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Critique : Chez Françoise, aérogare des Invalides, le crash culinaire.

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C’est fou ce que les photos peuvent parfois être trompeuses. On sait très bien qu’il faut se méfier de ce genre de filouterie lorsqu’on choisit par exemple un hôtel pour éviter
de se retrouver avec un pédiluve rempli de verrues à la place de la piscine olympique décrite dans la brochure de voyage.
Mais on s’attend moins à ce genre de déconvenues dans le choix d’un restaurant. Et pourtant … Description alléchante, photos truquées, médias qui s’emballent; et vous foncez cahin caha sans même réfléchir.

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Bienvenue chez Françoise. Sur le papier glacé la déco a l’air chiadée, le restaurant installé dans l’aérogare des Invalides semble être un écrin de verdure avec sa belle terrasse
ensoleillée, fréquentée par politiciens et habitués du quartier. Seulement passé l’entrée de l’aérogare, c’est la belle douche froide. Pour accéder au restaurant, une batterie d’escalier glauque digne d’une bouche de RER. Le restaurant est installé au sous-sol, coincé entre un parking sous-terrain et sa sortie, puis quelques malheureux arbustes ici et là pour cacher le bétonnage environnant.
Nous sommes installés sur le côté droit de la terrasse, face au virage emprunté par les voitures sortant du parking. A chaque passage, nous prions pour que la voiture
ne finisse pas dans le décor du restaurant avec nous.

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La cuisine. Nous prenons sans hésitation la formule à 25,50 € comprenant une entrée/plat ou un plat/dessert.
L’entrée. Le caviar d’aubergine au fromage de chèvre décrédibilise déjà la cuisine de ce restaurant. Une épaisse couche de fromage étalée sans complexe en veux-tu
en voilà pour un résultat bien navrant. L’aubergine n’est même pas cuite, nul !
Les plats. Dans la même veine. La canette aux abricots est bien cuite mais son goût fondant est gâché par la fadeur du boulghour qui l’accompagne.
Le boulghour en salade, passe encore, mais l’associé à un plat fin comme la canette, je n’en vois pas l’intérêt. Le poisson rôti et ses légumes ne font pas mieux. Le plat n’a pas de goût, les légumes sont archi crus, qui l’eut cru ?

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Et puis arrive le le pompon du repas : le clafouti aux cerises. Ce dessert traditionnel est tout simplement inratable. Du moins,  c’est ce que je croyais jusqu’à ce jour-là.Wikipedia nous rappelle tout de même que « le clafouti est un gâteau composé de cerises masquées d’un appareil à flan. Traditionnellement, les cerises ne sont pas dénoyautées ».
Mais la pauvre Françoise a sûrement voulu jouer la carte de l’originalité en nous proposant un clafouti aux faux airs de crumble pas cuit, suintant le beurre à outrance. Un véritable étouffe-chrétien.

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Bref, 25,50 € par personne, pour une cuisine digne d’une cantine d’entreprise, ça en est trop !  Franchement, ne même pas arriver à proposer un caviar d’aubergine/chèvre et un clafouti décents, c’est désespérant. Ah j’oubliais, la serveuse trouve visiblement normal qu’on lui réclame 4 fois l’addition avant de l’obtenir. Nous … non.

Chez Françoise, Esplanade des Invalides, Aérogare Air France, Paris 7ème

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