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Critique : Cercle Clichy. Cercle de jeux, billard et poker. Belle Epoque.

Critique : Cercle Clichy. Cercle de jeux, billard et poker. Belle Epoque.  dans Bars & Cafés Cercle-Clichy

Les Cercles de jeux, quoi que méconnus des parisiens, sont souvent associés à une image sulfureuse de blanchissement d’argent et d’acoquinement. Pourtant, il suffit de franchir la porte de ces maisons pour découvrir un monde parallèle à mille lieux des habituels bars de la capitale.

Une fois membre, le Cercle Clichy dévoile ses joyaux architecturaux : des plafonds démesurés datant du début du siècle, des candélabres diffusant une lumière mordorée, un beau carrelage au sol et des murs abimés par des années de clopeurs venus s’en griller une entre deux parties de cartes.

Aujourd’hui les habitués viennent pour jouer au Poker au beau milieu de la nuit ou pour une partie de billard improvisée. Les prix sont raisonnables et les boissons chargées d’alcool. Un point de chute idéal de fin de soirée puisque l’établissement ne ferme qu’à l’aube.

Cercle Clichy, 84 rue de Clichy, Paris 9ème

Critique : Bar Lounge de l’Hotel W Opera. Cocktails Do it yourself.

Critique : Bar Lounge de l'Hotel W Opera. Cocktails Do it yourself. dans Bars & Cafés Hotel-Lounge-W-Opera

Depuis le 14 février dernier, Paris accueille un tout nouvel hôtel haut de gamme en plein cœur du quartier Haussmann – Opéra ; le W Hotel, appartenant au groupe Waldorf. Installé dans le même immeuble de rapport que l’Apple Store ouvert en 2010, le groupe mise sur le renouveau du quartier qui devrait d’ailleurs bientôt accueillir un Louis Vuitton en lieu et place de la Société Générale.

Pour l’heure, le rez-de-chaussée de l’hôtel est occupé par le bar W, au design épuré et branché. La nuit tombée, la lumière tamisée se diffuse à travers les murs grillagés en métal, et les tons rose pourpre se confondent avec le carrelage noir. L’adresse s’apprécie en s’installant au bar, pour voir œuvrer le barman jouant des shakers comme s’il sortait de Zavata.

La carte. Pas vraiment donnée avec des cocktails à 15-20 € et des snackings dans les 10-24 € dont un hamburger facturé à prix d’or : 24 €. Les assiettes de charcuterie n’ayant pas vraiment l’air très généreuses, nous nous contentâmes de boire un verre.

Le cocktail Do it Yourself. Le concept est amusant. Vous choisissez votre alcool – en l’occurrence le gin pour ma part – et vous passez de l’autre côté du bar pour faire vous même votre cocktail. Bien sûr, le barman vous coache pour éviter de transformer le breuvage en mixture abjecte : un peu de menthe par ci, de la cassonade par là et une bonne dose de gin selon mon envie du soir. L’as du cocktail en profite pour vous donner quelques conseils pour apporter vitalité et entrain à votre travail.

Le verdict. Toujours difficile d’évaluer son travail sans tomber dans la critique purement  subjective. Le cocktail me semblait tout de même fort réussi.

Faut-il y aller ? Paris peut parfois manquer de fantaisie par rapport aux autres capitales européennes. Cette pause cocktail ludique nous démontre le contraire. Courez-y !

Le Bar du W, 4 rue Meyerbeer, Paris 9

(pour apprécier l’ambiance du lieu, il vaut mieux attendre que la nuit soit tombée)

 

Critique : Au clairon des chasseurs. Place du Tertre. Montmartre. Café cliché.

Critique : Au clairon des chasseurs. Place du Tertre. Montmartre. Café cliché. dans Bars & Cafés Au-Clairon-des-Chasseurs-Montmartre

Après une semaine intense de travail, qu’il est tentant de passer son samedi matin sous la couette pour récupérer les dizaines d’heures de sommeil jusqu’alors bafouées. Quelle grossière erreur pourtant ! C’est de bon matin que la capitale s’apprécie dans ses scènes de la vie quotidienne.

Prenez votre béret, balancez sur votre iPhone la compil d’Edith Piaf ou Parov Stelar (en version plus moderne) et dirigez-vous vers la Place du Tertre en plein cœur de Montmartre. Vous pourrez ainsi satisfaire un des vieux clichés parisiens, celui de boire son café au milieu des bonimenteurs tout en lisant imperturbablement Le Parisien.

Au-Clairon-des-Chasseurs-Montmartre-2 dans Terrasse / Jardin

Au Clairon des Chasseurs. C’est dans ce café de la place du Tertre, que j’ai pu boire mon petit noir au son de Padam Padam Padam. L’endroit est fascinant : un véritable musée à ciel ouvert, respirant la vitalité rythmée par les touristes se mêlant aux rares parisiens.

Le garçon de café en béret et gilet noir prend votre commande, dans un registre proche du titi parisien. Le charme de la carte postale s’arrête cependant aux portes de l’addition : 6 € le crème tout de même. Les italiens à côté de moi semblent grommeler « la piazza è carina, ma hai visto il prezzo del macchiato ! » Ils n’ont pas tord.

Des artistes dessinateurs, véritables réincarnations d’un Aristide Briand dessiné par Toulouse Lautrec jouent de leur béret et écharpe rouge pour vous alpaguer et vous refaire le portrait. De l’autre côté du trottoir, les peintres invectivent les pauvres badauds qui oseraient prendre des photos malgré l’écriteau « no picture » disposé discrètement sur leur chevalet.

Quelle gouaille parisienne ! Le temps semble s’être arrêté et si le touriste est guetté, il est finalement le seul garant de la sauvegarde de ce spectacle montmartrois.

Au clairon des chasseurs, 3 Place du Tertre, Paris 18

Critique : Bar de La Gare Muette. Branché et pas cher.

Critique : Bar de La Gare Muette. Branché et pas cher. dans Bars & Cafés la-gare

Le bar de la Gare fait figure d’exception dans le paysage de la branchitude parisienne. Située dans l’ancienne Gare de La Muette, le lieu pratique des prix fort raisonnables et propose en sus un cadre agréable et design. Repères à fils à papa du 16ème, le bar s’apprécie à la morte journée : le dimanche soir.

L’ambiance. La musique lounge plante le décor de cette atmosphère entre chien et loup rendue par un éclairage mordoré. Le sol est entièrement boisé et l’imposante bibliothèque en métal exhibe quelques objets chinés comme ces patrons d’horloges.

La carte. Rassurante avec des prix plutôt modérés pour ce genre d’adresses. Cocktails à 10,5 € et clubs sandwiches à 15 €. De quoi se sustenter un dimanche soir lorsque le frigo crie famine.

La dégustation. Le club chèvre (13 €) arrive rapidement avec ses grosses frites. L’idée de remplacer le poulet par du chèvre est tout à fait brillante. La salade d’accompagnement est excellente et les frites croustillantes. Le repas s’accompagne d’une crémeuse Pina Colada ou d’un kir cassis à 6 €. Il n’y aura eu que le dessert qui plomba l’addition : 11 € pour une charlotte banane, certes correcte mais quasiment aussi chère qu’un plat.

Le service. Attentionné et cordial.

Faut-il y aller ? Certainement, le quartier de la Muette ne possède pas beaucoup d’adresses de ce genre : à la fois bon marché, branché et bon. Qu’il est agréable de se sentir à Paris et de remarquer que même un dimanche soir, les gens ne peuvent s’empêcher de sortir !

Le Bar de La Gare, Chaussée de La Muette, Paris 16

Critique : Bar du Shangri-La. Luxe chiadé.

Critique : Bar du Shangri-La. Luxe chiadé. dans Bars & Cafés Shangri-la-Bar-2

J’aime me délecter de l’intemporalité des bars d’hôtels, installé dans des alcôves douillettes à siroter des nectars en tout genre. Le Shangri-La, mon nouveau palace de proximité, aspire à ces considérations métaphysiques.

Le charme de cet hôtel particulier montre l’ironie de l’Histoire. Fin XVIIIème, la France raffole des chinoiseries et désire décorer ses salons de vases, meubles et autres bibelots en tout genre. Près de deux siècles plus tard, l’Empire du milieu décide de racheter un Hôtel particulier Napoléon sur les terres françaises. La boucle est bouclée et le résultat est impeccablement réussi.

Le bar. Revêtu de tentures et de pertuisanes accrochées aux murs comme pour rappeler une tente où Napoléon aurait élaboré une stratégie militaire en plein milieu de terres arides. Treillis de jardin et trompe l’œil ajoutent une fraicheur toute particulière à cette petite pièce n’accueillant pourtant que sept tables.

Shangri-La-Bar-1 dans Coups de coeur

La carte. Impressionnante, vertigineuse même avec des cocktails à 25 €, des sodas à 12 € ou encore des verres de vin à partir de 16 €. Les prix sont grisants.

La prestation. Service en grande pompe, rodé aux clients exigeants. Le verre de Sauternes bien que cher n’avait pas grand intérêt. Soyons clair, le Shangri-La, tout comme les autres palaces parisiens appliquent des prix déraisonnés pour une qualité somme toute assez moyenne. Mais il est parfois difficile de résister au charme du service à la française et à la beauté de ces lieux chargés d’histoire.

Bar du Shangri-La, 10 Avenue d’Iena, Paris 16

Critique : Café Bivouac, Hôtel Napoléon. Avenue Friedland. Bonne pioche.

Critique : Café Bivouac, Hôtel Napoléon. Avenue Friedland. Bonne pioche. dans Bars & Cafés 1140786624_Cafe%20Bivouac%20Hotel%20Napoleon%201

Certaines adresses mériteraient d’être connues et je suis toujours effaré de voir certains spots pompeux et sans intérêts attirer les foules lorsque d’autres, discrets et paisibles, sont ignorés. Triste constat ; la restauration flirte trop souvent avec le marketing. Mais gardons espoir, le fond l’emporte encore parfois sur la forme.

Le café Bivouac se trouve au rez-de-chaussée de l’hôtel Napoléon, avenue de Friedland. Les façades de l’hôtel se reconnaissent aux massifs de géraniums qui fleurissent les balcons à la manière d’un Plaza Athénée naissant. Le café est indiqué par une devanture faite de néons rappelant celle des sex shops amstellodamois …

 dans Coups de coeur

Pourtant l’intérieur est un havre de paix et de confort, style Napoléon III. Grands canapés, éclairage tamisé et musique délicieusement lounge swinguant aux doux sons de Parov Stelar & co. L’ambiance sonne comme celle du bar de l’hôtel L’Hôtel, rue des Beaux-Arts, à Saint-Germain-des-Prés.

La carte. Cocktails à 15 €, verres de vin dans les 8-10 €, boissons chaudes et sodas à 6 €. Nous avons commandé en parfaits gentlemans un verre de Brouilly et un verre de Cointreau on the rocks.

 dans Luxe

Service. Rodé aux clientèles exigeantes, professionnel et rapide.

Faut-il y aller ? Oh que oui, il serait dommage de ne pas savourer la genèse d’un lieu qui a tout pour réussir, avec une belle terrasse qui fera le bonheur des aigris de la plus belle avenue du monde.

Café Bivouac, Hôtel Napoléon, 40 avenue de Friedland, Paris 8ème

Critique : Café La Palette, Paris 6, St-Germain. Bonne affaire.

Critique : Café La Palette, Paris 6, St-Germain. Bonne affaire. dans Bars & Cafés La-Palette-1

A quelques encablures des poncifs germanopratins (Les Deux Magots, le Flore, le Bonaparte et j’en passe), navigue en solitaire un bon petit bistrot : La Palette. Disposant d’une belle terrasse fleurie, le lieu est propice aux badinages printaniers autour d’un verre et d’un plat du jour.

La déco. Très parisienne avec ses miroirs fatigués et tachetés, ses banquettes en moleskine marrons, ses patères en cuivre et ses tableaux à la Utrillo représentant des scènes parisiennes du siècle dernier. Les clients sont installés sur des tables et chaises de bistrots en bois avec chose rare : de la place. Le lointain sifflement du percolateur trônant sur le comptoir en zinc annonce la carte, tonitruante.

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La clientèle. Un joyeux mélange d’habitués habitants le quartier et de galeristes se croisant avec des touristes américains venus se parfumer à l’odeur du quartier.

La carte. Des salades entre 10 et 15 €, des œufs bio de 7 à 9 € (nature, au jambon, champignons et fines herbes), puis des plats traditionnels tels une bavette à l’échalote (15 €), un tartare de bœuf (14 €), des côtes d’agneau (15 €) ou encore un filet de bar (17 €). Des assiettes de fromage et de charcuterie (14 €) sont également proposées, mais elles ne sont pas très copieuses.

Les plats. De retour de Russie, nous voulions manger de la bonne viande française. Les bavettes furent exquises avec une qualité de viande remarquable. Le plat généreux était accompagné de petites pommes de terre grenailles.

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Les desserts. Le bistrot propose un plateau de pâtisseries alléchant avec des éclairs au café, tartelettes et tartes tatin (7,5 €). Mais ce jour là, de belles bûches de Noel au chocolat et au marron n’attendaient que notre consentement. Et nous dîmes, oui !

Service. Efficace et sympathique.

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Faut-il y aller ? Evidemment, le Café La Palette joue la partition de Saint-Germain-des-Prés en version un peu plus off et moins superficielle que ses congénères du boulevard voisin. Bon rapport qualité/prix en sus.

Café La Palette, 43 rue de Seine, Paris 6ème

café à 3 €, sodas à 5 €, bouteilles de vin entre 26 et 40 €, verre à 5 €

Critique : Café Pleyel, foyer. Paris. Art Déco.

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Entre deux notes de musique, le Café Pleyel nous offre un condensé de vie parisienne avec toutes ces mondanités et ces belles rencontres. Une coupe de champagne à la main, vous pourrez découvrir le grand foyer très marqué Art Déco : rideaux en velours rouge, mobilier épuré et lampes néons disposées au plafond pour casser les volumes de cette salle en l’apparence un peu froide. Quelques canapés plus tard, vous voilà repartis en salle pour le second acte !

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Café Pleyel, 252 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème

Critique : Espit Chupitos, Barcelone. Bar à shots.

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Si vous avez gardé une âme d’étudiants et que vous recherchez un bar original, l’Espit Chupitos est un passage obligatoire pour tous bons touristes en goguette à Barcelone. Le célèbre bar à shots accueille bon nombre d’Erasmus venus s’enivrer à moindre frais de mixtures et breuvages originaux.

La salle. Tout en longueur, la chaleur du lieu ferait presque suffoquer les morts. Difficile de rester dans ce bar plus d’une demi-heure.  

Les cocktails et shots. La carte affiche pas moins de 600 shots différents à 2€ chacun.  Il suffit d’atteindre le bar (ce qui n’est pas une mince affaire), puis de demander au bartender de laisser libre champ à son imagination. Le bar cultive son goût pour le spectaculaire et les effets pyrotechniques : comptoir enflammé au chalumeau, mixtures bouillonnantes et parfois même quelques surprises comme le Monica Levinsky (âme sensible, s’abstenir).

Ce soir-là, nous avions pris un Harry Potter, un Chupitos et bien d’autres dont les noms m’échappent aujourd’hui. Mes souvenirs fugaces :

- une chips saupoudrée de tabasco à avaler avant de boire le shot,

- les vapeurs d’alcool du shot à sniffer,

- le trempage de pouce dans un shot pour que la serveuse puisse y mettre le feu à l’aide d’un briquet. Il faut alors rapidement sucer son pouce puis prendre le shot.

Vous pouvez également vous laisser tenter par les cocktails servis en litrons (12 €) comme le Bayer Leverkusen ou encore le Jordi. Le contenu de ces cocktails reste un mystère, même la serveuse ne les connait pas.

Une demi-heure après. Raide mort, ces shots sont particulièrement traitres. Très sucrés, ils encouragent à la surenchère mais leur effet peut être dévastateur.

Faut-il y aller ? Pour le folklore plus que pour la qualité « gustative » des shots et cocktails.

Espit Chupitos, Carrer Aribau 77, Barcelona

ouverture récente à Paris au 117 rue Saint-Maur, Paris 11

Critique : Bar Impérial de l’Hôtel du Palais, Biarritz. Palace.

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Depuis Mai 2011, l’Hôtel du Palais à Biarritz a rejoint le cercle très fermé des Palaces français. Cet édifice, à l’origine résidence d’été de l’impératrice Eugénie – épouse de Napoléon III – est une réussite architecturale incontestée. De style Baroque avec ses façades ocres, le palace dispose d’une vue admirable sur la baie de Biarritz. On y accède après avoir franchi les imposantes grilles d’enceinte, passé l’aire de putting et entraperçu la piscine.

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L’intérieur. Le Bar Impérial surplombe le restaurant La Villa Eugénie et sa très belle salle. Des motifs pompéiens viennent orner les colonnes et les rideaux épais.  Les palmiers et autres plantes vertes apportent une touche Belle Epoque, complétée par les douces mélodies du pianiste.

La carte du bar. Les cocktails s’affichent à 16 € tout comme la coupe de champagne, les sodas à 7 €, le thé à 6 € et le café à 5 €. Pour combler les petits creux, des clubs sandwiches (26 €) et pâtisseries (10 €) sont également proposés.

hotelpalaisbiarritz3.jpgLes cocktails. Divins et exécutés d’une main de maitre par le bartender. L’Alexander et l’Irish Coffee arrivent à point nommé après une dure journée de labeur passée à compter les surfeurs risquant leur vie sur la Grande Plage, face au casino.

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La clientèle. Sortie tout droit de Jumanji. L’écriteau « pour le diner, le port de la veste est demandé » ne leur aura pas mis la puce à l’oreille. Voici donc des armadas de « Borat » déguisés en nouveaux riches, des ados en basket et des rombières en villégiature plus proches du monstre marin que de la créature sylphide. Quelques touristes, amoureux et notables viennent compléter cette jungle basque.

Le service. Professionnel et forcément palace.

Bar Impérial de l’Hôtel du Palais, 1 Avenue de l’Impératrice, Biarritz

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