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Hôtel Saint-James, Paris 16. Club privé, dans quartier bourgeois.

Hôtel Saint-James, Paris 16. Club privé, dans quartier bourgeois. dans Luxe Hotel-St-James-1

Le sort des Cercles Privés parisiens semble être jeté : hier, fréquentés par l’intelligentsia parisienne où se croisaient grandes familles bourgeoises, banquiers et hommes d’affaires, aujourd’hui, les Clubs peinent à remplir leur maison quotidiennement. C’est ainsi que certains clubs ont décidé d’entrouvrir timidement leurs portes au simple quidam.

L’Hôtel Saint James fait partie de ces anciens Clubs privés, installé dans un bel hôtel particulier du XVIème arrondissement, à quelques pas de Victor Hugo. On sent que l’ouverture du Club aux inconnus n’est pas perçue d’un très bon œil par le personnel, le Club se prostituerait-il au vulgus populum pour renflouer ses caisses ?

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En franchissant le perron de l’Hôtel, on découvre une déco pour le moins surprenante. En particulier dans le jardin où l’artiste devait être en plein délire psychédélique. Les pelouses en plastique se mêlent aux tentures censées imiter des montgolfières, les tissus choisis sont dignes d’une hippie new-yorkaise reconvertie aux motifs panthères. Les chaises de jardin sont d’un inconfort sans nom : trop basses et trop « rocailleuses ».

La cuisine. Hors de prix et franchement pas extraordinaire. Le changement de chef cette année n’y aura rien changé, et les prix auront gonflé. Les restaurateurs comptent sur le manque de mémoires des clients pour augmenter d’une année sur l’autre le prix de leur carte. Ce serait ignorer outrageusement, le travail des bloggeurs qui ne manquent pas de démasquer les augmentations déguisées. Preuve en est avec une carte qui était déjà chère, et qui est devenue hors de prix.

Prix 2011

Prix 2012

Tartare de daurade royale

32

38

Filet de boeuf d’Aubrac

33

38

Saumon fumé

25

33

Rocamadours

12

14

Coupe de champagne

20

25

Comptez 27-30 € pour un club sandwich ou un hamburger, et 14 € pour un dessert. Quant au brunch à 39 €, tous les avis sur TripAdvisor convergent vers la même opinion : il s’agit d’une belle pantalonnade où les clients doivent se servir eux-mêmes comme dans n’importe quel buffet de gare.

Hotel-St-James-3 dans Terrasse / Jardin

Les vins. Une carte très sommaire avec trois propositions par « couleur ». En blanc : Chablis (12 €), Crozes Hermitage (12 €) et Sauvignon de Touraine (9 €). En rouge : Bourgogne Rully (9 €), Ailes de Paloumey (12 €) et un Château Les Ormes de Pez – St-Estéphe (20 €).

Les plats. Pour débuter ce repas, un onctueux gaspacho d’asperges vertes, à l’œuf mimosa et au thym citron fanfaronnait sur la table. L’assiette, d’une générosité de temps de guerre, aurait parfaitement convenu à un mannequin complexé. Quant au club sandwich (27 €), le pain était mou, la garniture bien fade, et les frites exténuées.

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Le café gourmand ne fit pas mieux, il rappelait les desserts débités par des groupes comme Elior. Finalement, l’hôtel Saint-James propose une carte à des prix palaces, mais avec une qualité vraiment discutable.

Le service. De piètre qualité, tirant sur les stagiaires, en total dissonance avec le caractère luxueux de l’établissement.

Faut-il y aller ? Le lieu est certes magnifique, en particulier la grande bibliothèque feutrée en bois sombre. Mais la carte est à prix « palace », associée à une prestation bas de gamme : ni la cuisine ni le service ne sont à la hauteur de se paquebot échouant silencieusement au fin fond du XVIème.

Hôtel Saint-James, 43 Avenue Bugeaud, Paris 16

Critique : Bar Lapérouse. Velours, Quai Grands Augustins. Gastronomique.

Critique : Bar Lapérouse. Velours, Quai Grands Augustins. Gastronomique. dans Bars & Cafés Bar-Lap%C3%A9rouse-1

Ancien hôtel particulier datant du XVIIIème siècle, Lapérouse fut un marchand de vins avant de devenir dès le début du XXème siècle, un restaurant gastronomique fréquenté par l’intelligentsia française. Longtemps connu pour abriter le temple de la gastronomie française, les 3 étoiles du guide Michelin sont désormais de l’histoire ancienne et l’adresse peine à redresser la barre.

Pour redorer cette adresse qui périclite depuis plusieurs années, la Maison a décidé d’ouvrir un bar à la fin de l’année 2011 afin de faire découvrir aux parisiens ce restaurant-musée. Le salon Velours est magnifique, le décor est d’origine et n’aura pas profité aux mains d’un Garcia. Les plafonds bas sont ornés de peintures chères à ces hôtels particuliers, des statues Napoléon III et un mobilier « retour d’Egypte » rendent la pièce feutrée. Belles glaces et bibliothèque en bois en sus. Sans oublier les confortables fauteuils en velours rouge.

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La carte. Très onéreuse avec des apéritifs à 15 € (martini, pastis, portos), des coupes de champagne à 20 € et des sodas à 6 €. Inutile de se rabattre sur les thés à 10 € ou le café à 8 €, ils sont aussi chers que dans les palaces. Du côté des cocktails, comptez 18 € pour déguster l’une des créations du barman. Quant à la carte des vins, elle est d’une maigreur à faire pâlir le quidam. En blanc : Chablis ou Pouilly. En rouge : Côte de Blaye. On aurait préféré pouvoir se délecter de vins plus recherchés que ceux qu’on trouve dans n’importe quel bistraque de quartier (12 € le verre).

La dégustation. Délicieux porto servi dans un verre tulipe et cocktail Kate fort réussi, à base de gin et de liqueur d’abricot. Les gougères au fromage accompagnent idéalement cet apéritif.

La clientèle. Absente, uniquement constituée des clients passant par la case « champagne » avant d’aller diner au restaurant.

Faut-il y aller ? Les salons feutrés sont agréables à la saison morne, moins lorsque l’été pointe le bout de son nez. Les cocktails sont réussis mais les prix sont trop élevés.

Lapérouse, 51 Quai des Grands Augustins, Paris 6

Critique : Restaurant First Boudoir, Hôtel Westin. La Fourchette. Paris.

Critique : Restaurant First Boudoir, Hôtel Westin. La Fourchette. Paris. dans Coups de coeur First-Westin-1

J’ai longtemps été suspicieux quant aux offres alléchantes proposées par La Fourchette. Des -30 à -50% à tire larigot ne sont généralement pas très rassurants ; le restaurant peinerait-il à remplir sa salle ? Alors lorsque vous découvrez que Le First, restaurant du grand hôtel Westin, brade à moitié prix ses déjeuners du samedi midi, vous craignez l’apocalypse. Pourtant, croyez-moi, le repas fut superbe. Récit en images et en prose.

Le lieu. Déco signée Garcia avec de confortables banquettes en velours pourpre, une moquette triple épaisseur et des tables laquées noir nappées. La salle propose une agréable vue sur les arcades de la rue de Rivoli et sur le jardin des Tuileries. En été les tables poussent jusqu’au patio serein de l’hôtel.

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La carte. Des prix à marge très confortables : entrées à 12-20 €, plats entre 30 et 40 €, desserts à 10-15 €. On comprend mieux que le restaurant soit déserté le midi avec des prix si salés. Mais devant cette avantageuse promotion (-50 % ce jour là), les clients se lâchent et commandent sans hésiter le trio E/P/D.

Les plats. Nous commençons ce repas avec une belle entrée : un œuf mollet installé sur son socle de pâte sablée et jouant l’équilibre sur un lit de champignons. La cuisson de l’œuf est parfaite, les saveurs jouent l’accord parfait. Rien à redire.

Continuons ce beau prélude par des plats tout aussi réussis : un dos de cabillaud et une poule noire. Là encore, la cuisine est précise, sans fioriture et tout simplement très bonne. Le poisson est en particulier fondant, filant dans la bouche comme un ru à travers une montagne escarpée.

First-Westin-3 dans Restaurants

Les desserts. Une trilogie de glaces changeant de l’éternel Bertillon et une profiterole au chocolat revisitée, où la pâte à choux parallélépipédique laisse découvrir une crème pâtissière au chocolat légèrement acide, surplombée par une boule de glace vanille. On n’est plus vraiment dans la définition de la profiterole stricto sensu, mais l’innovation a du bon.

Les liquides. Le début de nos chimères peut-être : verres de Chablis quoi qu’excellents facturés à prix palaces (12 € le verre) et cafés à prix d’or noir (6 €) servi avec une mignardise proposée à discrétion.

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L’addition. La promotion est déduite avec toute discrétion pour le payeur. Jamais n’aura été prononcé le mot vulgaire « La Fourchette », pas même à notre arrivée. La serveuse aura donc eu le tact de ne pas s’épancher sur cette formule discount.

Les quatre verres de vin plombèrent certes l’addition mais nous nous en sortîmes pour 115 € avec la réduction  de -50%, au lieu de 180 €. Avec une entrée, un plat, un dessert, 2 verres de vin chacun et un café, 57,5 € est un prix tout à fait en accord avec la qualité des plats.

Faut-il y aller ? Avec la promotion, sans aucun doute. De quoi fêter un événement sans finir dépouillé de ses derniers billets.

Le First – Hôtel Westin, 234 rue de Rivoli, Paris 1er

Critique : Bar du Shangri-La. Luxe chiadé.

Critique : Bar du Shangri-La. Luxe chiadé. dans Bars & Cafés Shangri-la-Bar-2

J’aime me délecter de l’intemporalité des bars d’hôtels, installé dans des alcôves douillettes à siroter des nectars en tout genre. Le Shangri-La, mon nouveau palace de proximité, aspire à ces considérations métaphysiques.

Le charme de cet hôtel particulier montre l’ironie de l’Histoire. Fin XVIIIème, la France raffole des chinoiseries et désire décorer ses salons de vases, meubles et autres bibelots en tout genre. Près de deux siècles plus tard, l’Empire du milieu décide de racheter un Hôtel particulier Napoléon sur les terres françaises. La boucle est bouclée et le résultat est impeccablement réussi.

Le bar. Revêtu de tentures et de pertuisanes accrochées aux murs comme pour rappeler une tente où Napoléon aurait élaboré une stratégie militaire en plein milieu de terres arides. Treillis de jardin et trompe l’œil ajoutent une fraicheur toute particulière à cette petite pièce n’accueillant pourtant que sept tables.

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La carte. Impressionnante, vertigineuse même avec des cocktails à 25 €, des sodas à 12 € ou encore des verres de vin à partir de 16 €. Les prix sont grisants.

La prestation. Service en grande pompe, rodé aux clients exigeants. Le verre de Sauternes bien que cher n’avait pas grand intérêt. Soyons clair, le Shangri-La, tout comme les autres palaces parisiens appliquent des prix déraisonnés pour une qualité somme toute assez moyenne. Mais il est parfois difficile de résister au charme du service à la française et à la beauté de ces lieux chargés d’histoire.

Bar du Shangri-La, 10 Avenue d’Iena, Paris 16

Critique : Café Bivouac, Hôtel Napoléon. Avenue Friedland. Bonne pioche.

Critique : Café Bivouac, Hôtel Napoléon. Avenue Friedland. Bonne pioche. dans Bars & Cafés 1140786624_Cafe%20Bivouac%20Hotel%20Napoleon%201

Certaines adresses mériteraient d’être connues et je suis toujours effaré de voir certains spots pompeux et sans intérêts attirer les foules lorsque d’autres, discrets et paisibles, sont ignorés. Triste constat ; la restauration flirte trop souvent avec le marketing. Mais gardons espoir, le fond l’emporte encore parfois sur la forme.

Le café Bivouac se trouve au rez-de-chaussée de l’hôtel Napoléon, avenue de Friedland. Les façades de l’hôtel se reconnaissent aux massifs de géraniums qui fleurissent les balcons à la manière d’un Plaza Athénée naissant. Le café est indiqué par une devanture faite de néons rappelant celle des sex shops amstellodamois …

 dans Coups de coeur

Pourtant l’intérieur est un havre de paix et de confort, style Napoléon III. Grands canapés, éclairage tamisé et musique délicieusement lounge swinguant aux doux sons de Parov Stelar & co. L’ambiance sonne comme celle du bar de l’hôtel L’Hôtel, rue des Beaux-Arts, à Saint-Germain-des-Prés.

La carte. Cocktails à 15 €, verres de vin dans les 8-10 €, boissons chaudes et sodas à 6 €. Nous avons commandé en parfaits gentlemans un verre de Brouilly et un verre de Cointreau on the rocks.

 dans Luxe

Service. Rodé aux clientèles exigeantes, professionnel et rapide.

Faut-il y aller ? Oh que oui, il serait dommage de ne pas savourer la genèse d’un lieu qui a tout pour réussir, avec une belle terrasse qui fera le bonheur des aigris de la plus belle avenue du monde.

Café Bivouac, Hôtel Napoléon, 40 avenue de Friedland, Paris 8ème

Critique : Bar Impérial de l’Hôtel du Palais, Biarritz. Palace.

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Depuis Mai 2011, l’Hôtel du Palais à Biarritz a rejoint le cercle très fermé des Palaces français. Cet édifice, à l’origine résidence d’été de l’impératrice Eugénie – épouse de Napoléon III – est une réussite architecturale incontestée. De style Baroque avec ses façades ocres, le palace dispose d’une vue admirable sur la baie de Biarritz. On y accède après avoir franchi les imposantes grilles d’enceinte, passé l’aire de putting et entraperçu la piscine.

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L’intérieur. Le Bar Impérial surplombe le restaurant La Villa Eugénie et sa très belle salle. Des motifs pompéiens viennent orner les colonnes et les rideaux épais.  Les palmiers et autres plantes vertes apportent une touche Belle Epoque, complétée par les douces mélodies du pianiste.

La carte du bar. Les cocktails s’affichent à 16 € tout comme la coupe de champagne, les sodas à 7 €, le thé à 6 € et le café à 5 €. Pour combler les petits creux, des clubs sandwiches (26 €) et pâtisseries (10 €) sont également proposés.

hotelpalaisbiarritz3.jpgLes cocktails. Divins et exécutés d’une main de maitre par le bartender. L’Alexander et l’Irish Coffee arrivent à point nommé après une dure journée de labeur passée à compter les surfeurs risquant leur vie sur la Grande Plage, face au casino.

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La clientèle. Sortie tout droit de Jumanji. L’écriteau « pour le diner, le port de la veste est demandé » ne leur aura pas mis la puce à l’oreille. Voici donc des armadas de « Borat » déguisés en nouveaux riches, des ados en basket et des rombières en villégiature plus proches du monstre marin que de la créature sylphide. Quelques touristes, amoureux et notables viennent compléter cette jungle basque.

Le service. Professionnel et forcément palace.

Bar Impérial de l’Hôtel du Palais, 1 Avenue de l’Impératrice, Biarritz

Critique : Kaspia, caviar. Madeleine. Belle affaire.

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La maison de la Truffe, Kaspia, Petrussian, Café Prunier … autant d’adresses renommées trop souvent associées à l’image d’une addition, qui n’aurait aucun mal à faire trembler les immeubles de rapport des boulevards voisins. C’est ainsi que certaines institutions parisiennes nous échappent parfois. Peut-être est-ce le veto que nous nous infligeons par instinct de survie pour notre porte-monnaie ?

Pourtant si l’on cherche bien dans les méandres de leurs cartes, il existe encore quelques parades pour s’en sortir dignement, la tête haute. Des menus à moins de 40 €, quelques plats balançant entre les 20 et 30 € et des desserts frôlant les 10 € (tout est bien sûr relatif, j’en conviens).

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Le lieu. Intemporel avec ses boiseries couleur miel, ses épais rideaux et sa moquette moelleuse. Les petits salons rappellent ces lieux de discrétion où se réunissait l’intelligentsia moscovite. Il suffit maintenant d’entrer dans l’épicerie puis d’emprunter l’escalier feutré menant au 1er étage, et le spectacle peut commencer.

La carte. On y sert bien sûr du caviar mais également des assiettes de poisson fumé dont le fameux saumon de Norvège. Certains menus dépassent allégrement les 500 €, mais d’autres plats sont plus accessibles : soupe de homard à 16 €, tarama au caviar et toast à 21 €, tartare de duo de saumons à 19 € ou encore risotto au champagne avec gambas à 28 €. A midi, un menu déjeuner (79 €) propose du saumon fumé norvégien servi avec bliny, puis 30g de caviar et sa pomme de terre au four et un café/thé pour conclure ce repas de prince.

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Les plats. Le millefeuille de crabe royal à la pomme (23 €) s’affiche dans un minimalisme déconcertant, succulent mais fugace. La pomme de terre Vladivostock, garnie d’œufs de saumon, est quant à elle plus généreuse (29 €). L’association est légère, simple mais savoureuse.

Les desserts. La carte est restreinte mais appelle les derniers regains d’appétit à se manifester. Baba à la vodka Kaspia, feuillantine au chocolat ou encore framboises fraiches se facturent entre 12 et 14 €. Pour ma part, j’ai dégusté une excellente tarte aux framboises (12 €).

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Les liquides. Histoire de sombrer dans le cliché, nous nous sommes enivrés de vodka à l’herbe de bison (4 € le verre). Les cornichons sucrés Malossol, servis en accompagnement, permettent d’inhiber les effets de l’alcool et évitent l’indélicate situation de finir le déjeuner en rampant comme une carpe sur la moquette.

Kaspia, 17 Place de la Madeleine, Paris 8ème

Galerie Kugel, Quai Anatole France, Paris.

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Depuis 2004, Nicolas et Alexis Kugel – héritier d’une longue famille d’antiquaires ayant débuté en Russie à la fin du XVIIIème siècle – ont installé leur galerie dans le magnifique Hôtel Collot. Situé en face du jardin des Tuileries, à quelques pas de la Concorde et du musée d’Orsay, cet hôtel construit en 1840 présente de très belles pièces pour les érudits et collectionneurs.

En empruntant le grand escalier magistral, on découvre un bel ensemble de grandes pièces de réception décorées d’œuvres magnifiques. Certaines pourraient aisément fréquenter les couloirs des musées.

Le premier étage de la galerie s’ouvre sur une terrasse à double perron dominant la Seine, tandis que le deuxième accueille une magnifique salle de réception avec un parquet en marqueterie. Les articles proposés à la vente sont nombreux et de toutes époques : du Moyen-Age jusqu’au milieu du XIXème les œuvres d’orfèvrerie rencontrent de belles sculptures, des ivoires, du mobilier et des tableaux de maitres.

Dress code : smart chic, il ne s’agit pas d’un musée

Galerie Kugel, 25 Quai Anatole France, Paris 7ème

Critique : La Maison de l’Amérique Latine, Boulevard Saint-Germain, Paris 6.

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Retour d’expérience d’un déjeuner à la Maison de l’Amérique Latine, en juillet 2010. Cela date un peu, mais il parait que la cuisine n’a pas changé d’un iota.

Le lieu. Le restaurant est abrité au sein de deux somptueux hôtels particuliers du XVIIIème siècle – l’Hôtel de Varengeville et l’Hôtel Amelot de Gournay, tous deux situés sur le très chic boulevard Saint-Germain. Les ténors du Parti Socialiste y ont leurs habitudes et viennent papillonner dans le grand jardin de l’hôtel, dès le printemps venu. Les tables installées dans la verdure sont propices aux messes basses et autres conversations discrètes.

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La cuisine. Indolente, transparente et bien française contrairement à ce que le nom du lieu – Amérique Latine – pourrait laisser suggérer. Le midi, menu à 37 € avec entrée/plat/dessert. Les intitulés sont particulièrement pompeux : « L’idée d’une véritable salade niçoise », une « transparence de glaces et de sorbets ». Avec des intitulés si ronflants et prétentieux, on attend avec impatience que cela soit mauvais, pour lancer à couteaux tirés des diatribes incendiaires.

Les plats. Le menu débute par un classique melon mozzarella servi avec roquette et assaisonné de vinaigre balsamique. L’ensemble se tient, les produits sont de qualité.

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Le t-bone fait ensuite une entrée fracassante. La viande fait son spectacle, elle est excellente. Les escorts sont malheureusement à la ramasse : pommes de terre trop farineuses et oignons cuits un peu trop brut de décoffrage.

Terminons les réjouissances par une farandole de desserts et un gâteau à la menthe. La farandole joue le fourre-tout : présentation très graphique mais goût incertain. Pas grand intérêt. Quant au gâteau à la menthe, servi avec une glace à la pistache, il n’arrive pas non plus à gagner tous les suffrages. La génoise n’a que peu de goût et la glace ne ravive pas la curiosité de nos papilles.

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Faut-il y aller ? L’adresse est prestigieuse, le cadre agréable, mais la cuisine légèrement à la ramasse malgré des efforts certains. A vous de voir.

La Maison de l’Amérique Latine, 217 Boulevard Saint-Germain, Paris 7ème

ouvert uniquement en semaine, midi et soir de mai à septembre, midi uniquement d’octobre à avril

Critique : Hôtel Costes, bar. Rue Saint-Honoré.

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Chez certains, la première expérience à l’hôtel Costes s’apparente à une profession de foi, un premier pas dans ce que d’autres appellent la quintessence du snobisme à la parisienne.

Voici l’antre de la branchitude, accessible au fond du couloir feutré de cet hôtel, le cœur névralgique de la mode où se dessinent les futures tendances. Située dans la très chic rue Saint-Honoré, l’entrée de l’hôtel est gardée par des garçons enfermés dans leurs rodomontades. La clientèle est belle, très cosmopolite, lookée de la tête aux pieds et se dirigent d’un pas toujours décidé vers le bar, ce véritable cabinet de curiosités où les belles plantes se côtoient.

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Tenues ultra courtes, sautoirs et talons aiguilles vertigineux de rigueur pour ces coccinelles. Les hommes resteront dans le classique : pantalon Ralph Lauren et cachemire Bompard. Les hype pourront cependant adopter un look plus preppy avec pantalons velours remontés laissant dévoiler leurs chevilles et mocassins à glands. Les plus téméraires tenteront même le sac Fred Perry.

La salle. Le restaurant se love dans de nombreux petits salons Napoléon III signés Jacques Garcia. En été les tables poussent jusque dans la cour italienne. Pour s’épargner l’addition dispendieuse du repas, le bar en léger contrebas permet de profiter avantageusement de cette atmosphère boudoir. La musique du bar est ultra glam, la réputation de la compilation Costes n’est plus à faire.

L’ambiance. On ne vient bien évidemment pas au Costes pour exercer ses talents de critique gastronomique, vous ne serriez que déçu voire agacé. L’expérience Costes se vit comme un diner spectacle où les spectateurs assurent eux-même la « commedia ». Bien sûr l’expérience est couteuse, mais comme tous les spectacles parisiens à la mode.

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Les prix. Démoniaques avec des verres de vin à 16 €, des bouteilles de vin débutant à 75 € et des cocktails à 19-23 € (sodas à 10 € mais on ne vient pas au Costes pour boire un coca).

Notre choix. Pour ne pas détonner avec le service snob, il faut savoir jouer dans le même registre et commander avec toute notre outrecuidance un verre de Sancerre et un gin tonic avec du Bombay Sapphire (20 €). L’humeur altière, la mèche rabattue en arrière d’un coup de tête décidé, il ne reste plus qu’à attendre le retour sur le podium de catwoman. Le vin est excellent, le gin servi en quantité aristocratique.

Deuxième round. Un verre de Chablis, un autre gin tonic puis une assiette de canapés au foie gras (29 €). Entre nous, la carte des finger food est d’une pauvreté affligeante : canapés au foie gras, canapés au saumon fumé (26 €), nems (27 €) et Saint-marcellin (14 €).

Une bonne demi-heure plus tard, les canapés arrivent goguenards. Visuellement les six canapés ont le format de billets de 5 €. Ils n’en n’ont heureusement ni le goût ni la texture, mais au moins la valeur. Pour le prix, le foie gras a la décence d’être excellent, servi avec du gros sel et du pain bien toasté. La prochaine fois, nous nous contenterons d’une bouteille de vin.

Hôtel Costes, 239 rue Saint-Honoré, Paris 1er

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