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Exposition Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, Musée Jacquemart-André. Critique.

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Fort de ses précédentes expositions « Du Gréco à Dali » et « les Primitifs italiens » qui avaient su attirer le tout Paris, le musée Jacquemart André propose jusqu’à fin janvier 2011 une nouvelle exposition au succès prometteur : « Rubens, Poussin et les peintres du XVIIème siècle ».

L’occasion de redécouvrir les luxueux appartements de ce magnifique hôtel particulier avec son salon de musique à deux étages et sa coursive, sans oublier son jardin d’hiver et l’escalier à double révolution orné des fresques de Tiepolo.

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Puis c’est l’heure de patienter longuement avant de découvrir le cœur de l’exposition. Les pièces sont exiguës et il faut souvent jouer des coudes pour espérer lire les cartels et admirer les peintures. Le musée propose une soixantaine de tableaux qui retracent les deux grands mouvements artistiques du XVIIème siècle. D’un côté la peinture baroque flamande dont Rubens est le plus fidèle représentant, de l’autre le classicisme français mené par Poussin. Malheureusement, les œuvres de ces deux derniers ne sont pas très nombreuses et l’exposition est avare de tableaux. Finalement, le nom de ces deux grands peintres sur l’affiche n’est qu’un prétexte pour amadouer le chaland.

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On se consolera au salon de thé du musée toujours aussi agréable avec sa formule thé à 9 € comprenant un thé et une pâtisserie (ce jour-là, un délicieux craquant au chocolat avec une belle couche de nougatine croustillante).

Musée Jacquemart-André, 158 Boulevard Haussmann, Paris 8ème

Exposition jusqu’au 24 janvier 2011,

Entrée 10 € (tarif réduit 8,5 €)

Exposition Arman au Centre Pompidou, critique avis.

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Source : http://www.cnac-gp.fr/education/ressources/ENS-nouvrea/images/Arman-XL.jpg

Depuis fin septembre, le centre Pompidou consacre une rétrospective à l’artiste peintre sculpteur et plasticien Arman. Décédé en 2005 à New-York, l’artiste laisse derrière lui un nombre important d’œuvres principalement fondées sur les accumulations, détournements et destructions d’objets du quotidien.

L’exposition est l’occasion de redécouvrir quelques unes de ses œuvres les plus célèbres comme ces malheureux instruments de musique sciés, disséqués, écrasés ou encore ses accumulations de machines à écrire et de rasoirs électriques. On n’oubliera pas non plus son travail sur les combustions d’objets montrant son amour tout relatif pour le monde bourgeois, et ses poubelles en décomposition. L’exposition est particulièrement bien structurée et montre finalement toute l’ambiguïté de l’art contemporain et cette limite jamais très nette entre art et supercherie.

Galerie 2 du Centre Pompidou – Paris 4ème

Jusqu’au 10 janvier 2011, entrée 12 € (tarif réduit 9 €)

Nuit Blanche 2010 : rien de nouveau à l’Ouest.

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Pour cette nouvelle édition, la mairie de Paris avait décidé de concentrer les festivités autour du Trocadéro, du centre de Paris et de Belleville. Encore une fois, pas grand chose à se mettre sous la dent avec des œuvres souvent bâclées et manquant de recherches artistiques. La Nuit Blanche n’est finalement qu’un prétexte donné aux parisiens pour redécouvrir leur ville à pieds. Et avec la météo clémente, ce n’était pas si désagréable !

Petit tour de ce que l’on pouvait « admirer » autour du quartier Trocadéro.

Place de l’alma : des lettres faites d’ampoules surpuissantes indiquaient « Respublica ». Un art aveuglant que certains prenaient sûrement pour l’incarnation d’un malaise dans nos sociétés démocratiques (toute autre élucubration peut aussi très bien faire l’affaire).
Finalement ce n’est plus l’œuvre qui fait l’art, mais tout l’enrobage de discours pompeux qui va avec.

Musée Guimet : une longue queue se profilait à l’horizon où quantité de badauds patientaient pour découvrir un montage artistique signé Chen Zhen. Curieux pour un musée dont tout le monde se moque éperdument le reste de l’année (et c’est d’ailleurs bien dommage au regard des œuvres exposées habituellement).

Palais de Tokyo : D’après le site internet de Nuit Blanche « Dans le hall, Apichatpong Weerasethakul proposait une installation vidéo inédite et magique : Red Dog. L’histoire d’un chien racontée sur quatre écrans géants… Un peu plus loin La Cabane – le Monde, un module architectural où intérieur et extérieur se confondent et dans laquelle des moniteurs diffusent une sélection de films. Une façon de rappeler l’un des principes dialectiques du laboratoire : à la fois ouvert sur le monde et concentré sur la création ».

La drogue fait parfois des ravages, vous ne trouvez pas ?

Jardin Galliera : le jardin était ouvert toute la nuit pour accueillir un magnifique lustre Murano qui clignotait au rythme des textes de Georges Bataille, codés en morse. Avec la tour Eiffel en arrière-plan, l’instant était magique.
Trocadéro : sur le parvis de Chaillot trônaient des drapeaux de pays qui avaient été délavés pour devenir des fanions en monochrome. Why not ?

 La Nuit Blanche édition 2010 nous a encore montré à quel point l’art contemporain qu’elle souhaite populariser est élitiste. Réservée à une poignée d’esprits « érudits », elle ne sert finalement qu’à alimenter leurs conversations mondaines de vernissages bien arrosés. 

Exposition Mobi-Boom au musée des Arts Décoratifs, meubles années 60.

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Lancement aujourd’hui de la nouvelle expo Mobi boom – l’explosion du design en France 1945-1975, au musée des Arts Décoratifs. Installée dans la nef du musée, l’exposition retrace l’évolution du mobilier d’intérieur des Trente Glorieuses avec ses formes parfois curieuses, ses couleurs pop et ses lignes épurées.

L’occasion de (re)-découvrir une époque marquée par l’avènement du formica et de ces meubles en plastique qui ont inondé de longues années nos intérieurs : du bureau en passant par le salon, sans oublier la chambre à coucher : aucune pièce de la maison ne fut épargnée.

L’exposition est claire et bien organisée. Mais comme souvent, on aurait aimé voir une collection de meubles plus étoffée, histoire de mieux justifier le prix du billet.

Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er

jusqu’au 2 janvier 2011, plein tarif 9 €

P.S : la photo sur le site date de quelques jours avant le début de l’exposition, comme je n’ai pas pu prendre de photos aujourd’hui, voici la seule dont je dispose.

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