Archive | Coups de coeur Flux RSS de cette section

Critique : Le Café Constant, rue Saint Dominique. Bon marché, Christian Constant.

cocotte1.jpg

Depuis plus d’une dizaine d’années, le chef étoilé Christian Constant exerce son hégémonie gastronomique rue Saint-Dominique, dans le 7ème arrondissement, à quelques pas du Champs de Mars. Le chef originaire de Montauban, assume son goût pour le terroir et il le fait avec brio. Récemment, le chef Constant s’est illustré avec toute sa faconde qu’on lui connait, dans l’émission télévisée Top Chef, où il faisait partie des jurés évaluant les futurs lauréats cuisiniers.

Aujourd’hui, Christian Constant est à la tête de 4 restaurants, tous situés dans la même rue. La palette est large : du gastronomique Le Violon d’Ingres, en passant par les fruits de mer des Fables de la Fontaine, sans oublier le bistronomique Café Constant et enfin sa dernière fierté, les Cocottes.

cocotte2.jpg
C’est au Café Constant, que se jouera aujourd’hui la scène du diner. Pas de réservation possible, il faut s’armer de patience ou arriver très tôt. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Le lieu. Ambiance bistrot avec tables et chaises en bois, vieux comptoir lustré et tesselles au sol. Le restaurant possède également une petite salle à l’étage.

La carte. Pour un restaurant placé sous la houlette d’un grand chef, les prix sont plus que raisonnables : entrées à 11 €, plats à 16 € et desserts à 7 €. Quelques plats du jour sont également proposés entre 20 et 30 €.

cocotte3.jpg
Les plats. En entrée, l’œuf poché, légumes à la provençale et émulsion au vieux parmesan (11 €) est un vrai régal. On pourrait aisément le trouver sur la carte d’un restaurant gastronomique. Suivent le filet de bar grillé à la plancha et mousseline de patates douces (16 €) et la côte de veau roulé au jambon, haricots tarbais à la graisse d’oie (16 €). Les filets bien que délicieux auraient pu être un peu plus généreux. La patate douce se mariait judicieusement aux subtilités gustatives du poisson. Quant à la côte de veau, voilà un plat « gourmand » comme dirait le chef Cyril Lignac. Maigrichons vilipendant le gras, s’abstenir.

cocotte4.jpg
En dessert, les pruneaux au vin rouge et épices douces concluaient le repas d’une touche sucrée (7 €), et les profiteroles maison (7 €) étaient honorables avec leur bonne pâte à choux fondante.

Les vins. Variés, des très bons verres de Morgon (5 €) au bon verre de Cheverny (3,50 €) en passant par un 25cl de Quincy (11 €) plus ordinaire.

Le service. Professionnel et de bon aloi.

Café Constant, 139 rue Saint-Dominique, Paris 7ème

A midi : formule E/P ou P/D à 16 €, E/P/D à 23 €

Café à 2,2 €

Critique : Top of the Standard, Bar, New York Meatpacking District. Boom Boom Room.

topofthestandardnyc4.jpg

De tous les bars d’hôtels, celui-ci est sans doute le plus surprenant, le plus amusant et le plus washi-washa de tout ce qui peut exister à New-York ou ailleurs. Ce bar panoramique est installé au dernier étage de l’Hôtel The Standard, en plein cœur du nouveau quartier ultra-branché de New York : Meatpacking District. Ancien quartier où l’on emballait la viande, il ne reste plus aujourd’hui que de magnifiques immeubles industriels et une vieille voie ferrée, la High Line, reconvertie en promenade plantée. Depuis quelques années, le lieu attire les jeunes créateurs mais aussi les restaurants, bars et hôtels les plus branchés de la ville.

topofthestandardnyc1.jpg
Le bar, anciennement le Boom Boom Room, attire tout le gratin du show-biz : Madonna, Beyonce, Jay-Z etc. Une chose est certaine : impossible d’y rentrer si vous n’êtes pas une star. Alors comment faire partie des happy few ayant le privilège de voir ce haut lieu d’encanaillement ? Venir tout simplement entre 16h et 21h, où le bar est ouvert au « simple » quidam.

Le lieu. Le bar est imposant, dominé par un palmier en bois de noyer trônant au beau milieu de la salle. On se croirait sur un vieux paquebot filant vers l’horizon newyorkais. Les barmans, d’ailleurs habillés en marin, seraient les matelots de ce voyage un peu particulier. La vue est époustouflante : d’un côté l’Hudson et son port, de l’autre le Midtown et le Lower Manhattan. Le coucher de soleil est captivant, reflétant ses rayons sur les buildings voisins en briques.

topofthestandardnyc2.jpg
La carte. Cocktails à 18-20 $, verres de vin à 15 $, boissons chaudes à 7 $. Quelques grignotages également : burgers (18 $), frites (10 $) et desserts (14 $). Le Bourgogne aligoté (15 $) est divin, tout comme le Montbazillac (11 $). L’addition grimpe très vite vers des sommets dès qu’on s’échappe à quelques verres de plus. En rajoutant le Gratuity (service) de 18%, l’addition finit par être salée : 75 $.

topofthestandardnyc3.jpg
La clientèle. Fascinante dans sa démarche ultra branchée. Vers 18h, les sorties de bureaux viennent prendre l’after-work et le niveau sonore s’emballe. Talons stiletto, sacs de marque, lunettes de soleil estampillées des grands noms de la mode : tout y passe. Et pourtant, chose étonnante, le service n’est ni guindé ni puant. Rien de snob, service même aimable, vous vous rendez compte ?

topofthestandardnyc5.jpg
Comme toutes les bonnes choses ont une fin, vers 21h les inconnus sont reconduits à la porte. Un peu de ménage puis vers 23h, le Top of the Standard est prêt à recevoir les plus grandes stars du moment et devient l’un des clubs les plus selects de Big Apple.

Top of the Standard at Standard Hotel, 848 Washington St, New York

Abbaye de Royaumont : un havre de paix, salon de thé. Asnieres sur Oise.

abbayeroyaumont1.jpg
Les belles journées printanières sont l’occasion de découvrir les richesses de notre patrimoine. Aujourd’hui, en route pour l’abbaye de Royaumont, à une trentaine de kilomètres au Nord de Paris.

Située dans la commune d’Asnières-sur-Oise dans le Val d’Oise, Royaumont est la plus grande abbaye cistercienne d’Ile de France, construite entre 1228 et 1235, sous Louis IX.
abbayeroyaumont2.jpg

L’abbaye a connu de multiples péripéties : la destruction de son église abbatiale sous la Commune qui n’épargna qu’une curieuse tourelle, puis sa reconversion en filature de coton, sans oublier ses fastueuses soirées mondaines qui réunissaient toute la bourgeoisie parisienne.
Aujourd’hui, l’Abbaye abrite la Fondation du même nom, qui a pour but de promouvoir l’art sous toutes ses formes (en particulier le chant vocal).

abbayeroyaumont3.jpg
L’abbaye est peu connue des touristes, ce qui en fait un havre de paix qu’affectionnent particulièrement les habitants d’Asnières (l’entrée est gratuite pour eux). Le parc et ses canaux sont magnifiques, tout comme l’abbaye qui est dans un état de conservation remarquable. Pour ponctuer la visite, on peut se restaurer sous l’ombre des arbres, au café/salon de thé pour prendre une boisson et une pâtisserie.

abbayeroyaumont4.jpg
Le salon de thé. Les prix sont légers : expresso à 2 €, sodas et chocolat chaud à 3 €, café et chocolat viennois à 3,5 € et pâtisseries à 3,5 €. Les pâtisseries sont à peine plus chères qu’achetées en boulangerie, alors pourquoi se priver. Il faut faire son choix entre tartes au citron, Paris Brest ou encore mousses au chocolat.

abbayeroyaumont5.jpg

J’ai finalement pris un chocolat chaud accompagné d’une charlotte au chocolat.
Le chocolat épais était divin. Quant à la charlotte, elle était délicieuse même si elle ne remplissait pas tous les critères « techniques » d’une charlotte : elle fut plutôt une mousse au chocolat aux éclats de noisettes entourée de boudoirs.

Abbaye de Royaumont, Asnières-sur-Oise

Entrée 6 €

Critique : Dédé la frite, quartier Bourse, fish&chips délicieux, frites excellentes, pas cher.

dedelafrite2.jpg

La semaine dernière, j’ai fait un tour chez Dédé la frite. Le genre de nom qui ne passe pas inaperçu. D’un côté, on voit déjà les vieux loubards qui gueulent frénétiquement  « Dédé envoie le pastis ! », de l’autre on imagine un Dédé patachon, jouant les « Bob l’éponge ».

Trèves de vaticinations et venons en au sujet : le lieu. Niché dans l’improbable quartier de la Bourse, Dédé est l’âme du quartier. Ici tout le monde se connait, les serveuses claquent la bise aux clients, on n’est là entre potes. Le café fait dans le brut, le minimalisme fondamentaliste. Les murs « destroy » jouent les œuvres « working in progress » où chacun peut barbouiller ses pensées au feutre ou au fusain. Les faux plafonds ont sauté depuis longtemps et les canalisations font la loi.

dedelafrite1.jpg
La carte. Simple, exempt de tout snobisme parisien. Des tartares, des salades et quelques viandes. Mais surtout une carte de snacking où l’on peut grignoter à tout heure des fish & chips, hot dog ou barquettes de frites. Va pour un fish (6 €) servi avec des frites dans une grande barquette. Splatch fait le tube de mayo sous la pression de nos mains. Ting font les verres de bière (3,5 € le 25cl, 6,9 € le 50cl) servis à la pression (belle sélection de bières d’ailleurs). Le poisson est fondant, les frites à tomber (elles ne sont certes pas croustillantes, mais tout de même délicieuses).

Le service. Débordé mais sympathique.

Faut-il y aller ? Dédé la frite est la dépanne idéale pour combler des faims revanchardes et tardives (fermeture tous les soirs à 2h).

Dédé la frite, 55 rue Notre-Dame des Victoires, Paris 2ème

Snacking à 6 €

Critique : Glacier La Marquisette, Saint-Ouen, Clichy. Meilleures glaces de Paris …

marquisette1.jpgEn me promenant récemment du côté de la Place Clichy et du Moulin Rouge, j’ai découvert l’excellent glacier La Marquisette. Le Parisien en parlait déjà en 2007 dans un article dédié aux glaciers artisanaux, bien loin des poids lourds de la glace que sont les Berthillon, Grom ou encore Amorino.

Le glacier est une véritable institution dans le quartier, tenu par la famille Zanettin. Les gourmands du quartier se pressent autour de la petite boutique pour goûter aux glaces de Roberto et prendre des nouvelles de la petite famille.

marquisette2.jpg
La maison propose un beau choix de parfums. Nous avons pu tester les goûts suivants : cannelle, chocolat, fraise, rhum raisin et vanille. Chapeau, les glaces sont succulentes et naturelles, parfumées et sucrées comme il se doit. Cela vaut bien le coup de traverser tout Paris !

Les prix. Une boule : 2,5 €, Deux boules : 4 €, Trois boules : 5 €.

Glacier La Marquisette, 31 Avenue de Saint-Ouen, Paris 17ème

Critique : Chez Pommette, quartier des Abesses. Terrasse, moulin de la Galette.

chezpommette4.jpg

Le parisien a parfois envie de se complaire dans le cliché. Montmartre, un verre de vin, une soirée d’été sur une table de jardin brinquebalante et une rue pavée dégringolant de ses hauteurs vertigineuses.

Bienvenue chez Pommette, au pied du Moulin de la Galette. Sortez le réflex numérique, et souriez. Il faut bien reconnaitre que l’endroit est plein de charme avec ses rues éclairées entre chien et loup par des candélabres, ses chats minaudant sur les murets des maisonnettes et ses cyclistes prenant leur vélo sous le bras pour descendre à pied les escaliers.

chezpommette2.jpg
Pour s’enivrer de cette légèreté, quoi de mieux que d’aller picorer quelques victuailles bien senties sur une belle terrasse parisienne ? A ma grande surprise, le serveur accepta volontiers de nous installer sur l’une des trois tables de la terrasse, pour nous « laisser grignoter ».

La carte. Des entrées à 10 €, des plats avoisinant les 20 € et des desserts à 10 € environ. Une carte un peu fourre-tout, passant du coq à l’âne, mais pourquoi pas si l’ensemble est maitrisé.

chezpommette3.jpg
Nous avons commandé une assiette de charcuterie (15 €), accompagnée d’un pichet de 50cl d’Edelzwicker (8 €). L’assiette offrait chorizo, saucisson et jambon de pays accompagnés de pommes de terre fondantes et d’une petite salade. Rien de très copieux, mais à l’image de notre maigre appétit. Ce fut parfait.

chezpommette1.jpg
Nous avons terminé par deux cafés (2,20 € chacun) et l’addition. Le service fut agréable, l’endroit reposant, et la nourriture frivole. J’y retournerai volontiers pour tester un de leur plat en terrasse ou dans leur belle petite salle intérieure.

Chez Pommette, 86 bis rue Lepic, Paris 18ème

Critique : Bar Salon de Ning, Peninsula Hotel, New York

peninsulany2.jpg

New York est une ville fascinante, infatigable et déroutante. Pour profiter de sa verticalité enivrante, rien de tel que d’aller boire un verre dans un de ces fameux « rooftop », ces terrasses installées sur les toits des buildings.

Le Peninsula offre justement ce genre de vue époustouflante. Du toit : la ville gronde à vos pieds, le ballet des taxis et l’agitation des rues profilent à l’horizon, et le soleil se reflète sur les vitres des buildings.

peninsulany1.jpg
Le palace jouit d’une adresse prestigieuse, à l’angle de la 5ème Avenue et de la 55ème rue, à deux pas de Central Park et du Rockefeller. Pour la petite histoire, le groupe Peninsula racheta l’ancien hôtel The Gotham, qui connut son heure de gloire au début du siècle,  pour en faire un temple du luxe mêlant style international et chinois. Le bâtiment de style néo-classique accueille aujourd’hui un bar au dernier étage du building, qu’il ne faut rater sous aucun prétexte.

La carte. Cocktails à 22-24 $, verres de vins à 17-24 $. Nous avons opté pour un verre de Malbec (18 $) et un Chardonnay américain (17 $). Les vins sont corrects, servis avec des amuse-gueules à volonté (malheureusement très mauvais).

peninsulany3.jpg
Quelque soit la saison, la terrasse sur le toit est ouverte et permet de profiter d’une vue à couper le souffle, avec la silhouette imposante de la Trump Tower et des builings voisins. En hiver, les plus téméraires se réchaufferont sous les réchauds pour profiter de cette scène surréaliste. Pour les autres, quelques tables et le comptoir du bar permettent de  boire un verre sans finir frigorifié.

The Peninsula Hotel, 700 5th Avenue, au croisement de la W 55 St. et 5th Avenue, New York

Critique : Brasserie Bruneau, Chartres. Excellente adresse.

brasseriebruneau1.jpg

Las de l’agitation parisienne, on a parfois envie de faire ses valises et déguerpir en vitesse de la capitale. Pourquoi donc ne pas aller à Chartres ? Direction Gare Montparnasse pour poser ses bagages dans le premier train vers Le Mans.

Cinquante minutes plus tard, vous voilà débarqués en terre beauceronne, dans la charmante ville de Chartres. L’appétit aiguisant votre estomac, il ne vous reste plus qu’à entamer une petite marche jusqu’à la Brasserie Bruneau, histoire de s’enfiler quelques bons petits plats de bistrots avant de se promener dans la vieille ville.

brasseriebruneau4.jpg
Le décor. Ambiance bistrot, d’inspiration début du siècle avec quelques anciennes horloges en marbre et plantes vertes rappelant la Belle Epoque. Le sol se fait carrelage et les petites tables de bistrot en bois quadrillent la salle et leurs clients installés sur des banquettes molletonnées rouge vif. Le service est décontracté, la clientèle vient en âme conquise.

La carte. A midi pas d’hésitation, le menu est de rigueur car dès qu’on s’écarte du menu, les prix redeviennent parisiens : tartare à 14,25 €, bavette à 12,30 €, poissons à 18-20 €, desserts à 6-7 €.
Le menu du midi. Il comprend un combo entrée/plat ou plat/dessert. Depuis la baisse de la TVA le menu est passé de 12,30 € à 10,84 €. Aujourd’hui nous pouvions choisir entre le plat du jour (blanquette de volaille), une bavette grillée sauce tartare et des gougeonettes de saumon.

brasseriebruneau2.jpg

 

Va pour deux bavettes saignantes. Comme pour les annoncer, des amuse-gueules sont venus tambouriner à la porte de notre estomac. Ces belles verrines de betteraves formaient un prélude idéal avant de s’attaquer aux choses sérieuses. Quelques minutes plus tard, les viandes faisaient une entrée tonitruante. La cuisine est sincère, gouteuse, simple mais redoutablement efficace.

brasseriebruneau3.jpg

Logiquement le dessert se devait de suivre la même lignée. Et ce clafouti aux pruneaux le fit divinement bien. Mais encore ? Un café, l’addition et l’assurance de revenir le plus vite possible.

Brasserie Bruneau, 4 rue Mal de Lattre de Tassigny, Chartres

Ouvert du Lundi au Vendredi et Samedi soir

Critique : Café des Musées, bistrot rue de Turenne.

cafdesmuses4.jpg

Prenez un ancien bistraque de quartier. Placez-y une équipe jeune et dynamique, puis rajoutez-y des nourritures bien ficelées, et vous obtiendrez une adresse fringante en plein cœur du Marais, qui attire une foule de gourmets. Situé non loin des musées Picasso, Carnavalet et Cognacq-Jay, ce bistrot ne connaît pas la crise.

Alors que les autres restaurants du quartier peinent à remplir leur salle en soirée, le café des Musées affiche une réussite insolente : complet dès 19h, en pleine semaine. Un succès que l’on doit en partie aux éloges flatteuses de la presse (Figaroscope, Fooding …) et au bouche à oreille.

cafdesmuses1.jpg
La salle. Ambiance bistrot de quartier avec de belles boiseries, un carrelage en mosaïque coloré et un vieux comptoir vernis. Le restaurant dispose également d’un sous-sol qui rappelle l’ambiance des caves de Saint-Germain ou de la rue des Lombards.

La carte. Comme les plats seuls frisent les 20 €, nous n’avons pas hésité bien longtemps avant de prendre la formule entrée/plat/dessert à 20 €. Le menu du soir à 20 € débite des nourritures parfaitement calibrées. En entrée, le tartare de saumon relevé de quelques pointes d’aneth est exquis. Il est accompagné d’un nuage de salade. Le plat est fin, le saumon n’est pas gras. Parfait.

cafdesmuses2.jpg
Suit la piccata de bavette de bœuf. Là encore, le plat est très parfumé, la viande est tendre, bien saignante. Le verre de Saumur rouge (4,20 €) se marie bien avec ces bonnes ripailles.

Puis, le repas se termine par une poire pochée au vin et crème fouettée. La poire marinée dans le vin se laisse docilement accompagnée par la crème fouettée, légère. Yummy !

cafdesmuses3.jpg
Faut-il y aller ? Avec une excellente formule au rapport qualité/prix honorable, la question ne se pose même pas. J’y retourne dès que je passe dans le quartier !

Café des musées, 49 rue de Turenne, Paris 3ème

Réservation indispensable

Critique : Bar L’Apicius, le meilleur bar de Paris. Rue Artois, hôtel particulier.

apicius4.jpgL’Apicius est probablement l’un des bars les plus secrets mais aussi les plus chics de la capitale. Méconnu, ce Relais & Château est pourtant un havre de paix au beau milieu du 8ème arrondissement.

L’Apicius est installé rue d’Artois, dans un magnifique hôtel particulier du XVIIIème, appartenant  à Luc Besson. Le restaurant et le bar occupent le rez-de-chaussée tandis que les étages accueillent les bureaux de production de Besson. Si le restaurant double étoilé de Jean-Pierre Vigato s’adresse bien plus volontiers aux rupins qu’aux curieux (carte à 250-300 €, pas de menus), le bar est quant à lui bien plus accessible.

apicius1.jpg
L’entrée est imposante, presque intimidante. Pour atteindre l’hôtel particulier il faut franchir un magnifique parc arboré s’articulant autour d’une pelouse ovale entourée d’allées en graviers. La nuit, les arbres sont éclairés par des guirlandes couleur ocre et des bougies sont disposées au centre du jardin sur des tables en zinc. Ces jeux de lumières fantasmagoriques se reflètent sur les vitres teintées et les macarons des berlines garées dans la cour.

Le bar. Service « Exclusive Elysée», de l’accueil sur le perron jusqu’aux confortables chaises hautes du bar. Salle magnifique enluminée de dorures, de colonnes corinthiennes et de plafonds peints. Les candélabres à bougies et le magnifique lustre se chargent de diffuser une atmosphère tamisée au sein du bar.

apicius2.jpg
La carte. Il n’y en a pas. Le barman vous demandera quelles sont vos envies et créera un cocktail de son invention, à votre image. Nous étions partis sur des notes fruitées accompagnées de champagne. Puis sur un cocktail sec à base de gin.

Un peu d’Angustura par-ci, une lichette de Martini par là, rajoutez du kiwi et du concombre, et le tour est joué. Voilà les cocktails présentés par le barman : un champagne kiwi et un dry martini rehaussé d’une pointe d’acidité amenée par le concombre. Les cocktails sont originaux, très fooding. Je ne suis pas un grand amateur de cette « nouvelle vague» de cocktails, mais on ne pourra pas leur reprocher leur créativité.

apicius3.jpgLes cocktails sont accompagnés par des amuse-gueules. Prétexte évidant pour découvrir furtivement la cuisine du restaurant résumée en quelques bouchées. Nous fûmes régalés d’une décoction de foie gras ma foi un peu lourde, mais jouant habilement les accords sucrés salés.

Nous avons poursuivi notre plaisir avec quelques verres d’un délicieux Aloxe Corton (17 € le verre) et achevé notre belle soirée par un café. Il fut corsé à l’image de son prix : 6 €.

La clientèle. Très newyorkaise, très high class sans être bling bling. Dress code : Smart casual impératif (avec tout de même un fort accent mis sur le « smart »).

L’Apicius, 12 rue d’Artois, Paris 8ème

En été, très belle terrasse pour profiter des cocktails sur le perron

Cocktails 18 €

1...56789

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl