Archive | Branché Flux RSS de cette section

Critique : L’Institution Lyon. Déco Garcia et excellente cuisine

L'Institution Lyon 1

En bon parisien, je ne peux qu’apprécier la rénovation de fond en comble du Bar Américain ; lieu poussiéreux qui avait sacrément besoin d’une cure de jouvence. Exit le bar ouvert en 1864 et son confort digne d’un Hippopotamus, et place à l’Institution qui porte un nom prédestiné.

La déco. Tout naturellement, la décoration a été confiée à l’inénarrable Jacques Garcia qui imprime de sa patte la salle toute entière : un style Napoléon III avec ses boiseries noir et or, ses fauteuils molletonnés décorés d’un drapé de soie japonisant au dos, des voilages foncés et une moquette mauve moelleuse. Certains murs sont recouverts de  peintures marouflées à partir de photographies d’époque représentant Lyon. Mais des lustres décalés en forme de réacteurs de fusées viennent rompre le classicisme de la salle. L’établissement propose également toute l’année 2 sympathiques terrasses  totalisant 120 places.

L'Institution Lyon 2

La carte. Le propriétaire Frank Delafon, talentueux restaurateur de 37 ans, a souhaité une carte riche où chaque client pourrait trouver son bonheur. La carte se décline en 3 principaux thèmes : les spécialités lyonnaises (saucisson chaud à 16,5 €, quenelles de brochet à 19 € par exemple), des classiques de brasserie (club sandwich, salade Caesar, cheese burger ou encore tartare de bœuf entre 13,5 € et 19,5 €) et des plats plus élaborés (magret de canard, foie de veau, lomo de cochon, pavé de cabillaud aïoli ou même fricassé de joue de lotte entre 23,5 € et 28,5 €). Côté desserts : tarte praline, sablé breton, trianon au chocolat ou baba au rhum viennent égayer les papilles pour 8 €. Pour les indécis, deux menus s’offrent à eux : le « Lyonnais » à 28 € et « L’institution 1864″ avec entrée/plat/dessert à 42 €.

L'Institution Lyon 3

La dégustation. Le magret de canard entier propose une viande de qualité venant de la boucherie La Rhodanienne à 50 mètres. La bête est accompagnée d’une sauce jouant le cluster sucré / salé (23,5 €). Le repas se poursuit avec un trianon au chocolat très réussi et un opéra au thé vert matcha plus anecdotique.

Les liquides. Une belle carte de vin avec des bouteilles s’affichant entre 30 et 50 €. Le Saint-Joseph Louis Chèze 2007 à 36 € s’apprécia jusqu’à la dernière goutte.

Faut-il y aller ? Bien sûr, L’Institution c’est un peu la famille Costes qui aurait débarqué sans prévenir dans la capitale des Gaules.

L’Institution, 24 rue de la République, Lyon 2

Critique : Mokus l’Ecureuil. Burgers à Trocadéro

Mokus Ecureuil 1

Ce n’est un secret pour personne, en termes de Gastronomie, le quartier Trocadéro est un véritable no man’s land. Alors lorsqu’une nouvelle adresse s’ouvre avenue Kleber, on s’emballe en espérant que ces idées reçues soient enfin contredites.

L’adresse s’appelle Mokus l’écureuil. Ouvert en octobre 2014, en lieu et place de l’abominable White Café, le restaurant a rapidement su trouver ses marques. Le propriétaire, Eddy Benezet (La Rotonde de la Muette, Roméo Victor Hugo, La Gauloise ou encore Le Coq Trocadéro) nous propose un cadre ouvertement inspiré par les restaurants de chaines américaines ou londoniennes. Mais « chaine » ne rime pas forcément avec malbouffe même si notre pays a cette fâcheuse tendance à transformer des concepts pionniers comme Pizza dell’Arte, le Paradis du Fruit ou encore Hippopotamus en gargotes ringardes, servant leurs produits sous vide en bord de rocades et centres commerciaux. Heureusement Mokus l’écureuil s’est plutôt inspiré de concepts comme Pizza East que l’on retrouve dans plusieurs quartiers branchés de Londres.

Mokus Ecureuil 3

Le décor. Industriel avec ces conduits d’aération serpentant sur un plafond floqué, ce sol brut de béton recouvert d’une confortable moquette, ces grandes tables d’hôtes en bois sombre et ces boxes accueillant les familles nombreuses. La mise en lumière n’est pas en reste avec des néons en forme de lettres et des lampes de bibliothèque posées sur les tables. Ce « diner » moderne et cosy évite l’écueil du décor fifties rose bonbon dont plusieurs chaines raffolent actuellement comme le Memphis Coffee en province.

La carte. Antipasti, pizzas, carpaccio à 16-18 €, pasta al forno à 13 €, hamburger à 15-17 € et desserts à 6-8 €.

Mokus Ecureuil 5

Les produits. La cuisine joue la carte de la transparence avec des pizzas faites maison et des burgers réalisés à la commande. Le Burger Americano (bœuf Aubrac, tomates, iceberg, ketchup maison) est irréprochable : viande de qualité à la cuisson parfaite, frites croustillantes, ketchup légère. Les desserts proposés concluent sur une dernière note réussie (glaces, pizza Nutella ou encore tiramisu).

Le service. Jeune et décontracté, avec des garçons hipsters qui vous servent à la new yorkaise.

Mokus Ecureuil 4

Faut-il y aller ? Après avoir bravé le froid en attendant que Dame Tour Eiffel accepte de clignoter à heure fixe, il est bien agréable de venir se réchauffer le cœur avec un bon burger dans un lieu cosy.

Mokus l’écureuil, 116 avenue Kleber, Paris 16

Critique : Le Dôme Villiers. Thierry Bourdoncle à l’oeuvre.

Le Dôme Villiers 4

Rouvert en Juillet 2014 après plusieurs mois de travaux, le Dôme Villiers offre l’une des plus agréables terrasses parisiennes de Paris dans un quartier agréable à vivre, à quelques encablures des rues de Lévis et des Dames.

L’adresse a été reprise en 2012 par Thierry Bourdoncle, le magnat aveyronnais propriétaire d’une trentaine d’établissements à Paris dont le Paris – London à La Madeleine, la Palette à Saint-Germain des Près, le Hibou au carrefour de l’Odéon, le Pub Saint-Germain, le Mabillon, le Café Charlot, le Café Français à Bastille, le Dôme Saint-Paul ou encore le Scossa. Habituellement discret, l’homme d’affaires s’est fait remarquer l’année dernière en rachetant l’épouvantable Sénéquier à Saint-Tropez. Espérons qu’il saura lui redonner ses lettres de noblesse.

Le Dôme Villiers 2

La déco. Un savant mélange de styles anglais et cubain dans un environnement sombre et marqué par la présence de belles boiseries. Anglais avec ce bar ouvert jusqu’à 2h du matin, à l’éclairage mordoré rappelant les bars speakeasy tels qu’ils en fleurissent à Londres et à Paris. Cubain, pour ses murs couleur rouge brique et ses ventilateurs suspendus au plafond.

A l’extérieur, une triple terrasse donnant sur la Place, l’avenue de Villiers et la rue Lévis est le spot idéal pour « chiller » au soleil. Elle permet surtout de s’y attabler toute l’année grâce à un système ingénieux de radiateurs et un très chic store mécanique donnant un joli aspect industriel.

Le Dôme Villiers 3

La carte. Bien calibrée mais un peu chère. Plats entre 20 et 45 € (noix de saint jacques à 26 €, tartare de bœuf à 20 €, classique bacon cheeseburger à 22 €, paillard de poulet à 22 €, filet de bœuf à 36 €, côtelettes d’agneau à 30 € ou encore entrecôte Hugo Desnoyer à 45 €). Les appétits d’oiseau pourront se reporter sur les salades (16 à 20 €), les pizzas rectangulaires (20 €) ou partager une planche de charcuterie (18,5 €).

Les plats. Le pain servi en début de repas est souvent annonciateur de la qualité des plats à venir. Ici l’excellent pain a rempli cette fonction puisque le reste du repas fut tout à fait réussi. D’abord avec ce cheeseburger offrant une viande de qualité, des frites croustillantes et un pain moelleux. Ensuite avec ce plat du jour (filet de lieu) bien cuit accompagné d’une sauce au beurre légère et de légumes croquants. Les produits sont de qualité.

Le Dôme Villiers 1

Les desserts. Un choix plutôt restreint mais cherchant tout de même à sortir des sentiers battus : tarte tropézienne à 11,5 €, pavlova poire chocolat à 11,5 € ou encore nougat de la maison Sénequier  à 12,5 €. La pavlova, dessert à base de meringue nommé en l’honneur de la ballerine russe Anna Pavlova fut une belle surprise. Même si le dessert s’éloignait se sa stricte définition en manquant quelque peu de meringue, il offrait une légèreté étonnante proche d’un Merveilleux. Cependant le doute m’envahit quand je découvris que le centre était étonnamment froid ; le dessert serait-il surgelé et industriel ?

Les liquides. Des bouteilles à partir de 30 €, des carafes de 50 cl entre 20 et 30 € et des verres entre 5 et 8 €. Carafe de Pays d’Oc honorable.

Faut-il y aller ? Pour boire un verre, pour grignoter ou pour un diner romantique sur fond de musique jazzy, Le Dôme se savoure à tout instant de la journée.

Le Dôme Villiers, 4 avenue de Villiers, Paris 17

Critique : Le Faust : terrasse, restaurant et clubbing au pont Alexandre-III. Berges Seine Rive Gauche.

Le Faust 1

L’attente fut longue. Plus de deux ans de travaux pour transformer cet ancien squat associatif en haut lieu de la vie parisienne. En 2013, la terrasse avait marqué le préambule de cette belle réussite. Fin août 2014, c’est au tour du restaurant de faire son ouverture avant l’inauguration de l’espace clubbing. Situé à quelques mètres des bars de plage Le Flow et le Rosa Bonheur, le Faust doit son succès programmé au businessman iranien des nuits parisiennes Addy Bakhtiar (déjà propriétaire du Showcase en face) et à l’architecte Didier Faustino qui a conçu sur près de 2 000 m2 cet espace étonnant.

La terrasse et les apéros chics. Il s’agit probablement de la plus belle terrasse de Paris, offrant une vue imprenable sur le pont Alexandre III, ses dorures et sa peinture taupe. Installée sur des chaises en rotin, la jeunesse dorée se réunit tous les soirs pour siroter quelques bouteilles de rosé et de champagne. Le jeudi, le lieu accueille les jeunes cadres pour des Apéros Chics sur fond de musique électro bien calibrée. On regrettera cependant de devoir partir au front pour trouver un tabouret ou une chaise, dans l’indifférence la plus totale du personnel. Le vendredi et samedi soir, l’ambiance devient guinguette avec le bateau bistrot Alexandre III amarré en face, invitant une clientèle plus variée à guincher.

Logo-Faust1

La carte et le service. Le jeudi, le concept est un peu roots : on fait le service soi-même, on boit le rosé dans des verres en plastique, et on grignote de la charcuterie dans des assiettes en carton (19 € et digne d’une kermesse de village). Le tout bien entendu pour le même prix que les autres jours. Le service étant de 15%, ne devrait-on pas payer 15% de moins le jeudi ? Les autres jours, le service est d’activité mais au vu de leur rapidité, on finit par regretter de ne pas pouvoir se servir soi-même.

Le restaurant. Le directeur de salle qualifiait en Mai les tarifs de la brasserie « d’accessibles » en réponse à la maire de Paris qui s’inquiétait des prix qui seront pratiqués par l’établissement. Les vœux pieux de Mme. Hidalgo n’ont pas été entendus ; les plats de la carte s’affichent tout de même autour de 30 – 35 €, laissant les « sans-dents » sur le bord du trottoir. La salle de 150 couverts, dans une ambiance particulièrement réussie, est dirigée par le chef étoilé Christophe Langree (ancien chef à Matignon).

Le Faust 2

Le système de réservation. J’ai voulu tester le week-end dernier le restaurant avant de me faire imposer le désormais célèbre diktat parisien du « 19h ou 21h45 ? ». Pris d’un doute, j’ai jeté un coup d’œil à la salle vers 21h. Ô stupeur, les trois quarts du restaurant étaient vides ! Les politiques de réservation des restaurateurs commencent sérieusement à m’irriter. Quel est l’intérêt de refuser des clients pour faire croire que le restaurant est victime de son succès si la salle est déserte ? Espérons que de telles pratiques commerciales ne voueront pas les dirigeants à la Damnation.

L’espace performatif. Il faudra encore attendre quelques mois avant de découvrir un espace « performatif » où seront organisés des concerts et soirées clubbing, le tout orchestré par Charaf Tajer et John Whelan déjà derrière le Pompon à Pigalle.

Le Faust, culée du Pont Alexandre III, côté Rive Gauche, Paris 7

terrasse ouverte jusqu’à 2h du matin

Critique : Bar Au très Honoré, THB Place du Marché St-Honoré.

THB 1

En lieu et place de l’ex Barlotti géré par le groupe George V Eatertainment (Buddha Bar &co), Au Très Honoré s’est installé dans cet immense lieu de vie de la Place du Marché Saint-Honoré. Les anecdotiques cuisines italiennes modeuses ont été balayées par une carte de brasserie plus conventionnelle dans un décor revisité.

A la tête du restaurant, Jean-Pierre Lopes, Thomas Delafon et Stéphane Courteaux, déjà propriétaires du Père & Fille et de la Plage Parisienne ont confié la décoration à Anne – Cécile et Agnès Comar. Ces dernières ont sublimé le désormais célèbre atrium en mettant à l’honneur des fresques signées Kat Menschik, le tout dans un décor champêtre.

THB 2

Au sous-sol, un bar à cocktails – le THB pour les intimes – dont la décoration a été confiée à Alexis Mabille, fait courir le tout Paris. Le lieu fait référence aux boudoirs des années 20 avec de grands drapés Empire, un beau parquet en bois sur lesquels sont disposés des tapis, et une atmosphère feutrée apportée par l’éclairage tamisé et les canapés en velours.

Chose rare, le lieu évite le sectarisme de l’âge en accueillant une clientèle très hétéroclite allant de 20 à 60 ans. Hormis les soirées excentriques « Music Hall » du mercredi soir, la musique électro savamment mixée est de rigueur dans l’établissement.

THB 3

La carte de cocktails (14-15 €). Breuvages abordables et délicieux avec ce fameux Bijou (gin Bombay Sapphire, chartreuse verte, vermouth Dolin et orange bitter truth), ou encore le Bisou Bisou (gin Hendricks, menthe fraiche, gingembre, jus de citron vert et champagne) sans oublier le Cardigan (tequila, Cointreau, framboises fraiches, purée de citron vert et piment d’Espelette).

Le snacking. Courte carte de fingers food à tester avec ce tarama truffé et ses mini-blinis à tomber par terre (12 €) et ces petits calamars croustillants accompagnés d’une sauce tartare (11 €).

Faut-il y aller ? Vous en doutiez encore ?

Au Très Honoré, Place du Marché Saint-Honoré, Paris 1

Critique : Bar L’Alcazar. Rue Mazarine.

4f216048bb91d_restaurant_paris_alcazar_resto1

L’Alcazar est une de ces adresses germanopratines qui semble intemporelle. Ancien cabaret ouvert en 1968, l’Alcazar fut repris en 1998 par Sir Coran pour le transformer en restaurant-bar lounge. Terence Conran à qui l’on doit Habitat et le Conran Shop a transformé le 62 rue Mazarine en véritable temple des soirées parisiennes. Le cadre chic de l’établissement s’adapte parfaitement à l’organisation de soirées évènementielles, diners spectacles et soirées dansantes.

4f217ac386ad5_restaurant_paris_alcazar_fetes10

Dominé par une verrière de 12m de hauteur, l’établissement dispose d’un restaurant au rez-de-chaussée et d’une brasserie/bar en mezzanine. Du 1er étage, on observe la clientèle diner tout en sirotant un verre (12-13 €). Le bar est l’un des repères favoris des cougars en quête de jeunes éphèbes mais l’ambiance reste bon enfant, sur fond de musique gentiment disco/electro. Un lieu à redécouvrir au hasard de vos pérégrinations parisiennes.

L’alcazar, 67 rue Mazarine, Paris 6

fermeture à 1h du matin

Critique : Miss Ko. Starck et fusion food sur l’Avenue George V.

  12-MissKo_002_430

Ouvert en début d’année, Miss Ko est ce genre d’adresses habituellement adoubées par des critiques consensuelles de journaux et blogs parisiens. Pourtant cette fois-ci, la presse s’est unie en véritable symposium de la branchitude pour dénoncer cet établissement avec une virulence parfois excessive.

Miss Ko avait pourtant joué la carte de la sécurité en confiant sa déco au célèbre designer Starck plutôt habitué aux descriptions hagiographiques qu’à la vindicte populaire. Certains lui reprochent ici un gloubi goulba de références asiatiques et un joyeux recyclage d’idées déjà-vu ici et là. D’autres troquent les flagorneries habituelles pour des critiques acerbes dénonçant un travail brouillon.

Le résultat est pourtant réussi avec cette salle de 500 m2 transformée en temple urbain de la hype. Paris souffrait de l’absence de ce genre d’adresses si courantes à New York, Hong Kong ou encore Bangkok et Miss Ko s’inscrit parfaitement dans cette mode internationale.

15-MissKo_002_862

La salle. A mi-chemin entre le Kong et Bon avec sa déco foutoir où le bar de 26 m de long trône au milieu de la salle tel un podium de défilés. L’univers créé est finalement très visuel : des ombrelles accrochées à une barre de néons recréent l’atmosphère des marchés de Bangkok, des visages s’animent sous forme d’hologrammes, des chaines d’informations passent en boucle sur le comptoir du bar et une fresque monumentale de l’artiste David Rochline attise la curiosité avec ses personnages fantasmagoriques. De quoi donner un sacré coup de vieux au Buddha Bar et sa clientèle vomie par des cars entiers de touristes égarés.

La carte. La cuisine n’est finalement qu’accessoire, elle n’a pas la prétention de déranger l’atmosphère des lieux. La carte fusion food nourrit des appétits distraits : bobuns, tataki, yakitori, etc. La variété des plats est à l’image du fatras visuel et auditif de la salle. Mais les prix sont étonnamment raisonnables pour ce genre d’adresses à deux pas des Champs-Elysées. Finis les plats à 30-40 € des Costes & Co et place à une carte dans les 20-30 €.

08-MissKo_001_352

Les plats. Burgers, yakitoris, pavés de thon, tataki de boeuf ou encore tartare de saumon s’affichent entre 18 et 29 €. Pour jouer la sécurité, préférez le Bo Bun Chic à 19 € d’un bon rapport qualité-prix.

Les desserts. D’inspiration française mais revisitée avec des produits asiatiques comme ce cheesecake yuzu aux fruits rouges ou encore ces beignets japonais (8-10 €). La crème brulée à la citronnelle servie avec sa glace thé vert matcha (8 €) aurait pu être excellente (8 €) si le chef n’avait pas incorporé de lait dans sa glace ; il la rend trop pâteuse et vient dénaturer le subtile goût du matcha.

Les cocktails. A trop vouloir chercher l’originalité on finit par servir des breuvages franchement ratés (12-13 €) voire imbuvables comme ce mojito où la menthe fut remplacée par du basilic thaï. Le Japanese Punch s’en sort mieux avec son mélange de saké, liqueur de yuzu, cognac, sucre de canne, porto et sirop de framboise qui rappelle le goût du Pimm’s Champagne.

01-MissKo_001_123

Le service. Adorable si vous êtes dans la clientèle target. Sinon, indifférente.

La clientèle. A l’image des Champs-Elysées ; on flirte toujours avec la ligne rouge qui sépare la clientèle hype de la vulgarité décomplexée.

Faut-il y aller ? Oui pour découvrir cette salle hallucinante en plein cœur de Paris. Certains regretteront peut-être le volume sonore de la programmation musicale pourtant excellente qui n’autorise que difficilement les longues tirades philosophiques.

Miss Ko, 49-51 Avenue George V, Paris 8

Rooftop Il Bar – La Rinasecente Milano. Devant le Duomo.

Rooftop Il Bar - La Rinasecente Milano. Devant le Duomo. dans Bars & Cafés rooftop-rinascente-milano-1

drapeau-francais-jpg1-150x91 dans Branché Milan est une ville hybride. Destination idéale pour un week-end shopping depuis Paris, elle est également un passage obligé pour tous les touristes partant découvrir l’Italie en road trip. En quelques années la ville s’est métamorphosée avec une rénovation massive de ses bâtiments les plus emblématiques et la reconversion des anciens quartiers malfamés des Canaux (les fameux navigli)  en temple de la dolce vita.

Le soir, toute la hype milanaise se réunit au rooftop de La Rinascente, le department store équivalent à nos Galeries Lafayette, pour siroter quelques cocktails sur fond de musique lounge. Le défilé de mode est permanent et se joue en version internationale : les gens sont chics emmitouflés dans leurs vêtements de marque.

rooftop-rinascente-milano-3 dans Rooftops

La carte des boissons. Des cocktails à 13-15 € et des verres de vin à 12 € accompagnés d’une série de trois finger food tous aussi réussis les uns que les autres : mozzarella, tramezzini, fritures de légumes etc. Les plus affamés pourront compléter la prestation par une carte de snacking plus fournie.

Le cadre. Les clients jouissent d’une vue époustouflante sur le Dôme tout proche, installés sur des banquettes style « Plages de Pampelonne », le snobisme du service en moins.

Faut-il y aller ? Absolument, votre sac Chloé et vos chaussures Jimmy Choo méritent mieux qu’une vulgaire terrasse bondée sous le Corso Vittorio Emanuelle II.

rooftop-rinascente-milano-2

italie1-150x99 Milano è una città sempre in movimento. Une destinazione ideale per un week-end da Parigi o per chi vuole scoprire l’Italia con la macchina. In pochi anni, la città si è trasformata con il restauro dei principi edifici più emblematici e la riconversione del quartiere dei Navigli in modo più romantico.

La sera, si ritrova la hype milanese al rooftop della Rinascente, per sorseggiare un cocktail con musica lounge. Il bar è una vera sfilata di moda internazionale : la gente è chic, imbacuccata nei costumi di marca.

Le bevande. Cocktails a 13-15 € e calici di vino a 12 € accompagnati da finger food : mozzarella, tramezzini, frittate di verdure ecc. I più affamati potranno dare un’occhiata al snacking.

L’ambiente. I clienti godono di una vista sbalorditiva sul Duomo, seduti sulle banchine stile « Piaggie di Pampelonne », senza lo snobismo dei camerieri.

Ne vale la pena ? Certamente, la vostra borsa Chloé e le vostre scarpe Jimmy Choo meritano di meglio, dimentica la volgare terrazza piena di turisti nel Corso Vittorio Emanuelle II !

Il Bar, La Rinascente, Piazza del Duomo 3, Milano   

 

Critique : Bar le Qu4tre, Buddha Bar Hotel Paris.

Critique : Bar le Qu4tre, Buddha Bar Hotel Paris. dans Bars & Cafés buddha-bar-hotel-paris-1

On connaissait le Buddha Bar comme temple des soirées branchées rue Boissy d’Anglas sur fond de compile musicale éclectique. Le revoilà dans un registre moins connu ; celui du boutique hôtel design à la déco néo-asiatique. Le rendez-vous est pris au 4 rue d’Anjou, mitoyen du très chic restaurant 1728. Fraichement ouvert, l’établissement s’est installé dans un très bel hôtel particulier. Aux beaux jours on imagine déjà la cour se transformer en agréable terrasse où diner sereinement.

Le bar. Branché mais pas branchouille. Comme se plait à le préciser le directeur de salle, ici on n’est pas chez Costes ; la courtoisie des serveurs n’est pas une option.

buddha-bar-hotel-paris-3 dans Branché

La déco. Savamment étudiée, le bar est grand, marqué par des tons rouges et ocres et décoré de statues cambodgiennes. En fond musical, virage à 360 degrés avec l’éternelle playlist ethno-asiatique remplacée par de la french touch électro. Au menu : électro swing, remixes déjantés de Brigitte Fontaine et reprises modernisées d’Alain Souchon. Cet éclectisme est plaisant.

La carte. Bien calibrée pour sustenter les appétits des mondains sans les ruiner. Verres de vin entre 9 et 13 €, bouteilles à partir de 27 €. Au rayon grignotage, comptez sur le club sandwich (16 €) ou encore le jambon pata négra (30 €). Sans oublier de terminer par les desserts (mousse au chocolat, tiramisu ou encore café gourmand à 12-16 €).

buddha-bar-hotel-paris-2

L’expérience. Service aux petits soins pour un drink très agréable. Une coupe de champagne, un verre de vin par là et un club sandwich parfait avec de belles frites croustillantes.

Faut-il y aller ? Sans hésitation, en espérant que l’endroit ne soit pas trop rapidement victime de son succès.

Buddha Bar Hôtel, 4 rue d’Anjou, Paris 8

Critique : Terrasse estivale du Shangri La. Bar & Tour Eiffel.

Critique : Terrasse estivale du Shangri La. Bar & Tour Eiffel. dans Bars & Cafés bar-shangri-la-1

Pour la première fois depuis son ouverture, le Shangri La propose durant tout l’été une nouvelle terrasse située au 1er étage de l’hôtel, attenante à ses salons de réception. Du 5 juillet au 8 septembre, l’hôtel s’associe à la maison de Champagne Bollinger pour offrir un écrin de luxe à sa clientèle avec vue directe sur la Tour Eiffel.

Le cadre. Une terrasse « mouchoir de poche » où les places se font désirer par une clientèle impatiente de découvrir le nouveau spot de l’été. Malheureusement le bar est victime de son succès et il n’est pas rare de se voir refuser l’accès. Mais en arrivant dès l’ouverture à 17h, vous pourrez espérer accéder au 1er étage, traverser les magnifiques salons de réception de l’ancien hôtel de Roland Bonaparte puis de décrocher une table (il n’y en a qu’une petite dizaine).

bar-shangri-la-paris-2 dans Branché

La vue. Les photos rappellent à quel point ces dernières peuvent parfois être trompeuses. La vue sur la Tour Eiffel n’est que partielle et la Dame de Fer fait sa mijaurée en ne se laissant que difficilement entrapercevoir.

La carte. Réduite à peau de chagrin avec bien sûr du champagne (24 € la coupe de brut, 29 € en version rosé puis bouteille à partir de 140 €), mais aussi des vins au verre (17-25 €) et des cocktails champagne à 25 €. Mention spéciale au Mi Amor, mélange de champagne, St-Germain, sirop de rose et cranberry rappelant le Ispahan de Pierre Hermé en version liquide. Des tapas sucrés et salés viennent compléter la carte : houmous ou caviar d’aubergines délicieux à 12 € accompagnés de gressini, et jambon pata negra/melon à 18 €.

bar-shangri-la-3 dans Luxe

Les plus. Un spot branché typiquement parisien où déguster des cocktails originaux. Un cadre grandiose malgré la vue sans grand intérêt.

Les moins. Une terrasse gangrénée par une clientèle « cracra » logeant à l’hôtel et sortant le combiné short de treking/basket de rando comme s’ils appliquaient au pied de la lettre l’accroche commerciale de McDo « Venez comme vous êtes ». Heureusement, les cols blancs parisiens venus siroter un cocktail à la sortie des bureaux viennent corriger l’impair.

Terrasse du Shangri-La, 10 Avenue d’Iéna, Paris 16

Tous les jours, du 5 juillet au 8 septembre,  de 17h à 23h,

DJ tous les jeudis et vendredis du mois de juillet

1234

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl