Archive | Coups de coeur Flux RSS de cette section

Critique : Bar du Mini-Palais, la plus belle terrasse de Paris.

minipalaisbar.jpg

Cette fin d’été, les soirées chics et branchées se jouent sur la terrasse du Mini-Palais. Esprit très Belle Epoque avec ses mosaïques murales, colonnades, fauteuils en osier et palmiers éclairés par des spots verts. En somme, l’endroit parfait pour siroter des cocktails doucereux autour d’encas bien choisis, et une coupe de champagne au bar Veuve Cliquot. A partir de 21h un pianiste accompagne cette délicieuse soirée de sonorités jazzy, propice aux discussions tardives et libérées.

Cocktails à 13 €, coupe de champagne à 16 €, sodas à 5 €

Le Mini-Palais, 3 Avenue Winston Churchill, Paris 8ème

Critique : Le Petit Vendôme, rue Capucines, troquet, meilleurs sandwichs Paris, pas cher Opéra.

petitvendome2.jpg

Des endroits comme ca, on n’en fait plus ma bonne dame ! Tables en formica, éclairage au néon et mini terrasse pour déguster de délicieux casse-dalles en tout genre et lutter contre des faims de loup. Installé rue des Capucines, à deux pas de la Place Vendôme et de la rue de Castiglione, le Petit Vendôme est un village gaulois faisant résistance au beau milieu des palaces et bijoutiers de luxe (le Ritz et le Park Hyatt ne sont qu’à quelques mètres de là). Le Petit Vendôme pratique des prix d’un autre temps, celle des francs peut-être : 3,9 € les casse-croutes, 4 € les verres de vin (16 cl) et 1,1 € le café au comptoir.
Clientèle. Des amoureux de la bonne chaire, sans chichi ni clientèle bobo, venus voir le patron et sa faconde toute auvergnate.
petitvendome1.jpg
Les casse-croutes.
Le choix est pléthorique : fourme d’Ambert, jambon de pays, rillettes, saucisson, etc. Préparés à la commande, le rituel est toujours le même. Le patron prend une demi-baguette croustillante, la tartine généreusement en raclant régulièrement sa belle motte de beurre, puis garnit généreusement la bête de saucisson, jambon et autres ingrédients diététiques. Le verre de Saint-Pourçain en version blanc est nickel, les bouteilles sont à 15-26 €. Et pour terminer ce gueuleton, un p’tit noir.

Faut-il y aller ?
9 € pour cette ambiance franchouillarde inimitable dans un pareil quartier, cet endroit est une pépite !

Le Petit Vendôme, 8 rue des Capucines, Paris 2ème

Bon Plan : Old Thameside Inn, Pub sympa London, Tamise.

oldthamesideinnlondon1.jpg

A Londres, nul besoin d’un concept à la Paris Plage pour s’amuser. Les anglais ont déjà colonisé depuis plusieurs années les bords de la Tamise autour de la Tate Modern pour y installer bars et restaurants en tout genre. Après le boulot ou simplement entre amis, le pub Old Thameside Inn est idéal pour boire une bière fraiche dans une ambiance typiquement british pour seulement quelques pounds.

oldthamesideinnlondon2.jpg
Installée devant le Golden Hinde, réplique du navire de Sir Francis Drake, la terrasse en bois est toujours bondée. Les tables de piquenique sont particulièrement convoitées et les clients n’hésitent pas à s’asseoir sur les marches, sur les rambardes et même par terre. L’atmosphère dans ce pub est unique, surtout l’été lorsqu’une petite brise tiède vient vous caresser le visage !

Old Thameside Inn,

Pickfords Wharf, 1 Clink Street, Southwark, London, SE1 9DG

Critique : Les Ambassadeurs, Hotel Crillon, Concorde. Formule déjeuner et luxe.

lesambassadeurscrillon2.jpg

Retour en Octobre 2010, avec cet excellent déjeuner à l’Hôtel Crillon.  Installé dans une ancienne salle de bal, le restaurant Les Ambassadeurs propose une carte de très bonne facture dans une décoration  typiquement Louis XV (marqueterie de marbre, fresques ornant le plafond et lustres en cristal).

Au déjeuner, le chef Christopher Hache concocte à ses clients une honorable formule à 68 € comprenant les traditionnels entrée/plat/dessert, accompagnés des habituels fioritures de palaces : amuse-bouches, mignardises et tout le tintouin.

La clientèle. Très business class à midi. Il faut bien se l’avouer, le Crillon est le lieu idéal pour impressionner un futur client sans consacrer la moitié de l’affaire signée dans le paiement de l’addition.

lesambassadeurscrillon1.jpg
Les plats. En entrée, une belle tranche de foie gras de canard mi-cuit des Landes, accompagnée d’une gelée sucrée d’oignons. Le foie manque un peu de consistance, mais il tient tout de même son rang.

Les belles noix de Saint-Jacques annoncent le deuxième acte. L’assiette propose une belle composition automnale avec des touches de potiron fondantes. Aussi réussi visuellement que gustativement. Naturellement les cuissons sont parfaites, les sauces légères et travaillées. La perfection semble de ce monde.

lesambassadeurscrillon3.jpg
Pour finir en beauté, le grand pâtissier Jérôme Chaucesse nous offre une belle leçon de gourmandise avec son vacherin fraise des bois et son choco banane. Grand adepte des structures complexes, il nous présente un vacherin composé d’une coque maillée en meringue cachant un cœur de fraise.

lesambassadeurscrillon4.jpg

De même, le choco banane affiche discrètement sa complexité en dévoilant une subtile purée de banane allongée sur un croustillant praliné/chocolat. Le déjeuner se conclut par un café accompagné de mignardises  (tartelettes, macarons, chocolats).

lesambassadeurscrillon5.jpg
Les plus. L’excellent rapport qualité/prix de la formule déjeuner, c’est sûrement la meilleure affaire « Palace » de Paris.

Les moins. Le prix des extras dès qu’on s’éloigne de la formule déjeuner. Le verre de jurançon bien qu’excellent à 15 €, le café à 8 €. La vue bâchée pendant les travaux de rénovation de l’hôtel.

Restaurant Les Ambassadeurs, Hôtel de Crillon, 10 Place de la Concorde, Paris 8ème

Critique : Réouverture de La Rhumerie, Boulevard Sain-Germain.

larhumeriesaintgermain.jpg

La Rhumerie de Saint-Germain-des-Prés a rouverte ses portes après plusieurs mois de travaux. Les habitués avaient difficilement caché leur peine, craignant de ne jamais revoir leur bar préféré et risquant d’enterrer avec elle ces années d’insouciance germanopratine. Même l’illustre Chirac avait perdu son pied à terre où il aimait jusqu’à présent déguster une pina colada avant de monter dans sa berline qui l’attendait rue de la Boucherie.

Finalement, la rhumerie n’a pas changé d’un iota. Même déco, même mobilier : l’esprit est intact. Les abat-jours jaunis par la cigarette ont été remplacés, le parquet en bois entièrement refait, les tables changées. Les baies vitrées ont été rénovées et l’éclairage se fait un peu plus insistant.

Les cartes autrefois brûlées par les bougies ecclésiastiques ont été réimprimées en respectant la même typographie, pas même l’ordre des pages n’a changé. Les regards affûtés remarqueront cependant quelques ajouts : deux ou trois grignotages de plus et une carte plus fournie en shooters de rhum.

Seule la salle du fond a entièrement été repensée. Fini les cloisons qui retenaient la lumière et réduisaient l’espace disponible. De même, adieu les toilettes à la turc qui faisaient figure d’antiquité dans un quartier si « chic ».

Les prix. Quasiment pas de changement. 7,5 € le punch coco, 4,5 € l’assiette d’accras de morue.

La Rhumerie nouvelle génération se savoure du bout des doigts. On y va comme si l’on retrouvait sa vieille tante dans un village qu’on aurait abandonné du jour au lendemain. De retour, nous avions peur de la retrouver l’arme à gauche. Finalement, elle nous revient toute fringante, marquée de ses mêmes balafres. Ouf !

La Rhumerie, 166 Boulevard Saint-Germain, Paris 6ème

Critique : Fumoir, formule Tea Time. Saint-Germain l’Auxerrois, Louvre et terrasse.

fumoir2.jpg
Le Fumoir fait partie de mes adresses préférées. J’aime particulièrement son atmosphère chiadée et cosmopolite. Du petit noir réveillant une gueule enfarinée jusqu’au cocktail de fin de soirée, le Fumoir est l’adresse idéale pour basculer sereinement de la Rive Droite jusqu’aux charmes de la « Left Bank ». A l’heure du tea time, le Fumoir propose une belle formule proposant une boisson et une pâtisserie de bonne facture.

fumoir1.jpg
Le Tea Time (9 €). Côté boisson, je ne saurais trop vous conseiller le thé glacé à la menthe fraiche ou encore le café glacé légèrement sucré et frappé avec tonicité.

Pour accompagner ces breuvages, inutile de tergiverser : tous les desserts sont délicieux. La tarte tosca allie le croustillant d’une pâte nougatine/caramel avec le fondant d’une glace vanille jouant les nuances chaud/froid.

fumoir3.jpg
Le gâteau à l’orange est moelleux, il me rappelle mes goûters d’enfance. La terrine au chocolat est malheureusement plus banale, même si la glace au mascarpone relève quelque peu le niveau. Enfin, la coupe de fraises parsemées d’un granité au rhum et cannelle est à se pâmer.

La formule Tea time du Fumoir est d’un rapport qualité/prix impressionnant pour un établissement installé dans un quartier so chic. Le Louvre et la rue de Rivoli ne sont qu’à quelques mètres de là, et la terrasse permet de profiter du charme de Saint-Germain l’Auxerrois.

Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral de Coligny, Paris 1er

Critique : L’Ogre, Maison de la Radio. Paris 16ème.

logre1.jpg

Voici mon restaurant coup de cœur du Printemps 2011. Un bon bistrot tenu par une bande de joyeux lurons trentenaires prêts à tout pour satisfaire l’appétit insatiable de leurs fidèles clients.

Ancien Oh Poivrier, la mauvaise gargote est devenue un excellent hotspot où les habitués viennent défendre leur bout de gras, à bon entendeur. La cuisine est excellente, franche et sanguine. Les plats sont simples et ne cherchent pas à jouer l’artifice devant nos jolies mirettes.

logre2.jpg
Le succès est alors logiquement au rendez-vous. On aurait pu craindre une outrecuidance exacerbée de la part des grands gaillards devant ce succès mérité, mais il n’en n’est rien. Toute cette clique se dépense sans compter à chaque service, pour le plus grand plaisir de leurs clients.

Le lieu. En face de la Maison de la Radio et du Pont Mirabeau sous lequel coule la Seine, le resto fait face au quartier Beaugrenelle et laisse échapper de belles perspectives sur la dame de fer.

La carte. Plaisante avec ses entrées dans les 10 €, puis ses encas et plats à 15-30 €. Des tartares, andouillettes, mais aussi cochons de lait ou têtes de veau. Côté desserts, comptez 9-10 € pour dévorer un baba au rhum, une coupe de fraises ou un café gourmand.

logre3.jpg
Service. Bien veillant quoiqu’un peu dépassé par les événements. Quelques réservations oubliées, mais finalement tout rentre dans l’ordre rapidement. Nous n’avions pas réservé, en venant « à l’arrache ». Pourtant le service fut adorable, le saucisson et les verres de vin nous furent offerts en attendant qu’une place se libère. Une demi-heure plus tard nous héritions d’une belle table perchée avec vue sur la tour Eiffel.

Les plats. L’assiette italienne propose une burrata excellente, houmous, poivrons marinés et autres légumes cuisinées. Les portions sont étonnamment généreuses, les produits de grande qualité. Mon cœur de rumsteack s’en sort aussi bien. Difficile d’achever la bête avec ses portions gargantuesques. La viande est de qualité, les frites sont croustillantes. De quoi être tranquillement repu sans avoir à passer par la case « Desserts ».

logre4.jpg
Mais notre curiosité est trop forte, et nous succombons finalement à l’appel des plaisirs sucrés. D’un côté, un café gourmand (12 €) proposant gâteau italien, baba au rhum et mousse au chocolat blanc. De l’autre, une mousse au chocolat blanc Valrhona (9 €) fondant à pleines cuillères dans la bouche.

Le vin. Une bouteille de blanc Canet Valette pour accompagner ce beau repas. De quoi nous faire rentrer rond comme des ballons.

Faut-il y aller ? Comment, vous n’y êtes pas déjà ?

L’Ogre, 1 Avenue de Versailles, Paris 16ème

Fermé samedi midi et le dimanche

Critique : Angelina Petit Trianon Versailles. Terrasse.

angelinaversailles4.jpg

Depuis quelques mois, le célèbre salon de thé Angelina s’ennuie rue de Rivoli. Enfermé dans son carcan routinier et sa prison dorée du 1er arrondissement, la maison mère a décidé de voir plus grand et de multiplier ses adresses. Sa nouvelle lubie : s’insinuer dans le cadre feutré des musées. En mai 2011, Angelina a ainsi ouvert un salon de thé/restaurant au 1er étage du Louvre, devant les appartements de Napoléon III, sur le balcon autrefois occupé par le Ministère des Finances.

Quelques mois plus tôt, Angelina s’était déjà offert Versailles. D’abord à l’intérieur même du château puis plus récemment devant le Petit Trianon. Et à la fin de l’année 2011, Angelina frappera encore une fois : il s’installera dans l’hôtel de Sully, appartenant à la RMN. La guerre des salons de thé est donc déclarée : Angelina remporte la 1ère manche contre Ladurée (également présent au château de Versailles mais ne proposant que de la vente à emporter) et Carette (avec sa 2ème adresse Place des Vosges).

angelinaversailles3.jpg
Angelina au Petit Trianon. Angelina installe durant les beaux jours une belle terrasse sous les arbres, devant le Petit Trianon. On se sert dans une dépendance du Trianon, puis on apporte son plateau dehors. On est loin ici du service minaudé de la rue de Rivoli, ronds de jambe et soubrettes obligatoires. Angelina s’initie au fast-food chic. Comme il n’y a pas de service à table, les prix ont légèrement été revus à la baisse. En témoigne la carte : sandwiches à 6 €, salades à 8 €, quiches à 10 €, desserts à 6-7 € et sodas à 3 €. Sans oublier une formule Déjeuner à 7,9 € comprenant un sandwich parisien, une eau minérale 50 cl et un mini-macaron au choix.

Le test. Belle surprise avec ce sandwich au chèvre avec pousses d’épinard et miel. Le pain frais est d’excellente qualité, les pousses d’épinard apportent une touche originale au chèvre. Le sandwich poulet crudités est du même acabit.

angelinaversailles2.jpg
Côté dessert, difficile de passer à côté du fameux Mont-Blanc. On est ici bien loin du  service ouaté de la rue de Rivoli. La pâtisserie est servie dans un écrin de plastique. Le pauvre s’insurge : « mais pourquoi n’ai-je pas le droit à une belle assiette en porcelaine ? »

Le choc est rude, les bouteilles d’Evian en plastique s’affichent sans complexe sur les tables, les bières en cannette cautionnent presque les pieds sur la table. Angelina, en entrant à la cour du Roi, a paradoxalement, perdu tout son chic. L’exercice était difficile, j’en conçois, mais ne nuit-il pas finalement à l’image de la marque ?

angelinaversailles1.jpg
Cette terrasse n’en reste pas moins très agréable, et permet de déjeuner tranquillement à l’ombre des arbres, avant de visiter le Domaine de Marie-Antoinette.

Angelina, Le Petit Trianon du Château de Versailles

Entrée en voiture à 5 €, à pied depuis le Boulevard de la Reine, comptez 25 minutes de marche

Critique : Bar Le Passage, Alain Senderens, Madeleine. Menu à 35.

senderens1.jpg

La mode est aux adresses secrètes, jouant l’intimité réservée aux seuls connaisseurs. Le bouche à oreilles participe évidemment à la mystification de ces lieux, mais si certains sont si courus, c’est qu’ils sont surtout réussis comme le Bar Le Passage d’Alain Senderens.

Situé au 1er étage du restaurant gastronomique d’Alain Senderens, le Passage permet de gouter à la cuisine du chef en version tapas, sans finir la fin du mois sous les ponts de Paris à crier l’aumône.

La réservation fut précoce, plus d’une semaine à l’avance. Le lieu a beau exister depuis plusieurs années, aucune essoufflement ne semble se profiler à l’horizon. L’entrée se fait par le passage de la Madeleine, glauque à souhait. Pour pénétrer dans le restaurant, il faut d’abord sonner à l’interphone et annoncer son nom. Un dernier petit œil pour être sûr de ne pas être suivi, puis vous pouvez vous engouffrer dans ce lieu « peu fréquentable », prêt à voir débouler à tout instant Madame Claude accompagnée de ses gourgandines. L’escalier en colimaçon accentue crescendo le mystère jusqu’à découvrir la fameuse salle de restauration et son bar.

senderens5.jpg
La décoration est très marquée années 2000, avec ses lampes rectangulaires en plexiglas comme au Kong et ses cabines aux murs mordorés rappelant les hôtels capsules nippons. La salle n’est pas oppressante, mais la seule et unique petite fenêtre laissant entrapercevoir l’Eglise de La Madeleine, ne suffira pas aux plus claustrophobes.

Les clients sont assis devant ces fameuses tables en bakélite, qu’on retrouve également au restaurant gastronomique du rez-de-chaussée. Les belles nappes blanches ont été troquées contre du plastique. A l’époque cette mini-révolution avait fait longuement jaser les puritains. Certains parlaient même de tables en forme de calissons d’Aix …

senderens2.jpg
La carte. Un menu incroyable à 35 €, midi et soir, transposant les plats de la carte d’Alain Senderens et les déclinant en une série de tapas sucrés et salés. Au fourneau, le chef Jérôme Banctel se charge d’amuser gustativement la galerie avant de venir saluer ses convives à la fin de chaque service. La carte propose également des plats, mais il s’agirait d’une grossière erreur que de prendre ces minuscules portions facturées au prix fort. Ici, le menu n’est pas recommandé, il est obligatoire …

Les plats. Le menu donne carte blanche au chef. Chaque client dégustera des plats différents, chacun évoluant dans un parcours gourmand réfléchi et personnalisé.

Le menu débute avec des amuse-gueules à base de gelée et accompagnées d’une compotée de légumes. L’encas est fin même s’il ne réussit pas vraiment à nous impressionner. Se succède l’entrée avec sa proposition de foie gras et œuf poché dans son bouillon. Le foie est de qualité, la cuisson de l’œuf poché est naturellement parfaite. Le tout est excellent.

senderens3.jpg
Le menu propose ensuite une deuxième entrée jouant les interludes entre la mise en bouche et le plat. Ce soir-là, ce fut un kouglof au comté et canard servi avec salade. L’idée de proposer un cake au jambon en remplaçant ce dernier par du canard est parfaitement ingénieuse. Les saveurs en bouche sont nombreuses pour un plat pourtant simple.

Le plat principal. Le chef nous concocta de délicieux rognons de veau au beurre d’escargot. Pourtant à l’arrivée du plat, ce fut la soupe à la grimace. Je déteste habituellement les rognons, leur odeur pestilentielle me révulse. Je fus donc surpris d’apprécier le travail du cuistot. Le goût persistant et prononcé des rognons fut adouci par cette sauce au beurre d’escargot, réputée forte en bouche. Un grand bravo au chef pour m’avoir « converti » à de nouvelles saveurs.

senderens4.jpg
Le repas se conclut par un sablé aux framboises et sa glace à la menthe fraiche. Visuellement très simple, gustativement très sophistiqué. Le dessert cache sa complexité dans une apparente facilité de conception, c’est parfait.

La carte des vins. Très belle carte, courte mais bien choisie. Premiers vins à 24 €, puis dans les 35-45 €.

Service. Lent et poussif. Près de 3h pour enchainer 5 plats, nous avons frôlé l’apoplexie.

En bref. Le Bar Le Passage est une excellente adresse proposant un menu imbattable, prévalant tout aussi bien par sa qualité que par son prix. Les portions ne sont pas si pingres qu’annoncé dans plusieurs articles sur internet. La cuisine n’est certes pas de haute voltige, nous ne sommes ni aux Ambassadeurs ni à L’Espadon, mais la cuisine du chef gagne à être connue et l’addition est plus que correcte pour un tel établissement.

Bar Le Passage, Alain Senderens, Paris 8ème

Critique : Bistrot des Dames, le paradis au coin du jardin.

bistrotdesdames1.jpg

Pas de féminisme effronté ni de vague allusion au chef-d’œuvre de Zola comme aurait pu le faire un certain ministre à propos de Zadig&Voltaire. Non, juste un bistrot sis rue des Dames, proposant un petit coin de paradis en plein Paris.

En lisière du quartier des Batignolles, ce bistrot appartenant à l’Hôtel Eldorado, possède une cour ombragée à l’abri des regards indiscrets. De grands arbres, du lierre et des petites tables de jardin plantent le décor de cette cour éclairée par des guirlandes aux grosses ampoules colorées.

bistrotdesdames2.jpg
L’ambiance est gentiment arty, jouant les Caravan Palace de la gastronomie et proposant son lot de bons plats et charcuteries à prix raisonnables. Jusqu’à 19h30, la cour permet de se retrouver autour d’un verre et d’une belle sélection de charcuteries ibériques. Puis, le troquet devient restaurant. Pas de réservation possible, il faut venir tôt ou patienter au bar en espérant qu’une table se libère (comptez 30-45 minutes d’attente mais cela vaut le coup).

bistrotdesdames3.jpg
La carte du diner propose bien sûr des plats de bistrot dans les 15-20 €. Mais si vous souhaitez jouer la carte de la « bottega », prenez plutôt une assiette ibérique (14 €) et une assiette de charcuterie (16 €) accompagnées d’une ½ bouteille de vin rouge Navajas tout droit venue d’Espagne. Ces deux assiettes proposent des charcuteries de très bonne qualité. La première propose du jambon Serrano, chorizo ibérique et fromage Manchego. La deuxième troque le fromage pour des rillettes, saucisson et beurre. Conseil d’amis, préférez cette dernière, bien plus copieuse et à peine plus chère.

Pour terminer cet agréable diner, nous avions commandé une panna cotta à la vanille avec coulis de fruits rouges (7 €). Simple mais terriblement bon.

bistrotdesdames4.jpg
Faut-il y aller ? Le Bistrot des Dames est un bien bel endroit, proposant de bonnes victuailles à déguster autour d’une bouteille de vin. Difficile de ne pas résister au charme suranné de cette cour encerclée par la jungle urbaine. Même l’orage et les hallebardes se déversant sur nous ne suffirent pas à nous déloger ce soir-là.

Bistrot des Dames, 18 rue des Dames, Paris 17ème

Café à 2 €

1...56789

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl