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Exposition Paris Avant Après. Académie d’Architecture, place des Vosges.

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Plus que quelques jours pour profiter de l’exposition gratuite Paris Avant-Après organisée par l’Académie d’Architecture et soutenue par le mécénat de la BNP Paribas. L’occasion de découvrir les profondes mutations de la capitale ordonnées par le Baron Haussmann.

Cinquante clichés réalisés entre 1858 et 1878 par Charles Marville sont confrontés aux photos récentes prises sous le même angle de vue. Chaque prise de vue est commentée par l’historien Patrice de Moncan qui nous conte les transformations de la capitale.

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Officiellement ces travaux qui allaient profondément redessiner le cœur de Paris et ses alentours étaient destinés à améliorer les conditions sanitaires d’une ville dite sale. Mais ces chantiers avaient également pour but implicite d’éviter les insurrections du peuple qui inquiétaient Napoléon.

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L’exposition est aussi l’occasion de découvrir l’Hôtel des Chaulnes habituellement fermé au public. L’Hôtel est en mauvais état mais les salles d’exposition ont été fraichement rénovées. Au rez-de-chaussée, la cour permet aussi d’entrapercevoir les salons cossus du restaurant triple étoilé L’Ambroisie.

Exposition Paris Avant-Après : de 1860 à 2011,

Académie d’Architecture, 9 Place des Vosges, Paris 4ème

Critique : restaurant Congrès Auteuil, Brasserie Gérard Jolie, 16ème. Menu Affaires.

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En plein cœur du 16ème arrondissement, à la lisière de Paris et de Boulogne, le quartier Auteuil fait figure de village dans la jungle parisienne. Une petite concentration de restos anime le quartier et aiguise les appétits bien rangés d’une clientèle bien nait. Les prix des restaurants sont étonnamment raisonnables, comme s’ils voulaient nous remercier d’être arrivé jusque là sans avoir cédé en cours de route aux sirènes des autres restaurants.

Le Congrès Auteuil trône fièrement à l’angle de la rue Chanez et du boulevard Exelmans. Appartenant à Gérard Jolie – propriétaire du Congrès Maillot, Chez André et bien d’autres brasseries parisiennes – M. Jolie nous offre une de ces brasseries dont il a le secret. Les habitants du quartier en ont fait leur QG et le week-end, la réservation est nécessaire même à déjeuner.

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Le lieu. Ambiance sobre et feutrée avec moquettes triple épaisseur et éclairage tamisé se mariant aux tons grège et chocolat des murs. Les tables du bar sont très prisées, tout comme celles donnant sur le Boulevard Exelmans, très agréables en été lorsque la chaleur accablante s’abat sur la capitale. Le soir, préférez le premier étage plus confortable et intimiste, en demandant à être installé près de la verrière. La vue sur la place d’Auteuil est imprenable.

La carte. Je ne saurai vous recommander le Menu Club Affaires à 34 € comprenant apéritif, entrée, plat, fromage, dessert, café et demi-bouteille de vin (ou eau minérale). Le rapport qualité/prix est inégalable dans le quartier. Si vous êtes deux, la meilleure solution consiste encore à partager un menu accompagné d’un plat individuel. La carte n’est certes pas bien bavarde mais propose quelques classiques de brasserie : poulet fermier à 14,20 €, tartare à 14,80 € ou encore onglet de bœuf (300 g) à 18,50 €. En usant de cette astuce, l’addition ne dépasse guère les 50 € pour 2 personnes.

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Le menu Club Affaires à 34 €. Le repas commence par un apéritif (kir, Lillet rouge ou blanc ou americano) suivi d’une entrée. Le foie gras et sa marmelade de figue sont tout simplement divins, la marmelade amenant une belle touche sucrée à l’onctueux foie. Quant aux 6 huitres, leur fraicheur est toujours constante qu’elle que soit la saison, même lorsqu’on les commande hors mois en R.

Les plats. Le choix n’est pas bien grand mais suffira à contenter les appétits les plus tenaces : confit de canard, filet de daurade ou onglet de bœuf. Le confit de canard est irréprochable, arrosé d’une sauce légère et accompagné de belles pommes de terres rissolées. L’onglet de bœuf servi en quantité XXL (300 g environ) et recouvert d’échalotes, est tout aussi convaincant. La viande est tendre et les pommes allumettes qui l’accompagnent sont croustillantes.

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La valse des plats continue en accueillant ensuite le plateau de fromages fastueux, avec de belles propositions de livarot, camembert, chèvre et pont l’évêque. Là non plus, on ne lésine pas sur les portions, il faut que vous sortiez rassasiés.

Comme toutes les belles histoires ont une fin, le dessert vient sonner le glas de ce menu. Au choix : carpaccio d’ananas, ile flottante ou crème brulée. L’ananas n’a pas grand intérêt, mais l’ile flottante brille par sa légèreté (et son immensité).

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Le repas se termine enfin par un café, et un « Open chatines ». N’y voyez rien d’indécent, il s’agit uniquement de petites noisettes enrobées de chocolat servies avec le café, à volonté. La formule comporte également une 1/2 bouteille de Buzet (rouge, rosé ou blanc) ou 1/2 bouteille d’eau minérale. Si le Buzet rouge est une excellente affaire, le Buzet blanc est bien plus ordinaire.

Le Congrès d’Auteuil fait figure d’institution dans ce quartier habitué à bien manger. Le menu est imbattable et vaut certainement le coup de pousser l’accélérateur de sa voiture jusqu’aux portes de Paris. Le week-end, pensez à réserver. Et dès les beaux jours, profitez d’un midi en terrasse pour boire un verre et manger sur le pouce un carpaccio de bœuf accompagné de pommes allumettes. La deuxième assiette est offerte. Le tout accompagné d’une ½ eau de Perrier et d’un café, et l’affaire est dans le sac !

Congrès Auteuil, 114 boulevard Exelmans, Paris 16ème

Un petit tour de manège, Grande Roue place de la Concorde, 27 février 2011.

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Dimanche dernier, le soleil hivernal donnait à Paris des ères de Printemps : les plus téméraires se prélassaient déjà au soleil tandis que d’autres esquivaient les vagues d’une Seine particulièrement agitée, pour franchir les quais. On sentait déjà Paris vibrer au rythme de ces prémisses printanières.

Quelle meilleure idée alors que d’aller virevolter dans les hauteurs parisiennes pour admirer la capitale et ses plus beaux monuments. La Grande Roue de la Place de la Concorde permet ce fugace instant magique jusqu’au 27 février 2011. Prix du voyage : 10 €. De quoi décourager les familles nombreuses et rabougrir la file d’attente réduite à sa plus simple expression.

Installés dans de confortables cabines, nous voilà prêt à embarquer pour 3 tours de roue. Ce jour là, le soleil surplombait les édifices parisiens : la tour Eiffel jouait les effets de contre-jour alors que les piétons, microscopiques, flânaient dans le jardin des Tuileries. Au loin, le Louvre et les rotondes d’églises disséminées aux quatre coins de la Capitale. Sans oublier cette légère brise de vent rappelant les souvenirs récents de cimes enneigées. Ca, c’est Paris !

Critique : Bar du Shangri-La Paris, prix, Tour Eiffel, Avenue Iena.

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Paris vient d’accueillir cette semaine un nouveau palace : le Shangri-La. La capitale n’avait pas connu telle inauguration depuis 1928 (hormis le Fouquet’s Champs-Elysées, mais est-ce vraiment un palace ?). Premier hôtel du groupe asiatique installé en Europe, le Shangri-la Paris a su redonner sa splendeur à un hôtel particulier autrefois occupé par la CFCE (Centre Français du Commerce Extérieur, devenu aujourd’hui Ubifrance). L’hôtel de 81 chambres et 27 suites a été inauguré vendredi 17 Décembre, à 17h, dans les murs de l’ancien hôtel particulier du prince Rolland Bonaparte, petit-neveu de Napoléon Bonaparte.

Installé au 10 Avenue d’Iena, le palace affiche un luxe discret accompagné de quelques touches orientales. Quelques palmiers rafraîchis par la neige accueillent les clients dès l’entrée. A l’intérieur, la modernité se marie à la décoration raffinée de l’hôtel. Des hôtesses vous accueillent dans le hall tel des voyageurs en Business sur la Singapore Airlines.

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Le bar propose de boire un verre dans une ambiance feutrée. On peut également s’installer dans l’un des salons de l’hôtel particulier. Certains sont recouverts de boiseries, d’autres sont décorés style Empire.

Nous nous sommes installés dans le salon disposant d’une belle cheminée. La décoration Empire est soignée avec ses plafonds peints de style pompéien, son parquet en bois et ses tentures crème. Le salon est agrémenté d’objets chinois et de compositions florales. Le mélange des genres est parfaitement équilibré. Confortablement installés dans des fauteuils Louis XVI, nous pouvions nous réchauffer devant la cheminée, les serveurs ravivant les flammes éparses avec bûches et tisonniers.

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La carte. Elle oppose sa résistance à être effeuillé, telle une femme hésitant à dévoiler ses charmes. On l’effleure du regard et voit subrepticement quelques prix s’échapper, jaillissant tels des lames aiguisées de pertuisanes. Coupe de champagne brut à 22 €, 26 € pour le rosé. Cocktails à 25 €, verres de vin avoisinant les vingt euros. En cherchant bien, on finit par débusquer un verre de Riesling blanc ou un Sauvignon rouge Haut-Médoc à 12 €.

Les ascètes ne désirant pas perdre leur conscience dans les vapeurs éthyliques de l’alcool, se réfugieront vers des valeurs sûres : thés à 9 €, chocolat à 10 € et sodas à 9 €. Pour les petites faims, fingers foods à 15-18 € (fois gras toastés, focaccia, saumon).

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Nous nous sommes laissés tenter par un verre de Sauvignon Haut-Médoc. La robe est belle mais le vin est pourtant un peu faible. Les amuses-gueules ont finalement récupéré l’affaire avec de belles noisettes enrobées au gingembre et des amandes grillées. Les qualités de l’un masquaient les faiblesses de l’autre.

Piqués par notre curiosité et par notre gourmandise, une assiette de blinis au saumon s’est vite retrouvée sur notre table (15 €). Les bouchées furent excellentes : le saumon était fondant, les blinis légèrement citronnés tout comme les concombres. Par-dessus, des œufs de lump prolongeaient le goût de la mignardise. On aurait seulement pu reprocher leur prix vertigineux : 5 € l’unité.

Service. Avenant et plein d’attention.

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Verdict. Difficile de ne pas comparer le Shangri-La au Royal Monceau, deux palaces qui ont ouvert à quelques semaines d’intervalle. Pourtant, le Shangri-La garde une belle longueur d’avance. Le Royal Monceau est partie tête baissée, enorgueilli de son vieux succès imprimé sur carte postale. Le palace a succombé aux sirènes de la mode en faisant appel à l’inénarrable Starck. Le résultat est certes plaisant, mais terriblement surfait. Ne parlons même pas du bar où la maison a préféré entasser ses clients dans un lieu exigu, plutôt que de leur offrir un salon confortable. Au contraire, le Shangri-la est partie sur une base saine : l’humilité. Pas de superflu, le palace a su habillement marier le luxe français au charme oriental. Le résultat est plus que réussi.

Hôtel Shangri-La, 10 Avenue d’Iena, Paris 16ème

Critique : Salon de thé, Mamie Gâteaux, près Bon Marché. Excellents gâteaux et thés.

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En passant par la librairie Taschen – rue de Buci – j’ai découvert le livre « Taschen’s Paris : Hôtels, Restaurants & Shops ». La maison d’édition allemande pourtant spécialisée dans les beaux livres d’arts, d’architecture et de photographies propose dans ce recueil une belle sélection d’adresses où se délecter de la cuisine française. Les photos sur papier glacé font déjà saliver les curieux, et en particulier celles du salon de thé Mamie Gâteaux, rue du Cherche Midi.

Ni une, ni deux : samedi dernier, nous étions installés à l’une des tables de ce petit salon de thé, à deux pas du Bon Marché.

mamiegateaux3.jpgLa décoration à l’ancienne est particulièrement soignée avec des meubles chinés au fil de brocantes. Les réminiscences de notre enfance ne tardent pas à refaire surface. Un vieux poêle à chauffer d’un côté, puis une ligne de patères en bois sur lequel accrocher son manteau. De l’autre, des assiettes en porcelaine aux motifs floraux accrochées aux murs et une belle collection de bols en guise de frise délimitant la frontière entre murs et plafond. La comtoise a même été dépecée et fait dorénavant office de meuble de rangement où s’entassent torchons et serviettes. La petite salle accueille une dizaine de tables en bois avec des chaises d’église qui ont même conservé leur rangement pour le missel.

mamiegateaux2.jpgLa carte. Le comptoir au fond de la salle présente une belle sélection de gâteaux et de tartes. Le fondant au chocolat (5 €) est un pur délice, tout comme les brioches coupées en deux (4 €) et légèrement grillées, accompagnées de confiture et de beurre. Quant au thé « Pêches de vigne » (5 €), il vous embaume la bouche de ses saveurs sucrés, tel un bonbon fruité. Dès que j’ai le temps, j’y retourne !

Mamie Gâteaux, 70 rue du Cherche Midi, Paris 6ème

Petite restauration le midi

Critique : Le clocher du village, Village Auteuil, Eglise, pas cher 16eme.

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Il y a de ces adresses qu’on aurait envie de garder jalousement secrètes comme si elles perdaient à être révélées. Pourtant je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir un de mes endroits préférés. Installé en plein cœur du Village d’Auteuil, face à l’église du même nom, « Le clocher du village » est le seul restaurant à occuper cette charmante place. Tout a l’air du cliché parisien imprimé sur daguerréotype : place pavée légèrement en pente, candélabres anciens, bouche de métro Art Nouveau, et marronniers apportant leur délicieuse ombre les après-midis ensoleillés. La place est tranquille, la circulation limitée et les oiseaux chantent à tue-tête. On retrouve un peu le charme désuet de Montmartre, le flot de touristes en moins. En hiver, l’intérieur du restaurant est tout aussi agréable avec sa salle alambiquée où on s’amuse à suivre les canalisations en cuivre qui s’entrecroisent pour laisser le curieux passer. L’escalier en colimaçon semble mener tout droit au grenier de cette maison toute de guingois.

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Le service. Esprit village avec une décontraction surprenante. Marqué par la gentillesse des serveurs, le service est « relax » sans pour autant perdre de son efficacité. On oublierait presque qu’on est à Paris, surtout en effleurant du regard la carte. Non vous ne rêvez point, pas la peine de vous rafraichir le visage en plongeant la tête entre les cariatides de la fontaine Wallace.

La carte. Club sandwich et tartare de bœuf à 9,50 €, omelette aux figues à 8,5 €, cheeseburger à 11,5 € et pièce du boucher à 12,5 €. On peut également jouer le registre « enoteca » italienne, en prenant une planche de charcuterie (8,5 €) et un assortiment de fromages (7 €) accompagnés d’une bouteille de vin.

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Les plats. L’omelette aux figues est un plat à la fois original et excellent. Cet audacieux mélange sucré/sacré est particulièrement réussi. Quant à elle, la pièce de bœuf joue la carte du classicisme avec une viande de qualité accompagnée de frites correctes et d’une épaisse sauce béarnaise des plus onctueuses. Le tartare est du même acabit et la maison ne lésine pas sur les portions des plats.

Les desserts. Crème brulée au pain d’épices, tarte Tatin, crumble poires et chocolat, mi cuit choco ou riz au lait. Tout est à 6 €. Mention spéciale au crumble très gouteux et ne tombant pas dans l’habituel étouffe-chrétien que les restaurants parisiens sont habitués à nous servir. Et comme les boissons ne sont pas chères, on peut aisément accompagner son repas d’un bon vin (verre à 3,5 €, carafe 50cl 10 €, carafe 75cl entre  20 à 28 €). Et pour ceux qui ne peuvent s’empêcher de prendre un apéritif, sachez que les cocktails sont à 5,5 € (non, il ne s’agit pas d’un tarif Happy Hours).

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Et la clientèle ? Cosmopolite : de l’habitant du quartier très 16ème en passant par la bande d’amis ne s’étant pas vus depuis dix ans, sans oublier les jeunes couples fauchés et les familles trainant leur poussette sous le bras. Chut ! N’ébruitez pas trop la bonne affaire …

Au clocher du village, 8 bis, Rue Verderet, Paris 16ème

Critique : Café Restaurant Atmosphère, canal Saint-Martin : l’adresse rêvée.

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« Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » claironnait Arletty en 1938 dans le célèbre film Hôtel du Nord. Aujourd’hui, c’est un café/restaurant qui reprend un extrait de cette fameuse réplique pour accueillir ses clients au bord du Canal Saint-Martin. Le soir, le canal est envahi par la jeunesse venue « pique-nicoler ». L’ambiance est festive et les cafés sont parfaits pour profiter de cette « atmosphère » si joyeuse.

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Ce soir là, nous avions deux jeunes anglais style Charlie Winston, néo-bohémiens, guitares à la main qui chantaient talentueusement du folk. Ce n’était pas un groupe payé par le restaurateur, juste des clients parmi tant d’autres qui chantaient doucement comme s’ils se parlaient entre eux.

L’instant était hors du commun, même s’il nous plongeait plus ou moins volontairement dans une ambiance surannée un brin « clichée ». Mais les clichés ont parfois du bon !

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La carte. Sodas à 4 €, café à 1,8 €, verre de sauvignon à 4 €. Les prix sont raisonnables. Subjugués par les lieux et titillés par notre gourmandise, nous n’avons pas résisté au feuilleté pommes cannelle façon Malika, la patronne du bar, à 6,5 €. Le dessert est généreux et s’accompagne sans rechigner d’un bon verre de blanc. Et en plus, le service est efficace et l’accueil charmant.

Atmosphère, 49 rue Lucien Sampaix, Paris 10ème

Critique : Jardin du Petit Palais, café au soleil.

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Pour parler dans le jargon abscond actuel, le temps est aux lieux « multimodaux ». Les lieux d’échanges deviennent multimodaux, la culture est multimodale, et la sottise … l’est parfois tout autant.
Le domaine de la restauration n’est pas épargné et joue parfois la carte de cette complexité. Les hôtels doivent impérativement avoir leur petit bar branché, le salon de thé doit également proposer une bibliothèque et le musée doit impérativement avoir … son restaurant. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est amplifié.

Exit la cafet’ du musée, on n’est pas ici pour fluncher, mais pour snacker chic.
Les exemples sont légions : le Saut du Loup au Arts Décoratifs, les Ombres au Quai Branly, le Mini-palais au Grand Palais, le George au Centre Pompidou … sans oublier le Jardin du Petit Palais installé comme son nom l’indique, dans le Petit Palais.
Joyau de l’architecture du XIXème siècle, le Petit Palais a longtemps été délaissé par les parisiens. Il faut dire qu’avant sa fermeture pour rénovation, le Musée n’était guère attirant. Pour climatiser l’espace et préserver ses œuvres, le musée s’enlaidit de stores et de faux plafonds filtrant la lumière et anéantissant la splendeur de cet édifice.
Mais après d’importants travaux de rénovation, le Musée a enfin retrouvé sa beauté d’antan : verrières et baies vitrées, péristyle ouvert et bain de lumière envahissant ce bâtiment conçu par l’architecte Charles Guirault.
Depuis 2006, le musée propose de se restaurer dans son nouveau café installé sous les arcades de la cour intérieure. L’atmosphère est paisible, face au bassin d’eau aménagé autour de palmiers et autres arbres exotiques.
La terrasse étant exposée plein soleil, les places sont vite prises d’assaut. Si bien que certains s’installent sur les marches même si les pancartes l’interdisent en théorie.
Il faut se servir soi-même à l’intérieur mais les prix sont corrects. Les plateaux et couverts ont un design soigné, très épuré et géométrique.
Assurément un endroit idéal pour prendre le petit-déjeuner ou un « goûter », un livre à la main et les lunettes de soleil à proximité.

La carte : extraits.
Sandwiches 4-6 € et club Sandwich 12 €
Salades 8 €, Tartare 10,60 €
Desserts (cheese cake, riz au lait, crumble, fontainebleau, brownie …) 4 €
Café 2,50 €, Thé 3,5 €, Sodas 3 €

Jardin du Petit Palais, 5 Avenue Dutuit, Paris 8ème
de 10h à 17h, accès au café gratuit

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