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Deauville, Trouville et Honfleur, petit guide et photos. Festival de cinéma américain 2009.

A l’occasion du 35ème festival du cinéma américain de Deauville qui se déroulera du 4 au 13 Septembre 2009, je vous propose toute une série d’articles sur cette charmante station balnéaire, ses cafés et ses restaurants. Sans oublier sa concurrente Trouville, et la très pittoresque Honfleur.

Commençons par une petite visite de la ville et de ses environs, en photos :

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En vous promenant sur les planches, célèbre promenade du bord de mer deauvillais, vous remarquerez la silhouette de deux palaces appartenant au groupe Barrière. A gauche, le Royal accueillant les acteurs lors du festival de cinéma. L’intérieur est luxueux et la salle de déjeuner est magnifique. Un bon endroit pour prendre un verre dans la journée. A droite son concurrent qui loge les membres du jury du festival : le Normandy. Probablement le plus connu et le plus glamour, l’intérieur n’en reste pas moins vieillot. Les chambres « premiers prix » sont des placards à balais, parait-il. Si vous souhaitez vous offrir une chambre dans l’un de ces palaces, préférez le Royal.

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Continuons notre chemin en s’enfonçant dans la ville. Derrière le casino Barrière vous trouverez toutes les boutiques de luxe : Vuitton, Hermès, Ferragamo etc. La promenade « luxueuse » continue le long de la rue Eugène Colas qui remonte jusqu’à l’hôtel de ville (en photo, ci-dessus) puis se termine sur le coeur de Deauville : la place Morny.

Continuons notre promenade vers Trouville. Après avoir traversé la Touques, on découvre une ville à l’ambiance complètement différente. Clientèle hétéroclite, ambiance moins jet-set, maisons sur le bord de mer plus proches de l’eau, plages moins étendues … Trouville a ses adeptes, d’autres la snobent conscencieusement au profit de Deauville.

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Trouville c’est aussi ses nombreux restaurants plus ou moins touristiques, dont le célèbre « Les vapeurs » fréquenté par de nombreux acteurs mondialement connus. Les prix sont assez élevés et les tables sont collées les unes aux autres de manière un peu ridicule, comme le montre la photo de droite.

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Trouville est aussi connue pour son marché de poissons. Malheureusement la superbe halle en bois est en restauration après avoir subi deux incendies successifs. Vous pouvez y trouver des soupes de poissons excellentes et des crevettes très fraiches. Un conseil, achetez-vous quelques crevettes et autres crustacés, complétez par une bouteille de vin blanc judicieusement choisie, et vous vous concocterez un repas esquis (voir photo).

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Après cette halte gastronomique, continuons notre visite le long de la mer. Sur la gauche, les Roches Noires, ancien palace fréquenté par Proust aujourd’hui transformé en partie en appartements à louer. Les autres maisons sont magnifiques et typiques de la région (photo de droite).
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Finissons notre voyage par Honfleur, à une vingtaine de kilomètres en voiture de Deauville. La route côtière entre les deux villes est magnifique. La vue sur le port de Honfleur est bucolique avec ses dizaines de bateaux à voile amarés le long des restaurants.

Deauville, accessible en train à partir de la Gare Saint-Lazare, 2h de trajet

ou par autoroute (A13) en 2h également

 

My fucking iPhone.

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Je n’ai jamais eu de chance avec les nouvelles technologies. Du lecteur MP3 qui vous lâche en plein voyage lorsque vous devez vous tapez 10 heures de car, en passant par les imprimantes wifi qui ne fonctionnent qu’avec le câble relié à l’ordi, sans parler des clés usb qui vous efface la moitié de vos données. Je hais la technologie et elle me le rend bien.

Mes frasques avec la techno sont si nombreuses qu’on pourrait en faire un roman. Je soupçonne un certain sadisme de tous ces appareils comme ce lg chocolate qui a rendu l’âme après 13 mois de bons et loyaux services. Oui, 13 mois histoire de me narguer et me rappeler que mon appareil n’est plus sous garantie depuis un mois.

Rassurez-vous, parfois les caprices de la technologie n’attendent même pas la fin de la garantie comme ce lecteur dvd enregistreur Packard Bell qui n’a jamais voulu s’allumer. Nous l’avons rendu 3 heures après l’avoir acheté, record à battre.

Sans oublier ce magnifique routeur Wifi. Très joli les lumières qui clignotent dessus, on se croirait en boite. Seulement, monsieur avait décidé de bouder et de ne pas distribuer le Wifi dans l’appart.

Aujourd’hui c’est au tour de mon iPhone de s’y mettre.

Je l’avais acheté à une amie qui l’avait ramené des USA l’été dernier. Il était débloqué, je pouvais l’utiliser sans problème chez Orange.

Mais dimanche dernier, j’ai eu le malheur, que dis-je, la sottise de faire une mise à jour de logiciels à partir de « Installer », et soudain le gros bug. L’iPhone qui se rallume tout seul, l’écran tactile qui ne répond plus. Une vraie bérézina. On ne peut même pas enlever la batterie à moins de faire passer son iPhone sous les roues d’un camion (ils sont malins chez Apple).

Les cheveux hérissés et les nerfs frôlant le plafond, je décide de réinstaller la bête avec iTunes (j’ai du essayer au moins une dizaine de fois, le temps que monsieur arrête de redémarrer de façon intempestive comme un gamin de quatre ans vous dirait « non, je ne rangerai pas mes jouets, et na ! »).

3 ou 4 heures plus tard, tout fier d’avoir su réinstaller le téléphone, iTunes me signale que ma carte SIM n’est pas activée. C’est ballot ! iTunes a pris soin de me bloquer ma carte SIM, je ne peux utiliser mon iPhone qu’aux states avec l’opérateur AT&T, pratique pour mon prochain voyage chez l’oncle Sam.

C’est alors parti pour des heures de recherche sur des forums. Il y en a dans tous les sens mais d’après les spécialistes il parait que c’est simple. Il suffit de :

Connaître mon firmware de ma version 2G puis de desimlocker et jailbreaker mon iPhone.

Je peux basculer pour cela en mode dfu à l’aide d’un logiciel ou alors en manuel, et je ne dois pas oublier de me renseigner sur mon bootloader car en 2.9 et 3.6 la démarche n’est pas la même. Ca devient dantesque, j’aurai du prendre hébreu en 3ème langue.

Reprenons tout depuis le début. Il me faut le numéro de mon firmware.

Il parait que c’est simple, il faut rentrer dans le menu « réglages » du téléphone. Dommage, je ne peux pas y accéder, mon portable est bloqué sur la fenêtre « appel d’urgence uniquement ». Ouf, il existe une autre solution : composer le *3001#12345#*. Ca coule de source, je me demande pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt.

Ne crions pas trop vite victoire. Bien sur, la combinaison semble fonctionner pour tout le monde, sauf chez moi.

Exaspéré, je me dis qu’après tout, le numéro de ce firmware ne doit pas être si important et je passe a l’étape suivante : l’utilisation d’un logiciel censé débloquer mon téléphone.

Seulement je me retrouve face à un choix cornélien. Si j’ai un firmware inférieur ou égal à 1.1.4 je dois télécharger Ziphone, sinon Quickpwn pour les firmware 2. Où est la fenêtre, que je saute ?

4h de recherches plus tard, j’apprends qu’il fallait tout simplement aller dans C:\Documents and Settings\User\Application Data\Apple Computer\iTunes\iPhone Software Updates sans oublier d’activer l’affichage des dossiers cachés disponible via l’onglet « options ». C’est bête comme chou.

Ca y est je le tiens ! mon firmware est le 2.1. Ca me fait une belle jambe. Je télécharge maintenant le logiciel Quickpwn et suit patiemment les tutoriaux. Houra, je crois avoir fini.

Ah non. Je tombe de charybde en sillas. Désormais je me retrouve avec le Edge activé et après avoir tripoté 10 minutes mon iPhone je viens de dépenser 3 euros sur mon forfait. Ne paniquons pas. D’après la bible d’Internet, il suffit de télécharger le logiciel Bossprefs disponible dans « Installer ». Comme vous auriez pu vous en douter, je ne trouve pas ce foutu logiciel et furieux j’appelle Orange pour qu’il me désactive ce satané Edge.

Voilà qui est fait. Les problèmes sont enfin résolus. J’ai pu récupérer mon répertoire, mes photos et mon agenda qu’iTunes avait sauvegardé le mois dernier.

Bilan des courses :

- 2 jours d’angoisse à me dire que j’avais perdu tout mon répertoire et que j’allais devoir racheter un portable,

- des heures à chercher de l’aide sur des forums (heureusement que je suis en vacances)

- des milliers de cheveux en moins, et des nerfs mis à rudes épreuves.

- des articles à venir sans belles photos, je n’ai pas réussi à les récupérer

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            CritikParis vous souhaite

           une Bonne Année 2009 !!!

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      Joyeux Noël et Bonnes fêtes !!!

Flamant Home Interiors, Corso Magenta, Milan.

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Non je ne suis pas allé à Milan uniquement pour voir le magasin Flamant, je ne savais même plus qu’il y en avait un dans la capitale de la mode italienne. Au départ, nous souhaitions voir la Cène de Leonard de Vinci dans l’église San Maria delle Grazie, mais il faut impérativement réserver pour avoir une place. Finalement, nous nous sommes donc promenés dans le quartier et avons vu l’église San Ambrogio à l’heure de la messe.

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Puis nous avons fait une halte à l’ambassade de France et sommes tombés par hasard sur Flamant, Corso Magenta avant de rejoindre le château. J’ai été subjugué par la beauté du magasin, encore plus réussi qu’en France. Il faut dire que le lieu met parfaitement en valeur le mobilier du magasin : escalier en colimaçon avec lustres au centre, terrasse intérieure au première étage … Les décorations de Noël sont vraiment réussies et le magasin très grand. Voici quelques photos pour illustrer ce « reportage à l’étranger ». L’autre partie des photos se trouve dans le post précédent, en italien.

Flamant Home Interiors, Corso Magenta 10, Milano

Negozio Flamant Home Interiors, Corso Magenta, Milano.

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Ho scoperto Flamant a Parigi alcuni anni fa. Così, quando vedo un negozio Flamant non posso fare a meno di visitarlo. Mi piace molto l’atmosfera ferltrata e cosy del luogo. Ogni negozio è organizzato come un appartamento. Si puo vedere la stanza principale con la sua biblioteca in legno  incerato e le sue poltrone in cuoio lucidato. Poi, andiamo nella cucina di stile « provençale »,  con i suoi piani di lavoro in legno, dispense patine e forno « La Cornue ». Accessori, terrecotte, mobili da giardino senza dimenticare i tessili e le carte da parati (the original paint collection).

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Il negozio, corso Magenta, è magnifico. La decorazione è lusuosa, raffinata senza essere di cattivo gusto. Gli articoli sono di buona qualità. Mi piace molto lo sforzo della marca di mescolare l’incanto del vecchio con le costrizioni del confort imposte dalla nostra epoca. Durante il periodo di Natale, le decorazione ed alberi di Natale sono bellissimi. Purtroppo, sono sproporzionati i prezzi …

Flamant Home Interiors, Corso Magenta 10, Milano.

Critique : Glacier Mirabelle, Lyon.

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Ces derniers temps les glaces artisanales ont le vent en poupe. Amorino, DelizieFolie … même les grandes maisons comme Pierre Hermé ou Gerard Mulot s’y mettent.
Toutes se réclament d’être faites à base de produits naturels, sans additif ni conservateur. Pourtant ces glaces n’ont jamais le même goût que lorsqu’on les fait soi-même. Exception faite du glacier Mirabelle qui joue le jeu de l’authenticité en proposant des glaces entièrement faites maison.
Le choix est large. Au-delà des classiques chocolat-vanille, les autres parfums s’enchaînent au rythme des saisons. Ainsi durant l’année, la cerise, le pain d’épices, la figue ou encore la banane s’invitent dans les cornets des gourmands en fonction des étales du marché Saint-Antoine où sont achetés les fruits.

Les prix. 2€ la boule, 3,5€ les 2, 4,5€ pour les 3. Verdict : le pain d’épices a vraiment le goût de pain d’épices avec de vrais morceaux à l’intérieur, les glaces à la figue et à la banane sont toutes aussi parfumées. Mention spéciale à la gaufrette du cornet qui est faite maison. Elle est croustillante, bien loin de la plupart des gaufrettes industrielles bourratives. Sa dentelle se mange avec un plaisir non dissimulé.
Enfin, sachez que Mirabelle propose également des beignets gigantesques, ainsi que des crèpes et gaufres que l’on peut accompagner de confiture maison.
Bref, une adresse à ne rater sous aucun prétexte, parfaite pour se rafraichir au milieu du Vieux Lyon en arpentant ses rues pavées et pleines de charme.

Glacier Mirabelle, 20 rue Saint-Jean, Lyon 5ème

Menu Fraîcheur dans un wagon-bar du TGV.

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Il faut bien le dire, manger au wagon bar du tgv n’a rien d’exaltant. Malheureusement il arrive parfois (trop souvent ?) qu’on attrape son train à la volée et qu’on ait pas eu le temps d’acheter un délicieux sandwich avant son départ. Pour éviter de mourir affamé, le wagon bar reste donc le seul recours sinon d’attendre 3, 4 voire 5h avant d’arriver. Pourtant, la carte a de quoi refroidir les plus téméraires. Les prix s’envolent. 2,70 € pour un thé, 5 ou 6 € le sandwich, 15 € une pauvre formule avec un croque monsieur, une salade, un dessert et une boisson, 2,20 € une barre chocolatée. Sachant pertinemment que cela ne va pas être terrible, je me rabats sur le Menu Fraicheur.

Le Menu Fraicheur. On se demande bien ce qu’il peut y avoir de « fraîcheur » dans ce menu. On s’attendrait à une pluie de légumes et de fruits, une farandole de produits frais qui explosent de saveur dans l’assiette. On se retrouve face à des aliments emballés sous vide. Alors pourquoi employer le mot fraicheur ? Pour préciser que les produits ne sont pas périmés? Encore heureux lorsqu’on paie 10,20 € le menu !

Le sandwich. Semblable à ceux que l’on trouve sur les aires d’autoroutes. En plus mauvais et qui se mange en trois bouchées.

La crème brûlée. Une crème brûlée qui n’est pas brûlée, avouons-le c’est frustrant. C’est un peu comme manger un soufflé qui n’a pas gonflé. Alors certes cela se laisse manger, mais ça n’a pas grand intérêt.

Le coca. Un grand cru.

Le thé. On nage en plein délire. Aujourd’hui, arriver à servir un thé imbuvable est toujours une chose qui me fascine. C’est sûr qu’avec une eau tout juste chaude le pauvre sachet Lipton a bien du mal à infuser. D’ailleurs, Petit sachet Lipton cherche toujours désespérément eau frémissante …

Bref, ce n’est certainement pas avec ce « délicieux » repas que la SNCF nous donnera envie de voyager sur leurs lignes. Heureusement que le confort des sièges et les liaisons régulières vers la capitale sont toujours au rendez-vous.

Brèves : Le blog reprend des couleurs.

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Après un mois entier d’absence, le blog repart de plus belle avec de nouveaux articles à paraître dans les semaines qui viennent. Finalement, un imprévu de dernière minute m’a envoyé à Lyon pour une durée de 2 à 3 ans. Il n’y aura donc pas de Critik Lille … Je vais continuer à faire de nouvelles critiques de restaurants, expos etc… sur Paris tout en rajoutant de temps en temps des articles sur Lyon. En espérant que la nouvelle formule vous plaise, à très bientôt pour de nouvelles critiques !!!

Les meilleures choses ont une fin …

http://www.dailymotion.com/video/k5NiQw7jkojiFiKw2U

     Une vidéo « promotionnelle » de mon blog.

Voilà plus d’un an que je travaille d’arrache pieds à la rédaction de ce blog. Qu’on me pardonne d’avoir écrit « critiques » avec un « k » à la fin. Probablement mon côté contestataire, un peu rebelle sur les bords. Critik avec un « k », cela un côté plus vendeur, plus facile à retenir.

Qu’on me pardonne d’être parfois trop cinglant, cynique et incisif mais je suis un vieux de la vieille, payer un repas ou une boisson ne serait-ce que quelques euros, c’est toujours trop cher quand c’est mauvais. Las de critiques insipides de magasines et revues tenues par des journalistes qui censurent leur pensée en encensant des lieux souvent sans intérêt dans un emballage de guimauve marketing, c’est entre autre la raison pour laquelle je m’étais lancé dans la rédaction de ce blog.

Et il est vrai qu’il y a de quoi faire avec une ville aussi fascinante qu’est Paris. On pourrait la comparer à un tonneau des danaïdes : dès qu’un restaurant ou bar se ferme, un autre s’ouvre quelques rues plus loin. La valse des enseignes ne s’arrêtera donc jamais. Face à cette jungle, des sites communautaires se sont même crées pour que les clients puissent s’y retrouver et donner leurs avis. Ainsi Cityvox, et plus récemment Qype ont su s’imposer en quelques années sur la toile. Seulement là non plus l’expression n’est pas tout à fait libre, vous avez toujours affaire à une censure omniprésente qui vous guette au moindre faux pas. D’ailleurs, pour preuve en est, Cityvox avait censuré un de mes commentaires il n’y a pas si longtemps. Je déplorai à l’époque le manque d’hygiène de l’Hippopotamus Bercy où se promènent des oiseaux à l’intérieur du restaurant qui viennent picorer dans les assiettes non desservies. Une serveuse nous avait même lancée « arrêtez messieurs dames de les nourrir, ça suffit maintenant ce n’est pas un jeu ! ». J’avais ainsi dénoncé les conditions sanitaires de l’établissement particulièrement inadaptées à une clientèle faite en majorité de parents et de leurs enfants. Sachez le, sur Cityvox on peut critiquer librement un service déplorable, une cuisine infecte mais lorsque vous vous attaquez à la sacro-sainteté « l’hygiène », le commentaire est tout de suite supprimé, il ne correspond pas à la charte « langue de bois » du site Cityvox, récemment racheté par Orange. Le Blog reste ainsi le seul moyen de s’exprimer librement. Ce sont d’ailleurs la bête noire de tout restaurant ou entreprise. A eux seuls ils peuvent ruiner la réputation d’un lieu et échappent à tout contrôle. Tout n’est pas perdu, le dernier mot appartient encore au client.

… Mais Paris devient une ville de plus en chère. Sans tomber dans des discussions style « café du commerce », force est de constater que les prix ne cessent d’augmenter dans les cafés, bars et restaurants sans parler des discothèques. Que payez vous aujourd’hui ? La nouvelle déco imitation loft américain ou encore la cuisine du restaurant et de son nouveau chef apprenti qui a fait ses preuves au côté d’un chef étoilé ? Venez-vous pour boire un coca au café du coin ou cherchez-vous autre chose ? La donne à changer, les gens ne veulent plus venir au café uniquement pour boire un verre, ils attendent autre chose. C’est du moins ceux à quoi sont convaincus la plupart des commerçants et magasines.

De leur côté, les palaces ne cessent d’augmenter leur prix n’ayant aucun scrupule à facturer leur cocktail 26 €. Que payez vous ? Le décor rentabilisé au bout d’une dizaine de jours par les chambres à plus de 1000 € de l’hôtel ? Le service irréprochable ? Même pas, il arrive qu’il soit particulièrement incompétent voire insolent (l’Intercontinental rue scribe, le Murano ou le Costes par exemple, pour ne pas les citer).

Mais alors jusqu’où iront ces prix ? Le désir de ces palaces est tout avoué. Il s’agit clairement de chasser une clientèle trop curieuse qui n’aurait jusqu’ici pas eu l’idée de franchir la porte de ces palaces, des curieux attirés par les descriptions aguicheuses que l’on retrouve à longueur de journée dans nos magasines.

Ailleurs, les restos augmentent insidieusement leurs prix. Faute à une période économique morose ? En tout cas, on n’en revient toujours pas que le relais de l’entrecôte puisse facturer son entrecôte près de 25 € et exige un supplément de 2 € pour obtenir un peu plus de viande. De même les frappuccinos à 5 € de chez Starbucks deviennent chers à la longue, d’ailleurs la chaîne connaît de graves problèmes en France et aux Etats-Unis. Ce qui ne m’empêche pas d’y aller de temps en temps. Il est difficile de ne pas suivre ces phénomènes de mode.
Justement, parlons en de la mode ! On nous inflige désormais des décos signées Garcia ou Starck à tout bout de champ. A croire que les écoles de design et d’architecture ne nous ont pondu que deux pointures de la déco ces dernières années. On assiste ainsi à une uniformisation progressive de tous ces endroits. Le troquet du coin avec ses tables en formica et son sol en lino devient un café modeux à la déco impersonnelle. Le restaurant branché au coin de la rue refait sa déco tous les 5 ans et en profitent pour augmenter à chaque fois ses prix … Les exemples ne manquent pas.

La mode ? Elle s’invite même jusque dans nos assiettes. Pensons par exemple à l’engouement pour le smoothie qui continue de faire fureur. Inventer une boisson avec des fruits pressés, il fallait y penser … On a vu également se démocratiser le café gourmand, alternative aux desserts souvent excessivement chers des restaurants. De leur côté, les desserts « expérimental » façon tube à essais et la cuisine à l’azote histoire de jouer aux petits chimistes, ont toujours autant la côte. Impossible d’y échapper même dans les restos trois étoiles (Ledoyen pour ne pas le citer). Nous nageons en plein dans le délire du fooding et de la cuisine déstructurée qu’on nous présente comme le Saint Graal. Désormais découvrir la carte des cocktails d’un lieu branché s’apparente plus à une sombre corvée qu’une partie de plaisir. Il vous faut se décider entre un cocktail à la vodka concombre ou à la vodka gingembre. La vodka est à la mode, vous l’aurez compris. On peut même la déguster au Kube Bar dans un froid polaire en 30 minutes chronos et en doudoune. Comble du hype.

Désormais on ne mange plus un sandwich à midi sur le pouce. On mange « chic » et « snacking » en allant chez Cojean&Co qui proposent soupes, yaourt et pâtes à tire larigot. Ils sont très forts quand même d’avoir réussi à faire revenir sur le devant de la scène des plats dits « du pauvre » pour les vendre 5 à 8 €. Rentabilité maximum assurée.

Enfin, après une journée éprouvante pourquoi ne pas filer en boite ou dans un club ? Il vous faudra pour cela affronter les cerbères qui font la physio à l’entrée de toutes les boites branchées parisiennes. Une fois rentré, les prix des consommations (rien avant 10 €, même un coca) vous feront vite ressortir. On peut toujours se rabattre sur les boites plus faciles d’accès en payant une vingtaine d’euros l’entrée avec une conso mais vous aurez du mal à en sortir vivant, amoché par un fan de tektonik qui vous aura accidentellement balancé son bras dans la figure.

D’ailleurs on ne peut pas parler de boites sans évoquer la récente interdiction de fumer dans les lieux publics. Sans entrer dans le débat, il faut avouer que manger sans respirer l’odeur de cigarette est quand même plus agréable. Pour les bars la mesure est par contre plus discutable. D’un autre côté braver le froid en plein hiver pour s’en griller une permet de nouer plus facilement des contacts avec les gens, et d’enquiquiner accessoirement les pauvres voisins situés juste au-dessus. Après le speed dating, le clope dating. Enfin dans les boites, on tombe de charybde en sillas. Après l’odeur éprouvante de la cigarette, on doit désormais supporter l’âpreté de l’odeur de transpiration.

Heureusement il reste certains spectacles gratuits à Paris. La tour Eiffel scintille toujours autant, paré de ses plus beaux habits de lumière. En attendant qu’elle quitte cette couleur bleue blafarde, on profitera du Vélib en se promenant de préférence la nuit dans le quartier du Marais. A cette heure-ci pas une voiture et une sensation de liberté incommensurable. Même si les nombreux couacs de ces vélos en libre-service m’ont énervé passablement, il faut avouer que c’est une invention bien pratique et agréable.

 

Aujourd’hui la roue tourne, et je dois quitter Paris. Mon blog m’a demandé beaucoup de temps (et d’argent …) et je ne sais pas si j’aurais encore le temps de continuer à écrire de nouveaux articles lorsque je rentrerai sur Paris certains week-ends. Je serais dans le train pour Lille au moment même où paraîtra ce dernier article. Je dois y passer un an ou deux. Je songe à lancer un Critik Lille dans quelques semaines … Je vous tiendrai au courant. Merci encore pour vos visites, vos commentaires pertinents, vos coups de gueule et de soutiens, et à bientôt ! Bonne rentrée !

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