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Critique : Restaurant Le Meurice par Alain Ducasse. Un restaurant 3 étoiles de haute voltige.

Meurice Ducasse 1

Dans le grand mercato annuel des chefs étoilés, Alain Ducasse s’est emparé des cuisines du Meurice en septembre 2013, succédant au regretté Yannick Alléno. Le restaurant est toujours fier d’afficher ses 3 étoiles au guide Michelin avec une cuisine travaillée et raffinée.

La réservation. Cette première étape nous avait quelque peu inquiété. Il fallut insister plusieurs fois avant d’avoir quelqu’un au bout du fil. Lorsque ce fut chose faite, l’interlocuteur nous invita à confirmer notre venue la veille. Qu’il est désagréable de devoir rappeler au personnel que ce n’est pas au client de confirmer sa venue dans ce genre d’établissements, mais plutôt l’inverse. Le jour de notre réservation, il faudra également recadrer le réceptionniste après avoir essayé en vain d’appeler le restaurant pour prévenir de notre léger retard. Le téléphone sonnant toujours dans le vide, nous  dûmes appeler directement la réception de l’hôtel qui souhaitait d’abord nous rediriger vers ce numéro fantôme !

Meurice Ducasse 2

La salle. Redécorée par l’inévitable Philippe Starck en 2007, la salle n’a pas perdu de sa superbe avec ses dorures, ses lustres imposants et ses belles moulures. Avec le restaurant Les Ambassadeurs de l’Hôtel Crillon, le lieu s’inscrit comme l’une des plus belles salles à manger parisiennes. On regrettera cependant le mobilier moderne tranchant avec le classicisme de la salle et les verres à eau en cristal de Murano rappelant le style Duralex.

Meurice Ducasse 3

Le menu déjeuner à 130 €. L’enchainement divinement orchestré par une équipe au petit soin commence par un amuse-bouche composé de légumes du potager à tremper dans une sauce délicieuse et onctueuse. L’entée arrive ensuite avec une bonite fondante saupoudrée de bonite séchée et accompagnée de bolets en tranches. Le plat n’est pas en reste avec cet homard sauce au beurre et galette tressée de pommes de terre. Les cuissons sont parfaitement maitrisées, les sauces exécutées avec brio.

Meurice Ducasse 4

Après un intermède fromager de Brie de Meaux, place au dessert et sa composition de chocolat à la glace praliné. Un soufflé au chocolat noir vient compléter le tableau. On aurait cependant préféré un dessert peut-être un peu moins chargé pour finir un tel repas gastronomique, même si ce dernier n’avait rien à se reprocher.

Le café vient conclure ce beau déjeuner avec un accompagnement de sorbets fruités et une boite de chocolats venant de la Manufacture de M. Ducasse installée rue de la Roquette.

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La clientèle. Une salle comble, principalement asiatique.

Le service. D’un grand professionnalisme, courtois et serviable mais jamais obséquieux. Toujours précis mais discret.

Faut-il y aller ? Évidemment.

Le Meurice, Hôtel Meurice, 228 rue de Rivoli, Paris 1

Critique : Fassbender & Rausch. Chocolatier à Berlin.

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Une virée à Berlin ne serait être réussie sans une pause gourmande au célèbre chocolatier Fassbender & Rausch. Située au sud de Unter den Linden, sur Gendarmenmarkt, l’institution attire les gourmands du monde entier.

L’histoire de cette chocolaterie remonte à 1863 lorsque Heinrich Fassbender produisait et vendait ses chocolats à Berlin. Quelques années plus tard, Wilhelm Rausch ouvrait également une confiserie, en 1890. Il fallut attendre 1999 pour que les deux familles décident de s’associer sous le même nom et ouvrent ce qui deviendra l’une plus grandes chocolateries d’Europe : Fassbender & Rausch.

Fassbener & Rausch 3

Au rez-de-chaussée, une boutique rappelant Harrods propose essentiellement du chocolat mais également des articles dérivés allant des bonbons jusqu’à l’ours en peluche. A l’étage, le restaurant est une halte idéale à l’heure du thé. On y vient pour déguster une tourte déclinée en plus d’une vingtaine de saveurs. Le gâteau (3,95 €) est essentiellement composé d’un socle en génoise, une mousse fruitée ou chocolatée, et recouverte d’un coulis ou nappage chocolat. Le tout bien sûr accompagné d’un excellent chocolat chaud.

Fassbender & Rausch, Charlottenstraße 60, Berlin

Critique : Le Faust : terrasse, restaurant et clubbing au pont Alexandre-III. Berges Seine Rive Gauche.

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L’attente fut longue. Plus de deux ans de travaux pour transformer cet ancien squat associatif en haut lieu de la vie parisienne. En 2013, la terrasse avait marqué le préambule de cette belle réussite. Fin août 2014, c’est au tour du restaurant de faire son ouverture avant l’inauguration de l’espace clubbing. Situé à quelques mètres des bars de plage Le Flow et le Rosa Bonheur, le Faust doit son succès programmé au businessman iranien des nuits parisiennes Addy Bakhtiar (déjà propriétaire du Showcase en face) et à l’architecte Didier Faustino qui a conçu sur près de 2 000 m2 cet espace étonnant.

La terrasse et les apéros chics. Il s’agit probablement de la plus belle terrasse de Paris, offrant une vue imprenable sur le pont Alexandre III, ses dorures et sa peinture taupe. Installée sur des chaises en rotin, la jeunesse dorée se réunit tous les soirs pour siroter quelques bouteilles de rosé et de champagne. Le jeudi, le lieu accueille les jeunes cadres pour des Apéros Chics sur fond de musique électro bien calibrée. On regrettera cependant de devoir partir au front pour trouver un tabouret ou une chaise, dans l’indifférence la plus totale du personnel. Le vendredi et samedi soir, l’ambiance devient guinguette avec le bateau bistrot Alexandre III amarré en face, invitant une clientèle plus variée à guincher.

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La carte et le service. Le jeudi, le concept est un peu roots : on fait le service soi-même, on boit le rosé dans des verres en plastique, et on grignote de la charcuterie dans des assiettes en carton (19 € et digne d’une kermesse de village). Le tout bien entendu pour le même prix que les autres jours. Le service étant de 15%, ne devrait-on pas payer 15% de moins le jeudi ? Les autres jours, le service est d’activité mais au vu de leur rapidité, on finit par regretter de ne pas pouvoir se servir soi-même.

Le restaurant. Le directeur de salle qualifiait en Mai les tarifs de la brasserie « d’accessibles » en réponse à la maire de Paris qui s’inquiétait des prix qui seront pratiqués par l’établissement. Les vœux pieux de Mme. Hidalgo n’ont pas été entendus ; les plats de la carte s’affichent tout de même autour de 30 – 35 €, laissant les « sans-dents » sur le bord du trottoir. La salle de 150 couverts, dans une ambiance particulièrement réussie, est dirigée par le chef étoilé Christophe Langree (ancien chef à Matignon).

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Le système de réservation. J’ai voulu tester le week-end dernier le restaurant avant de me faire imposer le désormais célèbre diktat parisien du « 19h ou 21h45 ? ». Pris d’un doute, j’ai jeté un coup d’œil à la salle vers 21h. Ô stupeur, les trois quarts du restaurant étaient vides ! Les politiques de réservation des restaurateurs commencent sérieusement à m’irriter. Quel est l’intérêt de refuser des clients pour faire croire que le restaurant est victime de son succès si la salle est déserte ? Espérons que de telles pratiques commerciales ne voueront pas les dirigeants à la Damnation.

L’espace performatif. Il faudra encore attendre quelques mois avant de découvrir un espace « performatif » où seront organisés des concerts et soirées clubbing, le tout orchestré par Charaf Tajer et John Whelan déjà derrière le Pompon à Pigalle.

Le Faust, culée du Pont Alexandre III, côté Rive Gauche, Paris 7

terrasse ouverte jusqu’à 2h du matin

Critique Intercontinental Porto – un charme discret

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Signe du dynamisme touristique du Portugal, l’année 2011 fut celle de l’arrivée de la chaine hôtelière de luxe Intercontinental à Porto. Pour son premier hôtel portugais, l’enseigne a souhaité marquer le coup en investissant les anciens murs d’un palais du XVIIIème trônant fièrement sur la Place de la Liberté, à quelques pas des principaux lieux touristiques de la ville.

Disposant de 105 chambres, le luxueux hôtel distance largement l’hôtellerie vieillissante et à bout de souffle du reste de la ville. Lobby en marbre, décoration florale dans les parties communes, boutiques de luxe en rez-de-chaussée ; l’hôtel mérite son rang de palace.

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L’offre de restauration. L’hôtel propose un restaurant, l’Astor, donnant sur la rue et avec de belles perspectives sur la place. La carte est soignée, avec une cuisine de qualité revisitant les classiques de la cuisine portugaise. Une belle formule à midi à 17 € propose une entrée, un plat, un dessert servi avec un verre de vin, une eau minérale et un café. On est bien loin de la politique de certains chaines luxueuses comme Four Seasons qui homogénéisent leurs prix, que vous soyez à New York ou au fin fond de la Thaïlande.

Un bar à la décoration soignée permet de siroter un dernier verre avant de rejoindre sa chambre. La salle ornée de boiseries et de fausses bibliothèques est parfaite pour s’initier aux portos de la région, proposés dans le cadre d’une carte exhaustive.

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Les chambres. De taille correcte, la literie est confortable et l’ensemble est décoré avec goût. La salle de bain en marbre propose une baignoire mais pas de douche. Des produits de bain de qualité ainsi que des peignoirs sont mis à disposition gracieusement. On regrettera cependant le coin minibar et sa cafetière qui aurait pu être troqué contre une machine Nespresso, un standard désormais dans l’hôtellerie de luxe. La chambre offre de jolies vues sur la Place de la Liberté. Seule ombre au tableau et pas des moindres, le manque cruel d’insonorisation. Qu’il est dommage de constater en 2014 des hôtels entièrement rénovés qui souffrent d’un problème d’un autre temps. On se croirait dormir dans la rue, le bruit de la circulation et des klaxons vous empêchant de passer une nuit tranquille. Le double vitrage n’est d’aucune utilité et mis à mal par le jeu entre les huisseries. Dommage.

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Le service. Haut de gamme sans en faire trop. Un luxe discret mais manquant peut-être un peu de raffinement.

Les prix. Très accessibles pour une clientèle française. Comptez 120 à 150 € en fonction des saisons pour une chambre double, soit le prix d’une chambre à l’Intercontinental Porto pour le prix d’un Novotel défraichi à la française.

Intercontinental Porto, Place de la Liberté, Porto

Critique : Exposition Henri Cartier Bresson Centre Pompidou

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Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson jusqu’au 9 juin 2014. L’occasion de découvrir à travers une exposition passionnante le travail de l’artiste depuis ses débuts prometteurs. De l’avant-garde des années 1920, en passant par l’Afrique française, la guerre d’Espagne, le Front Populaire, jusqu’à la Libération, les funérailles de Gandhi ou encore la conquête de l’espace, l’exposition est une occasion unique de redécouvrir près de 350 œuvres du photographe.

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Rarement une exposition n’avait été aussi complète, se faisant la mémoire de cet artiste prolixe. Construite chronologiquement, les photos défilent tel un praxinoscope, témoins de l’histoire du XXème siècle prise sous toutes ses coutures. Puisé dans les archives de la Fondation Cartier-Bresson, le travail mûri de l’artiste s’expose au travers de photographies, de dessins, peintures et autres documents. Le tout dans une nuée de noir et blanc sublime.

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Rétrospective Cartier-Bresson, Centre Pompidou, Paris

jusqu’au 9 juin, du mercredi au lundi de 11h à 23h. Entrée : 13 €

Critique : Bar Au très Honoré, THB Place du Marché St-Honoré.

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En lieu et place de l’ex Barlotti géré par le groupe George V Eatertainment (Buddha Bar &co), Au Très Honoré s’est installé dans cet immense lieu de vie de la Place du Marché Saint-Honoré. Les anecdotiques cuisines italiennes modeuses ont été balayées par une carte de brasserie plus conventionnelle dans un décor revisité.

A la tête du restaurant, Jean-Pierre Lopes, Thomas Delafon et Stéphane Courteaux, déjà propriétaires du Père & Fille et de la Plage Parisienne ont confié la décoration à Anne – Cécile et Agnès Comar. Ces dernières ont sublimé le désormais célèbre atrium en mettant à l’honneur des fresques signées Kat Menschik, le tout dans un décor champêtre.

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Au sous-sol, un bar à cocktails – le THB pour les intimes – dont la décoration a été confiée à Alexis Mabille, fait courir le tout Paris. Le lieu fait référence aux boudoirs des années 20 avec de grands drapés Empire, un beau parquet en bois sur lesquels sont disposés des tapis, et une atmosphère feutrée apportée par l’éclairage tamisé et les canapés en velours.

Chose rare, le lieu évite le sectarisme de l’âge en accueillant une clientèle très hétéroclite allant de 20 à 60 ans. Hormis les soirées excentriques « Music Hall » du mercredi soir, la musique électro savamment mixée est de rigueur dans l’établissement.

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La carte de cocktails (14-15 €). Breuvages abordables et délicieux avec ce fameux Bijou (gin Bombay Sapphire, chartreuse verte, vermouth Dolin et orange bitter truth), ou encore le Bisou Bisou (gin Hendricks, menthe fraiche, gingembre, jus de citron vert et champagne) sans oublier le Cardigan (tequila, Cointreau, framboises fraiches, purée de citron vert et piment d’Espelette).

Le snacking. Courte carte de fingers food à tester avec ce tarama truffé et ses mini-blinis à tomber par terre (12 €) et ces petits calamars croustillants accompagnés d’une sauce tartare (11 €).

Faut-il y aller ? Vous en doutiez encore ?

Au Très Honoré, Place du Marché Saint-Honoré, Paris 1

Critique : Menu déjeuner à la Bauhinia – Shangri La.

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Après le Royal Monceau et avant de vous faire écho de mon récent diner au Pure du Park Hyatt, continuons notre road trip des palaces parisiens à l’heure du déjeuner. Aujourd’hui, hommage au Shangri La et son excellente formule déjeuner à 48 €.

Le lieu. A la Bauhinia, l’un des restaurants du palace baigné de lumière grâce à l’extraordinaire coupole de verre conçue par l’architecte Maurice Gras. Les tons pastels et chinoiseries ne sont peut être pas d’un goût parfait, mais le cadre reste fort confortable pour un déjeuner d’affaires.

La Bauhinia 2

Le menu le « 48″. Pensé par le chef étoilé Philippe Labbé, le menu propose le traditionnel trio entrée/plat/dessert en s’inspirant de la cuisine française et thaïlandaise. Pied de nez à ses confrères parisiens, le chef a préféré pimenter les plats plutôt que l’addition ; quelle sage décision !

Les entrées. Oeuf de poule mollet et croustillant, servi sur son lit de lentilles légèrement vinaigrées et pataugeant dans son jus crémeux. Un des grands classiques de la cuisine gastronomique qui a défaut de surprendre séduit toujours autant le palais. Quant à lui, le carpaccio de bar acidulé au vinaigre de mangues et condiments batifole avec la ciboulette et la bourrache dans une composition joliment florale.

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Les plats. Envolons-nous vers des contrées lointaines avec Malaysia Airlines et entamons notre descente vers la Malaisie, avec ce Kari Ayam, fricassée de poulet au curry, riz biryani aux raisins, amandes parfumées à la cannelle, cardamone et badiane. Le plat relevé ne se fit non sans quelques turbulences mais nous ne nous abîmâmes pas dans la sauce au curry.

Les desserts. Retour sans embuche en France avec ce traditionnel éclair aux marrons aux portions généreuses. Le dessert tout droit inspiré d’Angelina reste perché en apesanteur, réussissant l’exploit de ne pas sombrer dans la surenchère calorique. Quant à l’ile flottante sertie d’amandes caramélisées, qu’il est agréable de redécouvrir des desserts simples et bons.

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Les liquides. Verres de vin à partir de 14 €, bouteille 1L de San pellegrino à 11 €.

Les plus. Le prix imbattable de cette cuisine de haut vol. Pour les appétits d’oisillons, carte avec entrées à 16 €, plats à 31 € et desserts à 8 € (soit le prix d’un dessert dans n’importe quelle mauvaise brasserie parisienne).

Les moins. Aucun.

La Bauhinia au Shangri La Hotel, 10 Avenue d’Iéna, Paris 16

Critique : China Club : entre esprit colonial et fusion food.

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Perdu entre Bastille et Gare de Lyon, le China Club nous offre un voyage sensoriel au cœur de la Chine coloniale des années 30. Etablissement mythique des années 80/90, le China a bien failli disparaitre en 2008 pour être transformé en bureaux administratifs. Heureusement, Jean-François Roux, ancien associé de Costes et propriétaire de Chez Janou et du Petit Marché, a repris l’établissement pour lui redonner son lustre d’antan.

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La décoration coloniale est une pure réussite ; le client se sent transporté dans un hôtel mythique Raffles, entre Hong Kong et Angkor. Canapés Chesterfield, lumière tamisée jouant les nuances de pourpres et garances, stores vénitiens créant de subtiles jeux d’ombres, plantes vertes et meubles en bois laqué faisant tous échos au carrelage en damier. Hemingway n’est sûrement pas très loin.

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La carte. Très fusion food avec des rolls et dim sum en entrées (10-12 €), des Bo Bun (bœuf, crevette, poulet ou crabe) entre 14 et 16 €, puis des poissons (brochettes de st jacques rôties à la citronnelle, crevette royales citronnelle, gambas sautées, dorade royale, thon basilic piment) et viandes (porc mijoté coco caramel, bœuf grillé satay, tartare poilé, poulet crispy, magret d’oie laqué bananes figues, anneau rôti au cury) entre 20 et 22 €. Côté desserts, les sempiternelles riz au lait de coco, moelleux au chocolat glace vanille, croustillant de fruits frais à la vanille ou crème brulée au thé vert sont au rendez-vous (8 – 10 €).

La cuisine. Des Bo Buns parfaitement équilibrés, consistants et savoureux mais des desserts plus passe-partout. Les cocktails d’inspiration début du siècle (Bramble, Bijou, Singapour Sling, Side Car, Mai Tai) sont plutôt réussis.

China Club 1

La clientèle. Le propriétaire souhaitait un établissement « ouvert à tous, sans barrière culturelle, sociale ni générationnelle ». Le vœu, bien qu’un tantinet démagogique, semble être exhaussé.

Les plus. L’ambiance, la déco très réussie, le pari réussi de réveiller un quartier endormi.

Les moins. Les canapés inconfortables responsables de votre future sciatique et la playlist qui mériterait d’être un peu plus travaillée.

China Club, 50 rue de Charenton, Paris 12

Ouvert du lundi au samedi de 17h à 2h, toute la nuit vendredi et samedi

Ca’Fujiyama – Salon de thé japonais avec patio-jardin à Venise.

Ca'Fujiyama - Salon de thé japonais avec patio-jardin à Venise. dans Coups de coeur cafujiyama-venezia-1

drapeau-francais-jpg-150x91 dans Salons de thé Venise est une ville extraordinaire mais bien souvent cantonnée à ses lieux les plus emblématiques tels la Place Saint-Marc, le pont Rialto ou encore son Grand Canal. Pourtant, la ville recèle de nombreux secrets à l’abri des foules touristiques. Un jardin ombragé, un patio tranquille, un palais méconnu … ces bijoux se découvrent dans les méandres des petites rues pavées.

C’est en passant par hasard dans une des rues étroites du quartier bobo de Dorsoduro près du Campo Santa Margherita, que j’ai découvert cet été le salon de thé japonais Ca’fujiyama. L’idée peut sembler saugrenue : se désaltérer dans un lieu japonais en plein cœur de Venise tient du vice ! Pourtant l’adresse se révèle être un véritable havre de paix avec un délicieux jardin.

Installé au calme, on vient y siroter une limonade ou un thé japonais accompagné d’une glace aux agrumes. Les prix sont doux : 2 € la limonade, 1,2 € le café, 3 € les thés. Le service est attentionné et le lieu accueille également quelques chambres d’hôtes. Un lieu à ne pas manquer lors de votre prochain city trip à Venise !

 cafujiyama-venezia-2 dans Terrasse / Jardin

italie-150x99 dans Voyages Venezia è una città straordinaria ma Venezia non è solo piazza San Marco, Rialto e Canal Grande ma un luogo vasto e sorprendente. La città nasconde tesori segretti distante dalle masse turistiche. Un giardino ombroso, un patio calmo, un palazzo misconosciuto … si scopre una città ricca di gioielli nei meandri dei vicoli lastricati.

Quest’estate, ho scoperto un caffè giaponese Ca’fujiyama in una stretta strada del quartiere borghesi-bohémien di Dorsoduro, vicino al Campo Santa Margherita. E un’oasi di pace con un piacevole giardino.

Si può bere una limonata o un té giaponese accompagnato da un gelato agli agrumi. Non è caro : 2 € la limonata, 1,2 € il caffè, 3 € i té. Il servizio è premuroso ed il luogo ospita anche qualche camera in affitto. Un bell’indirizzo da non mancare !

Calle Lunga de San Barnaba, 2727, Dorsoduro, Venezia

L’Aperol Spritz débarque à Paris.

L'Aperol Spritz débarque à Paris. dans Autres aperol-spritz-1

Cocktail bien connu des vénitiens, l’Aperol Spritz s’exporte outre frontière et commence à faire son entrée dans les bars de la capitale. Revue de cette étonnante boisson douce-amère qui saura vous réveiller les papilles.

L’Aperol est née en Italie à Padoue en Vénétie. A la fin du XIXème siècle, les soldats autrichiens en garnison en Vénétie, avaient pour habitude de couper les vins locaux jugés trop forts avec de l’eau de Seltz. Pour couper fin à cette hérésie, Giuseppe Barbieri, propriétaire d’une distillerie, décide en 1919 de créer une boisson mélangeant des infusions d’orange amère, d’orange douce ainsi que des herbes de natures différentes. L’Aperol est né, caractérisé par sa couleur orange et sa bouche marquée par des notes amères d’orange, de rhubarbe et de gentiane.

aperol-spritz-2 dans Coups de coeur

Aujourd’hui, l’Aperol est principalement servi en cocktail ; le fameux Aperol Spritz. La boisson, servie dans d’élégants verres à pieds, est composée de vin blanc tranquille ou effervescent (Prosecco généralement), d’Aperol et d’un trait d’eau pétillante type Perrier. Quelques gros glaçons et une demi-rondelle d’orange viennent compléter le nectar.

L’Aperol Spritz se consomme à l’heure de l’aperitivo, servi avec quelques tapas : bruschette, tramezzini ou plus généralement des chips. Mais l’Italie n’est plus la seule terre d’accueil de cette terrible boisson ; l’Allemagne, l’Autriche et la Croatie en proposent également.

Où en trouver en France ? La boisson fait son entrée timide sur notre territoire. Pour faire connaitre cette boisson, des événements sont organisés comme cet été au Pavillon du Lac. Enfin, la fameuse bouteille orange commence à apparaitre dans les rayons de nos supermarchés. A défaut, vous pouvez toujours remplacer l’Aperol par du Campari plus amer. D’ici quelques années, l’Aperol Spritz devrait à coup sûr devenir la boisson la plus trendy du moment !

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