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Critique : Café Germain, rue de Buci, les couloirs de la mode.

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Il y a quelque chose d’inexorablement attirant dans ce genre d’adresse, presque une pulsion sauvage qui nous pousse à harpenter les sombres mais attirant couloirs de la mode. Un véritable cabinet de curiosité où s’exhibe sans complexe les archanges de la mode.
Le café Germain se situe au beau milieu de la rue de Buci, qui n’est pourtant pas un modèle en matière de gastronomie. La réservation est ici impérative. Non pas que les places soient forcément prises d’assault, mais uniquement pour ajouter une formalité administrative qui découragerait les simples curieux de passage. On ne vas pas chez Costes par hasard, on y va parce qu’on connait l’adresse. Le ton est donné.

La déco. Passé l’entrée, on découvre la salle arty gentiment décorée par l’irano-égyptienne India Mahdavi. Dans un univers très graphique, la déco joue sur les effets
géométriques en alliant carrelage en damier noir et blanc, petites tables en marbre circulaires, lampes globes, chaises bistrots et fauteuils à accoudoirs colorés.
Sans oublier la fameuse statue jaune signée Xavier Veilhan d’une beauté toute relative et qui traverse le plancher du 1er étage. Le tout sur fond de musique électro mixée par une djette reine du Mac Book Pro.
Pour les allergiques à la déco pop, préférez la salle du fond plus cosy et confortable.
Nous avons été installés dans la « commisure » de deux canapés contigus. Parfaite situation pour manger dans la confidence tout en profitant chacun des confortables canapés.

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La carte. Toujours marquée par la griffe Costes : Club sandwich, fish&chips, gambas frites, cheese-cake etc. Le fish&chips (19 €). C’est tellement rare de voir un resto français mettant à l’honneur ce plat typiquement anglais, qu’il est difficile de ne pas résister.Et le résultat est à la hauteur de nos espérances. Le poisson frit est croustillant, accompagné d’une sauce tartare et d’une assiette de frites excellentes. Carton rouge en revanche pour la 1/2 bouteille de Sancerre blanc (17 €) servie chaude. Nous avons été obligés de réclamer des glaçons et d’attendre la fin du repas pour la déguster, quelle faute d’amateurs ! Malgré l’impair et une fois la bouteille refroidie, le vin était tout de même excellent.

Le service. La démarche élégante et gracieuse des serveuses castées pour l’occasion n’excuse pas leur service expéditif.

Finalement, Costes réussi encore une fois son coup en s’installant dans un quartier stratégique de Paris. On y mange correctement mais avec des portions aussi shorty que les jupes des filles. L’endroit est certes ultra-branché, mais réussit cependant l’exploit de ne pas être trop pédant. Quel miracle !

Café Germain, 25 rue de Buci, Paris 6ème
café 3 €

Critique : La Société, Costes à Saint-germain des Près.

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En lieu et place de la boite de Jazz « le Bilboquet », la dynastie Costes a récemment ouvert les portes de sa « Société », comme elle l’entend. Installée dans les bâtiments de la Société de Géographie, le nom n’a certainement pas été choisi par hasard. La société représente un cercle fermé réservé aux gens hype, un microcosme de trentenaires branchés, de starlettes épiant le regard des autres pour voir si on les a reconnus. Mais aussi, des retraités branchés à la découverte des derniers endroits hype de la capitale, des bandes de copines qui se la jouent Sex&the city. Finalement, la clientèle est assez hétéroclite.
Aller dans un Costes, c’est souvent l’occasion de ricaner, de se fendre la poire d’un échec assuré. Il faut dire qu’en quelques années les restaurants Costes se sont attirés une méchante réputation : service inexpérimenté et odieux, prix exorbitants, ambiance terriblement snob et nourriture tout à fait quelconque.
Pour certains, la sortie au Costes est presque devenue un jeu. Pour le plaisir de déglinguer le restaurant à la sortie, de rédiger une diatribe incendiaire en se promettant de ne jamais y remettre les pieds … jusqu’à la prochaine fois. Et parce que les Costes attirent, on finit toujours par y revenir avec un masochisme inavoué. Histoire d’assister au défilé pompeux de ses clients et à l’allure nonchalante des serveuses-catwalk qui prennent les couloirs du restaurant pour un podium de défilé.

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Nous avions réservé plusieurs jours à l’avance afin d’avoir une table samedi soir. La décoration de la salle est une pure réussite signée Christian Liaigre. Les escaliers recouverts de marbre définissent plusieurs espaces intimes et donnent de la profondeur à la salle, de grandes lampes en forme de poutres métalliques  signées Stéphane Balini sont suspendues à des cordes et offrent un bel éclairage tamisé, et de grands rideaux complètent l’ambiance feutrée et cosy. Pour tout dire, il fait très sombre dans ce restaurant, on peine même à lire la carte.

Parlons-en de la carte. Toute en horizontalité, avec ses rabats qu’on ouvre comme une lettre. Une carte très visuelle avec des prix conséquents. Turbo à 42 €, poulet
doré minute au curry et chutney à 23 €, foi de veau à 32 €, filet château à 36 €, salers aller-retour à 25 €, côte de veau à 36 € et un club saint-germain à 19 €, seul
exutoire à une addition s’annonçant salée. Du côté des desserts, les prix continuent sur la même lancée : tartelette citron à 8 €, mille-feuille framboise à 14 €, fraises et framboises à 16 € (j’espère qu’elles viennent de chez Hédiard à ce prix-là).

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Nous prenons un poulet chutney et un canard
(29 €) accompagnés d’une demi-bouteille de Chabli (19 €). Ne vous avisez pas de demander une carafe d’eau, « ils n’en n’ont pas ». Pour éviter le scandale d’un éventuel client colérique, ils vous proposent tout de même un verre d’eau glacée … qu’ils sont gentils ! (en réalité, la loi les y oblige).
Les plats arrivent rapidement. Les escalopes de poulet sont exquises, moelleuses et fondantes. Le chutney et les fruits au sirop qui les accompagnent réinventent ce plat traditionnel, nous faisant découvrir des mélanges sucrés-salés plutôt réussis. La purée qui les accompagne est légère et ne baigne pas dans la matière grasse. Le plat est copieux.
On ne peut pas en dire autant du canard laqué réservé aux appétits d’oiseaux. Oui, mais le canard est un mets de luxe me diront certains … bon, ça passe pour cette fois-ci. Et puis là encore, les saveurs sont nouvelles, créatives et originales. Le riz qui l’accompagne est bien cuit, donnant du liant au canard et sa sauce.
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Nous continuons cet excellent repas par deux desserts : le crackers cheese-cake (12 €) et la crème glacée minute au café (8 €). Là encore, rien à dire. Le traditionnel cheese-cake a été revisité avec un contour en crackers qui joue le mélange sucré-salé à la perfection. Quant à la crème glacée, elle excelle de légèreté avec sa feuillantine aux amandes qui l’accompagne et qui révèle tous les arômes de la glace au café.

Le service. On se croirait parfois plus dans un club d’escort que dans un restaurant, avec certaines serveuses portant cuissardes avec jupe ultra-courte, top à paillettes accompagné du célèbre sac capitonné typique des serveuses costiennes. Mais le service fut souriant, bien plus efficace et agréable que dans la plupart des restaurants parisiens. On en tomberait presque des nues. Elles arrivent même à vous faire avaler une addition de 105 € à deux, sans que vous vous étrangliez.
Bien sûr c’est cher, très cher mais le rapport qualité/prix est au rendez-vous et la situation de ce restaurant, en plein coeur de Saint-Germain, justifie presque tout.
Costes remporte là une victoire bien méritée. Une réussite insolente bien désopilante, voire agaçante pour ses détracteurs …

La Société, 4 Place Saint-Germain-des-Près, Paris 6ème

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