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City Guide – Itinéraire Turquie / Ephese, Pamukkale, Oludeniz

La Turquie offre une multitude d’activités qui conviendra à tout type de voyageurs : culture, nature, plages et grandes villes. Pour vous guider, voici une proposition d’itinéraire à faire en une dizaine de jours.

JOUR 1 : Vol Paris – Istanbul (3h25)

JOURS 2 à 4 : découverte d’Istanbul et de ses environs

Voir les articles dédiés : City Guide et Adresses de restaurants & bars à Istanbul

JOUR 5 : Istanbul – Izmir – Selcuk

Vol dans l’après-midi Istanbul – Izmir (1h05) puis location de voiture. Route vers Selcuk (1h, 82 km), point de départ pour une visite le lendemain de la cité d’Ephèse.

Contrairement à ce que vous pourrez lire sur les guides ou sur internet, les routes sont en bon état et la conduite n’est pas si « sauvage » qu’on puisse l’imaginer. Quelques dépassements par la droite, des camions décrochant en sens inverse pour rejoindre une station service mais le code de la route est globalement respecté. Pour les péages, demandez à votre agence de location un badge pour éviter de vous voir facturer de lourdes amendes.

Nuit à l’hôtel Villa Dreams II, Selcuk

Une charmante maison d’hôtes sur les hauteurs de la ville avec piscine et petit-déjeuner servi en terrasse rooftop. Accueil impeccable et souriant. Chambres simples mais propres et rénovées.

Diner au Ephesus Restaurant, Namik Kemal Cad. 2, Selcuk

Ephesus Restaurant Selcuk

Dans le centre ville de Selcuk, possibilité de diner jusqu’à 23h-00h avec plusieurs restaurants sur la place donnant sur les ruines d’un aqueduc. Nous vous conseillons le restaurant Ephesus et son agréable terrasse. Chaque jour, des bons petits plats faits maison sont mitonnés par le patron. N’hésitez pas à demander un méli-mélo de leurs spécialités, les beignets de courgettes, la moussaka et les légumes sont délicieux. Service adorable et courtois.

JOUR 6 : Selcuk – Ephese – Aphrodisias – Pamukkale

Le matin, découverte d’Ephese à quelques kilomètres de Selcuk. Venez à l’ouverture du site pour profiter du calme de ce site archéologique. Ne manquez pas le Grand Théâtre  (théâtre antique considéré comme le plus grand au monde, malheureusement quelque peu défiguré par les gradins restaurés en béton armé), la célèbre façade de la bibliothèque de Celsius (photo carte postale), sans oublier la rue des Courètes grimpant à flanc de colline d’où la vue sur tout le site est impressionnante. Enfin, rajoutez la visite des maisons en terrasses (supplément) permettant d’imaginer la vie quotidienne des patriciens d’Éphèse.

Route vers Aphrodisias (2h10, 158 km de route).

Déjeuner au Anatolia Restaurant, sur la grande route, à 2 km du site d’Aphrodisias, en allant vers Karacasu

Anatolia Restaurant Aphrodisias

Ne vous fiez pas à votre première impression, de nombreux bus de touristes ont beau s’arrêter ici, le restaurant n’en reste pas moins agréable. Préférez y aller vers 14h pour éviter la cohue touristique et déguster des mezze, pide, grillades de poissons et de viandes dans un cadre agréable avec une terrasse ombragée couverte d’une ribambelle de piments.

Visite du site archéologique d’Aphrodisias (déposer la voiture au parking et prendre le petit train tiré par un tracteur). Le site permet de découvrir une des plus belles villes romaines avec son stade antique, le plus remarquable de Turquie. Le lieu, perdu dans la nature de pins et de peupliers, est d’une quiétude remarquable.

Route vers Pamukkale (1h23, 98 km). Première découverte du site à la tombée de la nuit. Il est conseillé de découvrir le site en fin de journée et tôt le matin. Vous éviterez ainsi les cars de touristes qui découvrent le site lors d’excursions organisées à la journée depuis Antalya.

Le site naturel regroupe un superbe ensemble de vasques d’où jaillissent des sources chaudes entre 35 et 55°C. L’eau limpide modèle depuis des milliers d’années cette montagne de sels calcaires. L’entrée se fait principalement en bas du village (payant), après avoir retiré ses chaussures. Comptez 20 min pour atteindre le sommet de la falaise via un sentier aménagé. Au sommet, vous découvrirez le site antique de Hiérapolis.

Nuit et Diner à l’Hôtel Melrose House Hotel, à environ 600 m à l’écart du village, Pamukkale

Melrose House Pamukkale

Hôtel de charme d’une quinzaine de chambres à l’accueil charmant. Excellente cuisine servie sur une jolie terrasse agrémentée d’oliviers, au bord de la piscine.

JOUR 7 : Pamukkale – Oludeniz

Oludeniz

Le matin avant de reprendre la route, faites une deuxième visite du site de Pamukkale avant l’arrivée des touristes. Les couleurs y sont absolument magnifiques.

Prenez la route vers Oludeniz (3h07, 237 km). Arrivée en début d’après-midi à Oludeniz. Véritable carte postale, cette station balnéaire est surtout connue pour sa lagune aux eaux transparentes entourée de montagnes. Evitez de vous y rendre en pleine saison touristique au risque d’être déçu (ambiance Ibiza avec clubbing, plages bondées et hôtels chers). L’endroit est pourtant paradisiaque en basse saison (jusqu’à la mi-juin ou à partir de mi-septembre).

En fin d’après-midi, faites un tour sur la Croisette locale et prenez un verre dans un des bars pour admirer le coucher de soleil (1er étage du Buzz Bar ou ambiance survoltée du Help Bar par exemple).

Bar Help Oludeniz

Diner au OBA Restaurant, 224 Sok. 8, Oludeniz

Difficile de trouver un restaurant correct dans la ville. La plupart d’entre eux sont de véritables attrape-touristes où le client est alpagué dans la rue. Pourtant, il existe un restaurant correct situé dans un jardin agréable à l’abri de la foule en délire ; l’OBA. Bonne cuisine turque et service attentionné.

Nuit au Paradise Garden Hotel – Pamukkale

Hôtel situé sur les hauteurs d’Oludeniz, à flanc de colline, dans un cadre luxuriant et bénéficiant de belles vues sur la mer. Le domaine étendu permet de faire d’agréables promenades ou de se reposer au bord de la piscine. Chambres coquettes et accueil adorable. Une adresse en or.

JOURS 8 et 9 : OLUDENIZ

Lagune Oludeniz

Les 2 jours suivants consistent principalement à parfaire son bronzage en chillant sur la plage de la lagune. Entrée payante, que ce soit à pied ou en voiture, mais le site vaut vraiment le déplacement. A l’heure du déjeuner, on se sustente à la buvette de kebabs ou d’hamburgers (très chers et pas extraordinaires).

Diner au restaurant de l’hôtel The Olive Garden à Kabak (à 7 km de Faralya)

The Olive Garden Kabak

Les endroits les plus magiques sont souvent les plus cachés. Ce restaurant ne déroge pas à la règle avec son accès escarpé. On y accède plutôt à pied en laissant sa voiture sur le bord de la route puis on descend lentement la montagne à pieds avant de découvrir une quinzaine de bungalows récents surplombant une crique à laquelle on accède en 20 min par un sentier aménagé. Au sein d’un jardin fleuri, le restaurant sur pilotis, offre un panorama à couper le souffle sur la mer eau turquoise. Le lieu est irréel et constitue un véritable éden. Cerise sur le gâteau, la cuisine est excellente et il s’agit sûrement d’un de nos meilleurs repas en Turquie.

JOUR 10 : Oludeniz – Dalaman – Istanbul – Paris

Route le matin vers l’aéroport de Dalaman (1h05, 62 km). Vol Dalaman – Istanbul (1h15) puis vol de retour Istanbul – Paris (3h40). Préférez arriver et repartir d’Istanbul via le même aéroport, le trajet entre les 2 aéroports peut vous prendre plus de 3 heures, même en taxi !

Vous arrivez au terme de votre voyage, pleins de souvenirs et de bons moments passés dans des lieux extraordinaires !

Carnet d’adresses – Hôtels de luxe au Rajasthan / The Oberoi & Taj Hotels

Il est parfois dans la vie des choix difficiles comme celui de choisir entre les établissements Oberoi et Taj en Inde. Pour que votre voyage au Rajasthan soit parfait, voici quelques idées pour vous reposer de visites harassantes mais riches en couleur.

The Oberoi Rajvilas Jaipur

Superbe complexe hôtelier s’étendant sur près de 13 hectares avec de magnifiques jardins fleuris et une faune développée. Construit autour d’un temple shivaïte du 18ème siècle toujours en activité, l’hôtel est un havre de paix et de sérénité en communion avec  la nature. Ce pastiche reproduit parfaitement les techniques ancestrales de construction avec ses murs recouverts de chaux à la couleur rose si typique de Jaipur. Déjà patiné, l’établissement a su faire cohabiter le charme du Rajasthan traditionnel avec le luxe des palaces internationaux.

Les services proposés. Piscine magnifique dans un écrin de verdure avec une offre snacking réussie, mini parcours de golf, grand domaine permettant de réaliser de belles promenades autour du lac.

Offre de restauration. 2 restaurants de grande qualité proposant une cuisine locale et internationale avec animation musicale et de danse le soir. Le bar anglais et ses belles boiseries propose une belle bibliothèque où siroter un dernier verre de gin.

Les chambres. De style colonial avec une belle salle de bain en marbre et une baignoire en marbre encastrée donnant sur un patio fermé. Des petites alcôves permettent de se reposer aux heures les plus chaudes de la journée.

Umaid Bhawan Palace Jodphur

Le Umaid Bhawan est l’une des plus grandes résidences privées du monde et sûrement l’un des plus impressionnants palaces. Construit en 1929 par le maharaja Umaid Bhawan, la construction s’est achevée en 1943 et a fourni du travail à des milliers de personnes à une époque de famine. Le palais compte aujourd’hui de 347 pièces et se compose de trois parties :

  • La résidence de la famille princière du maharaja de Jodhpur,
  • Un hôtel de luxe géré par le groupe Taj Hotels Resorts and Palaces depuis 1972,
  • Un musée consacré à l’histoire de la famille princière au XXe siècle.

L’architecture de ce palace est unique, à mi-chemin entre une réalisation stalinienne à la gloire du peuple valeureux et un palais de mille et une nuits.

A l’intérieur, le hall monumental en marbre rappelle l’opulence de certains hôtels dubaïotes avec ses volumes démesurés. Les magnifiques parties communes nous démontrent qu’un hôtel de luxe ne peut vivre sans de beaux communs (bar, salle de jeux, lobby, etc.).

L’arrivée des invités est tonitruante et se fait en fanfare avec un personnel dévoué. Après avoir franchi cette forteresse ultra sécurisée digne de Fort Knox, la façade imposante laisse place à un lieu exclusif offrant de magnifiques jardins fleuris de massifs de bougainvilliers et une piscine sublime réfléchissant la silhouette du palais.

La suite royale. 70 m2 de luxe dans un style purement Art Déco avec terrasse privative donnant sur les jardins et offrant une vue magnifique sur le fort de Jodhpur. Salon privé avec carafes de vodka et whisky à discrétion, dressing sublime, salle de bain en marbre avec baignoire confortable, literie fabuleuse.

La restauration. Plusieurs restaurants dont celui sur le perron du palais d’où admirer le soleil se couchant sur la ville bleue. Cuisine haut de gamme de haute volée et service d’une très grande précision. Le matin, petit déjeuner gargantuesque et délicieux servi à table.

A leur départ, les clients repartent avec une petite attention : cravate, écharpe et boutons de manchettes pour messieurs, foulard et beaux bracelets pour mesdames.

Oberoi Udaipur

Les touristes en voyage à Udaipur connaissent l’éternel choix douloureux : séjourner au Taj Lake Palace ou à l’Oberoi Udaipur ? D’un côté, le Taj Lake Palace qui ressemble à un paquebot posé sur l’eau vous permettra d’admirer au plus près le City Palace. De l’autre, l’Oberoi, offre une vue spectaculaire sur le lac et dispose de jardins luxuriants propices aux belles promenades de fin de journée.

Ce choix cornélien devrait vous amener à choisir l’Oberoi Udaipur, construction récente mais ne manquant pas de charme. L’ensemble se patine et offre des prestations luxueuses. Piscine à débordement magnifique avec vue sublime sur le lac, domaine impressionnant nécessitant une bonne demi-heure pour en explorer les moindres recoins, et spa agréable.

Les chambres raffinées donnent sur le jardin ou sur la piscine partagée (on aurait cependant espéré une meilleure insonorisation des chambres depuis les couloirs).

L’offre de restauration. Bar très agréable avec vue embrassant tout le lac et offre de snacking permettant de se sustenter à toute heure de la journée. Malheureusement, le restaurant est un peu décevant avec une cuisine trop épicée et un service totalement à la ramasse. Enfin, il est navrant de laisser les clients se faire dévorer par les moustiques et les obliger à quémander une bougie répulsive. Malgré l’offre de restauration à améliorer, l’hôtel reste une étape incontournable dans la belle ville d’Udaipur.

Critique – La Coquine Gourmande

L’offre de restauration rapide a beau être développée dans le Quartier Central des Affaires, notamment autour de Miromesnil, le col blanc a rapidement l’impression de voir défiler dans sa gamelle la sempiternelle pitance. Les modes s’imposent et la standardisation guette nos appétits voraces : salades bar où les clients peuvent customiser leur salade en ajoutant un ou plusieurs ingrédients (« topings » en anglais, ça fait plus posh), bobuns et sushis s’imposant comme diète mais en réalité aussi riches qu’un Big Mac suintant la friture, sans oublier les plats chauds rappelant les plats de fauchés étudiants (poulet curry au riz, tortellini au fromage, saumon pour les grands jours, etc.).

Ne parlons même pas des desserts assouvissant la volonté coupable de marger le ticket moyen en rognant sur les dépenses. Au placard les desserts trop longs (gâteaux, tartes, etc.) et bienvenue aux fromages blancs, mousses au chocolat, compotes et tapiocas. Un vrai repas de séniles sans dents digne d’une cantine de maison de retraite exploitée par Sodexo !

Alors lorsqu’on découvre une adresse authentique qui revient aux fondamentaux – la bonne bouffe – qui se refuse d’épouser les codes des chaines de restauration rapide, on est  partagé entre le plaisir coupable de la taire et l’envie de la faire découvrir à quelques affamés de plus. Les polissons vont être contents, la Coquine Gourmande s’occupe de tout !

La Coquine, il s’agit de Gaëlle, pimpante propriétaire gérant d’une main de fer sa petite affaire, joviale avec toute sa gouaille et son peps qu’on lui connait. Une chic fille qui nous fait oublier notre quotidien policé avec une bonne humeur déconcertante et une bonhomie toute méridionale.

Les gourmandises. La Coquine n’est pas du genre à se tourner les pouces. Elle nous sélectionne chaque jour des produits de qualité, nous mijote de bons petits plats du jour et des desserts « grand-mère » dont elle seule a le secret. Les salades évitent la tristesse du jambon, tomate cerise, gruyère et miette de poulet. Ici les saveurs s’exaltent : crevettes aux épices, lentilles du puy, magret et poivrons grillés badinent joyeusement avec la salade toujours croquante. La vinaigrette maison ravive les papilles.

Les desserts. Mon pêché mignon avec la maitresse de maison qui ose le fait-maison avec de succulents gâteaux que la plupart des restaurateurs ont relégué au placard faute de temps. Gâteau poire-chocolat ou nutella sont l’une de ses spécialités.

Le lieu. Un coin de tranquillité dans le tumultueux boulevard Haussmann. A l’intérieur, quelques tables dans un décor vert pomme et mauve. Dehors, une petite terrasse bien agréable pour les déjeuners d’été.

Faut-il y aller ? Courez-y (mais pas tous les jours, j’aimerais y conserver mes habitudes) !

La Coquine Gourmande, 107 boulevard Haussmann, Paris 8

Critique : Le Café de Mars

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Charmant néo-bistrot jouant les troquets populaires, le Café de Mars est une de ces adresses dont le 7ème arrondissement a le secret. Repris par l’équipe de la Laiterie Sainte Clothilde, le restaurant joue à fond la carte du bistrot de quartier avec son bar en formica, son carrelage vintage et ses banquettes rouges en skaï. Aux manettes, Gina débarquée de sa Californie natale, qui élabore de délicieux petits plats en cuisine.

La carte. Limpide comme de l’eau de roche avec 5 entrées à  8€, 4 plats à 17 € et 5 desserts à 8 €. Des prix raisonnables pour des plats soignés et gouteux. La maison a décidé de privilégier la qualité à la quantité, laissant peut être sur la paille les appétits les plus voraces.

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La dégustation. Une délicieuse cannette accompagnée de purée ou de croquette de riz sauvage pommes et pissenlit, servie un peu chichement mais jouant les textures fondantes/croustillantes. Un cabillaud langoustine chou rave et curry vert fermant la porte au moindre reproche. Enfin un carrot cake et glace au caramel nous confirmant que la cuisinière américaine maitrise tout aussi bien la cuisine hexagonale que celle d’outre-Atlantique.

Faut-il y aller ? Oui, il s’agit d’une belle planque du 7ème avec une cuisine de qualité.

Café de Mars, 11 rue Augereau, Paris 7

Critique : Los Gatos Malaga. Bar à tapas.

Los Gatos - Malaga 1

Au gré de mes voyages, je suis tombé par hasard sur ce bar à tapas qui mérite bien un détour si vous séjournez sur la Costa del Sol. Installée depuis plus de 30 ans dans une petite rue à deux pas de la Plaza Constitucion, le bar mérite le coup d’œil : jambons accrochés à des esses, lampes globes, photos noir et blanc, carreaux métro style boucherie et collection de brocs jouant les frises au plafond.

Los Gatos - Malaga 2

Ce bar sert toute la journée de délicieux pinxto : salade de chèvre, pommes, noix et sa délicieuse vinaigrette, tapas aux champignons, chips maison croustillantes, belles tranches de Ramon … Le choix cornélien réalisé, il ne reste plus qu’à accompagner le tout d’un verre de Rioja.

Los Gatos, Plaza Uncibay 9, Malaga

Compter 20 € par personne

Critique : Bar & Books Prague. Un air de James Bond

Bar & Books Prague

« Dans la nuit froide praguoise, un homme à l’allure de dandy surgit d’une étroite ruelle mal éclairée, jetant discrètement un regard sur sa montre à gousset. L’individu se dérobe alors subrepticement en poussant la porte d’un bar cosy : le Bar & Books ».

Tel pourrait être le synopsis d’un début de James Bond sur fond de Skyfall chanté à tue-tête par Adèle. Pourtant, rien de tel, il s’agit seulement d’un bar très discret installé quelque part dans la Vieille Ville de Prague.

A l’entrée, une hôtesse vous accueille et prend votre trench de gentlemen pour le poser sur un perroquet. La charmante inconnue vous installe ensuite au bar et vous apporte la carte. Un large choix de whisky et de cognac s’offre à vous. Votre cœur s’emballe et votre esprit se perd dans les effluves de cigare.

Votre cocktail servi, vous pouvez enfin admirer la salle avec ses superbes miroirs, ses rangées de vieux bouquins et son parquet en bois. Votre regard finit figé devant le bar et sa succession de belles bouteilles exposées telles des reliques.

Bar & Books, Týnská 1053/19, Prague

2 adresses à Prague, 3 adresses à New-York

Critique : L’Institution Lyon. Déco Garcia et excellente cuisine

L'Institution Lyon 1

En bon parisien, je ne peux qu’apprécier la rénovation de fond en comble du Bar Américain ; lieu poussiéreux qui avait sacrément besoin d’une cure de jouvence. Exit le bar ouvert en 1864 et son confort digne d’un Hippopotamus, et place à l’Institution qui porte un nom prédestiné.

La déco. Tout naturellement, la décoration a été confiée à l’inénarrable Jacques Garcia qui imprime de sa patte la salle toute entière : un style Napoléon III avec ses boiseries noir et or, ses fauteuils molletonnés décorés d’un drapé de soie japonisant au dos, des voilages foncés et une moquette mauve moelleuse. Certains murs sont recouverts de  peintures marouflées à partir de photographies d’époque représentant Lyon. Mais des lustres décalés en forme de réacteurs de fusées viennent rompre le classicisme de la salle. L’établissement propose également toute l’année 2 sympathiques terrasses  totalisant 120 places.

L'Institution Lyon 2

La carte. Le propriétaire Frank Delafon, talentueux restaurateur de 37 ans, a souhaité une carte riche où chaque client pourrait trouver son bonheur. La carte se décline en 3 principaux thèmes : les spécialités lyonnaises (saucisson chaud à 16,5 €, quenelles de brochet à 19 € par exemple), des classiques de brasserie (club sandwich, salade Caesar, cheese burger ou encore tartare de bœuf entre 13,5 € et 19,5 €) et des plats plus élaborés (magret de canard, foie de veau, lomo de cochon, pavé de cabillaud aïoli ou même fricassé de joue de lotte entre 23,5 € et 28,5 €). Côté desserts : tarte praline, sablé breton, trianon au chocolat ou baba au rhum viennent égayer les papilles pour 8 €. Pour les indécis, deux menus s’offrent à eux : le « Lyonnais » à 28 € et « L’institution 1864″ avec entrée/plat/dessert à 42 €.

L'Institution Lyon 3

La dégustation. Le magret de canard entier propose une viande de qualité venant de la boucherie La Rhodanienne à 50 mètres. La bête est accompagnée d’une sauce jouant le cluster sucré / salé (23,5 €). Le repas se poursuit avec un trianon au chocolat très réussi et un opéra au thé vert matcha plus anecdotique.

Les liquides. Une belle carte de vin avec des bouteilles s’affichant entre 30 et 50 €. Le Saint-Joseph Louis Chèze 2007 à 36 € s’apprécia jusqu’à la dernière goutte.

Faut-il y aller ? Bien sûr, L’Institution c’est un peu la famille Costes qui aurait débarqué sans prévenir dans la capitale des Gaules.

L’Institution, 24 rue de la République, Lyon 2

City Guide. Un week-en gourmand à Lyon

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A seulement 2h de Paris, Lyon est le point de chute idéal pour décompresser le temps d’un week-end. Petit tour d’horizon de la ville à travers un carnet gourmand qui vous occupera du déjeuner au petit matin.

Le petit-déjeuner : Le Grand Café des Négociants

Café des Négociants Lyon

On ne se lasse pas de cette superbe salle qui accueillait autrefois les diamantaires et chevillards qui y menaient d’actives négociations. Cette pure merveille baroque s’apprécie dès les premières heures du jour avec ses plafonds moulurés, ses tentures colorées, ses camaïeux bordeaux, ses miroirs « foyer de théâtre » et ses fauteuils en velours marrons.

1 Place Francisque Régaud, Lyon 2eme

Le déjeuner : La Menthe

La Menthe - Lyon

Légèrement à l’écart de la pimpante rue Mercière, ce lieu atypique est l’endroit idéal pour un brunch improvisé ou un déjeuner tradi. La mezzanine, les tables nappées et la vaisselle à motifs floraux donnent un petit air de chez mémé. La cuisine est du même ton : un excellent rapport qualité / prix pour une cuisine familiale. A déjeuner, une formule entrée / plat ou plat / dessert à 11,9 € contente les appétits les plus exigeants. Vous pourrez par exemple y déguster un gratin de choux fleurs, une tarte fine aux légumes puis un confit de canard ou encore un bœuf bourguignon aux portions généreuses.

La Menthe, 15 rue Mercière, Lyon 2eme

Le goûter : Chez Pignol

Chez Pignol Lyon

Entre deux balades, rien de tel qu’une pause chez le pâtissier – traiteur Pignol. A deux pas de la Place Bellecour, les vitrines alléchantes sont une véritable invitation aux plaisirs gourmands. Un thé et une pâtisserie plus tard, vous voilà calés pour affronter de plus belle la capitale des Gaules.

Pignol, 17 rue Emile Zola, Lyon 2eme

Le verre de l’après-midi : Razowski

Razowski - Lyon Confluences

Un week-end à Lyon est l’occasion de découvrir le beau travail d’aménagent effectué dans le quartier Confluences. Anciens docks, les quais ont été repensés pour accueillir logements, commerces et restauration. Au 1er étage, chez Razoswki, la terrasse en teck permet de déguster de délicieux cocktails en surplombant les canaux. Un point de chute idéal après s’être cultivé au Musée des Confluences qui vient d’ouvrir récemment.

Razowski, Centre commercial Confluence, 112 Cours Charlemagne, Lyon 2me

L’apéro : La Cave d’à côté

La cave d'à côté - Lyon

Caché dans une ruelle de la presqu’ile, ce bar à vins se love dans une cave, à mi-chemin entre la brocante et la caverne d’Ali Baba. Ici les petits vins côtoient les grands crus et une formule efficace à 25 € par personne permet de siroter une bouteille accompagnée de charcuterie et de fromages. Un moment reposant diablement salvateur, le service adorable en prime.

La Cave d’à côté, 5 rue Pleney, Lyon 1er

Le diner : L’institution

L'Institution Lyon 1

En lieu et place du Bar Américain, l’Institution rejoue les codes des brasseries Costes parisiennes avec un décor signé Jacques Garcia. Un cadre cosy et intimiste où les viandes tendres jouent les stars de la carte. Jolis flacons bien choisis par la maison.

L’Institution, 24 rue de la République, Lyon 2eme

La fin de soirée : Bar L’Antiquaire

Bar L'Antiquaire Lyon

Pour finir cette éprouvante journée, direction le bar à cocktails L’Antiquaire. Dans un décor digne du Chicago des années 20, on se laisse bercer par les vapeurs alcooliques des breuvages dans une ambiance jazzy à la lueur des bougies. Un lieu résolument tendance où les serveurs trendy jouent le jeu du nœud pap.  Cocktails à 10 €.

Bar L’Antiquaire, 20 rue Hippolyte Flandrin, Lyon 1er

Critique : Yo Café. Bistrot thaï

Yo Cafe 2

Le Yo Café se présente comme un bistrot thaï. Cette annonce aux allures d’oxymore suscite à juste titre l’inquiétude. Faire la promesse d’une cuisine fusion authentique est souvent un exercice casse-gueule qu’empruntent généralement les adresses modeuses pour excuser leur médiocrité gastronomique. Heureusement, Yo réussit le pari de la cuisine fusion avec une carte intelligente qui nous réconcilie avec ce mélange des genres.

Le cadre. Mignon avec ces murs couleur pistache et mauve, ses lumières tamisées et son piano jouant les meubles chinés au fond de la salle.

La carte. Massmam de joues de bœuf, curry rouge, tamarin et lait de coco (19 €), gaeng kiu de blanc de poulet, lait de coco, curry vert et basilic (19 €) ou encore wok de poulet fermier, citronnelle et curry rouge (20 €). Côté desserts, délice de chocolat noir, crème anglaise, riz au lait de coco et mangue fraiche ou encore tiramisu à 8,5 €.

Yo Cafe 1

Les plats & desserts. Délicieux plat du jour avec ce suprême de poulet et ses petits légumes accompagnés d’une sauce pimentée à la citronnelle. Les saveurs s’exaltent en bouche, l’association des épices revisite à la perfection ce plat si français. Le dessert est également réussi avec ce flan noix de coco et sa boule de glace.

Les flacons. Des bouteilles de vin entre 25 et 40 €, ainsi que des verres et carafes bien choisies.

Le service. Adorable et professionnel.

Faut-il y aller ? Évidemment, les bonnes adresses fusion sont si rares à Paris qu’il serait dommage de se priver de ce joli bistrot.

Yo Café, 10 rue du Port-Mahon, Paris 2

Critique : Shang Palace à l’Hôtel Shangri La Paris.

Shang Palace 1

Les restaurants chinois ne manquent pas à Paris. Mais lorsqu’il s’agit de proposer des plats de qualité, la liste se réduit malheureusement à peau de chagrin. Le Shang Palace fait partie de ces adresses divines qui nous rappellent les merveilleux déjeuners passés récemment à Hong Kong.

Le Shang Palace, récompensé par 1 étoile au Guide Michelin, se trouve dans le très chic palace Shangri La. Le restaurant se situe à l’entresol de l’hôtel mais la salle n’en reste pas moins attrayante. Le décor est raffiné, confortable mais pas opulent.

Shang Palace 2

Le menu Dim Sum à 52 €. Servi tous les midis sauf le dimanche et proposé pour l’ensemble de la table, le menu présente un rapport qualité/prix inégalable. Une succession de bouchées vapeur défilent sous vos yeux ébahis : ravioli aux crevette, bouchées de crevettes et porc, bun de porc laqué, ravioli de crabe au bouillon, buns de porc façon Shanghaienne, ravioli aux Saint-Jacques et boules moelleuses à la crème montée et fruits frais pour finir avec une note sucrée. Nous avions eu peur de ne pas être rassasié par ces dim sums, nous avons fini totalement repu (et sans nous être gavé de pain comme c’est souvent le cas dans ce genre d’adresses). Les produits sont de qualité, parfaitement travaillés. Les explications données par le personnel sont claires, précises mais pas pompeuses.

Shang Palace 3

Les boissons. Le menu offre en prime du thé tout au long du repas.

La clientèle. A la hauteur des lieux, classe et bien apprêtée.

Le service. Difficile de faire plus professionnel que les équipes œuvrant dans les hôtels Shangri La. Le personnel maitrise la technique sans être mécanique, une prouesse !

Faut-il y aller ? Comment osez-vous même en douter ?

Shang Palace, Hôtel Shangri La, 10 Avenue d’Iéna, Paris 16

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