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critique : Le bar du Lutetia, à deux pas du Bon Marché.

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Quoi de plus agréable après avoir flâner devant les vitrines du Bon Marché que d’aller boire un verre au Lutetia ? Ce palace a pour particularité d’être le seul à s’être installé rive gauche. Une fois poussée la porte tourniquet on accède au bar. Verrière et lustres au plafond, tapis carrelés, et dominantes de velours font de cette salle un endroit chaleureux à toute moment de la journée. Les grands rideaux rouges donnent des allures de foyer de théâtre à cette salle. A l’heure du thé des portes dérobées, cachées par de grands miroirs, donnent accès à une deuxième salle encore plus confortable. Les thés ont été bien choisis pour leur saveur et les gâteaux sont réussis (des gâteaux classiques qui ne se perdent pas dans leur « complexité » en voulant à tout prix surfer sur la mode du fooding).

Au niveau du bar les cocktails sont réussis. Boissons dans les 10€, cocktails à 14-15€ (moins chers que dans les palaces de la rive droite). Seul souci vraiment agaçant : il n’y a jamais de place passé 16h-16h30. Cela fait trois ou quatre fois que j’essaie d’y aller, à chaque fois c’est complet !

Le Lucien : bar du Fouquet’s Barrière Champs-Elysées : déco parfaite, cocktails à pleurer.

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Avec tout le tapage médiatique qu’a suscité son ouverture, impossible de passer à côté de ce nouveau palace parisien. Il est vrai que depuis des années, Paris n’en avait pas accueilli de nouveau et le souvenir du passage du président le jour de son élection est encore présent dans toutes les têtes.

Appartenant à l’enseigne Lucien Barrière, il est d’abord constitué d’une partie restaurant : le Fouquet’s, déjà ouvert bien avant la construction de l’hôtel. D’ici, la vue est imprenable sur les Champs-Élysées mais si vous avez envie de manger au calme ce n’est peut être pas l’idéal. En effet, on a l’impression d’être comme des animaux de cirque que les passants regardent avec curiosité, prêt à vous prendre en photo parce que sur leur guide il est écrit « Fouquet’s : Stop ! Take a picture ! ». En plus les prix sont élevés, et rien d’extraordinaire dans l’assiette. Quant au service, il est vraiment d’un amateurisme agaçant.

Parlons maintenant du nouveau bar Le Lucien. On y rentre par l’hôtel, c’est-à-dire côté Avenue Georges V. On y accède par un escalier qui mène au premier étage (ou par ascenseur). Le bar n’est pas très grand, mais la déco est sympa : très cosy, on se sent tout de suite à l’aise. Couleurs jouant sur les nuances violet, marron et doré. En été, c’est un vrai petit coin de paradis avec une terrasse installée dans une cour intérieure exposée plein soleil ! Clientèle variée : jeunesse dorée, cadre trentenaire et touristes. Cartes proposant de nombreux cocktails à 22€ environ, comptez 8€ pour un soda ou une eau minérale.

Nous prenons un Bellini et un Donine. Le service est rapide, compétent, soigné (comme dans tous les palaces, sauf cas exceptionnel). Mais quand on se met à boire la première gorgée de son cocktail c’est là qu’on tombe des nus. On se demande comment on peut nous proposer des cocktails aussi nuls dans de tels endroits. Le Bellini est noyé dans le nectar de pèche qui gâche le goût du champagne. Le Donine est un vulgaire cocktail de fruits très sucré. On a beau chercher où se cache le rhum, je vous assure, on ne le trouve pas.

La moitié du verre est occupée par des glaçons, ce qui donne l’illusion d’une grande générosité de la part du barman. Mais du coup les glaçons fondent, et l’alcool déjà peu présent se dilue encore plus. Les olives aux amandes qui les accompagnent ne sont même pas bonnes. Finalement, l’addition arrive : 44€ pour 2 boissons digne d’un Happy Hours du café du coin qui se la joue « branché », de qui se moque-t-on ?

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Avec tous ces palaces, on va finir par ne plus prendre qu’un thé qui même s’il est cher (9-10€) permet de boire plusieurs tasses dans un cadre agréable. C’est sans doute la meilleure solution pour pouvoir y rester plusieurs heures sans trop se ruiner, et surtout sans avoir de mauvaises surprises.

Critique : le bar de l’Hotel Westminster : un palace à l’anglaise. The Duke’s bar.

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L’hôtel Westminster est un endroit à part. On est bien loin des palaces prétentieux et tape à l’oeil. Ici, l’entrée est discrète 13 rue de la Paix, à deux pas du Park Hyatt Vendome cité dans un article précédent. L’atmosphère est différente, ici on sent que le palace a du vécu, il est un peu vieillot sur les bords et c’est ce qui lui donne tout son charme. Ici pas de déco formaté qu’on retrouve dans tous les palaces du monde aussi bien en Europe qu’en Asie, le palace a un caractère et il ne s’en cache pas.

Le bar, the Duke’s Bar, est tout aussi surprenant : boiserie du 19ème, tapisserie verte foncée, bibliothèque, photos en N&B, cheminée, bar à la Hemingway, ici l’influence de la perfide Albion est omniprésente. La clientèle est essentiellement faite d’hommes d’affaires avec le gros cigare en bouche, la musique est jazzy, un pianiste joue vers les 19h. Le bar ne fait pas salon de thé, ne comptez donc ni sur un thé ni sur une pâtisserie. Par contre niveau carte des alcools le choix est impressionnant. Les connaisseurs seront ravis : whisky, scotch, vodka, martini en tout genre … De plus les prix sont raisonnables pour le quartier : 14-15€ les cocktails, 12€ le cocktail sans alcool, 9€ le verre de vin en moyenne, 8€ le cappuccino, 6€ l’espresso, 5€ la bouteille d’eau 1/2L. On peut aussi manger sur le pouce un club sandwich à 18€ ou autres encas. Service impeccable, rien à redire.

A essayer au moins une fois, dépaysement garantit, on resterait bien des heures assis dans ces si confortables fauteuils en cuir vert et son décor feutré !!!

Critique : Park Hyatt Vendome, un bar somptueux, des pâtisseries médiocres.

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Le Hyatt est un palace discret, connu pour son brunch du dimanche et son restaurant Les Orchidées. Il est bien possible que vous soyez passé plusieurs fois devant sans même l’avoir aperçu. Et pour cause, l’entrée 5 rue de la Paix, à deux pas de la célèbre Place Vendôme et de l’Opéra, est discrète. A peine rentré, sur la gauche le restaurant Les Orchidées avec sa verrière, puis un peu plus loin le bar avec au centre une très grande cheminée. Le bar fait aussi salon de thé. Question déco, c’est un vrai coup de cœur, probablement l’un des palaces de la capitale où on se sent le plus à l’aise, comme chez soi. Ici les lustres immenses, les dorures et meubles anciens ont été troqués pour des lumières tamisées, moquettes épaisses, marbre et boiseries … Un esprit lounge poussé à son paroxysme, ou l’on se promènerait volontiers pieds nus et en peignoir. Clientèle de tout horizon comme partout dans ces endroits : du businessman à la poule de luxe qui vient se rafraîchir entre deux séances shopping, en passant par les nouveaux riches du Moyen-Orient et les arrivistes des pays de l’Est.

Ouvrons maintenant la carte : première surprise. Les cocktails sont excessivement chers (23€), les pâtisseries toutes à 15€, le thé à 9€, le cappuccino au même prix. Après quelques minutes de réflexion, on se laisse tenter par un cappuccino, un thé « Il était une fois Noël » et on demande à voir le chariot de pâtisseries. On est un peu surpris par le choix restreint du chariot : 5 pâtisseries, pas une de plus. Parmi elles, un macaron aux fraises des bois. Finalement je me laisse tenter par le gâteau chocolat/abricot servi dans une jolie coupe à cocktails accompagné de son émulsion à la vanille. Service parfait, présentation recherchée. Et c’est là que survient le drame. Le thé est d’une banalité sans égale. Derrière ce « Il était une fois Noël » se cache un thé quelconque (voir Ajout), le cappuccino est flottasse, et le dessert un scandale. Tout est dans la déco, le dessert joue à fond la carte du « fooding ». L’émulsion à la vanille est servie dans un tube à essai, et se boit à l’aide d’une pipette en verre. Le concept « chimique » n’a pas été pris à la rigolade, puisque outre la déco qui rappelle les labos de chimie, la crème poursuit la même idée, elle est tout aussi artificielle. Attaquons maintenant le vrai cœur du problème, le dessert en lui-même. Le chocolat enrobé d’une fine couche de feuille d’or recouvre la compote d’abricot. Après avoir cassé non sans mal la couche de chocolat avec cuillère et fourchette, le dessert se révèle être une vulgaire purée d’abricots digne d’une compote Andros !!! A 15€ le dessert, la compote a un goût amer, qui peine à passer …

Conclusion : C’est vrai que le cadre est à craquer, mais on évitera absolument les pâtisseries pour se contenter d’un café ou d’un coca. Pour le reste (lieu, service et confort) il n’y a rien à dire.

Remarque : À la belle saison, le palace dispose d’une terrasse agréable avec mobilier de jardins style Unopiu.

Ajout : j’y suis retourné récemment et ai gouté le thé « C’est une belle histoire ». Contrairement à l’autre, c’est une vraie petite merveille ; parfumé, sucré … Le Pouchkine n’est pas mal non plus. Pour ceux qui voudraient retenter cette expérience chez eux, ces thés viennent de la maison Betjeman and Barton.

Critique : Petit goûter chez Ladurée ; des macarons succulents, un service exécrable.

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Doit-on encore présenter la maison Ladurée, célèbre pour ses macarons. Encensée récemment dans le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola, le macaron était prétexte à des scènes de repas orgiaques. Du coup, cette maison est devenue une étape incontournable des touristes, plus qu’elle ne l’était déjà. Il existe trois magasins principaux, la maison mère rue Royale près de la Madeleine, un autre rue Bonaparte dans le quartier Saint-Germain à deux pas des Deux Magots et puis un autre sur les Champs-Élysées.

Parlons de celui rue Royale. Dès l’arrivée on est surpris par la queue qui souvent s’étend jusque sur le trottoir. Mais l’attente vaut le coup. Au final un délicieux macaron bien croustillant (ni trop sec, ni trop mou) à un prix excessivement cher (4,40 €). Il y en a pour tous les goûts : chocolat, vanille, café, framboise, citron, pistache, ou encore noisette, rose, cassis, violette, caramel, fleur d’Oranger, griotte, réglisse … On peut aussi en prendre des petits (1,70 € pièce) ou en acheter en ballotins. Ladurée propose également des viennoiseries et pâtisseries (religieuses, mendiants …) mais les prix sont très chers, et rien de transcendantal dans tout ça.

Le magasin offre également un coin salon de thé. La queue est moins longue que pour la vente à emporter. Et c’est là que les choses se gâtent. Vaut mieux aller au premier étage, plus propre et plus agréable. Au rez-de-chaussée, une catastrophe. La serveuse met 5 minutes avant de vous placer. Il faut ensuite attendre 10 min pour qu’on vous donne la carte, puis 10 bonnes minutes pour qu’on vous prenne la commande, n’hésitant pas à prendre la commande d’autres clients arrivés après vous. Finalement, plus d’une demi-heure après les macarons et les boissons arrivent. Pas un sourire, pas une excuse, un personnel incompétent qui prend les clients pour des vaches à lait. Coté macarons, RAS. Coté boissons, le thé est correct, le citron pressé chiche question quantité, le chocolat chaud correct. Eviter les coupes de glaces du style « macarons glacés », c’est très vite écoeurant. Idem pour le chocolat liégeois, si vous n’aimez pas le chocolat corsé, à fuir.

Revenons-en au service. Comme par hasard, à peine votre assiette terminée, tout semble s’accélérer et enfin le personnel semble devenir performant, tellement pressé de vous virer. L’addition arrive sans l’avoir demandé, et lorsque vous tendez la CB le serveur accoure avec la machine, pressé de vous encaisser.

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Coté cadre, rien d’exceptionnel là non plus. Si autrefois la salle avait sûrement un cachet « salon de thé à l’ancienne », aujourd’hui les lieux auraient bien besoin d’une bonne restauration, les tables étant abîmées et les tapis sals.

Pour conclure, vaut mieux aller au 1er étage, assis à l’une des deux tables sur le bord de la fenêtre. De là on voit la rue Royale et la Madeleine, c’est parfait.

Remarque : Le magasin rue Bonaparte propose aussi un salon de thé, la salle est plus « neuve » mais le service pêche toujours autant. Enfin, côté Champs-Élysées, je n’ai essayé que la vente à emporter, et là rien à dire c’est professionnel.

Conclusion : Parfait pour acheter un macaron à emporter, mais côté salon de thé, sans grand intérêt.

Ici l’adresse, pour se faire une idée des prix :

http://www.laduree.fr/public_fr/maisons/cartes.php?maison=royale

Et ici, si vous voulez organiser une grande réception et que vous recherchez un bon traiteur :

http://www.laduree.fr/public_fr/maisons/laduree_livret.pdf

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