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Carnet d’adresses – Hôtels de luxe au Rajasthan / The Oberoi & Taj Hotels

Il est parfois dans la vie des choix difficiles comme celui de choisir entre les établissements Oberoi et Taj en Inde. Pour que votre voyage au Rajasthan soit parfait, voici quelques idées pour vous reposer de visites harassantes mais riches en couleur.

The Oberoi Rajvilas Jaipur

Superbe complexe hôtelier s’étendant sur près de 13 hectares avec de magnifiques jardins fleuris et une faune développée. Construit autour d’un temple shivaïte du 18ème siècle toujours en activité, l’hôtel est un havre de paix et de sérénité en communion avec  la nature. Ce pastiche reproduit parfaitement les techniques ancestrales de construction avec ses murs recouverts de chaux à la couleur rose si typique de Jaipur. Déjà patiné, l’établissement a su faire cohabiter le charme du Rajasthan traditionnel avec le luxe des palaces internationaux.

Les services proposés. Piscine magnifique dans un écrin de verdure avec une offre snacking réussie, mini parcours de golf, grand domaine permettant de réaliser de belles promenades autour du lac.

Offre de restauration. 2 restaurants de grande qualité proposant une cuisine locale et internationale avec animation musicale et de danse le soir. Le bar anglais et ses belles boiseries propose une belle bibliothèque où siroter un dernier verre de gin.

Les chambres. De style colonial avec une belle salle de bain en marbre et une baignoire en marbre encastrée donnant sur un patio fermé. Des petites alcôves permettent de se reposer aux heures les plus chaudes de la journée.

Umaid Bhawan Palace Jodphur

Le Umaid Bhawan est l’une des plus grandes résidences privées du monde et sûrement l’un des plus impressionnants palaces. Construit en 1929 par le maharaja Umaid Bhawan, la construction s’est achevée en 1943 et a fourni du travail à des milliers de personnes à une époque de famine. Le palais compte aujourd’hui de 347 pièces et se compose de trois parties :

  • La résidence de la famille princière du maharaja de Jodhpur,
  • Un hôtel de luxe géré par le groupe Taj Hotels Resorts and Palaces depuis 1972,
  • Un musée consacré à l’histoire de la famille princière au XXe siècle.

L’architecture de ce palace est unique, à mi-chemin entre une réalisation stalinienne à la gloire du peuple valeureux et un palais de mille et une nuits.

A l’intérieur, le hall monumental en marbre rappelle l’opulence de certains hôtels dubaïotes avec ses volumes démesurés. Les magnifiques parties communes nous démontrent qu’un hôtel de luxe ne peut vivre sans de beaux communs (bar, salle de jeux, lobby, etc.).

L’arrivée des invités est tonitruante et se fait en fanfare avec un personnel dévoué. Après avoir franchi cette forteresse ultra sécurisée digne de Fort Knox, la façade imposante laisse place à un lieu exclusif offrant de magnifiques jardins fleuris de massifs de bougainvilliers et une piscine sublime réfléchissant la silhouette du palais.

La suite royale. 70 m2 de luxe dans un style purement Art Déco avec terrasse privative donnant sur les jardins et offrant une vue magnifique sur le fort de Jodhpur. Salon privé avec carafes de vodka et whisky à discrétion, dressing sublime, salle de bain en marbre avec baignoire confortable, literie fabuleuse.

La restauration. Plusieurs restaurants dont celui sur le perron du palais d’où admirer le soleil se couchant sur la ville bleue. Cuisine haut de gamme de haute volée et service d’une très grande précision. Le matin, petit déjeuner gargantuesque et délicieux servi à table.

A leur départ, les clients repartent avec une petite attention : cravate, écharpe et boutons de manchettes pour messieurs, foulard et beaux bracelets pour mesdames.

Oberoi Udaipur

Les touristes en voyage à Udaipur connaissent l’éternel choix douloureux : séjourner au Taj Lake Palace ou à l’Oberoi Udaipur ? D’un côté, le Taj Lake Palace qui ressemble à un paquebot posé sur l’eau vous permettra d’admirer au plus près le City Palace. De l’autre, l’Oberoi, offre une vue spectaculaire sur le lac et dispose de jardins luxuriants propices aux belles promenades de fin de journée.

Ce choix cornélien devrait vous amener à choisir l’Oberoi Udaipur, construction récente mais ne manquant pas de charme. L’ensemble se patine et offre des prestations luxueuses. Piscine à débordement magnifique avec vue sublime sur le lac, domaine impressionnant nécessitant une bonne demi-heure pour en explorer les moindres recoins, et spa agréable.

Les chambres raffinées donnent sur le jardin ou sur la piscine partagée (on aurait cependant espéré une meilleure insonorisation des chambres depuis les couloirs).

L’offre de restauration. Bar très agréable avec vue embrassant tout le lac et offre de snacking permettant de se sustenter à toute heure de la journée. Malheureusement, le restaurant est un peu décevant avec une cuisine trop épicée et un service totalement à la ramasse. Enfin, il est navrant de laisser les clients se faire dévorer par les moustiques et les obliger à quémander une bougie répulsive. Malgré l’offre de restauration à améliorer, l’hôtel reste une étape incontournable dans la belle ville d’Udaipur.

Critique : Hilton Opera Paris

Hilton Opera 1

Jouxtant la Gare Saint-Lazare, l’hôtel Hilton Opéra a terminé en Janvier 2015 son programme de rénovation entrepris en juin 2014 et offre aujourd’hui 268 chambres dont 29 suites. Inauguré en 1889 sous le nom de Grand Hôtel Terminus pour accueillir les voyageurs britanniques venus visiter l’exposition universelle, l’établissement a accueilli des hommes célèbres comme Georges Feydeau qui y élut domicile pendant plus de 10 ans ou encore Claude Monet qui en fit son pied-à-terre parisien. L’hôtel intégrera plus tard le groupe Concorde en 1972 avant de passer sous le giron Hilton en 2013.

Le décor. L’établissement de style haussmannien propose une entrée imposante encadrée par des colonnes de granit rose. Le hall de style Eiffel introduit ensuite en grande pompe le Grand Salon ; monumentale salle avec ses plafonds à caisson Second Empire, ses colonnades peintes et ses lustres en cristal. Classé Monument Historique, le voyageur se laisse facilement impressionner par son plafond de plus de 14 m de haut et ses fresques peintes à la main.

Hilton Opera 2

La carte. Sodas à 8 €, café à 5 €, cappuccino à 7,5 € et thés à 8 €. Verres de vin entre 7 et 8 € et cocktails à 18 €. Carte snacking à prix très raisonnables pour ce type d’établissements avec des douceurs à 12 €, un assortiment de charcuterie ibérique à 15 €, une salade Caesar à 14 € ou encore un club sandwich à 19 €. L’endroit se prête particulièrement bien à l’exercice du tea time.

L’expérience. Un thé Gout russe de la maison Dammann stoppant net la montre à gousset avant de prendre le train vers d’autres destinations. Un décor théâtral et intemporel à l’abri de l’agitation des Grands Magasins et de la gare voisine.

Faut-il y aller ? Les lieux confortables sont si rares dans ce quartier de passage qu’il serait dommage de s’en priver.

Hôtel Hilton Paris Opéra, 108 rue Saint-Lazare, Paris 8

Hotel Taschenbergpalais Kempinski Dresden

Kempinski Dresde 2

8ème ville allemande en termes de nuitées hôtelières, Dresde a su tirer partie de sa reconstruction tardive et accueille chaque année de nombreux touristes. Totalement détruite pendant la guerre, Dresde a eu l’ambition folle de se reconstruire à l’identique en fouillant dans les archives photos et plans de l’époque. La ville aurait pu miser sur la modernité en construisant ces habituels blockhaus années 60/70. Mais le choix a été guidé par la raison pour un résultat tout à fait stupéfiant.

Kempinski Dresde 3

En parallèle, une offre hôtelière s’est développée et de nombreux touristes n’hésitent plus à faire un saut à Dresde depuis Berlin (2h de train). Parmi les luxueux établissements, citons le Swissotel, le Bulow Palais, le QF ou encore le Kempinski.

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Hotel Taschenbergpalais Kempinski Dresden. L’hôtel se loge dans un immeuble initialement construit entre 1705 et 1708 pour la comtesse Anna Constanze von Hoym. Détruit en 1945, il fut rebâtit de 1992 à 1995 pour un coût de près de 130 M€. Ouvert en 1995, il fut à l’époque le premier hôtel 5 étoiles de Saxe. En 2009, l’hôtel rejoint le cercle très fermé du réseau The Leading Hotels of the World.

On appréciera le charme discret commun à tous les hôtels du groupe Kempinski avec de magnifiques parties communes. L’offre de restauration serait cependant à revoir : les restaurants ne sont pas dignes d’un 5 étoiles et le bar-lobby n’a rien de très cosy.

Kempinski Dresde 4

L’hiver, une patinoire trône dans la cour et permet de faire quelques glissades après une longue journée de visite.

Les chambres. De très beaux espaces avec une belle hauteur sous plafond et des chambres vastes et confortables.

Faut-il y aller ? Evidemment, le rapport qualité/prix est incroyable !

Hotel Taschenbergpalais Kempinski Dresden, Taschenberg 3, Dresden, Allemagne

Critique : Shang Palace à l’Hôtel Shangri La Paris.

Shang Palace 1

Les restaurants chinois ne manquent pas à Paris. Mais lorsqu’il s’agit de proposer des plats de qualité, la liste se réduit malheureusement à peau de chagrin. Le Shang Palace fait partie de ces adresses divines qui nous rappellent les merveilleux déjeuners passés récemment à Hong Kong.

Le Shang Palace, récompensé par 1 étoile au Guide Michelin, se trouve dans le très chic palace Shangri La. Le restaurant se situe à l’entresol de l’hôtel mais la salle n’en reste pas moins attrayante. Le décor est raffiné, confortable mais pas opulent.

Shang Palace 2

Le menu Dim Sum à 52 €. Servi tous les midis sauf le dimanche et proposé pour l’ensemble de la table, le menu présente un rapport qualité/prix inégalable. Une succession de bouchées vapeur défilent sous vos yeux ébahis : ravioli aux crevette, bouchées de crevettes et porc, bun de porc laqué, ravioli de crabe au bouillon, buns de porc façon Shanghaienne, ravioli aux Saint-Jacques et boules moelleuses à la crème montée et fruits frais pour finir avec une note sucrée. Nous avions eu peur de ne pas être rassasié par ces dim sums, nous avons fini totalement repu (et sans nous être gavé de pain comme c’est souvent le cas dans ce genre d’adresses). Les produits sont de qualité, parfaitement travaillés. Les explications données par le personnel sont claires, précises mais pas pompeuses.

Shang Palace 3

Les boissons. Le menu offre en prime du thé tout au long du repas.

La clientèle. A la hauteur des lieux, classe et bien apprêtée.

Le service. Difficile de faire plus professionnel que les équipes œuvrant dans les hôtels Shangri La. Le personnel maitrise la technique sans être mécanique, une prouesse !

Faut-il y aller ? Comment osez-vous même en douter ?

Shang Palace, Hôtel Shangri La, 10 Avenue d’Iéna, Paris 16

Critique : Restaurant Le Meurice par Alain Ducasse. Un restaurant 3 étoiles de haute voltige.

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Dans le grand mercato annuel des chefs étoilés, Alain Ducasse s’est emparé des cuisines du Meurice en septembre 2013, succédant au regretté Yannick Alléno. Le restaurant est toujours fier d’afficher ses 3 étoiles au guide Michelin avec une cuisine travaillée et raffinée.

La réservation. Cette première étape nous avait quelque peu inquiété. Il fallut insister plusieurs fois avant d’avoir quelqu’un au bout du fil. Lorsque ce fut chose faite, l’interlocuteur nous invita à confirmer notre venue la veille. Qu’il est désagréable de devoir rappeler au personnel que ce n’est pas au client de confirmer sa venue dans ce genre d’établissements, mais plutôt l’inverse. Le jour de notre réservation, il faudra également recadrer le réceptionniste après avoir essayé en vain d’appeler le restaurant pour prévenir de notre léger retard. Le téléphone sonnant toujours dans le vide, nous  dûmes appeler directement la réception de l’hôtel qui souhaitait d’abord nous rediriger vers ce numéro fantôme !

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La salle. Redécorée par l’inévitable Philippe Starck en 2007, la salle n’a pas perdu de sa superbe avec ses dorures, ses lustres imposants et ses belles moulures. Avec le restaurant Les Ambassadeurs de l’Hôtel Crillon, le lieu s’inscrit comme l’une des plus belles salles à manger parisiennes. On regrettera cependant le mobilier moderne tranchant avec le classicisme de la salle et les verres à eau en cristal de Murano rappelant le style Duralex.

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Le menu déjeuner à 130 €. L’enchainement divinement orchestré par une équipe au petit soin commence par un amuse-bouche composé de légumes du potager à tremper dans une sauce délicieuse et onctueuse. L’entée arrive ensuite avec une bonite fondante saupoudrée de bonite séchée et accompagnée de bolets en tranches. Le plat n’est pas en reste avec cet homard sauce au beurre et galette tressée de pommes de terre. Les cuissons sont parfaitement maitrisées, les sauces exécutées avec brio.

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Après un intermède fromager de Brie de Meaux, place au dessert et sa composition de chocolat à la glace praliné. Un soufflé au chocolat noir vient compléter le tableau. On aurait cependant préféré un dessert peut-être un peu moins chargé pour finir un tel repas gastronomique, même si ce dernier n’avait rien à se reprocher.

Le café vient conclure ce beau déjeuner avec un accompagnement de sorbets fruités et une boite de chocolats venant de la Manufacture de M. Ducasse installée rue de la Roquette.

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La clientèle. Une salle comble, principalement asiatique.

Le service. D’un grand professionnalisme, courtois et serviable mais jamais obséquieux. Toujours précis mais discret.

Faut-il y aller ? Évidemment.

Le Meurice, Hôtel Meurice, 228 rue de Rivoli, Paris 1

Critique : Hôtel Kempinski Cathedral Square Vilnius

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Les voyages éprouvants demandent des hôtels réconfortants. Après une longue marche dans les rues pavées de Vilnius, rien de mieux que de poser sa valise à l’hôtel Kempinski Cathedral Square. Kempinski est l’une des rares chaines hôtelières du Vieux Continent capables de rivaliser avec le luxe et le professionnalisme des opérateurs américains et asiatiques.

Kempinski signe ici l’une de ses plus belles réalisations avec un hôtel bénéficiant d’un emplacement idéal pour découvrir la ville, en face de la Cathédrale. Ancienne maison du Télégraphe puis Hôtel New York, l’hôtel s’est installé dans un bel immeuble néoclassique. Rénové avec goût pour un coût dépassant les 30 M€, l’hôtel dispose de 96 chambres incluant 13 suites, le restaurant Telegrafas, le Salon bar & lounge ainsi qu’un spa avec piscine intérieure.

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Annoncée en 2007 puis en 2009, l’ouverture fut plusieurs fois retardée pour diverses raisons : crise économique, fouilles archéologiques et suppression de la compagnie nationale FlyLAL en 2009 complexifiant la desserte de Vilnius depuis l’Europe.

Il aura fallu attendre 2012 et l’annonce de l’arrivée d’une nouvelle compagnie aérienne, Air Lituanica, desservant Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Munich, Prague, Paris et Londres pour que l’hôtel soit inauguré en grande pompe en avril 2012. Attirant les hauts dirigeants tels la Chancelière Angela Merkel ou encore le Président François Hollande, l’hôtel fut vite récompensé et classé dans la catégorie « Best new hotels 2013″ par le très élitiste Conde Nast Traveler.

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Les chambres. Une Deluxe Room offrant sur près de 40 m2 des prestations de qualité : literie pour nuits divines, décoration raffinée, salle de bain élégante en marbre et dressing pour garde-robes fournies. Le balcon donnant sur la cathédrale est plus qu’appréciable et le Wifi est bien entendu gratuit.

La restauration. Le petit-déjeuner, inclus, s’avère excellent avec son buffet de qualité. On apprécie les petites attentions : miel fabriqué par l’hôtel, chocolat à tartiner maison, Prosecco à volonté, etc. A l’heure de l’apéritif, la clientèle profite du luxueux lobby rappelant à s’y méprendre celui de l’Adlon à Berlin (également exploité par Kempinski).

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Le spa. Une piscine un peu petite mais un combo jacuzzi/sauna bien agréable.

L’accueil. Un verre de Prosecco offert à l’arrivée, l’accompagnement à la chambre en bonne et due forme, le sourire à chaque rencontre avec le personnel.

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Les plus. La décoration raffinée des chambres, la literie impeccable, le lobby grandiose, le service « palace », la situation de l’hôtel.

Les moins. La cafetière dans la chambre qu’on aurait préféré troquer contre une Nespresso, l’absence de portier, le Bar un peu froid rappelant les hôtels standardisés type « Novotel ».

The Kempinski Hotel Cathedral Square Vilnius

Critique : AD Intérieurs 2014. Décors à vivre, Musée Arts Décoratifs

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« Pour les expositions à la gloire d’un parfum, d’un bijoutier ou d’un marchand de sacs, je suis désolé, il faudra aller voir ailleurs », Alain Seban, président du Centre Pompidou, vœux au personnel du 21/01/14.

Si certains musées se refusent à accueillir en leur sein des expositions à la gloire d’une marque, d’autres ont fait de ce business lucratif une véritable religion : le Palais de Tokyo (Culture Chanel – l’Esprit des Lieux, N°5 Culture Chanel), le Grand Palais (Cartier – Le Style et l’Histoire, Miss Dior, Bulgari – 125 ans de magnificence italienne), le Musée Galliera (Papier Glacé – Un siècle de photographie de mode chez Condé Nast) ou encore le Musée des Arts Décoratifs (Van Cleef & Arpels – L’Art de la Haute Joaillerie, Louis Vuitton – Marc Jacobs).

Le musée, est pourtant selon les statuts de l’ICOM (International Council Of Museums), « une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation ».  Autrement dit il ne s’agit nullement d’un show room dont le seul but est de devenir une annexe des Galeries Lafayette avec une débauche commerciale. Le paroxysme est pourtant aujourd’hui atteint avec l’exposition AD Intérieurs 2014 : Décors à vivre au Musée des Arts Décoratifs.

L’exposition. Le célèbre magazine AD a donné carte blanche à 16 architectes d’intérieur de renom pour créer une pièce à vivre autour d’une œuvre de son choix sélectionnée dans les réserves du Musée des Arts Décoratifs. Parmi les décorateurs invités, on retrouve les célèbres Alberto Pinto, Gilles & Boissier ou encore Bismut & Bismut.

Expo AD Intérieurs

Le Musée : lieu culturel ouvert à tous ou quintessence de l’élitisme ? Cette question aux allures de dissertation de khâgnes n’est pourtant pas anodine. Les gardiens ont été troqués contre des vendeurs précisant à qui veut l’entendre le catalogue de prix des objets exposés, distribuant à tire larigot les cartes de visite pour inviter les visiteurs à faire un saut dans leur boutique.

Le musée n’est il pas ouvert à tous dans une volonté de démocratiser l’art ? Je n’ai rarement vu exposition aussi élitiste où le simple curieux ne peut se sentir que mal à l’aise comme s’il débarquait chez Kugel ou chez Bismut & Bismut sans signe extérieur de richesse. L’exposition ne me dérangeait pas lorsqu’elle avait lieu comme les années précédentes chez Artcurial ou à l’Enclos des Bernardins, mais le Musée des Arts Décoratifs entame une dérive inquiétante des musées.

Le Musée : lieu non lucratif ou entreprise comme une autre ? Entreprise dans la recherche de la rentabilité (même si je ne suis pas sûr que cette exposition attire les foules). Associatif dans le cadre des subventions colossales accordées par l’Etat (14 M€, soit 54% des produits encaissés malgré une diminution de 20 % de la fréquentation entre 2013 et 2012 et 461 salariés à nourrir représentant 51% des charges totales). Voici là toute l’ambigüité des musées, tiraillés entre leur vocation purement culturelle et leur course à la rentabilité.

La clientèle. On est entre soi, on se salue, on se reconnait et se renifle le derrière. Madame sort le vison et monsieur, déboutonne largement sa poignée de chemise pour faire apparaitre sa clinquante Rolex. D’autres adoptent un look plus jet-set comme s’ils descendaient de leur yacht amarré à Saint-Trop’.

Faut-il y aller ? Malgré les qualités intrinsèques de l’exposition, le billet à 11 € pour assister à une véritable démonstration publicitaire a de quoi donner la nausée. En anglais, une exposition se dit « exhibition ». Ici, le faux ami n’est plus car il s’agit véritablement d’une exhibition, une débauche de luxe décomplexée.

AD Intérieurs 2014 : Décors à vivre, Nef du Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1

jusqu’au 23 Novembre 2014

Critique Intercontinental Porto – un charme discret

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Signe du dynamisme touristique du Portugal, l’année 2011 fut celle de l’arrivée de la chaine hôtelière de luxe Intercontinental à Porto. Pour son premier hôtel portugais, l’enseigne a souhaité marquer le coup en investissant les anciens murs d’un palais du XVIIIème trônant fièrement sur la Place de la Liberté, à quelques pas des principaux lieux touristiques de la ville.

Disposant de 105 chambres, le luxueux hôtel distance largement l’hôtellerie vieillissante et à bout de souffle du reste de la ville. Lobby en marbre, décoration florale dans les parties communes, boutiques de luxe en rez-de-chaussée ; l’hôtel mérite son rang de palace.

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L’offre de restauration. L’hôtel propose un restaurant, l’Astor, donnant sur la rue et avec de belles perspectives sur la place. La carte est soignée, avec une cuisine de qualité revisitant les classiques de la cuisine portugaise. Une belle formule à midi à 17 € propose une entrée, un plat, un dessert servi avec un verre de vin, une eau minérale et un café. On est bien loin de la politique de certains chaines luxueuses comme Four Seasons qui homogénéisent leurs prix, que vous soyez à New York ou au fin fond de la Thaïlande.

Un bar à la décoration soignée permet de siroter un dernier verre avant de rejoindre sa chambre. La salle ornée de boiseries et de fausses bibliothèques est parfaite pour s’initier aux portos de la région, proposés dans le cadre d’une carte exhaustive.

Intercontinental Porto 1

Les chambres. De taille correcte, la literie est confortable et l’ensemble est décoré avec goût. La salle de bain en marbre propose une baignoire mais pas de douche. Des produits de bain de qualité ainsi que des peignoirs sont mis à disposition gracieusement. On regrettera cependant le coin minibar et sa cafetière qui aurait pu être troqué contre une machine Nespresso, un standard désormais dans l’hôtellerie de luxe. La chambre offre de jolies vues sur la Place de la Liberté. Seule ombre au tableau et pas des moindres, le manque cruel d’insonorisation. Qu’il est dommage de constater en 2014 des hôtels entièrement rénovés qui souffrent d’un problème d’un autre temps. On se croirait dormir dans la rue, le bruit de la circulation et des klaxons vous empêchant de passer une nuit tranquille. Le double vitrage n’est d’aucune utilité et mis à mal par le jeu entre les huisseries. Dommage.

Intercontinental Porto 3

Le service. Haut de gamme sans en faire trop. Un luxe discret mais manquant peut-être un peu de raffinement.

Les prix. Très accessibles pour une clientèle française. Comptez 120 à 150 € en fonction des saisons pour une chambre double, soit le prix d’une chambre à l’Intercontinental Porto pour le prix d’un Novotel défraichi à la française.

Intercontinental Porto, Place de la Liberté, Porto

Critique : Menu déjeuner à la Bauhinia – Shangri La.

La Bauhinia 1

Après le Royal Monceau et avant de vous faire écho de mon récent diner au Pure du Park Hyatt, continuons notre road trip des palaces parisiens à l’heure du déjeuner. Aujourd’hui, hommage au Shangri La et son excellente formule déjeuner à 48 €.

Le lieu. A la Bauhinia, l’un des restaurants du palace baigné de lumière grâce à l’extraordinaire coupole de verre conçue par l’architecte Maurice Gras. Les tons pastels et chinoiseries ne sont peut être pas d’un goût parfait, mais le cadre reste fort confortable pour un déjeuner d’affaires.

La Bauhinia 2

Le menu le « 48″. Pensé par le chef étoilé Philippe Labbé, le menu propose le traditionnel trio entrée/plat/dessert en s’inspirant de la cuisine française et thaïlandaise. Pied de nez à ses confrères parisiens, le chef a préféré pimenter les plats plutôt que l’addition ; quelle sage décision !

Les entrées. Oeuf de poule mollet et croustillant, servi sur son lit de lentilles légèrement vinaigrées et pataugeant dans son jus crémeux. Un des grands classiques de la cuisine gastronomique qui a défaut de surprendre séduit toujours autant le palais. Quant à lui, le carpaccio de bar acidulé au vinaigre de mangues et condiments batifole avec la ciboulette et la bourrache dans une composition joliment florale.

La Bauhinia 3

Les plats. Envolons-nous vers des contrées lointaines avec Malaysia Airlines et entamons notre descente vers la Malaisie, avec ce Kari Ayam, fricassée de poulet au curry, riz biryani aux raisins, amandes parfumées à la cannelle, cardamone et badiane. Le plat relevé ne se fit non sans quelques turbulences mais nous ne nous abîmâmes pas dans la sauce au curry.

Les desserts. Retour sans embuche en France avec ce traditionnel éclair aux marrons aux portions généreuses. Le dessert tout droit inspiré d’Angelina reste perché en apesanteur, réussissant l’exploit de ne pas sombrer dans la surenchère calorique. Quant à l’ile flottante sertie d’amandes caramélisées, qu’il est agréable de redécouvrir des desserts simples et bons.

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Les liquides. Verres de vin à partir de 14 €, bouteille 1L de San pellegrino à 11 €.

Les plus. Le prix imbattable de cette cuisine de haut vol. Pour les appétits d’oisillons, carte avec entrées à 16 €, plats à 31 € et desserts à 8 € (soit le prix d’un dessert dans n’importe quelle mauvaise brasserie parisienne).

Les moins. Aucun.

La Bauhinia au Shangri La Hotel, 10 Avenue d’Iéna, Paris 16

Hotel Adlon Kempinski Berlin: un écrin de luxe

Adlon Berlin 2

Loin du tumulte de la vie berlinoise, l’hôtel Adlon est une halte idéale pour savourer le luxe discret de ces vieux palaces patinés par le temps. Tout comme Berlin, l’hôtel Adlon possède une histoire riche en rebondissements.

Situé juste en face de le Porte de Brandebourg, sur la Pariser Platz, le premier hôtel fut construit en 1907. Il fut entre les deux guerres mondiales l’un des plus grands hôtels d’Europe et accueillit des célébrités comme Charlie Chaplin, Joséphine Baker ou encore Marlène Dietrich.

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Si l’hôtel survécut aux bombes qui rasèrent la ville, l’établissement fut pourtant ravagé par un incendie le 2 mai 1945 déclenché par des soldats soviétiques ivres. Après la guerre, le bâtiment principal fut démoli ainsi que tous les autres bâtiments de la place pour faire place à un véritable no man’s land entre Berlin Est et Berlin Ouest. Le mur fut érigé devant la porte de Brandebourg.

Ce n’est qu’en 1997, après la réunification, que l’hôtel Adlon fut reconstruit à l’identique, 90 ans après son inauguration. Le palace est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux hôtels de la ville et accueille régulièrement des célébrités comme Michael Jackson en 2002 qui fit scandale en montrant son jeune fils depuis le balcon de sa chambre, devant des photographes et fans médusés.

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Le lobby. Cœur névralgique de l’hôtel, le lobby voit défiler hommes d’affaires, touristes venus prendre l’afternoon tea et clients de l’hôtel épuisés de leurs treks citadins. Le soir, le bar permet de savourer un currywurst ou un goulash sur fond de piano.

Les chambres. Tout le confort moderne d’une chambre 5 étoiles avec une déco soignée, des salles de bain en marbre et un mobilier raffiné.

Adlon Berlin 4

La piscine. Piscine de style néoclassique, jacuzzi et sauna un peu vieillots mais fort agréables.

Le service. Parfait sans être obséquieux et parlant français. Accompagnement jusqu’à la chambre, filtre à l’entrée de l’hôtel pour raccompagner les simples curieux venus avec la banane autour de la taille.

Adlon Berlin 5

Les plus. Service de préparation du lit le soir. Accompagnement à la chambre proposé. Domotique intelligente. Connexion Wifi gratuite.

Les moins. Pas de journaux en français, pas de machine à café dans les chambres, ni de corbeille de fruits.

Unter den Linden 77, 10117 Berlin, Allemagne

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