chaînes branchées où l’on mange sur le pouce correctement mais à des prix qui sont malheureusement trop élevés. Bonne surprise cependant du côté des boissons qui ne sont pas très chères et correctes.

Exki, 82 boulevard Montparnasse, Paris 14ème.

Glacier Grom, rue de Seine, grosse déception.

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(Je sais d’ores et déjà que je vais m’attirer les foudres de bon nombre d’entre vous avec cet article …) 

Un nouveau glacier vient d’ouvrir ses portes rue de Seine. Inconnu en France, Grom s’est déjà installé dans les principales villes du Nord de l’Italie (Milan, Florence, Venise …) ainsi qu’à New-York. Le leitmotiv de tous ces glaciers est toujours le même : glaces artisanales de qualité faites avec des produits respectant la charte Slow Food et protégeant les petits producteurs, et fabriquées à partir du meilleur lait biologique. J’étais déjà passé devant le magasin sans m’arrêter, mais la récente critique du Figaroscope l’ayant encensé, je me devais de vérifier ces dires. Et finalement … j’ai rarement été aussi déçu. Pourtant je suis un grand fan des critiques de François Simon, et je suis toujours d’accord avec ce qu’il dit …
Parlons donc du sujet qui fâche : les glaces. Première chose qui me dérange, les glaces sont dans des bacs en métal entièrement cachées par un couvercle. On ne voit donc absolument rien dans la vitrine. Pourtant, si l’on va chez un glacier c’est aussi pour le plaisir des yeux, pour pouvoir hésiter longuement parmi tous les parfums et se décider finalement en choisissant sa couleur préférée.Je ne parle même pas des enfants qui doivent être sacrément déçus de ne rien voir derrière la vitrine. Cela donne au magasin un côté aseptisé vraiment impersonnel, tout juste si la glace n’est pas servie sous une hotte aspirante. La clim est branchée en position maximale en plein hiver, on ne sent strictement aucune effluve de glace.
Les glaces.
Le choix de parfum est correct. Je choisis marrons glacés, bacio et caramel. La taille petite est à 3,5 €, la moyenne à 4,5 € et la grande à 5,5 €. C’est un peu plus cher que chez Amorino. Résultats : les glaces sont quasiment liquides, je n’ose imaginer le résultat en plein été. On a l’impression de manger du lait en poudre, elles sont pâteuses, le caramel n’a aucun goût, le marron glacé n’a rien de transcendantal et le bacio ne laisse pas un souvenir impérissable. Très vite écoeurant, j’ai eu du mal à terminer. Alors d’accord, on ne pourra leur reprocher d’être trop sucrées et artificielles comme c’est souvent le cas (Amorino pour ne pas les citer),  mais en Italie on arrive bien à faire des glaces succulentes sans être dégoulinantes et sans goût.

 Glacier Grom, 81 rue de Seine, Paris 6ème

Critique : Glacier Mirabelle, Lyon.

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Ces derniers temps les glaces artisanales ont le vent en poupe. Amorino, DelizieFolie … même les grandes maisons comme Pierre Hermé ou Gerard Mulot s’y mettent.
Toutes se réclament d’être faites à base de produits naturels, sans additif ni conservateur. Pourtant ces glaces n’ont jamais le même goût que lorsqu’on les fait soi-même. Exception faite du glacier Mirabelle qui joue le jeu de l’authenticité en proposant des glaces entièrement faites maison.
Le choix est large. Au-delà des classiques chocolat-vanille, les autres parfums s’enchaînent au rythme des saisons. Ainsi durant l’année, la cerise, le pain d’épices, la figue ou encore la banane s’invitent dans les cornets des gourmands en fonction des étales du marché Saint-Antoine où sont achetés les fruits.

Les prix. 2€ la boule, 3,5€ les 2, 4,5€ pour les 3. Verdict : le pain d’épices a vraiment le goût de pain d’épices avec de vrais morceaux à l’intérieur, les glaces à la figue et à la banane sont toutes aussi parfumées. Mention spéciale à la gaufrette du cornet qui est faite maison. Elle est croustillante, bien loin de la plupart des gaufrettes industrielles bourratives. Sa dentelle se mange avec un plaisir non dissimulé.
Enfin, sachez que Mirabelle propose également des beignets gigantesques, ainsi que des crèpes et gaufres que l’on peut accompagner de confiture maison.
Bref, une adresse à ne rater sous aucun prétexte, parfaite pour se rafraichir au milieu du Vieux Lyon en arpentant ses rues pavées et pleines de charme.

Glacier Mirabelle, 20 rue Saint-Jean, Lyon 5ème

Menu Fraîcheur dans un wagon-bar du TGV.

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Il faut bien le dire, manger au wagon bar du tgv n’a rien d’exaltant. Malheureusement il arrive parfois (trop souvent ?) qu’on attrape son train à la volée et qu’on ait pas eu le temps d’acheter un délicieux sandwich avant son départ. Pour éviter de mourir affamé, le wagon bar reste donc le seul recours sinon d’attendre 3, 4 voire 5h avant d’arriver. Pourtant, la carte a de quoi refroidir les plus téméraires. Les prix s’envolent. 2,70 € pour un thé, 5 ou 6 € le sandwich, 15 € une pauvre formule avec un croque monsieur, une salade, un dessert et une boisson, 2,20 € une barre chocolatée. Sachant pertinemment que cela ne va pas être terrible, je me rabats sur le Menu Fraicheur.

Le Menu Fraicheur. On se demande bien ce qu’il peut y avoir de « fraîcheur » dans ce menu. On s’attendrait à une pluie de légumes et de fruits, une farandole de produits frais qui explosent de saveur dans l’assiette. On se retrouve face à des aliments emballés sous vide. Alors pourquoi employer le mot fraicheur ? Pour préciser que les produits ne sont pas périmés? Encore heureux lorsqu’on paie 10,20 € le menu !

Le sandwich. Semblable à ceux que l’on trouve sur les aires d’autoroutes. En plus mauvais et qui se mange en trois bouchées.

La crème brûlée. Une crème brûlée qui n’est pas brûlée, avouons-le c’est frustrant. C’est un peu comme manger un soufflé qui n’a pas gonflé. Alors certes cela se laisse manger, mais ça n’a pas grand intérêt.

Le coca. Un grand cru.

Le thé. On nage en plein délire. Aujourd’hui, arriver à servir un thé imbuvable est toujours une chose qui me fascine. C’est sûr qu’avec une eau tout juste chaude le pauvre sachet Lipton a bien du mal à infuser. D’ailleurs, Petit sachet Lipton cherche toujours désespérément eau frémissante …

Bref, ce n’est certainement pas avec ce « délicieux » repas que la SNCF nous donnera envie de voyager sur leurs lignes. Heureusement que le confort des sièges et les liaisons régulières vers la capitale sont toujours au rendez-vous.

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