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Critique : Le Mood Champs-Elysées.

Critique : Le Mood Champs-Elysées. dans Branché le-mood-1

Parmi la jungle des promotions proposées par le site de réservation en ligne La Fourchette, il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. La technique demande de la dextérité, surtout quand l’offre est aussi abondante qu’un jour de soldes chez Primark.

Dernière pioche en date : Le Mood. Situé dans un immeuble à l’angle de l’Avenue des Champs-Elysées et de la rue Washington, le restaurant-lounge fait partie de ces lieux hybrides qui sont tout et rien à la fois : boite de nuit au sous-sol, bar au rez-de-chaussée, restaurant à l’étage. A trop vouloir s’éparpiller, on finit par exploser en plein vol.

Le restaurant. Atmosphère un brin clinique dans cet écrin de design et de déco archi revue qui relègue rapidement la salle à un showroom Conforama avec ses lampions d’inspiration vaguement asiatiques et ses posters marouflés aux murs. Ce soir-là, le restaurant peinait à se remplir et les heureux détenteurs de la promotion La Fourchette ne suffirent pas à rendre la soirée folichonne.

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La carte. Une carte très orientée « world cuisine », ennuyeuse et résolument « années 2000″. La carte se morfond dans une banalité déguisée, à des prix wahou (pas de plats avant 28 €). Au menu, cœur de rumsteak, filet de bœuf sauce foie gras, émincée de volaille marinée façon thaï, canard laqué au miel ou encore mi cuit de thon nouilles chinoises.

Les plats. La côte de veau était peut être correcte, mais elle ne faisait pas sursauter les papilles. Les pommes grenailles assuraient le service de représentation minimum. Quant au canard laqué au miel, légumes sautés au wok, riz gluant : transparent, les saveurs étaient au point mort.

Les desserts. De même acabit, tout a fait correct mais extrêmement banals.

Faut-il y aller ? Le Mood prouve bel et bien que la « branchitude » ne s’apprend pas. Tandis que cette sauce prendrait à coup sûr chez Costes, où le client se sentirait rapidement entrainé dans le rythme du service, ici, on s’ennuie comme des rats morts prêts à piquer du nez au fond de son assiette. Heureusement, l’addition salée est sommée de nous réveiller !

Le Mood, 114 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8

Critique : Café Kousmichoff. Kusmi Tea Champs-Elysées.

Critique : Café Kousmichoff. Kusmi Tea Champs-Elysées. dans Branché cafe-kousmichoff-1

Qu’il est loin le temps où les produits Kusmi Tea n’étaient vendus que dans des épiceries spécialisées comme celles du Bon Marché. Rachetée en 2005 par Sylvain Orebi, la marque en sommeil a bien décidé de devenir le leader mondial du thé. Pour ce faire, la marque multiplie les ouvertures de boutiques (rue de Seine, Champs-Elysées, Avenue de l’Opéra), créé des corners dans les Grands Magasins et confirme sa présence dans les centres commerciaux (Beaugrenelle, Saint-Lazare).

Depuis décembre 2012, Kusmi Tea fait découvrir à une clientèle étrangère son nouveau flagship sur deux étages. Les gourmands peuvent même déguster sur place les produits vendus en magasins, au Café Kousmichoff.

Situé au 1er étage, le Café est une vraie réussite visuelle pour tous les amateurs de décoration. Les architectes d’intérieur ont réussi à créer une atmosphère intime en reprenant l’esprit des appartements bourgeois parisiens avec ses grands volumes et ses parquets en chevrons. Mais modernisé, grâce à un mobilier design et son remarquable bar en marbre donnant à cet espace un esprit hybride à mi-chemin entre le salon de thé et le bar américain. Le salon de thé est so chic, serein et à mile lieux des Champs-Elysées et de leur mercantilisme nauséabond.

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La carte. La « faim » justifie les moyens : thé gourmand à 15 €, gourmandises venant tout droit de la Pâtisserie des Rêves entre 11 et 13 € et cookies Laura Todd à 4 €, pour les fauchés. La carte propose en outre l’ensemble des thés vendus en vrac dans la boutique à 7 €. Il est également possible de déjeuner en commandant des assiettes légères entre 24 et 33 € ou encore des spécialités russes (bortsch, pirojki ou koulibiac).

Faut-il y aller ? Moi blogueur, j’aime les thés Kusmi. Moi blogueur, j’aime les décorations d’intérieur chiadées. Moi blogueur, j’aime les contrastes « écrin de tranquillité » versus « torpeurs des Champs-Elysées un samedi après-midi ». Bref, j’aime cet endroit.

Café Kousmichoff, 71 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8

Critique : Grand Palais des Glaces. Patinoire et soirée clubbing.

Critique : Grand Palais des Glaces. Patinoire et soirée clubbing.  dans Branché grand-palais-des-glaces-2

Le Grand Palais nous offre jusqu’au 6 janvier, une de ses plus belles réussites événementiels avec sa patinoire géante et ses soirées clubbing. Je m’étais hélas préparé à l’apocalypse après avoir lu avec attention les commentaires déposés par des furibonds sur le compte Facebook de l’événement. Le scandale était dénoncé, les invectives pleuvaient : temps d’attente interminable (2h à l’extérieur puis 45 min pour obtenir les patins), patinoire devenant marécage, boissons hors de prix, …
Étant naturellement de nature râleuse, je m’étais préparé à sortir l’arsenal de la diatribe incendiaire. Et pourtant … La soirée fut tout simplement époustouflante.

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La queue. Remercions les impatients et les rabat-joies, ce fut la mutinerie générale, les curieux abandonnaient en cours de route la queue. Nous avons donc finalement fait 50 min de queue à l’extérieur puis 30 min à l’intérieur pour obtenir les patins après avoir un peu joué des coudes. Les patins sont en nombre limité pour ne pas dépasser la capacité d’accueil de la patinoire; il faut attendre qu’un patineur rende ses patins pour pouvoir à son tour rejoindre la glace.

L’ambiance. Absolument féerique avec une atmosphère irréelle et onirique : la boule à facettes géante brille de mille feux, la scénographie est particulièrement réussie avec des jeux de lumières bleu et ocre qui subliment la structure Eiffel. Un bar avec chaises en rotin façon jardin d’hiver permet aux non patineurs d’admirer la scène.

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La musique. L’ambiance est survoltée, les gens dansent au milieu de la glace sur une musique electro très hype (n’espérez pas entendre les derniers tubes commerciaux, la musique est éclectique voire même élitiste). La sono est incroyable, digne des meilleurs boites de Paname. On se sent pousser des ailes, endiablés par cette musique répétitive, un vrai kif !

La patinoire. Un joyeux fatras qui s’apparente à Châtelet en heure de pointe mais les patineurs commencent à libérer la glace vers minuit et jusqu’à la fermeture. La patinoire est grande mais la glace devient logiquement bouillie au fur et à mesure de la soirée avec l’eau qui finit par s’infiltrer dans les patins.

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Le bar. Le « plus » incontesté de la soirée directement accessible en patin et donnant un côté Grand Siècle à la soirée. Les consos sont relativement abordables : sodas à 3 €, verres de vin à 6 € et coupes de champagne Pommery à 10 €.

L’organisation. Le groupe événementiel Ludéric semble avoir très rapidement intégré les remarques de ses clients. La gestion est impeccable avec une signalétique efficace et un personnel aimable. Ne reste plus aux clients qu’à devenir civilisé (qu’il est pénible de se faire pousser par des pré-pubères comme si il y avait à la place des patins une distribution de Champomy !).

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Faut-il y aller ? Une coupe de champagne à la main en train de patiner sur une musique electro débitée par des enceintes wahou, dans le plus bel endroit de Paris. Il s’agit de l’un des rares événements parisiens où la file d’attente se justifie !

Grand Palais des Glaces, 3 Avenue du Général Eisenhower, Paris 8

jusqu’au 6 janvier 2013

Nocturnes clubbing jeudi, vendredi et samedi soir de 20h à 2h

Critique : Lo Sushi. Rolling Bar rue de Berri. Kong.

Critique : Lo Sushi. Rolling Bar rue de Berri. Kong. dans Branché lo-sushi-1

Depuis la déferlante manga des années 2000 et les péripéties nippones de notre illustre président Chirac, le Japon est un peu passé de mode ces derniers temps. Pourtant, les parisiens vouent toujours un culte incroyable aux sushis et aux rolling bars. Il est vrai que voir défiler ces petits morceaux de poissons se prélassant sur leur transat de riz est un spectacle fascinant. Lo Sushi, tenu par le même groupe que le Kong de la Samaritaine, joue la carte mode avec une déco résolument newyorkaise très 2000′s. L’entrée est remarquable avec ses très belles moulures au plafond et ses volumes.

La carte. Etonnant, le restaurant ne propose une formule que le soir. Pour 20 €, vous pourrez choisir 5 assiettes différentes en respectant un code couleur tout aussi compliqué que la lecture d’une notice de Linux. Au choix : une beige + une rose puis 3 autres assiettes sauf le violet et le gris. La pénombre dans laquelle est plongée le restaurant ne vous aidera pas dans cette tâche ardue de reconnaissance colorimétrique.

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Les plats. Tout à fait corrects avec les traditionnels makis, sashimis et autres sushis. Les ingrédients sont frais, la bière japonaise excellente. En fin de repas, le café/thé est compris dans la formule.

La clientèle. Les murs sans teints filtrent les curieux qui auraient eu l’étrange idée de venir en jean/baskets. Parfait, on y trouve toujours de la place.

Le service. S’inspirant bibliquement des frères Costes mais en laissant au placard le snobisme si cher à ces restaurants.

Faut-il y aller ? Absolument, les bonnes adresses ne sont pas légion autour des Champs-Elysées.

Lo Sushi, 8 rue de Berri, Paris 8

Critique : Rooftop Bar Hotel Pulitzer. Barcelone.

Critique : Rooftop Bar Hotel Pulitzer. Barcelone.  dans Bars & Cafés Rooftop-Hotel-Pulitzer-Barcelone-2

En quelques années, Barcelone a vu fleurir un nombre impressionnant de rooftop bars. Cette tendance est apparue en même temps que les grands hôtels de la ville se lançaient dans de grands travaux de rénovation, un par un.

Cette période faste de travaux permet aujourd’hui aux touristes de jouir d’une chambre confortable et design pour un budget compris entre 100 et 150 € la nuit (pour un hôtel de type 4 étoiles). Les toits de ces hôtels ont souvent été aménagés pour y accueillir une petite piscine et/ou un bar.  Difficile alors de dresser une liste exhaustive de tous ces rooftops barcelonais. En voici un, conseillé par Condé Nast – la célèbre maison d’édition publiant Vogue et GQ – le bar de l’Hôtel Pulitzer.

Le lieu. Terrasse en teck, mobilier chiné et bougies diffusant une douce lumière pour une ambiance surannée. En prime, une vue agréable sur la capitale catalane.

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La clientèle. Un joyeux melting pot incluant les clients de l’hôtel et les curieux de passage. De tous les genres, de tous les âges : en avant la musique !

La carte. Cocktails à 10 €, réussis et servis avec un sourire désarmant.

Hôtel Pulitzer, 8 Carrer de Bergara, Barcelone

Critique : Cabane Bambou, Plage Pampelonne, Ramatuelle. Restaurant.

Critique : Cabane Bambou, Plage Pampelonne, Ramatuelle. Restaurant. dans Branché Cabane-Bambou-Ramatuelle-4

C’est avec une mine dépitée que j’aborde le plus souvent les restaurants de plages. En franchissant le perron de l’établissement, j’en profite pour faire le deuil d’un bon repas en me promettant de confesser ce pêché gastronomique à la plus proche paroisse du quartier. Le restaurant de plage va souvent de pair avec un accueil glacial et pseudo branchouille,  sollicitant l’égo de quelques bachibouzouks s’égosillant devant un cadre qui leur rappelle un épisode de Secret Story. La Cabane Bambou ne tombe pourtant dans l’écueil de ces plages pédantes si chères à la Côte d’Azur, de Cannes à Saint-Tropez. L’accueil fut plutôt cordial.

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La plage. Les plages de Ramatuelle sont magnifiques, remarquablement préservées par la folie du bétonnage. L’eau y est ici transparente et les montagnes au loin rappellent que la végétation peut être luxuriante sur la Côte.

La carte. En accord avec le cadre : entrées à 15-28 €, tartare de bœuf à 21 €, escalope milanaise à 27 €, pavé de filet de bœuf à 28 €, coquelet à 21 €, côte d’agneau à 28 €. Côté poissons : filet de bar purée de pommes de terre crémeuse à 29 €, gambas à 27 €, poêlée d’encornets à 27 €. Risottos à 24-32 €, pâtes à 21-27 € puis desserts à 9-11 €.

Cabane-Bambou-Ramatuelle-3 dans Terrasse / Jardin

Les plats. Il est toujours intéressant de constituer de grandes tablées, elles permettent d’avoir un large éventail de la carte du restaurant. Ainsi, les tartares (nature ou à l’italienne) sont tout à fait louables, mais le bœuf gagnerait à être coupé plus finement. De son côté, le filet de bar est certes d’élevage mais l’ensemble se tient plutôt bien. La purée aurait pu être plus aérienne et les pommes de terre moins huileuses. Quant à la côte de bœuf pour 2 personnes à 90 €, elle ne présente à mon avis guère d’intérêt. Trop osseuse et trop nerveuse, la bête aurait également mérité une escorte plus renforcée que de simples champignons et pommes de terre.

Le service. 50 minutes pour obtenir 7 plats, il ne vaut mieux pas avoir de rendez-vous professionnels dans la foulée.

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Les boissons. Coca (5 €) servi en pression mais sans bulles. Cocktails à 12 €. Bouteille de vins à 31 €. Minuty Rosé à 45 €.

La plage. Après ce repas de nababs, direction le matelas loué à la journée (17 €). Musique électro-house en fond sonore et créatures sylphides au menu de cette après-midi ensoleillée.

Faut-il y aller ? Pour la plage, oui. Pour le restaurant, ce genre d’adresses ne laisse jamais un souvenir impérissable.

Cabane Bambou, Plage de Pampelonne, Ramatuelle

Critique : La Croisette et Rouge, restaurants La Baule.

Critique : La Croisette et Rouge, restaurants La Baule. dans Branché La-Baule

De passage à La Baule-Escoublac, je n’ai pu m’empêcher de tester quelques restaurants placés sur ma route. Je n’ai pas cherché bien loin, me contentant de diner à deux adresses situés sur la Place du Maréchal Leclerc, à deux pas de la plage : La Croisette et le Rouge.

La Croisette

La-Croisette-La-Baule dans Restaurants

Ambiance lounge dans ce restaurant moderne à la décoration intérieure soignée. L’adresse vaut surtout pour ses carpaccios servis deux fois à 15 €. La viande est de qualité et les frites délicieuses. D’autres pourront se laisser tenter par la formule « Retour de Plage » à 20,8 €, comprenant 7 huitres ou saumon fumé en tartare, suivis d’un double carpaccio ou d’une pizza Michel Angelo. Enfin, les desserts s’affichent à 5-7 €. La Croisette est finalement une agréable adresse où la terrasse sert d’observatoire pour reluquer les badauds sortant de la plage après un passage par la case Manuel, le célèbre glacier de La Baule.

La Croisette – Villa des Aulnes, 31 place du Marechal Leclerc, La Baule

Rouge

Rouge-La-Baule dans Terrasse / Jardin

Autre restaurant, autre ambiance. Situé en face de la Croisette, le restaurant Rouge se situe dans une belle maison traditionnelle, décorée de façon contemporaine et épurée. Si la terrasse donnant sur la rue est réservée aux boissons, les fumeurs pourront se sustenter de l’autre côté du restaurant, dans une terrasse plus confidentielle et à l’abri des regards indiscrets. La carte offre des plats variés : salades (14-17 €), carpaccios (12-17 €), des plats asiatiques (makis, sashimis, …) ainsi que des hamburgers bien fameux.
Si les plats ne font pas dans la finesse (comme ce Rouge Beef Hamburger à 14,9 € affichant sans complexe ses calories), ils conviendront aux appétits d’ogres. Service un poil long mais poli.

Rouge, 22-24 place du Marechal Leclerc, La Baule

Critique : Bar Lounge de l’Hotel W Opera. Cocktails Do it yourself.

Critique : Bar Lounge de l'Hotel W Opera. Cocktails Do it yourself. dans Bars & Cafés Hotel-Lounge-W-Opera

Depuis le 14 février dernier, Paris accueille un tout nouvel hôtel haut de gamme en plein cœur du quartier Haussmann – Opéra ; le W Hotel, appartenant au groupe Waldorf. Installé dans le même immeuble de rapport que l’Apple Store ouvert en 2010, le groupe mise sur le renouveau du quartier qui devrait d’ailleurs bientôt accueillir un Louis Vuitton en lieu et place de la Société Générale.

Pour l’heure, le rez-de-chaussée de l’hôtel est occupé par le bar W, au design épuré et branché. La nuit tombée, la lumière tamisée se diffuse à travers les murs grillagés en métal, et les tons rose pourpre se confondent avec le carrelage noir. L’adresse s’apprécie en s’installant au bar, pour voir œuvrer le barman jouant des shakers comme s’il sortait de Zavata.

La carte. Pas vraiment donnée avec des cocktails à 15-20 € et des snackings dans les 10-24 € dont un hamburger facturé à prix d’or : 24 €. Les assiettes de charcuterie n’ayant pas vraiment l’air très généreuses, nous nous contentâmes de boire un verre.

Le cocktail Do it Yourself. Le concept est amusant. Vous choisissez votre alcool – en l’occurrence le gin pour ma part – et vous passez de l’autre côté du bar pour faire vous même votre cocktail. Bien sûr, le barman vous coache pour éviter de transformer le breuvage en mixture abjecte : un peu de menthe par ci, de la cassonade par là et une bonne dose de gin selon mon envie du soir. L’as du cocktail en profite pour vous donner quelques conseils pour apporter vitalité et entrain à votre travail.

Le verdict. Toujours difficile d’évaluer son travail sans tomber dans la critique purement  subjective. Le cocktail me semblait tout de même fort réussi.

Faut-il y aller ? Paris peut parfois manquer de fantaisie par rapport aux autres capitales européennes. Cette pause cocktail ludique nous démontre le contraire. Courez-y !

Le Bar du W, 4 rue Meyerbeer, Paris 9

(pour apprécier l’ambiance du lieu, il vaut mieux attendre que la nuit soit tombée)

 

Critique : Bar de La Gare Muette. Branché et pas cher.

Critique : Bar de La Gare Muette. Branché et pas cher. dans Bars & Cafés la-gare

Le bar de la Gare fait figure d’exception dans le paysage de la branchitude parisienne. Située dans l’ancienne Gare de La Muette, le lieu pratique des prix fort raisonnables et propose en sus un cadre agréable et design. Repères à fils à papa du 16ème, le bar s’apprécie à la morte journée : le dimanche soir.

L’ambiance. La musique lounge plante le décor de cette atmosphère entre chien et loup rendue par un éclairage mordoré. Le sol est entièrement boisé et l’imposante bibliothèque en métal exhibe quelques objets chinés comme ces patrons d’horloges.

La carte. Rassurante avec des prix plutôt modérés pour ce genre d’adresses. Cocktails à 10,5 € et clubs sandwiches à 15 €. De quoi se sustenter un dimanche soir lorsque le frigo crie famine.

La dégustation. Le club chèvre (13 €) arrive rapidement avec ses grosses frites. L’idée de remplacer le poulet par du chèvre est tout à fait brillante. La salade d’accompagnement est excellente et les frites croustillantes. Le repas s’accompagne d’une crémeuse Pina Colada ou d’un kir cassis à 6 €. Il n’y aura eu que le dessert qui plomba l’addition : 11 € pour une charlotte banane, certes correcte mais quasiment aussi chère qu’un plat.

Le service. Attentionné et cordial.

Faut-il y aller ? Certainement, le quartier de la Muette ne possède pas beaucoup d’adresses de ce genre : à la fois bon marché, branché et bon. Qu’il est agréable de se sentir à Paris et de remarquer que même un dimanche soir, les gens ne peuvent s’empêcher de sortir !

Le Bar de La Gare, Chaussée de La Muette, Paris 16

Critique : Hôtel Costes, bar. Rue Saint-Honoré.

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Chez certains, la première expérience à l’hôtel Costes s’apparente à une profession de foi, un premier pas dans ce que d’autres appellent la quintessence du snobisme à la parisienne.

Voici l’antre de la branchitude, accessible au fond du couloir feutré de cet hôtel, le cœur névralgique de la mode où se dessinent les futures tendances. Située dans la très chic rue Saint-Honoré, l’entrée de l’hôtel est gardée par des garçons enfermés dans leurs rodomontades. La clientèle est belle, très cosmopolite, lookée de la tête aux pieds et se dirigent d’un pas toujours décidé vers le bar, ce véritable cabinet de curiosités où les belles plantes se côtoient.

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Tenues ultra courtes, sautoirs et talons aiguilles vertigineux de rigueur pour ces coccinelles. Les hommes resteront dans le classique : pantalon Ralph Lauren et cachemire Bompard. Les hype pourront cependant adopter un look plus preppy avec pantalons velours remontés laissant dévoiler leurs chevilles et mocassins à glands. Les plus téméraires tenteront même le sac Fred Perry.

La salle. Le restaurant se love dans de nombreux petits salons Napoléon III signés Jacques Garcia. En été les tables poussent jusque dans la cour italienne. Pour s’épargner l’addition dispendieuse du repas, le bar en léger contrebas permet de profiter avantageusement de cette atmosphère boudoir. La musique du bar est ultra glam, la réputation de la compilation Costes n’est plus à faire.

L’ambiance. On ne vient bien évidemment pas au Costes pour exercer ses talents de critique gastronomique, vous ne serriez que déçu voire agacé. L’expérience Costes se vit comme un diner spectacle où les spectateurs assurent eux-même la « commedia ». Bien sûr l’expérience est couteuse, mais comme tous les spectacles parisiens à la mode.

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Les prix. Démoniaques avec des verres de vin à 16 €, des bouteilles de vin débutant à 75 € et des cocktails à 19-23 € (sodas à 10 € mais on ne vient pas au Costes pour boire un coca).

Notre choix. Pour ne pas détonner avec le service snob, il faut savoir jouer dans le même registre et commander avec toute notre outrecuidance un verre de Sancerre et un gin tonic avec du Bombay Sapphire (20 €). L’humeur altière, la mèche rabattue en arrière d’un coup de tête décidé, il ne reste plus qu’à attendre le retour sur le podium de catwoman. Le vin est excellent, le gin servi en quantité aristocratique.

Deuxième round. Un verre de Chablis, un autre gin tonic puis une assiette de canapés au foie gras (29 €). Entre nous, la carte des finger food est d’une pauvreté affligeante : canapés au foie gras, canapés au saumon fumé (26 €), nems (27 €) et Saint-marcellin (14 €).

Une bonne demi-heure plus tard, les canapés arrivent goguenards. Visuellement les six canapés ont le format de billets de 5 €. Ils n’en n’ont heureusement ni le goût ni la texture, mais au moins la valeur. Pour le prix, le foie gras a la décence d’être excellent, servi avec du gros sel et du pain bien toasté. La prochaine fois, nous nous contenterons d’une bouteille de vin.

Hôtel Costes, 239 rue Saint-Honoré, Paris 1er

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