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Avis : Villa Dubrovnik. Palace 5 étoiles sur bord de mer.

Avis : Villa Dubrovnik. Palace 5 étoiles sur bord de mer. dans Coups de coeur 25

Dubrovnik est une halte idéale pour un weekend, à 2h de Paris. La ville offre de nombreuses activités : culture, restaurants et bars branchés. Pour séjourner dans la ville fortifiée, la Villa Dubrovnik est un point de chute idéal après une journée passée dans la cohue des petites rues pavées.

Située à 2 km de la ville, l’hôtel fait face à l’ile Lokrum protégée patrimoine de l’UNESCO. Un bateau Riviera permet de rejoindre facilement le port de Dubrovnik en 10 minutes. L’hôtel affiche une architecture résolument moderne avec sa structure en béton et en verre.

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Les chambres. La Deluxe Room offre de belles prestations : literie confortable, salle de bain design avec produits de bain signés Bulgari, grands rangements et terrasse agréable donnant directement sur la mer et la petite crique face à l’hôtel.

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La restauration. Plusieurs choix s’offrent aux clients : le restaurant gastronomique Pjerin et sa superbe vue sur la vieille ville, Al Fresco Bar Giardino pour profiter d’un déjeuner sous les pins parasols et le bar rooftop Prosciutto & Wine Bar pour terminer une dure journée de labeur par un long drink. A déjeuner, la carte est abordable mais présente un choix trop restreint (3 entrées, 3 plats, 2 desserts). Les quantités sont bien maigres et la cuisine plus que moyenne. Le soir, la carte s’étoffe et les prix s’envolent. Comptez 30-40 € le plat pour une cuisine plus qualitative mais restant tout de même assez moyenne. Les desserts à 10-12 € sont sans intérêt et pas assez travaillés.

Les petits-déjeuners présentent eux aussi des tarifs excessifs mais le bar rooftop est un excellent point de chute. On évitera cependant le finger food avec du prosciutto affiché à 20 € les 100 g.

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La piscine et la plage. Une piscine intérieure avec un solarium disposant de quelques transats confortables. Puis une plage construite sur une chape de béton en contrebas, où il est possible de se baigner dans la mer en empruntant une échelle.

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Les plus. Un service de qualité (accompagnement à la chambre, transport des bagages, prise en charge de la voiture à l’arrivée, bateau jusqu’à Dubrovnik), une chambre au design épuré et chic et un hôtel parfaitement entretenu dans un décor de rêve.

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Les moins. Une restauration en deçà de ce qu’on est en droit d’attendre d’un hôtel 5 étoiles. Les prix ne peuvent se justifier au regard de la qualité des plats. Une chambre agréable mais bruyante ; les parquets en bois assurent la propagation du bruit et il n’est pas rare d’entendre les pas lourds des voisins du dessus résonner dans sa chambre. Enfin, le prix des chambres surévalués par rapport à la destination (100 € de trop à mon avis, mais l’assurance d’être tranquille et à l’écart d’un certain tourisme de masse).

Villa Dubrovnik, Ulica Vlaha Bukovca 6, Dubrovnik, Croatie

www.villa-dubrovnik.hr

Deluxe Room à partir de 470 € la nuit

Critique : Bibent. Place du Capitole à Toulouse. Chef Constant.

Critique : Bibent. Place du Capitole à Toulouse. Chef Constant. dans Coups de coeur bibent-toulouse-1

Vieille institution toulousaine, le Bibent avait tragiquement fermé ses portes en 2009 après plus d’un siècle d’histoire. Haut lieu de la vie toulousaine, le Bibent renait aujourd’hui de ses cendres sous la houlette du chef cathodique Christian Constant (les Cocottes, Violon d’Ingres, etc.). Après plusieurs mois de travaux, la brasserie a retrouvé son lustre d’antan avec de magnifiques plafonds dorés et ses lustres imposants. En été, une belle terrasse permet de déjeuner sur l’une des plus belles places françaises, face au Capitole.

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La cuisine. Excellente comme dans tous les restaurants Constant de la rue Saint-Dominique à Paris. J’aime particulièrement y prendre le tea time avec leur efficace formule à 8 € comprenant une boisson chaude et une pâtisserie. Leur tarte Tatin est à se damner, fondante et longue en bouche. A l’heure du diner, le restaurant propose une excellente formule entrée/plat/dessert à 29 € pour une cuisine de haute voltige.

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La formule à 29 €. Pour bien entamer ce délicieux repas, rien de tel qu’un amuse-gueule original : de la sardine écrasée à l’huile servie dans sa boite d’origine et accompagnée de pain baguette croustillant. Puis arrive l’entrée, un bocal d’écrevisse et petits légumes, surplombés par des beignets de colin et sa sauce rouille. Ensemble absolument succulent et original.

Le plat ne vient pas décevoir cette belle entrée en la matière. Un filet de merlan nous est proposé sur un lit de tagliatelles avec sa sauce aux moules.

Le dessert. Pour conclure cette formule sans faute, une tarte aux myrtilles et sa feuille de nougatine.

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Les boissons. Verre de vin à 5-6 € mais bouteilles un peu chères (25-30 €).

Faut-il y aller ? Oui pour déguster la cuisine très inspirée du chef Constant et sa signature à travers des plats servis dans des bocaux et cocottes Staub.

Le Bibent, 5 Place du Capitole, Toulouse

Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité.

Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité. dans Coups de coeur regalade

La nouvelle fut surprenante lorsqu’en Février 2013, la presse spécialisée nous informa de l’ouverture d’un hôtel 5 étoiles en plein cœur du quartier Faubourg Montmartre près de la rue Richer. Le quartier en plein boom avait vu s’ouvrir récemment de nombreuses adresses branchées, mais on ne pouvait s’imaginer l’arrivée d’un hôtel haut de gamme. Pourtant le pari fut réussi avec ce tout nouveau boutique hôtel, l’hôtel de Nell, designé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

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Outre ces chambres ultra designs, l’hôtel dispose d’un restaurant qui a enthousiasmé la presse toute entière : la Régalade Conservatoire. Dans ces conditions, difficile d’obtenir une table à moins de s’armer d’une patiente quasi olympique.

Tout vient à point à qui sait attendre, l’adresse est une véritable planque bien affutée. Le restaurant joue la carte de la bistronomie dirigé d’une main de maître par son chef Bruno Doucet, ancien de Vigato et passé chez Gagnaire quelques années auparavant.

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La salle. Encensée par la critique, la salle est à la hauteur du restaurant : carrelage noir et blanc, chaises en bois et éclairage doucement tamisé.

La carte. Un menu entrée/plat/dessert à prix unique (35 €) servi midi et soir et se déclinant sous 5 combinaisons différentes. Avant que le spectacle ne commence, une terrine maison est servie gracieusement à volonté. Cette dernière est accompagnée d’un excellent pain de campagne.

Les plats. L’œuf mollet, crozets et escargots, émulsions d’une persillade est digne d’un restaurant étoilé mais le pressé de cochon en gelée, poireaux vinaigrette est un peu indigeste.

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Suit le cabillaud poché dans un bouillon thaï, servi avec des orecchiettes et coques d’une fraicheur et d’un fondant sans faille. Petite faiblesse pourtant pour le quasi d’agneau rôti à l’ail et au thym frais, grenailles et champignons en persillade avec une cuisson de la viande trop rapide.

Côté desserts, excellent soufflé Grand Marnier et simple mais efficace petit pot au citron, chantilly, basilic accompagné de sablés au pavot.

Les vins. Verres de vin à 6-8 €, bouteille de 20 à 1700 €.

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Le service. Professionnel bien qu’un peu lent.

Faut-il y aller ? Oui mais sachez que dorénavant, on n’organise plus ses sorties en fonction de son agenda, mais bel et bien l’inverse.

La Régalade Conservatoire, Hôtel de Nell, 9 rue du Conservatoire, Paris 9

Critique : Chez Boris, repère carnassier. Steakhouse Paris 8.

Critique : Chez Boris, repère carnassier. Steakhouse Paris 8. dans Coups de coeur chez-boris-1

Récemment encensé par le Figaroscope dans sa chronique sur les nouveaux repères carnassiers, Chez Boris fait déjà figure d’institution dans le QCA Parisien. Le restaurant nourrit des palanquées de cols blancs venus boustifailler entre midi et deux avant de revenir dans leur bureau, roupiller de leur festin de nabab.

Le cadre. Moderne, avec son cadre élégant nacré de briques noires et de tables rouge sang. Lumière tamisée plantant un décor de steakhouse digne de Londres ou de New York. Quelques tableaux de belles vaches laitières viennent vous rire au nez.

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Les plats. Des pièces du boucher, merlans, araignées et autres surprises viennent satisfaire l’appétit des bons vivants (entre 17 et 30 €). Les plats sont servis avec d’excellentes frites fraiches au blanc d’œuf et salade. La sauce béarnaise, bien qu’en supplément, est à se damner d’admiration. Si la faim vous en laisse encore le choix, n’hésitez pas à tester la carte des desserts (8 à 10 €). Le café gourmand peut s’avérer être un bon compromis, avec ses trois desserts et sa cuillère à café … en chocolat.

Faut-il y aller ? Naturellement, une adresse pareille dans un quartier habitué des salades de quinoas et autres nourritures d’oiseaux, relève de l’inespéré.

Chez Boris, 129 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8

 

 

Critique : Café Kousmichoff. Kusmi Tea Champs-Elysées.

Critique : Café Kousmichoff. Kusmi Tea Champs-Elysées. dans Branché cafe-kousmichoff-1

Qu’il est loin le temps où les produits Kusmi Tea n’étaient vendus que dans des épiceries spécialisées comme celles du Bon Marché. Rachetée en 2005 par Sylvain Orebi, la marque en sommeil a bien décidé de devenir le leader mondial du thé. Pour ce faire, la marque multiplie les ouvertures de boutiques (rue de Seine, Champs-Elysées, Avenue de l’Opéra), créé des corners dans les Grands Magasins et confirme sa présence dans les centres commerciaux (Beaugrenelle, Saint-Lazare).

Depuis décembre 2012, Kusmi Tea fait découvrir à une clientèle étrangère son nouveau flagship sur deux étages. Les gourmands peuvent même déguster sur place les produits vendus en magasins, au Café Kousmichoff.

Situé au 1er étage, le Café est une vraie réussite visuelle pour tous les amateurs de décoration. Les architectes d’intérieur ont réussi à créer une atmosphère intime en reprenant l’esprit des appartements bourgeois parisiens avec ses grands volumes et ses parquets en chevrons. Mais modernisé, grâce à un mobilier design et son remarquable bar en marbre donnant à cet espace un esprit hybride à mi-chemin entre le salon de thé et le bar américain. Le salon de thé est so chic, serein et à mile lieux des Champs-Elysées et de leur mercantilisme nauséabond.

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La carte. La « faim » justifie les moyens : thé gourmand à 15 €, gourmandises venant tout droit de la Pâtisserie des Rêves entre 11 et 13 € et cookies Laura Todd à 4 €, pour les fauchés. La carte propose en outre l’ensemble des thés vendus en vrac dans la boutique à 7 €. Il est également possible de déjeuner en commandant des assiettes légères entre 24 et 33 € ou encore des spécialités russes (bortsch, pirojki ou koulibiac).

Faut-il y aller ? Moi blogueur, j’aime les thés Kusmi. Moi blogueur, j’aime les décorations d’intérieur chiadées. Moi blogueur, j’aime les contrastes « écrin de tranquillité » versus « torpeurs des Champs-Elysées un samedi après-midi ». Bref, j’aime cet endroit.

Café Kousmichoff, 71 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8

Critique : Riad Nejma. Excellent restaurant marocain. Beaubourg.

Critique : Riad Nejma. Excellent restaurant marocain. Beaubourg. dans Coups de coeur riad-nejma-1

Qui aurait cru un que cet ancien hôtel particulier du XVIIIème siècle situé devant Beaubourg devienne un jour un riad marocain ? C’est pourtant ce qu’a fait Riad Nejma, restaurant spécialisé dans les couscous et tajines. Le lieu est superbe, marqué par de grands volumes et une décoration soignée. A l’étage, après avoir emprunté le majestueux escalier en fer forgé, on se promène le long des coursives pour découvrir de plus près le jardin intérieur orientalisé.

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L’ambiance. Endiablée avec des tablées entières de groupes fêtant un anniversaire ou un heureux évènement ; des danseuses du ventre se promènent entre les tables et enflamment le restaurant. On se prête rapidement au jeu de ces animations kitchissimes.

La carte. En règle générale, il ne faut pas espérer grand chose des restaurants à animations. Ici, bonne surprise, les plats sont réussis et les portions, gargantuesques. Comptez 19-20 € pour un tagine, 17 à 25 € pour un couscous (mechoui, malaki, brochette ou fassi).

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Les plats. Un vrai repas de nababs avec un couscous Malaki au poulet, merguez et agneau, ainsi qu’un tagine de poulet aux poires et miel d’Ifrane avec une viande moelleuse et une sauce à tomber par terre. Le tout accompagné d’une bouteille de Boulaoune, le fameux vin marocain.

Le service. A la fois débordé et pas pressé. Il faut s’armer de patience et il ne sert à rien de réserver, vous ferrez quand même une demi-heure de queue. La « faim » justifie les moyens parait-il ?

Faut-il y aller ? Oui si vous aimez les endroits décalés qui sortent des sentiers battus, oui si vous aimez la cuisine orientale. Non, si vous êtes pressés.

Riad Nejma, 141 rue Saint-Martin, Paris 4

Critique : Le Premier, Bar des Galeries Lafayette. Une vraie réussite glam.

Critique : Le Premier, Bar des Galeries Lafayette. Une vraie réussite glam.  dans Bars & Cafés le-premier-gl-1

Inauguré le 12 octobre dernier, le bar restaurant « Le Premier » marque la fin du premier pan de rénovation des Galeries Lafayette. Installé comme son nom l’indique au premier étage des Galeries, le bar propose une carte de boissons et de snacking chic dans un cadre magnifique.

Lignes épurées, bar monobloc blanc immaculé et chaises perchées permettent d’apprécier la superbe coupole dans ses moindres détails et le sapin de Noël signé Swarovski. Le dépaysement est total, on pourrait aisément se croire transporté dans un Department Store à Macau ou à Dubaï. Les touristes fourmillent au rez-de-chaussée pour s’enivrer d’effluves de parfums français tandis que le sapin, majestueux, s’illuminent d’humeur changeante grâce à des projecteurs colorés.
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La carte. Prix contrastés avec des sodas à 5 €, des thés à 7 € et des verres de vin à 6 € (Graves et Sancerre en blanc, Côtes du Lubéron et Pessac Leognan en rouge). Champagne à partir de 14 € la coupe. Côté snacking, comptez 24 € pour un sandwich au tourteau ou une assiette de saumon fumé, 12 € pour des blinis accompagnés de tarama. Pour les envies sucrées, les pâtisseries Pierre Hermé viennent nous rafraîchir le palais.

L’expérience. Un Ispahan signé Pierre Hermé accompagné d’une coupe de champagne Moët (14 €) et le goûter s’avère parfait. Si la coupe de champagne s’affiche encore à des prix raisonnables, il n’en va pas de même pour la pâtisserie à 14 € (autrement dit, deux fois plus chère qu’en boutique).

Faut-il y aller ? Oui sans aucun doute. Le cadre, les pâtisseries et le champagne animent ce spot si recherché. Et puis quant bien même votre portefeuille crierait famine, vous pouvez toujours ne prendre qu’un soda et refaire le monde dans cette adresse si mode.

Le premier, Galeries Lafayette Haussmann

Critique : Kushikatsu, un des meilleurs japonais de Paris. Republique.

Critique : Kushikatsu, un des meilleurs japonais de Paris. Republique.  dans Coups de coeur kushikatsu-3Le quartier Oberkampf révèle bien des surprises. Dernière nouveauté en date, Kushikatsu, l’un des meilleurs restaurants japonais de la capitale. Fréquentée par la high class japonaise, le restaurant propose de découvrir pour la première fois à Paris les kushikatsu, ces spécialités de panure venant tout droit d’Osaka.

Le lieu. Très chic avec son grand comptoir en bois, ses tabourets confortables et son éclairage tamisé. La salle s’articule autour d’une grande hotte en cuivre martelé d’où le chef prépare ses fritures.

kushikatsu-1 dans RestaurantsLe menu unique à 53 €. Ce véritable menu gastronomique est exécuté d’une main de maitre par le chef. Une quinzaine de plats s’enchaine tel une véritable cérémonie nuptiale : le chef vous indique pour chaque brochette quelle sauce utiliser parmi les trois suivantes : sauce noire, sauce soja ou moutarde japonaise. Le rythme est soutenu et les produits sont nobles : chateaubriand, dorade, crevette d’Argentine, navet, foie gras, etc. Le repas raffiné se conclut par une délicieuse boule de glace au Matcha, ce thé vert en poudre au goût si particulier.

kushikatsu-2Les liquides. Les plus téméraires essaieront le vin de riz, rappelant le goût de saké mais en nettement moins agressif. L’expérience est surprenante …

Faut-il y aller ? On avait peur de ressortir affamé, on finit satisfait et émerveillé de cette cuisine si légère et variée. Le lieu est magnifique, le personnel attentif et extrêmement serviable. Kushikatsu est une adresse en or !

Kushikatsu, 24 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11

Critique : Le Voltaire, Quai de Seine. Une institution bourgeoise.

Critique : Le Voltaire, Quai de Seine. Une institution bourgeoise. dans Coups de coeur restaurant-le-voltaire-3

Le Voltaire est une institution discrète de la rive gauche parisienne, antithèse des restaurants branchés et de leurs portions pour pioupious. Stores fermés, menus affichés sous le manteau, la maison ne cherche pas à se faire importuner par de curieux chalands. Véritable garant de la gastronomie française, Le Voltaire pourrait être une sorte de cénotaphe élevé à la gloire d’une cuisine bourgeoise qui a péri depuis belles lurettes.

Le décor. Très sixties avec ses murs recouverts de lambris, son éclairage discret et ses tables nappées comme pour fêter une grande occasion.

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La carte. Il faut s’accrocher pour ne pas s’échouer dans la Seine, toute proche. Impossible de trouver des plats à moins de 30 €. Au choix, une raie pochée à 39,5 €, des sardines grillées à 30 €, du colin froid à 35 €, une andouillette à 31 €, un onglet de bœuf à 39 €. Puis un steak tartare pomme frites à 44,5 €, des rognons de veau à 43 € ou encore un filet de bœuf à 50 €. Comme nous savons pertinemment que nous ne sortirons pas indemne financièrement de ce restaurant, autant se faire plaisir en prennant la pièce de bœuf grillée au thym et champignons à 87 € pour 2.

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Les plats. Tout repas au Voltaire doit inexorablement commencer par le célèbre œuf mayonnaise à 0,9 €. Un tel prix semble amuser une clientèle bourgeoise s’encanaillant de manger à tarif Chartier. L’entrée est sublime, généreuse avec ses crudités et sa mayonnaise faite maison. Puis arrive la fameuse pièce de bœuf, un monument de la gastronomie française. Les portions sont plus que gargantuesques servies avec une ribambelle de légumes s’invitant à la table : purée de carottes, purée de pommes de terres, bolets à l’huile, frites maison et salade. Le repas est divin, délicieusement désuet à l’époque où l’opulence des assiettes était symbole de luxe et de richesse. Les clients s’en mettent plein la panse et en redemandent avec raison. Difficile alors de conclure un tel festin par un dessert. Il faut savoir renoncer aux batailles lorsqu’elles ont bien été défendues.

Les liquides. En scrutant méticuleusement les bas-fonds de la carte, on finit par dénicher quelques bouteilles à 40-50 €, mais la fourchette de prix varie plutôt entre 60 et 100 € pour une bonne bouteille. Le vin choisi ce soir-là fut gouleyant au palais.

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Clientèle. Point de grandes dames vêtues de caraco, mais des hordes de vieilles barbes accompagnées de leur moitié anglaise pour fêter des noces vermeilles.

Faut-il y aller ? Pour avoir le daguerréotype parfait de la bonne cuisine française, assurément. Cette cuisine bourgeoise a quasiment disparu de nos assiettes parisiennes, alors ne nous en privons pas. Mais pour des additions légères, il faudra peut être mieux aller voir ailleurs. Environ 160 € pour deux personnes sans dessert, la « cuisine musée » se paie très chère. Comme disait Marie-Pierre Casey dans la pub Pliz : « je ferai pas ça tous les jours » !

Le Voltaire, 27 Quai Voltaire, Paris 7

Café à 5 €, bouteille
St-Pellegrino (1L) à 6 €

Critique : Comme à Savonnières. Rue Guisarde.

Critique : Comme à Savonnières. Rue Guisarde.  dans Coups de coeur comme-a-savonnieres-1

Difficile de croire qu’il puisse y avoir un restaurant correct dans la très touristique rue Guisarde. Et pourtant, dans le pêle-mêle de restaurants quelconques se cache une pépite tout droit venue d’Indre-et-Loire, de Savonnières plus précisément. Tenu par une joyeuse bande de gais lurons, Comme à Savonnières s’illustre comme étant l’un des meilleurs rapports qualité/prix du quartier.

 Le lieu. Intimiste avec ses murs en pierre et son éclairage tamisé. La salle n’est pas bien grande, prétexte à une certaine promiscuité bénéfique. L’ambiance est conviviale, en accord avec la cuisine proposée.

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La carte. Des plats du terroir savamment cuisinés et emprunts d’une pointe de modernité. Comptez une vingtaine d’euros pour un plat. Citons la tendre bavette de bœuf et sa purée de pommes de terre maison, la pièce de thon rouge à la plancha et son caviar d’aubergines ou encore ce fabuleux magret de canard aux figues. Notons également la parfaite maitrise des sauces, très équilibrées en goût et n’écrasant jamais la qualité des produits.

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Les desserts. Comme à Savonnières est l’un des rares restaurants parisiens à proposer un café gourmand digne de ce nom. Souvent cantonné aux produits sous-vides dégageant une marge confortable, le dessert est ici une véritable farandole de douceurs en version miniature (environ 8-9€).

 Faut-il y aller ? Comment pouvez-vous même en douter ? Absolument !

Comme à Savonnières, 18 rue Guisarde, Paris 6

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