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Critique : Tea Time au Mini Palais. Nul.

Critique : Tea Time au Mini Palais. Nul. dans Coups de gueule Tea-Time-Mini-Palais-1

Le lieu a tout pour plaire avec ses grands volumes rappelant les ateliers d’artistes et sa terrasse Belle Epoque sublimée par des colonnades Empire et un éclairage mordoré. Si le bar et le restaurant sont tout à fait recommandables, le tea Time est quant à lui une calamité.

La carte. Café gourmand à 10 €, thé gourmand à 9 € et thé complet à 13 €. Mon dévolu se porta sur cette dernière formule proposant un thé et une assiette de bakeries.

Tea-Time-Mini-Palais-2 dans Salons de thé

La formule thé complet. Choix de thé digne d’une boutique communiste fonctionnant aux tickets de rationnement avec les classiques Darjeeling et Earl Grey de la gamme Tea Forte. Quand à l’assiette de gourmandises, elle n’est que purement décorative. Un cookie, un cake nature, un autre aux fruits et le dernier au chocolat. Pour compléter le tableau, un sablé et trois malheureuses chouquettes. Le tout en version France miniature. En bouche, ce n’est guère mieux qu’une boite de gâteaux achetée à l’épicier du coin.

Faut-il y aller ? Pour déjeuner ou diner, oui. Pour boire un verre, oui. Pour prendre un thé, sûrement pas.

Le Mini-Palais, 3 Avenue Winston Churchill, Paris 8

Critique : Brassserie Le Pyrénéen, Toulouse. Un désastre onéreux.

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Il arrive parfois que mon « flair à mauvais restaurants » déclare forfait et que mes narines décident de prendre leur baluchon pour s’évader vers de lointains horizons. Désarmé et sans repère, les profiteurs s’escarmouchent alors pour me berner.

Il faut dire que mon idée de départ était sûrement grotesque ; j’espérai manger dans le cadre d’une brasserie parisienne tout en étant à Toulouse. Le mal du pays m’a ainsi conduit au restaurant Le Pyrénéen.

La déco. Très Art Nouveau avec sa verrière colorée, ses banquettes confortables en velours et ses lampes murales diffusant une lumière timide. Les tables et chaises de bistrot viennent taper du pied sur le carrelage monochrome de la brasserie.

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La carte. Les prix n’étaient pas indiqués sur le site internet du restaurant, même les grandes tables étoilées n’osent plus cet affront à leurs clients. Mais lorsqu’on découvre des plats frôlant les 27 €, on comprend cette volonté de ne pas l’effrayer.

Entrées dans les 10 €, plats débutant à 15 € (pieds de cochon, tête de veau, tartare et rognons) puis basculant subitement dans les hauteurs : côte de veau à 21 €, Saint-Jacques à 25 €, magret aux figues à 24 €, daurade à 27 € et steak de thon à 24 €. Les desserts redescendent ensuite vers des prix plus raisonnables : flan, profiteroles et pâtisseries du jour s’affichent à 7 €. Enfin, le plateau de fruit de mer proposant des huitres, clams, amandes, praires, crevettes et bulots est tarifé 38 €.

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Les entrées. L’assiette de bulots (12 €) fut convaincante avec sa délicieuse sauce aïoli. Mais l’assiette de poissons fit retomber notre enthousiasme. Le saumon mariné fut cartonneux et les Saint-Jacques fatiguées de ne pas avoir trouvé Compostelle.

Les plats. Le magret de canard aux figues fut tout simplement désastreux. La cuisine fut grossière avec des associations hérétiques dépassant tout entendement comme ce magret envahi par un magma de figues. On aurait pu s’imaginer le figuier déraciné et s’écraser dans l’assiette. Dommage car la viande était tout à fait correcte et les frites croustillantes.

Quant à elle, les noix de Saint-Jacques pouvaient se compter sur les doigts de la main, encore frigorifiées et perdues dans un océan de salade. Enfin, le steak de thon et la dorade accusaient des cuissons approximatives.

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Les desserts. Les profiteroles étaient tout juste correctes avec un chocolat signé Nestlé.

Le vin. Le pichet de blanc (9€ en 50cl) n’avait rien à envier aux piquettes servies en soirées étudiantes. Nous aurions dû nous rabattre sur les bouteilles de vin proposées entre 22 et 32 €.

La clientèle. A ma grande surprise, beaucoup d’hommes d’un certain âge venus seuls goûter à une cuisine qui fut peut être réputée à une époque.

Service. Docile et professionnel.

Faut-il y aller ? Are you kidding ? Des produits de piètre qualité, une cuisine brouillon et des prix « wahou » suffisent à répondre à cette maudite question.

Brasserie Le Pyrénéen, 14 Allée du Président Roosevelt, Toulouse

Critique : Café Baci, Arrideverci. Rue de Turenne, Costes nul.

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Le voilà enfin, le premier restaurant Costes où je sors en criant à l’arnaque. J’avais fini par ne plus croire aux conspueurs qui dénonçaient le service exécrable, la cuisine banale et les prix excessivement élevés pour des plats de piètre qualité. Et finalement, la Galaxie Costes a trouvé son talon d’Achille : le Café Baci. Bienvenue au Baci, bisous en français, rue de Turenne en plein cœur du Marais et à deux pas de la place des Vosges. Autrefois dans sa période de gloire, l’adresse appartenait à l’acariâtre Jean Pierre Bacri (aussi désagréable en ville qu’à l’écran, pour avoir déjà eu une altercation avec lui dans un restaurant).

La carte. D’une pauvreté affligeante et composée de nourritures très urbaines mais oubliables. Certains plats (burger, tiramisu etc.) ne sont disponibles qu’entre 15 et 19h ou après 23h. Pourtant certains clients, des privilégiés ou des avertis, semblent commander ces plats hors créneaux horaires. Comme il est agréable de se sentir plumé.

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Après avoir fait le tri entre les plats hors de prix, ceux qui ne sont servis que lorsque le soleil est au zénith, et les autres proposés jour de carnaval, il ne reste plus grand choix.

Subsiste encore le filet de bœuf à 29 €, le burger à 21 € ou encore l’osso bucco à 26 €. Les desserts avoisinent les 10 €. Ce n’est plus le restaurant qui s’adapte aux envies du client, mais plutôt le client qui se plie aux choix pas très fut-fut de l’établissement.

Clientèle. Particulièrement puante, moins discrète et contenue que Rive Gauche. On se vante de sa réussite et de ses belles marges en Chine, les USA c’est terriblement has been et la parité euro/dollar n’y changera rien, aujourd’hui l’avenir est en Asie. N’est-ce pas ?

La déco. La salle pourtant signée India Madhavi est bien peu inspirée. Son génie qui avait si bien magnifié le Café Germain rue de Buci, semble avoir été arrêté par la Seine.
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Les plats.
On en oublierait presque le nerf de la guerre. Voilà l’ironie de l’histoire, on ne va plus dans ce genre de  restaurant pour aller diner. On s’enferme au contraire dans un acte cynique consistant à aller au resto pour seul but d’admirer le spectacle visuel qu’il procure.

La salade Caesar (15 €) propose avec la larme à l’œil quelques malheureux croûtons et morceaux de poulet sur un lit de batavia particulièrement acide. Quant au carpaccio de bœuf (19 €), il assure le service minimum. La viande est correcte, sans plus, le croustillant fromage et la salade frisée d’accompagnement donnent un peu plus de relief au plat qui risquait l’abîme. En dessert, le tiramisu (9 €) se la ramène en jouant les bolosses dans sa pauvre verrine rappelant les desserts Monop’.

Les boissons. Un bon verre de Valpolicella (6 €), la seule réussite de la soirée. Café imbuvable, un comble pour un restaurant italien.

Service. Androïde avec des serveuses au rictus mûrement réfléchi et posant à chaque mouvement de plat. Des goûts vestimentaires limite vulgaires.

Faut-il y aller ? Certainement pas, ce vague restaurant italo-lounge n’a d’intérêt que pour son emplacement à mi-chemin entre le quartier du Marais et de la Bastille. Pour le reste, la carte est creuse, la disposition de la salle est alambiquée et le service affligeant.

Café Baci, 36 rue de Turenne, Paris 3ème

Critique : Ouverture du Mandarin Oriental Paris, Avis bar, patio, Saint-Honoré. Raté.

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Après plusieurs mois de travaux, l’hôtel Mandarin Oriental vient d’ouvrir ses portes, au 251 rue Saint-Honoré. Le fleuron de la marque hongkongaise s’est installé dans un ancien bâtiment des années 30, autrefois occupé par le Ministère de la Justice.

Son ouverture confirme une volonté forte des groupes hôteliers asiatiques de conquérir la capitale française. Après le Raffles investissant le Royal Monceau, puis le Shangri-La s’installant dans un magnifique hôtel particulier ayant appartenu au petit-neveu de Napoléon, le Mandarin dévoile à son tour sa vision du luxe.

La visite. L’entrée de l’hôtel est un peu « cheap » avec sa moquette tachetée de diodes LED rappelant certains magasins de fringues sur les Champs. Un long couloir mène jusqu’au lobby et sa grande verrière. D’ici, on découvre le patio enclavé de l’hôtel, mais aussi les façades tristes et les parties communes impersonnelles. Un grand bassin extérieur sépare les terrasses du bar et du restaurant. L’hôtel invite davantage à la neurasthénie qu’à la méditation.

Il aurait fallu jouer franco la carte asiatique. Mêler les deux cultures comme au très réussi Shangri-La où les chinoiseries cohabitent avec le charme d’un hôtel particulier de la fin du XIXème. Eviter la demi-mesure au risque de ressembler à ces centres commerciaux climatisés qui peuplent les quatre coins de la planète. On comprend bien sûr l’appel de l’hôtel à la simplicité et à la « plénitude », mais le lieu n’inspire ici que solitude et sentiment d’oppression.

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Le patio. Mal agencé, avec un grand bassin rectangulaire planté au beau milieu du patio comme un chemin de croix menant vers un mur végétal poussiéreux. On est bien loin du luxuriant mur du Pershing Hall qui permet d’adoucir une cour et des façades trop « minérales ».

Le Mandarin Oriental propose finalement un curieux mélange : d’un côté, des parties communes rappelant le Marriott Renaissance Paris Arc de Triomphe, de l’autre la cour semblable à celle du Hilton Arc de Triomphe. Le Mandarin semble reproduire les mêmes erreurs architecturales que dans les années 70. Architecturalement, le Mandarin ne joue clairement pas dans la catégorie des palaces et se rapproche d’une gamme de type Hilton & co (n’y voyez rien de péjoratif). Preuve supplémentaire, un magasin DSquared va bientôt ouvrir au rez-de-chaussée de l’hôtel (un « vrai palace » aurait accueilli une marque plus luxueuse et moins bling bling en son sein).

Le bar. Tout juste une dizaine de tables en terrasse, peut-être une vingtaine à l’intérieur. Le bar joue les nights clubs avec des tons très sombres et des parois maillées laissant entrapercevoir les clients. Ce genre de déco complètement éculée n’est pas forcément très accueillante en pleine journée. Cocktails dans les 24 €, club sandwich à 24 €.

Le service. Un manque de professionnalisme évident. A notre arrivée, l’hôtesse vous fait patienter de manière un peu cavalière avec un signe de la main comme un vigile qui indiquerait de marquer un temps d’arrêt avant de rentrer. Il suffit de commencer une phrase, pour qu’un serveur vous tourne le dos et parte sans vous répondre. L’accueil est pour le moins « flottant ».

Faut-il y aller ? Uniquement si vous aimez visiter les magasins sans rien acheter (une sorte de tourisme de masse comme chez Louis Vuitton ou chez Hermès RG). On rentre, on fait un petit tour pour voir le patio et les clients savourant leurs cocktails hors de prix. On se croirait plongé dans un tableau de Hopper, emprunt de solitude et de « froideur». Puis on fait demi-tour et on finit à l’Hôtel Costes ou au Park Hyatt pour vraiment s’amuser.

Le Mandarin Oriental, un palace ? La seule chance d’obtenir pour eux la dénomination « palace » serait encore de soudoyer notre Carole Rousseau nationale, membre du fameux jury qui décide du sort de ces hôtels, pour espérer concourir à l’obtention du fameux sésame.

Mandarin Oriental Paris, 251 rue Saint-Honoré, Paris 1er

Critique : Fuxia, quelle cata. Batignolles, 17eme. Terrasse.

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Fuxia est un réseau de restaurants franchisés, créé au début des années 2000, proposant un concept d’épicerie fine italienne. Le « concept » – comme ils aiment le préciser eux-même sur leur site internet – est parfaitement huilé à coup de romarin et olives fraiches. Tables en bois pour l’esprit écolo, chaises en métal pour le côté industriel, et carte « à la bonne franquette » pour une clientèle de trentenaires en mal d’œnothèques. Benchmarking effectué, bussiness plan bouclé, concept élaboré et cible marketing déterminée, Fuxia est fin prêt à débiter des charcutailles de médiocre qualité.

Fuxia est installé dans de bien beaux quartiers : Marché Saint-Honoré, Batignolles, Canal Saint-Martin mais aussi en Province (Rennes, Marseille, Lille, Tours, Brest, etc.). Pour ma part, je suis allé à celui des Batignolles. La terrasse, installée devant l’église, est idéale pour profiter de l’atmosphère village à l’ombre des arbres.

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La carte. Plats de pâtes entre 10 et 14 €, lasagnes et cannelloni à 13 € environ. Bruschette à 12 €, escalopes de veau à 17 € et desserts à 7 € environ. On nage en plein dans le travers réducteur des restaurants italiens français, résumant la cuisine transalpine aux pâtes, à la bruschetta et à l’escalope de veau.

Notre commande. Nous avons choisi non sans hésitation un plat de ravioli fiocchetti gorgonzola (11 €) et un « Salumi Misti » (14 €), assortiment de charcuteries italiennes.

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Le plat de pâtes est décevant, les quantités dignes d’un menu enfant, les pâtes trop sèches malgré l’omniprésente sauce au gorgonzola. Franchement, on n’est pas loin du niveau PastaBox. Quant à l’assiette de charcuterie, ce n’est guère mieux. Comment peut-on proposer des charcuteries suintant le gras, servies sans pain ni beurre ? Elles n’ont rien à envier à celles vendues en supermarché.

Que reste-il à faire ? Prendre ses cliques et ses claques puis courir à quelques rues d’ici, au Bistrot des Dames, qui propose une assiette de charcuterie divine à 16 € !

Fuxia, 69 place du docteur Félix Lobligeois, Paris 17ème

Critique : Café Wepler, Place Clichy.

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J’avais déjà fait un article sur le Wepler, il y a tout juste un an. A l’époque j’avais trouvé la brasserie tout à fait quelconque, et excusé la médiocrité de leur cuisine par le poids historique du lieu.

J’ai remis le couvert mardi dernier, en essayant cette fois la partie snacking, au Café Wepler. Le lieu est nettement moins endimanché que la partie brasserie, mais tout aussi décevant.

L’intérieur est sacrément vieillot : les tables formica vous accueillent tristement dans cette partie du Wepler longeant le trottoir. Si vous faites abstraction de l’intérieur, le lieu permet de profiter de l’agitation fascinante de la Place Clichy sans affronter les hordes de touristes bâtant le pavé parisien.

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La carte. Plutôt bon marché au regard des prix de la brasserie. Salades dans les 10 €, plats dans les 15 € et desserts à 7-8 €. Nous voulions diner léger, nous fûmes punis. L’omelette au jambon (6 €) fut baveuse et maigrichonne. La salade ne jouait que l’accompagnement décoratif, la fioriture inutile. Quant à la salade Wepler (10 €), peut-on appeler une telle chose une salade ? Il s’agissait plutôt d’un océan de verdure sans assaisonnement et une garniture ayant échappé à la dernière guerre. Mais ce fut finalement la carafe de 50cl de vin blanc Riesling (12,80 €) servie tiède qui compléta cette bérézina !

Le service. Absent et cause toujours. Les tables non desservies vingt minutes après le départ des clients. L’obligation d’insister plusieurs fois avant d’obtenir un vin « frais » et l’assaisonnement de la salade. Paradoxal pour une brasserie qui veut jouer les grandes mais qui ne possède pas le b.a.-ba du service imposé par ce genre d’adresses.

Le Wepler, 14 Place de Clichy, Paris 18ème

café à 2,4 €

Critique : Brunch catastrophique au Café de l’Industrie, 17 euros, Paris 11eme.

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Les modes sont toujours lancées par de talentueux visionnaires qui ont toujours le chic d’inventer de toute pièce nos envies de demain. Une fois la mode installée et l’engouement créé, il ne reste plus qu’aux autres – la masse, les moins inspirés – de suivre le pas et de reprendre le concept. Certains se contentent d’un copier-coller plus ou moins réussi, d’autres essaient d’améliorer l’idée originelle. Enfin, certains se plantent carrément, parce qu’ils n’y mettent pas l’effort suffisant.

Bienvenue au Café de l’Industrie et son brunch à 17 €. Si je vous ai abreuvé d’une introduction si pompeuse, c’est tout simplement parce que je ne voyais pas de meilleure solution pour présenter ce cas d’école, cette histoire du « mauvais brunch qui voulait faire comme les grands ».

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Pour ceux qui ne connaissent pas, le Café de l’Industrie est un charmant troquet décoré dans un style bric-à-brac. Les peintures cloquent, le formica se fait roi mais le charme opère sans tarder. Le soir, l’adresse dévoile une carte abordable et d’un très bon rapport qualité/prix. J’y vais assez souvent lorsque je rentre de Lyon le vendredi soir. Un coup de métro, et je suis à Bastille.

A midi, la formule entrée/plat/dessert est honorable. Pensez donc, 11 € la formule. Tous les salariés du coin en ont fait leur cantine ! Malheureusement, le dimanche, cette clientèle est encore alitée pour récupérer de sa semaine bien chargée, et le brunch s’annonce être la seule solution pour remplir une salle de clients peut-être plus indulgents.
Le brunch.

Les boissons. La partie commence avec le jus d’orange baignant dans des glaçons qui sonnent déjà le glas de sa noyade. Il vient sûrement d’une bonne brique de jus d’orange Grand Jury. Les cafés et thés sont transparents.

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L’assiette. Il faut faire son choix parmi trois assiettes. La première propose saumon fumé et pomme de terre cuite en papillote. Tandis que le saumon pâlichon semble décuver d’une soirée un peu trop arrosée, la pomme de terre se sent bien complexée face à celle servie chez Hippopotamus, c’est dire !

La deuxième assiette propose une omelette accompagnée de pommes de terre rissolées. Les pommes de terre ont dû faire un séjour prolongé dans un bain de margarine, et n’ont jamais dû rencontrer ni ail ni oignons. Enfin, l’assiette de manchons de poulet et haricots rouges est primaire. Des beans anglais en plâtrées, et des manchons comme on peut s’en faire réchauffer au micro-ondes les soirs de désespoir.

Les assiettes sont toutes accompagnées d’œufs brouillés servis dans une coupe de fruits, quel exotisme. On est vraiment dans le brut de décoffrage, la bouffe de cantoche. On oubli le sel, le poivre, les condiments. Balivernes.

Le dessert. Le pain perdu semblait tout aussi pommé que nous. On ne s’embarrasse pas d’inutiles fioritures, voilà franco la demi baguette servie telle quelle avec une boulle de vanille Carte d’Or. Le brunch est une véritable catastrophe ambulante !

Service. Lunaire, complètement dans les vaps. Il suffit d’essayer de réclamer un pot de lait pour accompagner son café pour s’en convaincre. Regard hagard, air ahuri, et toujours rien après trois demandes insistantes (nous ne l’avons finalement jamais eu).

Faut-il y aller ? A midi et le soir, courez-y. Mais le dimanche, fuyez ce mauvais brunch. Pour le même prix, vous trouverez des brunchs bien meilleurs !

Café de l’Industrie, 16 rue Saint-Sabin, Paris 11ème

Critique : Un verre au Marriott Champs-Elysées.

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Je suis sûr qu’en lisant ces lignes, vous vous dites comme moi « ah bon, il y a un Marriott sur les Champs ? ». Et bien oui, figurez-vous. Il faut dire que l’entrée est assez confidentielle, coincée entre le Séphora et le Night club Le Montecristo.

L’entrée n’est pas bien accueillante avec un escalier en angle droit, un lustre et un escalator mastoc qui trône telle une verrue dans ce bel immeuble parisien. A l’intérieur on retrouve un joyeux mélange de « US standards » mêlés au modernisme de constructions en verre, s’articulant autour d’un puits de lumière.

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Ce lieu a un énorme potentiel, mais Marriott aurait sacrément besoin de dépoussiérer son hôtel. Il faudrait y aller à la truelle et au marteau-piqueur : bazarder le mobilier vieillot, rajeunir la carte du bar et brûler les desk réception en bois style lambris Pierre & Vacances : c’est devenu terriblement has been.

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La carte du bar. Hum, le chocolat et le thé en sachet sont à 9 €. De notre fauteuil nous pouvions contempler la vue sur les Champs à demi camouflée par les rideaux maronnasses et l’énorme bannière publicitaire de Séphora. Et de l’autre côté, une vue neurasthénique s’offrait à nous : un bar à la décoration d’une autre époque avec ses parois vitrées qui me rappellent les bocaux à fumeurs dans les aéroports américains. Si seulement on pouvait s’en griller une, histoire d’oublier la douloureuse …

Marriott Champs-Elysées, 70 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème

Critique : Ladurée rue Royale, macarons Madeleine, salon de thé.

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Il y a quelque chose que j’apprécie particulièrement chez Ladurée : sa constance. Et quand il s’agit d’évoquer le Ladurée Royale, il revient toujours le même leitmotiv : la constance de la médiocrité. La constance du service bâclé, de l’insolence au bout des lèvres des serveuses, et des gâteaux dont la qualité se situe trois étages en dessous de celle des autres boutiques Ladurée.

Il faut souvent s’armer de patience avant d’obtenir une table. La distinction entre queue pour la vente à emporter et queue pour le salon de thé est ambiguë. Ce joyeux fatras permet aux plus malins de passer devant tout le monde. Certes, le lieu connaît une grande affluence, mais vous verriez avec quelle incompétence sont gérées les tables de la salle, vous n’en reviendriez pas. Nous nous sommes allés à un jeu très divertissant : regarder la table voisine non desservie. L’addition trainant encore sur la table indiquait : éditée à 15h58. Cette fameuse table fut desservie à 16h38. Soit quarante précieuses minutes d’inoccupation, alors que les clients patientaient dans le froid avant d’obtenir une table.

Notre expérience. Calamiteuse, comme toujours. Lors de notre dernière visite, nous avions fait remarquer qu’il y avait des souris se promenant à l’étage, et la serveuse nous avait répondu avec toute sa faconde : « bah qu’es’c'qu’voulez qu’on y fasse, à Paris, y a des rats, c’est’à fait normal ». En effet, dans un salon de thé qui a fondé son image sur le luxe et le raffinement, la danse des souris aurait tort de nous effrayer.

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Mais aujourd’hui, pas de traces de petits mirlitons. Nous avons commandé un chocolat chaud (6,5 €) et un chocolat viennois (6,9 €) accompagnés d’un Paris Brest (6,8 €) et d’un assortiment de petits macarons (7,5 €). Le chocolat arrive froid. Même pas tiède, ce serait du luxe, juste parfaitement froid. Hum, un vrai régal ce chocolat viennois frigorifié, on pourrait le confondre avec un chocolat liégeois. Quant au gâteau, le Paris Brest est sûrement passé par Vichy pour y suivre une cure d’amaigrissement. Enfin la fraicheur des macarons indiquait qu’ils avaient certainement dû faire le pont du 11 novembre, tout comme nous.

Le service. La serveuse fait tomber la cuillère au sol, en faisant mine de l’ignorer. Deux choix s’offrent alors à moi : la pourchasser jusqu’en cuisine pour l’asséner de noms d’oiseaux. Ou alors, ramasser la cuillère avec flegme et la dépoussiérer. C’est ainsi que je me suis retrouvé à faire l’argenterie de Ladurée, un dimanche après-midi, rue Royale.

L’addition. Elle est apportée au bout de 5 minutes, pendant que nous maugréions de toutes ces mésaventures. Le service se fait de manière mécanique, avec un côté « sur place ou à emporter », style McCafé. Si l’addition fut rapide, le terminal bancaire mis des lustres avant d’arriver jusqu’à notre pauvre table.

Finalement, Ladurée Royale n’a pas d’autres ambitions que de satisfaire ces hordes de touristes venus suivre les recommandations de leur guide de voyage. Service à l’emporte-pièce, gâteaux limites frais, hygiène douteuse. Si les touristes se croyaient transporter à la cour du Roi en allant chez Ladurée, ils seront déçus de n’occuper que la place du manant.

Ladurée, 16 rue Royale, Paris 8ème

Critique : Arcadi Café, tartes à Bruxelles. Catastrophe.

 

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Après avoir crapahuté de longues heures dans les rues et musées de la ville, le touriste est souvent exténué et ne souhaite qu’une seule chose : trouver un café où il pourra enfin se reposer. Comme il ne connaît pas la ville, il s’en remet aux sacro-saints conseils de son guide de voyage. Cette stratégie souvent gagnante n’a pourtant pas porté ses fruits lorsque nous avons décidé d’aller à l’Arcadi Café, à Bruxelles.

Dans l’enceinte des galeries Saint-Hubert, le restaurant possède une belle terrasse débordant sur la très majestueuse galerie de la Reine. A midi, l’adresse est prise d’assaut et il faut jouer des coudes pour obtenir une table. A notre arrivée, nous avions repéré une belle table où nous proposions de nous serrer pour tenir à trois. Refus catégorique du serveur, nous laissant en plan comme deux ronds de flan.

Après de longues allées et venues, nous finissons par trouver une autre table cette fois-ci dans la galerie, mais sans chaises. Cette situation incongrue n’avait pas l’air de déranger les serveurs, et nous avons fini par dénicher nous même les chaises manquantes. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, paraît-il.arcadicafebruxelles1.jpg

La carte. Des tartes salées à 7,50 € (provençal, forestière, épinards, …) des lasagnes à 10 €, et des tartes sucrées à 4 €. A priori, une adresse qui a tout l’air du bon plan. Mais quand il s’agit de commander, le gag commence. Non il n’y a plus de tarte forestière, non il n’y a plus de tarte épinards, un samedi midi vers les 13h. Quel sérieux !

La tarte provençale et les lasagnes. Nous avons mangé divinement mal. Pâte brisée spongieuse, légumes sortis tout droit de leur boîte de conserve, poivrière renversée dans le plat et colorant en veux-tu en voilà laissant présager du passage de la tarte dans une zone radioactive. Ne parlons même pas des lasagnes réchauffées au micro-ondes, signées William Saurin. Au vu des réactions dithyrambiques sur internet, le Arcadi doit sûrement proposer des tartes sucrées correctes. En tout cas, les salées sont terriblement mauvaises.

Le service. Comme dit précédemment : odieux du début à la fin, avec un je-m’en-foutisme assez déconcertant. L’apothéose du repas fut sans doute la petite phrase que m’a lancé le serveur : « si vous pouviez vous pousser, que je passe ». Oui bien sûr, et une tarte dans la figure, c’est possible ?

L’addition. Dans ces cas-là, le désir est grand de partir sans payer, de faire les 400 coups et oublier ce repas diablement mauvais. Mais les deux caméras discrètes scrutant les clients nous auront fait changer d’avis. Il aurait été malheureux de finir la nuit au poste pour une histoire de tarte.

Finalement le malotru aura même refusé que nous payions séparément en espèces. Ce n’est qu’en menaçant de partir sans payer qu’il finit par nous proposer une solution « alternative » : accepter exceptionnellement de prendre la carte, même si la somme plancher n’était pas atteinte. Ca c’est un beau geste !

Rue d’Arenberg 18, 1000 Bruxelles

Grimbergen 25cl à 3,50 €, bouteille d’eau 50 cl à 3,90 €

(la carafe d’eau n’est pas rentrée dans les mœurs bruxelloises)

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