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Critique : Rooftop Pullmann – 180 Only.

Critique : Rooftop Pullmann - 180 Only. dans Bars & Cafés pullman-tour-eiffel-180-only-1

Après une ouverture timide, le bar/restaurant éphémère de l’hôtel Pullmann commence à faire parler de lui. Le concept surfe sur la mode de l’éphémère en s’installant au 10ème et dernier étage de l’hôtel jusqu’au 7 juillet 2013. 180, comme 180 jours d’ouverture prévus du 7 janvier au 7 juillet. Le restaurant sera ensuite transformé en salle de séminaires avec création d’un toit-verrière.

En attendant, vous pouvez profiter d’une vue remarquable sur la Tour Eiffel bien qu’un peu encaissée. Aux beaux jours, le balcon filant permettra à quelques chanceux de jouir de cette vue si singulière.

pullman-tour-eiffel-180-only-2 dans Restaurants

L’endroit. Un bar proposant des cocktails à 18 € qui se dégustent sur le devant de la scène et un restaurant légèrement en retrait qui propose une carte assez ennuyeuse. Le lieu manque terriblement de chaleur et ressemble à tous ces hôtels Accor qui souffrent du syndrome du « hall d’aéroport ». Le mobilier est cheap, l’endroit n’est pas vraiment cosy, mais l’hôtel veut jouer dans la cour des grands.

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La cuisine. Des plats entre 20 et 36 €, des tapas très copieux à 26 € et une carte de snacking des plus classiques (salade césar, cheeseburger, steak tartare, club sandwich entre 18 et 21 €). La cuisine sent bon l’assemblage de produits Sodexo, dommage. Pourtant le service, endimanché et empoté, semble vouloir rendre le lieu « trendy ».

Côté desserts (13 €), on aurait aimé plus de saveur et d’originalité.

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Faut-il y aller ? La vue panoramique a ses raisons que le cœur n’a pas.

180 Only, 22 rue Jean Rey, Paris 15

Critique : Bar du Ciel de Paris, Tour Montparnasse. Paradis ou enfer ?

Critique : Bar du Ciel de Paris, Tour Montparnasse. Paradis ou enfer ? dans Bars & Cafés ciel-de-paris-2

Que peut-on attendre du Ciel de Paris version 2.0 après son lifting bien mérité ? Une deco plus dans l’air du temps, certes, mais une expérience en demi-teinte.

Avant d’en dire plus sur ce restaurant, précisons d’abord qui en est l’exploitant. Il s’agit de Ellior, célèbre pour sa restauration collective dans les entreprises et pour la gestion de concessions dans les gares et aéroports français. Tout comme Sodexo anime les papilles du Lido via sa filiale Prestige, Ellior exploite le restaurant panoramique de la Tour Montparnasse. Peu rassurant, lorsqu’on a gouté à la restauration collective d’une cantine d’entreprise.

Le cadre. Très épuré, exit la deco terriblement connotée années 80. Et place à une atmosphère plus sobre avec des tons de crème et de beige. La salle souffre pourtant d’une froideur clinique et mériterait de baisser encore un peu plus son intensité lumineuse pour rendre plus nets les contrastes de lumière avec la capitale à ses pieds.

Le bar. A peine cinq ou six tables sur le devant et un bar monobloc permettant de siroter quelques cocktails et verres de vin. Pour être servi, il faut d’abord rappeler qui est le client et taper du poing sur la table. Ensuite, une fois le rapport de force instauré, vous pourrez enfin être considéré.

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La carte. Coupe de champagne à partir de 15 €, cocktails à 16 € et verres de vin débutant à 8 €. Les cocktails alcoolisés sont plutôt réussis pour des jus de fruits, mais où est passé l’alcool ? Quant aux verres de vin, on pourrait proposer de meilleurs vins que la piquette servie dans un Wagon Bar de TGV.

La clientèle. On n’est ni au Standard à Meatpacking ni encore moins au Sevva à Hong Kong. Mais plutôt dans un mélange de touristes et de « nerds » ayant décidé d’impressionner leur dulcinée.

Faut il y aller ? Au moins une fois, accompagné d’amis étrangers pour leur faire découvrir Paris sous un autre angle. Si vous êtes parisien, vous pourriez sûrement éviter cette étape.

Ciel de Paris, Tour Montparnasse, Paris

Critique : Au Père Tranquille. La bonne planque des Halles.

Critique : Au Père Tranquille. La bonne planque des Halles. dans Bars & Cafés au-pere-tranquille-1

Pas grand chose à se mettre sous la dent dans le quartier des Halles. Heureusement, au Père Tranquille est là pour nous sustenter de quelques plats simples mais bons. Cette brasserie très belle Epoque avec ses carrelages en miroir et ses plantes vertes est la halte idéale pour grignoter une omelette ou un croque monsieur.

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On peut même y prendre un verre à l’heure du diner sans que les serveurs vous regardent de travers.

Au Père Tranquille, 16 rue Pierre Lescot, Paris 1

Critique : Le Premier, Bar des Galeries Lafayette. Une vraie réussite glam.

Critique : Le Premier, Bar des Galeries Lafayette. Une vraie réussite glam.  dans Bars & Cafés le-premier-gl-1

Inauguré le 12 octobre dernier, le bar restaurant « Le Premier » marque la fin du premier pan de rénovation des Galeries Lafayette. Installé comme son nom l’indique au premier étage des Galeries, le bar propose une carte de boissons et de snacking chic dans un cadre magnifique.

Lignes épurées, bar monobloc blanc immaculé et chaises perchées permettent d’apprécier la superbe coupole dans ses moindres détails et le sapin de Noël signé Swarovski. Le dépaysement est total, on pourrait aisément se croire transporté dans un Department Store à Macau ou à Dubaï. Les touristes fourmillent au rez-de-chaussée pour s’enivrer d’effluves de parfums français tandis que le sapin, majestueux, s’illuminent d’humeur changeante grâce à des projecteurs colorés.
le-premier-gl-2 dans Coups de coeur
La carte. Prix contrastés avec des sodas à 5 €, des thés à 7 € et des verres de vin à 6 € (Graves et Sancerre en blanc, Côtes du Lubéron et Pessac Leognan en rouge). Champagne à partir de 14 € la coupe. Côté snacking, comptez 24 € pour un sandwich au tourteau ou une assiette de saumon fumé, 12 € pour des blinis accompagnés de tarama. Pour les envies sucrées, les pâtisseries Pierre Hermé viennent nous rafraîchir le palais.

L’expérience. Un Ispahan signé Pierre Hermé accompagné d’une coupe de champagne Moët (14 €) et le goûter s’avère parfait. Si la coupe de champagne s’affiche encore à des prix raisonnables, il n’en va pas de même pour la pâtisserie à 14 € (autrement dit, deux fois plus chère qu’en boutique).

Faut-il y aller ? Oui sans aucun doute. Le cadre, les pâtisseries et le champagne animent ce spot si recherché. Et puis quant bien même votre portefeuille crierait famine, vous pouvez toujours ne prendre qu’un soda et refaire le monde dans cette adresse si mode.

Le premier, Galeries Lafayette Haussmann

Critique : Bar de l’Hotel California. Piano bar hors du temps.

Critique : Bar de l'Hotel California. Piano bar hors du temps. dans Bars & Cafés hotel-california-rue-de-berri

Dans la jungle des bars d’hôtels parisiens, certains se distinguent par leur ambiance et leur service. L’atmosphère recherchée est toujours la même : une ambiance surannée légèrement neurasthénique où le son du pianiste vous rappelle à vos années passées. Et un verre de vin à la main pour exercer un pouvoir amnésique sur votre journée de travail acharné. L’hôtel California, gentiment désuet, fait partie de ces lieux hors du temps refusant les diktats de la mode et assumant pleinement le parti du luxe intemporel.

La carte. Pas très cher pour un hôtel installé à deux pas des Champs-Elysées. Verres de vin à 6,5 – 8 €, coupe de champagne à 13 € et sodas à 5 €. Le bar propose également une petite restauration, quoique quelconque, à base de club sandwiches (12 €), burgers (13 €) ou autres plats plus élaborés.

Les cocktails. Exécutés d’une main de maitre par le barman, ils peuvent se déguster avec quelques tranches de foie gras. Quelle joie de pouvoir siroter un Grasshopper (Get 27, crème de cacao blanc et crème fraiche) devant la fausse cheminée au son de la vraie chanteuse jazzy. Tous les soirs, les mélodies du piano s’entrecroisent avec celles des conversations. Oh que j’aime ces plaisirs nocturnes !

Hôtel California, 16 rue de Berri, Paris 8

Critique : Le Comptoir Général. Paris 10. Canal Saint-Martin.

Critique : Le Comptoir Général. Paris 10. Canal Saint-Martin. dans Bars & Cafés Comptoir-G%C3%A9n%C3%A9ral-Paris-1

En voilà une adresse qui a du chien. L’ambiance délicieusement alternative ravive mes pensées et me rappelle mon séjour passé à La Havane. Quelques chaises de récup, des fauteuils moelleux et des tables en Formica plantent le décor de ce café d’un autre temps.
Les lustres à l’entrée et le couloir marqué au tapis rouge semblent décorer un lupanar  des années 20. L’été, les patios vous transportent dans le charme désuet d’une maison de campagne ou d’un entrepôt désaffecté reconverti en loft.

La carte. Des cocktails torpillant la jeunesse bobo du 10ème comme ce Secousse (7 €) relevé à la vodka ou encore ce ti punch (5 €) vous assommant un cubain. Vous risquez de finir la soirée sur les rotules à chercher désespérément le Che.

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Pour les petites faims, le Comptoir nous surprend là ou ne l’attend pas en servant des bobuns ; ces spécialités vietnamiennes à base de vermicelles, de soja, de bœuf et de crudités.

Faut il y aller ? Oh que oui, ce joyeux melting pot se découvre après avoir franchi le long chemin dérobé menant au Comptoir. Une adresse en or !

Le Comptoir général, 80 rue de Jemmapes, Paris 10

(face au canal Saint-Martin)

Cityguide : Quelques adresses à Barcelone. Bars et restaurants. Bons plans.

Cityguide : Quelques adresses à Barcelone. Bars et restaurants. Bons plans. dans Bars & Cafés Restaurant-La-Pedrera-Barcelone-1

Lors de mon dernier séjour à Barcelone (août 2012), j’ai dégoté pour vous quelques adresses de restaurants, dont certaines méritent vraiment le détour. Voici ces découvertes :

Café Milà « La Pedrera », Passeig de Gràcia 92

Un restaurant installé au 1er étage du musée de la Pedrera, l’une des deux maisons chefs-d’œuvre de l’architecte Gaudi. La décoration de la salle reprend l’esprit tourmenté de Gaudi avec son plafond ondulé tel des vagues déchainées en pleine mer. L’ensemble est chic – très début du siècle – et jouit d’une belle vue sur le Passeig de Gràcia.

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Les plats. Une assiette de poissons fumés et crudités (14,5 €) absolument divine et une escalivada proposant des sardines grillées sur un lit de légumes (11,5 €). Les plats sont très fins, la cuisine est de grande qualité.

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Les boissons. Une bière Estrella à 5,5 € servie dans une grande bouteille accompagnée de son seau à glaçons. La fameuse bière barcelonaise suit le même rituel qu’un grand vin, mais à prix sodas.

Service. Charmant, parlant aussi bien anglais qu’espagnol et catalan.

Café d’Estiu- Museu Frederic Marès, Plaça de Sant Iu 5-6

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Installé dans la cour de l’ancien Palais Royal des Comptes, aujourd’hui devenu le Musée Frederic Marès, ce café constitue une halte idéale lors d’un séjour à Barcelone. A quelques pas de la Cathédrale, la cour jardin est un bonheur perdu au milieu d’une ville vivant à vitesse effrénée. Sous l’ombre des orangers, vous pourrez prendre un jus d’orange pressé délicieux (2-3 € les boissons).

La Txapela, Passeig de Gràcia 8

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Il serait dommage de quitter Barcelone sans avoir goûté quelques tapas typiquement catalans. Les bars à tapas sont certes légions dans la ville catalane, mais en voici un que j’apprécie particulièrement, à quelques mètres de la Plaza Catalunya.

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Les tapas sont exposés en photos sur le set de table, associés à un numéro. Vous n’avez plus qu’à commander et à déguster ! (chaque bouchée est à 2 € environ).

Les Quinze Nits – Plaça Reial 6

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Avant de quitter Barcelone, prenez donc un dernier verre au Quinze Nits. Arrivez vers 23h, après le service du diner, et faites la fermeture à 2h. Vous verrez la plus belle place de Barcelone se vider progressivement, dans une atmosphère surannée et hors du temps.

Vous regretterez à coup sûr de rentrer en France en rêvant des prix affichés sur la carte : 1L de sangria à 10 €, sodas à 2,2 € et plats dans les 8-10 € … Oui, les prix dans les restaurants et café français sont scandaleusement élevés !

Critique : Hôtel Raphael. Terrasse rooftop Paris 16. Avenue Kleber.

Critique : Hôtel Raphael. Terrasse rooftop Paris 16. Avenue Kleber. dans Bars & Cafés Hotel-Raphael-1

Ce genre d’adresses surfaites commence à m’insupporter. Pourquoi est-ce si cher ? Même dans les plus grands palaces newyorkais, hongkongais ou encore londoniens, les cocktails tournent autour de 20 €. L’alcool est-il plus taxé en France qu’à l’étranger ? Non certainement pas. Le secteur de la restauration serait-il alors infecté par une palanquée de voleurs ? La démonstration, par la théorie des prix, la théorie que j’ai nommée « théorie A-B-C ».

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Considérons 3 vins de qualité et de prix croissants : A, B et C. Le prix d’achat pour une bouteille de 75 cl est indiqué pour chacun d’entres eux. Considérons désormais le prix de vente pratiqué par les restaurateurs. Le gérant d’un bistrot aura tendance à multiplier par 4 ou 5 le prix de vente par rapport au prix d’achat pour s’assurer une marge. Ramené au verre, nous obtenons les prix de vente des trois vins pratiqués par le gérant du bistrot.

Considérons maintenant le Palace. Il ne peut décemment proposer le vin A, qu’il considère comme trop bas de gamme. Il ne va pas non plus proposer le vin C, car même s’il est de qualité, il serait obligé de tarifer le verre à 30 ou 40 €, et risquerait d’être boudé par sa clientèle. Le Palace choisira donc de mettre sur sa carte un vin, le B, tout à fait moyen en le facturant plus cher que les meilleurs vins que pourraient proposer un bistrotier. Prix de vente affiché : 20 €. Et le tour est joué. D’où la sensation dans les palaces, de souvent boire un verre de vin horriblement cher et pas toujours exceptionnel.

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Revenons-en maintenant au Raphael. La terrasse est agréable, mais la vue n’est certainement pas la plus époustouflante de Paris. Assis, difficile d’observer les monuments parisiens, cachés par les buissons. Et chose plus embarrassante, certains buildings du XVIème arrondissement – modernes – ternissent le panorama.

Quant au vin, nous sommes en plein dans le syndrome de la « théorie A-B-C » décrit plus haut. Le tout, servi par des serveurs incapables de vous renseigner sur les trois misérables vins proposés à la carte (17 €).

La clientèle. Sûrement attiré par la lumière. Ayant oublié que dans un palace, le service minimum n’a pas été abrogé en terme de tenue vestimentaire.

Hôtel Raphael, 17 Avenue Kléber, Paris 16

Critique : Le Voilier. Apéro à Cannes sur la Croisette.

Critique : Le Voilier. Apéro à Cannes sur la Croisette. dans Bars & Cafés Le-Voilier-Cannes-2

Il est devenu quasiment impossible de trouver un café où prendre l’apéritif sur la Croisette à Cannes. Les bonnes adresses ont disparu les unes après les autres et les cafetiers dressent les tables pour diner dès 18h.

Qui se souvient du Blue Bar Café (au 42 Boulevard de La Croisette) devenu une boutique Salvatore Ferragamo, ou encore du café sur l’herbe du Grand Hôtel avant que la résidence du même nom ne se cloitre à coup de barrières métalliques ?

Il y a bien le Café du Festival, mais le lieu est vieillot et il y fait souvent très chaud. Quant au Carlton, soyons sérieux, quel intérêt de dépenser 10 € pour avoir son pastaga ?

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J’ai failli déclaré forfait jusqu’à ce que je découvre Le Voilier et sa belle terrasse narguant le Carlton voisin. Ici, l’heure de l’apéritif est sacrée, pas question de chasser le client sous prétexte que les tables doivent être dressées à 19h pétantes pour accueillir le futur diner. Les prix sont tout à fait raisonnables (kir à 6,2 €, pastis à 5,5 €, café à 2,6 €) et le service aimable.

La vue est fascinante : la Croisette, la mer bleutée et ses beaux yachts et surtout l’agitation frénétique de Cannes : des pimbêches gloussant sur le trottoir, des loueurs de Lamborghini exhibant fièrement leurs voitures et des curieux testant la dernière trouvaille de Renault : la Twizy.

Le Voilier, 61 Boulevard de La Croisette, Cannes

Critique : Sénéquier, Saint-Tropez. Archi nul. Service insolent.

Critique : Sénéquier, Saint-Tropez. Archi nul. Service insolent. dans Bars & Cafés S%C3%A9n%C3%A9quier-1

Calamiteux, pitoyable, consternant … Les adjectifs me manquent pour décrire une telle gargote qui – je le crois bien – vient de remporter le pris du « coup de gueule de l’année 2012″.

Doit-on encore présenter Sénéquier ? Voici le café emblématique de Saint-Tropez, celui qui a accueillit en son temps les stars de la Côte d’Azur. Mais aujourd’hui, Sénéquier n’est plus qu’un mouchoir sur lequel se lamenter d’un Saint-Tropez qui ne reviendra jamais. Le charme de ce port de pêche a vite été troqué contre d’immenses yachts absorbant les derniers vestiges de la ville.

La terrasse. Clients entassés comme des oignons, fauteuils d’un rouge criard et has been, la terrasse n’est pas des plus agréables. Une barre de yachts vous empêche de voir le ciel bleu, jugez par vous même sur la photo illustrant l’article.

La carte. Insolente avec le café à 4 €, le soda à 7 € et l’orange pressée à 8 €. Sans oublier le cocktail à 17 € et les verres de vin à 10-12 €.

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Le service. Dix minutes pour que la commande soit prise, puis une demi-heure pour que 3 boissons arrivent sur la table. L’institution Sénéquier qui fête aujourd’hui ses 125 ans semble sérieusement rouillée. Mais le pompon arrive lorsque j’eus le malheur de réclamer une carafe d’eau avec mon orange pressée. Dans n’importe quel autre café, l’orange pressée aurait été accompagnée d’office par une carafe et une sucrière, pour accommoder à sa guise la boisson. Mais le garçon de café en avait décidé autrement. Voici l’échange livré tel quel, bien plus percutant qu’une version romancée :

- « Non mais vous croyez quoi, fallait commander la carafe en même temps que l’orange pressée. Là, vous l’aurez pas avant 20 minutes, j’ai d’autres trucs à faire ».

- « Vous plaisantez, j’espère ? »

- « Il va se calmer le monsieur, vous vous croyez où ? On n’est pas dans un petit village ici »

Ah le malheureux ne manque pas de toupet. Peut-on encore parler de service ? Le garçon, un certain Arnaud, mériterait une sévère admonestation. Je ne saurais trop lui conseiller de lire Sénèque, pour se créer un vernis d’intelligence et de sympathie.

Et sinon ? Des toilettes à l’hygiène déplorable, des portes défoncées qui ne ferment même pas à clés. Les patrons sont réfugiés derrière le bar. Ils me font penser au Capitaine Haddock dans le Secret de la Licorne. Emprisonnés dans leurs cabines par de méchants flibustiers, les pauvres ne se rendent même pas compte que leur personnel navigant les mène à la perte de leur propre navire.

Faut-il y aller ? Un véritable piège à crétins. Des prix crétins, un service assuré par des crétins, et un client plumé … comme un vieux crétin.

Sénéquier, sur le Port, Saint-Tropez

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