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Critique : Bar du Mini-Palais, la plus belle terrasse de Paris.

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Cette fin d’été, les soirées chics et branchées se jouent sur la terrasse du Mini-Palais. Esprit très Belle Epoque avec ses mosaïques murales, colonnades, fauteuils en osier et palmiers éclairés par des spots verts. En somme, l’endroit parfait pour siroter des cocktails doucereux autour d’encas bien choisis, et une coupe de champagne au bar Veuve Cliquot. A partir de 21h un pianiste accompagne cette délicieuse soirée de sonorités jazzy, propice aux discussions tardives et libérées.

Cocktails à 13 €, coupe de champagne à 16 €, sodas à 5 €

Le Mini-Palais, 3 Avenue Winston Churchill, Paris 8ème

Critique : Top of the Standard, Bar, New York Meatpacking District. Boom Boom Room.

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De tous les bars d’hôtels, celui-ci est sans doute le plus surprenant, le plus amusant et le plus washi-washa de tout ce qui peut exister à New-York ou ailleurs. Ce bar panoramique est installé au dernier étage de l’Hôtel The Standard, en plein cœur du nouveau quartier ultra-branché de New York : Meatpacking District. Ancien quartier où l’on emballait la viande, il ne reste plus aujourd’hui que de magnifiques immeubles industriels et une vieille voie ferrée, la High Line, reconvertie en promenade plantée. Depuis quelques années, le lieu attire les jeunes créateurs mais aussi les restaurants, bars et hôtels les plus branchés de la ville.

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Le bar, anciennement le Boom Boom Room, attire tout le gratin du show-biz : Madonna, Beyonce, Jay-Z etc. Une chose est certaine : impossible d’y rentrer si vous n’êtes pas une star. Alors comment faire partie des happy few ayant le privilège de voir ce haut lieu d’encanaillement ? Venir tout simplement entre 16h et 21h, où le bar est ouvert au « simple » quidam.

Le lieu. Le bar est imposant, dominé par un palmier en bois de noyer trônant au beau milieu de la salle. On se croirait sur un vieux paquebot filant vers l’horizon newyorkais. Les barmans, d’ailleurs habillés en marin, seraient les matelots de ce voyage un peu particulier. La vue est époustouflante : d’un côté l’Hudson et son port, de l’autre le Midtown et le Lower Manhattan. Le coucher de soleil est captivant, reflétant ses rayons sur les buildings voisins en briques.

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La carte. Cocktails à 18-20 $, verres de vin à 15 $, boissons chaudes à 7 $. Quelques grignotages également : burgers (18 $), frites (10 $) et desserts (14 $). Le Bourgogne aligoté (15 $) est divin, tout comme le Montbazillac (11 $). L’addition grimpe très vite vers des sommets dès qu’on s’échappe à quelques verres de plus. En rajoutant le Gratuity (service) de 18%, l’addition finit par être salée : 75 $.

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La clientèle. Fascinante dans sa démarche ultra branchée. Vers 18h, les sorties de bureaux viennent prendre l’after-work et le niveau sonore s’emballe. Talons stiletto, sacs de marque, lunettes de soleil estampillées des grands noms de la mode : tout y passe. Et pourtant, chose étonnante, le service n’est ni guindé ni puant. Rien de snob, service même aimable, vous vous rendez compte ?

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Comme toutes les bonnes choses ont une fin, vers 21h les inconnus sont reconduits à la porte. Un peu de ménage puis vers 23h, le Top of the Standard est prêt à recevoir les plus grandes stars du moment et devient l’un des clubs les plus selects de Big Apple.

Top of the Standard at Standard Hotel, 848 Washington St, New York

Critique : The Lobby Bar, Mandarin Oriental Hotel, New York.

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Depuis 2003, la chaine Mandarin Oriental s’est installée dans l’une des deux tours jumelles (230 m de haut) du Time Warner Center. Ce complexe qui accueille restaurants et magasins remplace l’ancien New York Coliseum démoli en 2000. Au pied de Columbus Circle, le palace dispose de magnifiques vues sur Central Park et la skyline newyorkaise.

Le bar. Perché au 35ème étage du building, The Lobby Lounge offre une vue éblouissante sur Central Park. Le panorama est encore plus somptueux au coucher du soleil lorsque la lumière joue les tons mordorés avec les arbres touffus.

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Le bar est conçu en amphithéâtre pour que tous les clients puissent profiter de la belle vue. Malheureusement, le lieu est surclimatisé et les courants d’air se faufilent entre les écharpes. La décoration austère n’ajoute rien à ce lieu déjà glacial.

La clientèle. Internationale et adoptant un dress code très smart casual.

La carte. Cocktails à 19 $, verres de vin à 14 – 20 $. Nous avons pris un cocktail Brumble et un verre de Pinot Grigio 2009. Le Brumble est un cocktail à base de gin macéré dans des fruits rouges et du citron. Les fruits étaient encore congelées, le cocktail noyé dans la glace (toujours cette manie américaine !). Je ne vous raconte même pas l’explosion acido-glacée dans la bouche lorsqu’on croquait dans les fruits. Le cocktail aurait pu être réussi s’il n’avait pas été aqueux et si mal dosé.

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Quant au verre de vin blanc, ce fut un désastre. En France, on râle parfois de se voir servir des verres de vin blanc tièdes, ici ils sont à l’inverse glacés. Une hérésie à vous réveiller les sinus, le froid anesthésiant totalement les saveurs du vin.

Service. Brut et impersonnel.

Faut-il y aller ? Entre la déco froide, la clim à fond les manettes, les boissons gelées, le service glacial et les prix givrés, on se demande comment faire pire. Finalement il ne manquait plus qu’une seule chose pour compléter le tableau : des amuse-gueules servis dans leur bain d’azote.

Mandarin Oriental, 80 Columbus Circle, entrée sur la 60th Street, New-York

Critique : 7th rooftop, terrasse Abbesses Terrass Hotel, Paris 18.

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Voici le dernier hotspot parisien dont tout le monde parle. Ancien restaurant le Diapason, la terrasse s’est reconvertie cette année en bar rooftop, à la new-yorkaise. Ouverte depuis le 1er avril, l’adresse est déjà victime de son succès. Le soir, à l’heure du coucher de soleil, comptez une bonne heure de « préliminaires » avant d’atteindre le 7ème ciel.

Le cadre. Il vous faut franchir le perron de l’hôtel et sourire au vigile, puis traverser la réception de l’hôtel pour atteindre l’ascenseur. L’accès au 7ème et dernier étage est un brin vieillot avec ses coffrages en bois clair décorant les murs, et l’ascenseur aurait besoin d’un sacré lifting.

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Ding Dong. Nous voilà au 7ème étage. Voici donc la fameuse terrasse tant commentée sur Facebook. Une dizaine de tables sont disposées sur ce toit aménagé, dont une poignée permet de profiter de la vue sur la capitale. Soyons honnête, le panorama n’a rien d’extraordinaire avec en ligne de mire le cimetière de Montmartre et l’immonde bâtiment Ibis. Je préfère nettement celui du Printemps et son bar sur caillebotis. Mais l’adresse est agréable surtout lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Pour la déco, il faudrait balancer ce kitchissime gazon vert en plastique, en total désaccord avec le genre que veut se donner l’établissement.

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La clientèle. Très « cosmo» dans la journée. Des familles avec enfants, des couples de touristes et des mannequins en devenir batifolant au soleil. Sans oublier les flambeurs du dimanche tout droit sortis d’un Carré VIP, préparant leur bronzage avant de chavirer à Ibiza cet été. En signe d’entrainement, les bouteilles de rosé coulent déjà à flots. Le soir, les espadrilles et ballerines grandissent et deviennent Louboutin, les visages se font plus fermés, les rictus crient bling-bling.

La carte. Verres de vin à 5-6 €, bières à 5 €, sodas à 6 € et cocktails à 14 €. En parallèle, une carte de snacking propose des risottos, carpaccios de bœuf et clubs sandwiches à 17 €. Mais aussi des desserts à 12 € et des assiettes de macarons (8 € les 4).

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Service. A la ramasse, perdu entre un cumulus et un cumulonimbus.

Faut-il y aller ? Comme écrit sur leur site internet, le 7th est « le tout nouveau concept du Terrass Hôtel ». Si vous cherchez du concept, celui-ci est plutôt réussi dans son genre.

Le 7th, Terrass Hôtel, 12 rue Joseph de Maistre, Paris 18ème

Ouvert tous les jours de 11h à 00h

Critique : Brunch chez Tsé, Porte d’Auteuil, 30 euros.

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La plupart des anciennes gares de la petite ceinture ont subi le même et triste sort : elles ont toutes été transformées en restaurant branché. La gare d’Auteuil n’échappe pas à la règle, et accueille le restaurant asiatique Tsé, appartenant au groupe Bertrand.

Après les travaux de rénovation de cet été, où le restaurant avait du fermer pendant plusieurs semaines, la salle est comme neuve. En été, deux terrasses sont courues de tout le quartier. La première, au 1er étage de la gare avec des tables serrées comme des sardines, et la seconde sur le trottoir fréquentée par une clientèle de quartier, bling bling mais pas trop, venue boire un verre (cocktails à 10 €).

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Le dimanche, Tsé propose un brunch sous forme de buffet. Le brunch connaît un fort succès, en particulier auprès des familles venant avec leurs chers bambins (des animations leur sont proposées par le restaurant).

Le brunch à 30 €, à volonté. L’éternel jus d’orange, et les boissons chaudes viennent sonner la cloche du départ. Le jus d’orange vient d’être fraichement pressé, le chocolat est excellent. Suivent les viennoiseries correctes mais surgelées. Beau choix de confitures et de pain : mention particulière à la confiture au lait parfumé au chocolat, on dirait du Cacolac à tartiner.

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Le buffet salé est très orienté cuisine fusion. Des nems et samossas, des brochettes de poulet, mais aussi des nouilles chinoises ou encore des raviolis vapeur. Et pour les plus « traditionnels », des œufs brouillés accompagnés de bacon. Vient ensuite la valse des fromages et pour finir la partie la plus intéressante : le buffet sucré. Au menu : excellentes crèmes caramel et tartes, mais aussi faisselles et salades de fruits.

Service. Vaillant, mais pas forcément très compétent.

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Le brunch chez Tsé est donc tout à fait correct. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais le brunch est copieux et certains plats sont vraiment réussis (feuilles de laitues cuisinées, brochettes de poulet et crème caramel pour ne citer qu’eux). 

Tsé, 78 rue d’Auteuil, Paris 16ème

Métro Porte d’Auteuil, ligne 9

Critique : Restaurant Bon, rue de la Pompe, Starck.

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Pour un restaurant, ce genre de nom prétentieux est une arme à double tranchant. En cas de déception, le restaurateur doit s’attendre à recevoir de belles diatribes enflammées. Heureusement, ce ne sera pas nécessaire, car Bon nous a entièrement convaincu … de sa bonté.

Bon est installé dans un magnifique immeuble Art Déco, au 25 rue de la Pompe. L’entrée est discrète, et seules les files ininterrompues de voitures garées en double file indiquent que vous n’êtes pas très loin du restaurant. Le voiturier peine chaque soir à garer tous ces carrosses mais le XVIème a toujours connu un impressionnant laxisme en terme de règlementation de la circulation, où il est tout à fait permis de se garer en double voire triple file, sans jamais risquer de se faire verbaliser.

En été, le restaurant dispose d’une petite terrasse installée dans la cour de l’immeuble avec de grandes tablées rustique en bois façon Mama Shelter (les voisins doivent être ravis des nuisances sonores). A l’intérieur, le restaurant est constituée d’une succession de pièces : d’abord le bar lounge avec ses canapés capitonnés et ses tables haut perchés, puis le couloir et ses quelques tables longitudinales. Enfin, la véranda et sa belle baie vitrée, et pour finir la bibliothèque. Toutes les pièces sont griffées Starck, avec un goût marqué pour les couleurs crème et les matériaux nobles.

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La véranda. Belle salle dominée par un lustre tentaculaire embrassant une bonne partie de la pièce. Fauteuils et canapés crème comme à la Société Costes, abat-jours ocre style Garcia plissés et suspendus comme dans un loft, parquet en teck et tables noir laqué comme au Fumoir. Ce patchwork d’influence est assez réussi. La salle est seulement un peu bruyante et la musique un poil trop forte.

Clientèle. Une belle clientèle de quartier faite de trentenaires/quadras très branchés, la réussite clinquant dans leur sourire Colgate. Le dress code est strict : veston et col blanc de rigueur pour ces messieurs. Les magnats de la pub se retrouvent ici comme poissons dans l’eau, accompagnés de femmes directrices de com’ pour Vogue ou que sais-je encore. Pour mesdames, tuniques ultra moulantes marquant leur silhouette svelte et talons surdimensionnés pour affirmer leur pouvoir de séduction. Les conversations tournent rapidement autour du dernier voyage à la Réunion ou à Meurice, naturellement.

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La carte. Hum, les prix sont aussi exquis que le nom du restaurant. Pour déchiffrer la carte, les clients doivent s’armer de leur iPhone en guise de liseuse, et vaincre ainsi l’obscurité de la salle. La cuisine est très fortement orientée « fusion ». Nems entre 10 et 16 €, plats asiatiques à 22-25 € et plats plus frenchies à 25-30 € (cabillaud vapeur et bouillon à la badiane, tartare de bar épicé ou encore Saint-Jacques). Sans oublier l’arnaque du restaurant : les accompagnements sont en supplément (9-10 €). Enfin les desserts sont estampillés made in France : tarte au citron, baba au rhum, profiteroles … pour 7 à 14 €.

Les plats. Le bœuf haché basilic (22 €) est trop épicé alors qu’il avait été demandé légèrement relevé et la présentation rappelle le Ronron pour minet. Mais le plat est parfumé et se laisse docilement accompagner par le riz au curry (9 €). De son côté, le porc mijoté, coco caramel  (22 €) est fondant, mais les portions sont assez ridicules. Le riz blanc qui l’accompagne n’a pas grand intérêt (5 €).

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Les desserts. Le Classic Mont-Blanc (11 €) n’a rien de classique, il est revisité, légèrement destroy. Tous les ingrédients de l’habituel dessert sont présents mais de façon désordonnée : la crème de marrons est recouverte de crème fraiche et de morceaux entiers de marrons glacés. Des bâtons de meringue trônent sur le dessert en guise de victoire. De son côté, la Ice cream cup (7 €) se laisse fondre dans la bouche, elle n’excelle peut-être pas dans la gourmandise mais reste convenable.

Enfin, le café est servi avec des tranches de gingembre confit. Je n’ai jamais vraiment apprécié le gingembre, mais il faut bien avouer qu’il se marie particulièrement bien avec l’amertume du café. Le repas fut accompagné d’une bouteille de vin rouge chilien doux et fruité – cuvée 2009 à 26 € (la carte ne propose pas de ½ bouteille).

Service. Professionnel et efficace. Rien de prétentieux ni trop pédant, mais on est jamais très loin d’une ambiance wachi-wacha.

Restaurant Bon, 25 rue de la Pompe, Paris 16ème

Dubaï : Adresses de restaurants et bars.

Que vous soyez en vacances ou simplement en voyage d’affaires à Dubaï, un séjour dans cette ville du désert est  l’occasion rêvée de découvrir des cuisines du monde entier de qualité souvent remarquable. Les restaurants et bars branchés rivalisent d’ingéniosité pour se distinguer de leurs concurrents. Toujours plus de démesure, toujours plus de luxe : cascades d’eau, vue sur les pistes de ski, dîner croisière … la liste n’est pas exhaustive et les idées, intarissables.

Mais la folie dubaïote se paie et les cartes des restaurants/bars sont assez élevées. Dans ces derniers, les cocktails peuvent rapidement dépasser les 20 € et les grands restaurants proposent souvent des plats entre 30 et 40 €. Mais en choisissant bien vos adresses, vous pourrez aisément dépenser moins : comptez 15-20 € dans un restaurant classique, et moins de 10 € pour une restauration rapide de qualité.

Voici une sélection d’adresses testées récemment lors de mon précédent voyage à Dubaï. La localisation des restaurants n’est pas indiquée avec précision. A Dubaï, il n’y a pas de rues à proprement parlé et les transports se font le plus souvent en taxis qui vous emmèneront d’un point A à un point B, ou plutôt d’une attraction à une autre.

Fauchon, Dubaï Mall (au rez-de-chaussée)

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Chauvinisme français ou pure snobisme ? Dans tous les cas, le petit tour chez Fauchon à Dubaï relève du clin d’œil parisien. Fauchon est installé dans le département luxueux du Dubaï Mall, caractérisé par ses nombreux magasins de luxe et ces kilomètres de moquettes « triple épaisseur » moelleuses comme de la ouate.

Le traiteur français partage avec son concurrent italien Emporio Armani Caffé, un immense espace sous la gigantesque coupole sur laquelle est suspendue une guirlande de papillons en papiers. Côté carte, les prix sont les mêmes qu’en France et on retrouve la qualité des produits Fauchon avec un éclair au chocolat succulent et une orange pressée très fraiche.

Barhi Bar de l’hôtel Mina A’Salam Resort – Jumeirah Resort

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Un de mes bars préférés avec une vue imprenable sur le Burj Al Arab, cet immense hôtel en forme de voile élancée sur la mer. Le bar est agréable et profite d’une légère brise venue de la mer. Vue époustouflante sur la piscine et sur le bord de mer. Les cocktails sont réussis et les prix encore abordables. Pour accéder à l’hôtel en venant du Jumeirah Resort, dites que vous venez boire un verre en précisant le nom du bar.

Karam Beirut, Mall of the Emirates (premier étage)

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 Auriez-vous imaginé manger libanais dans un chalet faisant face à l’arrivée d’une piste de ski ?

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A Dubaï, on finit par ne plus s’étonner de rien, et la situation ne paraît même plus incongrue lorsqu’on se retrouve dans un restaurant fréquenté aussi bien par des touristes que des femmes portant l’abbaya, à déguster une cuisine copieuse avec vue enneigée. Malheureusement, les prix sont assez élevés.

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Bar Neos de l’hôtel The Address, Dubaï Mall

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New-York vous ennuie à mourir ? Aller donc boire un verre au 63ème étage de l’hôtel The Address. La nuit tombée, le bar offre une vue spectaculaire sur la ville et le complexe de Dubaï Mall. D’en haut, on peut voir s’animer les fontaines du Burj Khalifa se déchainant au rythme de musiques endiablées.

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A l’intérieur, ambiance lounge avec lumières tamisées et musique branchée pour une clientèle internationale venue goûter aux cocktails hype du barman. Les prix sont élevés (environ 20 € le cocktail), mais le bar est assurément The Address to be.

Restaurant Yum de l’hôtel Radisson SAS (quartier de Deira)

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 Voici une adresse moins connue mais pourtant excellente, située dans le quartier des souks et des dockers. Ce bar à nouilles sert une cuisine thaïlandaise composée principalement de bols de nouilles à base de légumes.

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 Les plats sont préparés devant les clients et permettent de manger sain et équilibré. La déco épurée est certes un peu banale, mais les prix sont plus que corrects.

Vu’s Bar à l’hôtel Emirates Towers

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 Malgré les recommandations de notre guide de voyage, ce bar situé au 51ème étage de l’hôtel Emirates Towers, nous a laissé de marbre. On se croirait un peu comme au Ciel de Lyon, avec un bar finalement mal fichu flanqué de poutres cachant le beau panorama. Ne parlons même pas des prix, excessivement chers.

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Le lieu est fréquenté par une clientèle d’hommes d’affaires et le dress code est strict : « smart casual - gentlemen are requested to wear a shirt with collar, trousers and closed shoes or national dress. Shorts and trainers are not permitted ». Autrement dit, si vous osez vous présenter en short/tong, vous serez directement évacué par la fenêtre.

Restaurant The Edge de l’Hôtel Atlantis

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Difficile d’aller à Dubaï sans faire un tour dans l’hôtel qui s’est autoproclamé palace le plus luxueux du monde avec 7 étoiles à son palmarès. En tout cas, l’hôtel aurait sûrement mérité le prix du mauvais goût avec un décor particulièrement kitsch et un hall à la hauteur de la démesure dubaïote. L’hôtel est situé à l’extrémité de la Palme, ensemble d’îles artificielles accessible en empruntant un immense tunnel passant sous la mer.

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 En théorie, les simples touristes ne peuvent pas quitter l’aile principale de l’hôtel et encore moins rejoindre la plage ni la piscine. Mais il suffit de ruser et de marcher d’un pas assuré en passant par les restaurants du rez-de-chaussée pour atteindre enfin la partie privée de l’hôtel.

Nous avons testé un des restaurants de l’Atlantis, The Edge, situé au centre du complexe hôtelier. Au menu, une carte de snacking avec une cuisine très occidentale adaptée à la clientèle américaine de l’hôtel souhaitant cultiver son ethnocentrisme sans modération.

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Par conséquent, le restaurant offre une cuisine grossière et particulièrement insipide. La salade Caesar est indigeste avec un monceau de verdure immangeable et quelques morceaux de poulets qui se regardent comme deux ronds de flan. L’hamburger ne fait pas non plus dans la dentelle, sans parler de la glace démoniaque, format XXL. Elle est certes très belle à voir, très photogénique, mais alors parfaitement écœurante au bout de quelques cuillérées. Il ne manque plus que Mickey prêt à débarquer d’une seconde à l’autre, et le décor est planté.

Park Hyatt Dubai

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Le Park Hyatt est probablement le seul hôtel de Dubaï qui a du cachet. Ici, pas de luxe ostentatoire, pas d’immeuble mesurant des centaines de mètres ou encore de verre Murano à foison et du mobilier surchargé tout en dorure.

Au contraire, le groupe américain a conçu un hôtel dans un style néo-colonial. La végétation luxuriante faites de bougainvilliers et de palmiers fait de ce lieu un endroit paisible, à l’abri de la Dubaï tape à l’œil. La clientèle est essentiellement internationale, mais le soir les hommes en gandourah viennent fumer un narguilé et se réunissent autour d’un thé à la menthe.

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Un endroit idéal pour découvrir leur excellent restaurant thaïlandais (prix élevés), ou leur restaurant snacking sur le bord de la marina pour admirer les bateaux de milliardaires. Et après le repas, on peut se promener sur le bord de l’eau et s’enivrer des effluves de fleurs et d’air marin. Un endroit fabuleux !

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Eric Kayser, Dubaï Mall (au sous-sol du centre commercial)

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 Il y a certaines adresses françaises qu’il serait bon de ne pas exporter à l’étranger. Laissons parfois la médiocrité aux portes de notre pays, pour ainsi éviter de présenter un sandwich et une quiche dignes d’une station service.

London Fish&Chips, Dubai Mall (Food Court  SF130-31)

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Le dernier étage du Dubaï Mall abrite un véritable conglomérat de boutiques dédiées à la restauration rapide : le Food Court. A priori rien de très exaltant, mais cet espace aux dimensions démesurées regorge de quelques bonnes surprises comme ce bon vieux fish&chips qui trône à côté des mastodontes McDonalds et Burger King. La boutique sert de délicieux fish&chips qui pourraient presque rivaliser avec leurs concurrents anglo-saxons.

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Il suffit de passer commande et on vous remet un palet numérique qui s’éclairera lorsque votre menu sera prêt pour vous indiquer de retirer votre fish. Technologique, pas cher et surtout très bon (menu à 6 € avec fish&chips + boisson)

Critique : Mini-Palais, nouvelle version Eric Fréchon. Réouverture Grand Palais.

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Après des mois de travaux, le Mini-Palais rouvre enfin ses portes pour nous offrir une cuisine de haute volée. Installé dans une aile du Grand Palais, le restaurant s’est enfin approprié la richesse architecturale de cette ancienne annexe de la fac Paris IV. Fini les couleurs tristes et l’agencement fait en dépit du bon sens, et place à de grands volumes parfaitement maitrisés avec une décoration élégante. Tables en bois sombre, banquettes aux coussins grège, murs couleur taupe et répliques de bustes antiques installées sur de grandes étagères. Sans oublier les poutres métalliques apparentes peintes en vert grisonné pour rappeler la structure « Eiffel » du Grand Palais. Les travaux de restauration ont fait de cette salle sans âme, un lieu chic et cosy.

Et la clientèle ne s’est pas trompée. Le restaurant croule sous les réservations et les « beautiful people » affluent de toute part : mannequins, agents et attachés de presse, happy few japonais à la pointe de la mode, et quelques curieux amusés.

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La carte. Elle aussi fait sa rentrée avec une carte estampillée « Eric Fréchon » – le grand chef, triple étoilé du Bristol. Bien qu’il ne supervise en rien la cuisine, son nom est apposé sur la première page du menu, comme pour donner une certaine crédibilité à la carte. Mais par miracle, les prix ne se sont pas envolés par rapport à l’ancienne version du restaurant. A midi, une formule à 28 € comprend le combo entrée/plat ou plat/dessert. La carte propose également un certain nombre de plats comme un suprême de volaille aux girolles, un cabillaud à la coriandre et citronnelle ou encore un pluma de cochon au tandoori.

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Les plats. Le foie de veau de la formule est impeccable avec un jus de cuisson se mariant au goût de la purée de pommes de terre. Le merlan frit/chips (17 €) ne déçoit pas non plus malgré une présentation bâclée avec un poisson noyé dans une assiette aux dimensions démesurées, ne faisant qu’accentuer la générosité toute relative du plat. Mais au goût, le fish&chips ne résiste pas bien longtemps aux coups de fourchette et aux éloges. Croustillant à l’extérieur avec sa croûte de chapelure frite, et laissant ensuite apparaître un poisson fondant en bouche. La sauce tartare est excellente et les chips aillés sont correctes, quoi qu’un peu grasses.

Les desserts. Pas de grande surprise avec des touches sucrées oscillant entre les 7 et 10 €. L’Irish coffee (7 €) pourrait sortir d’une esquisse de créateur de mode, avec une conception artistique très graphique. L’intérieur n’est pourtant pas aussi surprenant avec un mélange rapidement écœurant de chocolat, crème fraiche et biscuit cuiller imbibé de whisky.

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Quant au dessert de la formule, il est croquignolet. Des chouquettes microscopiques garnies de glace au café et recouvertes de chocolat chaud. Léger mais réservé aux plaisirs polissons d’une clientèle très fashion et soucieuse de sa ligne.

Le repas finit par un café (3 €) accompagné de pets-de-nonne (qu’on pourra aussi appeler bugnes ou roussettes pour remplacer ces propos blasphématoires).

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L’addition. 65 € à deux, pour avoir profiter d’une adresse dans le vent. Ma foi, la cuisine du Mini-Palais n’est pas déplaisante, et mériterait sûrement un autre voyage.

Mini-Palais, Grand Palais, Perron Alexandre-III. Av. Winston-Churchill, Paris 8ème

Réservation indispensable, terrasse agréable aux beaux jours

Critique : restaurant Ralph’s Lauren, Saint-Germain des Près, l’excellence au service du chic.

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 Certains restaurants ne sont destinés qu’à alimenter les conversations des dîners mondains et soirées branchées parisiennes. Mais heureusement d’autres ne servent pas qu’à bavasser, ils sont accessoirement de véritables bonnes adresses, comme le Ralph’s. La campagne publicitaire fut remarquable, extrêmement bien léchée. Certains journaux ont même franchi la frontière déontologique qui sépare leurs articles du véritable encart publicitaire. A peine, si le Ralph’s ne faisait pas partie du carnet du jour du Figaro, rubrique « Naissances ».

Obtenir une table dans le patio tant convoité n’est pas chose aisée. Il faut y aller au courage, essayer, réessayer et encore persister. Le tout est de ne jamais se décourager. L’affaire n’est pourtant pas gagnée tant que vous n’êtes pas installés. Pour obtenir une table dans le patio, il faut se la jouer « upper class », c’est patio non négociable, Darling.

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Et une fois à l’intérieur, le charme opère à une vitesse folle. Le patio très minéral est égayé par une masse végétale faite d’oliviers et de treillis installés sous les ogives des murets.Les lanternes et le sol pavé se chargent du reste en apportant leur charme à l’ambiance tamisée du lieu. Confortablement installés sur les coussins blancs des fauteuils en fer forgé, attablés devant des nappes blanches et pétunias en pot, il n’y a plus qu’à savourer l’instant présent. La réhabilitation de cet hôtel particulier germanopratin est particulièrement réussie. De quoi reléguer La Société des Costes au rang de has been. Sans parler des ring’ Deux magots et Flore, et de la nouvelle terrasse de l’Armani café plus proche de l’enclos à lapins que du dernier endroit tendance de Saint-Germain.

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La carte. Écrite en anglais, c’est une arme à double tranchant. Soit ça fait gargote infâme pour touristes déboulant de leur car, soit c’est le comble du chic pour un restaurant s’annonçant de haute volée gastronomique. Franchouillard adepte du « aïe woude laïke eu botteul of ouateur, plize, fank’iou », le déchiffrage de la carte s’annonce difficile.
Au menu : des burgers de 22 à 27 €, des viandes issues du ranch de Ralph et des fish&chips à des prix laissant échapper des tremolos dans la voix.
Nous laissons porter notre appétit par deux Ralph’s Burger à 27 € accompagnés d’une bouteille de Twin Oak Cabernet à 28 €. Le docile burger se laisse manger sans présenter la moindre résistance. La viande est tendre et épaisse, bien saignante. Le pain est moelleux, les « vegetables » les accompagnant pas mal non plus. Les frites sont croustillantes et servies généreusement.
Quant au vin, ce cabernet américain est une belle découverte qu’il serait dommage d’ignorer.

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Enivrés par les vapeurs éthyliques du Cabernet, nous commandons « négligemment » deux Carrot cake à 12 € l’unité, accompagnés de deux cafés. Le Carrot cake est un « awesome carrot cake ». Le café à 4 € est correct, à la française.

D’une manière générale, le service est efficace et serviable. Hormis la fin de notre repas, où le service de 22h sonnait déjà le glas de notre départ pour accueillir d’autres clients. S’ils avaient pu nous transporter sur les chaises assis, ils l’auraient fait sans aucune gêne. Malgré cette peccadille, le Ralph’s est une démonstration de tout ce que peut faire de mieux Paris : offrir des lieux résolument modernes, chics … et très onéreux.  

Restaurant Ralph’s, 173 Boulevard Saint-Germain, Paris 6ème
Compter 60 € par personne

Critique : La Villa, nouveau temple de la nuit, avenue de Friedland.

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Ouvert en décembre dernier, la Villa est le dernier des bar-restaurants lancé par Addy Bakhtiar, à qui l’on doit déjà la Paiva, le Régine’s ou encore le Showcase.
Avec un tel Curriculum Vitae débordant de ces adresses snobinardes, il fallait s’attendre à un resto de plus flirtant le snobisme.

Et pourtant, la Villa réserve une agréable surprise. A deux pas de l’Arc de Triomphe, le bar/resto a élu domicile sur l’avenue de Friedland peu habituée à accueillir de tels temples
de la mode.

La déco est plaisante avec son élégante terrasse aux sièges recouverts de coussins blancs. A l’intérieur, les tables en marbre se marient aux murs plaqués bois,
miroirs rectangulaires aux contours chocolat, et canapés capitonnés noir et blanc. Un piano trône également au milieu du bar, sublimé par une lumière tamisée.
La clientèle est jeune, belle et glamour comme toujours dans les lieux branchés.

 

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La carte. D’un côté les cocktails classiques à 14 €, de l’autre les créations à base de vodka, rhum, pamplemousse, cerise et autres alcools inconnus, à 16 €.
Il ne vaut mieux pas s’aventurer dans les cocktails créations comme le Hemingway. Ils ne sont certes pas mauvais, mais nagent dans
une banquise de glaçons (on se croirait retourner chez Starbucks à avoir commandé un frappuccino !).
Préférez un grand classique comme le Gin Tonic, très généreux en alcool.

Nous étions venus pour entendre le piano bar censé commencer vers 23h. A minuit passé, toujours rien. La pianiste était encore retenue dans un autre bar, et allait bientôt arriver. Dommage !

La villa est actuellement dans une période de rodage. Le service est encore plaisant et les cocktails classiques corrects.
Avec le temps ils apprendront sûrement à manier l’art d’envoyer promener leurs clients un peu trop exigeants … comme souvent dans ce genre d’adresses . En attendant, courez-y !


La Villa, 37 avenue de Friedland, Paris 8ème

coupe de champagne brut à 14 €, rosé à 18 €

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