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Critique : Ladurée rue Royale, macarons Madeleine, salon de thé.

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Il y a quelque chose que j’apprécie particulièrement chez Ladurée : sa constance. Et quand il s’agit d’évoquer le Ladurée Royale, il revient toujours le même leitmotiv : la constance de la médiocrité. La constance du service bâclé, de l’insolence au bout des lèvres des serveuses, et des gâteaux dont la qualité se situe trois étages en dessous de celle des autres boutiques Ladurée.

Il faut souvent s’armer de patience avant d’obtenir une table. La distinction entre queue pour la vente à emporter et queue pour le salon de thé est ambiguë. Ce joyeux fatras permet aux plus malins de passer devant tout le monde. Certes, le lieu connaît une grande affluence, mais vous verriez avec quelle incompétence sont gérées les tables de la salle, vous n’en reviendriez pas. Nous nous sommes allés à un jeu très divertissant : regarder la table voisine non desservie. L’addition trainant encore sur la table indiquait : éditée à 15h58. Cette fameuse table fut desservie à 16h38. Soit quarante précieuses minutes d’inoccupation, alors que les clients patientaient dans le froid avant d’obtenir une table.

Notre expérience. Calamiteuse, comme toujours. Lors de notre dernière visite, nous avions fait remarquer qu’il y avait des souris se promenant à l’étage, et la serveuse nous avait répondu avec toute sa faconde : « bah qu’es’c'qu’voulez qu’on y fasse, à Paris, y a des rats, c’est’à fait normal ». En effet, dans un salon de thé qui a fondé son image sur le luxe et le raffinement, la danse des souris aurait tort de nous effrayer.

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Mais aujourd’hui, pas de traces de petits mirlitons. Nous avons commandé un chocolat chaud (6,5 €) et un chocolat viennois (6,9 €) accompagnés d’un Paris Brest (6,8 €) et d’un assortiment de petits macarons (7,5 €). Le chocolat arrive froid. Même pas tiède, ce serait du luxe, juste parfaitement froid. Hum, un vrai régal ce chocolat viennois frigorifié, on pourrait le confondre avec un chocolat liégeois. Quant au gâteau, le Paris Brest est sûrement passé par Vichy pour y suivre une cure d’amaigrissement. Enfin la fraicheur des macarons indiquait qu’ils avaient certainement dû faire le pont du 11 novembre, tout comme nous.

Le service. La serveuse fait tomber la cuillère au sol, en faisant mine de l’ignorer. Deux choix s’offrent alors à moi : la pourchasser jusqu’en cuisine pour l’asséner de noms d’oiseaux. Ou alors, ramasser la cuillère avec flegme et la dépoussiérer. C’est ainsi que je me suis retrouvé à faire l’argenterie de Ladurée, un dimanche après-midi, rue Royale.

L’addition. Elle est apportée au bout de 5 minutes, pendant que nous maugréions de toutes ces mésaventures. Le service se fait de manière mécanique, avec un côté « sur place ou à emporter », style McCafé. Si l’addition fut rapide, le terminal bancaire mis des lustres avant d’arriver jusqu’à notre pauvre table.

Finalement, Ladurée Royale n’a pas d’autres ambitions que de satisfaire ces hordes de touristes venus suivre les recommandations de leur guide de voyage. Service à l’emporte-pièce, gâteaux limites frais, hygiène douteuse. Si les touristes se croyaient transporter à la cour du Roi en allant chez Ladurée, ils seront déçus de n’occuper que la place du manant.

Ladurée, 16 rue Royale, Paris 8ème

Critique : Salon de thé Meurice, Le Dali.

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Le Meurice fait partie des plus beaux palaces parisiens. Récemment rénové, le salon de thé offre un cadre idéal pour s’adonner aux charmes du luxe. Fini l’ambiance jardin d’hiver poussiéreux avec ses tons vert pomme et sa belle verrière, et place à la splendeur du style Empire. Belles colonnades aux chapiteaux corinthiens, moquette beige et abat-jours plissés, tons noir laqué et doré dominants et disposition du mobilier suivant les diagonales imaginaires de la salle. Tout a été repensé par l’ami Starck et Ara Starck (vas-y que je te case ma fille). Comme quoi, le talent n’est pas forcément héréditaire. Comment a t’on pu recouvrir la belle verrière d’une telle verrue (à rayer) toile ?

Service. Une inhabituelle incompétence flottait dans les couloirs du palace. Vingt minutes après notre arrivée, toujours personne pour prendre notre commande, les deux pauvres serveuses courant en talons aiguilles aux quatre coins de la pièce. On n’était pas loin de la comédie de Boulevard. On s’attendait presque à voir la serveuse trébucher en s’empêtrant les pieds dans le tapis Starck, poussant des cris d’orfraies. Et la tarte meringuée lui échapper de son plateau argenté et qui aurait directement atterrit sur le visage pommadé d’une bourgeoise éructant « appelez-moi le directeur ».

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Nous n’aurons pas eu le droit à un tel spectacle, mais seulement au regard éberlué d’une serveuse s’étonnant lorsqu’on lui demande quelles sont les pâtisseries proposées. Nous n’aurions pas été dans ces lieux si prestigieux, la bougonne m’aurait sûrement répondu « bah mon p’tit vieux, t’as qu’à te lever et regarder tout seul, tu crois quand même pas que je vais t’amener la desserte à gâteaux ».

La carte. C’est tout le paradoxe de Paris. Les desserts sont à 12 €, en cherchant bien on peut même dégoter une quiche/salade à 15 €. Autrement dit, ce n’est pas plus cher que certains restos branchés de la capitale, le cadre palace en sus. Pour Noel, le salon de thé le Dali propose un beau buffet de pâtisseries de Noel, signé Camille Lesecq. Mais à loucher sur nos voisins, je ne pense pas que ce soit une très bonne affaire.

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Notre commande. Deux chocolats chauds accompagnés d’un gâteau noix et carotte (plus communément appelé carrot cake). Les chocolats (12 €) sont servis dans un mug, hum on se croirait chez Starbucks 5 étoiles. Celui à la cannelle est délicieux, l’autre à l’orange l’est un peu moins. Quant au carrot cake, on le sent intimidé par les lieux : tout en retenu, presque effacé, il ne risque pas de vous effriter le palais. Heureusement, il ne coûte « que » 5 €, une babiole dans le jargon palace.

Finalement, le Dali est un salon de thé aux prix encore abordables. Rien d’inoubliable certes, mais la salle Empire vaut vraiment le détour.

Le Meurice, Salon de thé Dali, 228 rue de Rivoli, Paris 1er

Réservation obligatoire

Critique : Bar du Shangri-La Paris, prix, Tour Eiffel, Avenue Iena.

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Paris vient d’accueillir cette semaine un nouveau palace : le Shangri-La. La capitale n’avait pas connu telle inauguration depuis 1928 (hormis le Fouquet’s Champs-Elysées, mais est-ce vraiment un palace ?). Premier hôtel du groupe asiatique installé en Europe, le Shangri-la Paris a su redonner sa splendeur à un hôtel particulier autrefois occupé par la CFCE (Centre Français du Commerce Extérieur, devenu aujourd’hui Ubifrance). L’hôtel de 81 chambres et 27 suites a été inauguré vendredi 17 Décembre, à 17h, dans les murs de l’ancien hôtel particulier du prince Rolland Bonaparte, petit-neveu de Napoléon Bonaparte.

Installé au 10 Avenue d’Iena, le palace affiche un luxe discret accompagné de quelques touches orientales. Quelques palmiers rafraîchis par la neige accueillent les clients dès l’entrée. A l’intérieur, la modernité se marie à la décoration raffinée de l’hôtel. Des hôtesses vous accueillent dans le hall tel des voyageurs en Business sur la Singapore Airlines.

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Le bar propose de boire un verre dans une ambiance feutrée. On peut également s’installer dans l’un des salons de l’hôtel particulier. Certains sont recouverts de boiseries, d’autres sont décorés style Empire.

Nous nous sommes installés dans le salon disposant d’une belle cheminée. La décoration Empire est soignée avec ses plafonds peints de style pompéien, son parquet en bois et ses tentures crème. Le salon est agrémenté d’objets chinois et de compositions florales. Le mélange des genres est parfaitement équilibré. Confortablement installés dans des fauteuils Louis XVI, nous pouvions nous réchauffer devant la cheminée, les serveurs ravivant les flammes éparses avec bûches et tisonniers.

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La carte. Elle oppose sa résistance à être effeuillé, telle une femme hésitant à dévoiler ses charmes. On l’effleure du regard et voit subrepticement quelques prix s’échapper, jaillissant tels des lames aiguisées de pertuisanes. Coupe de champagne brut à 22 €, 26 € pour le rosé. Cocktails à 25 €, verres de vin avoisinant les vingt euros. En cherchant bien, on finit par débusquer un verre de Riesling blanc ou un Sauvignon rouge Haut-Médoc à 12 €.

Les ascètes ne désirant pas perdre leur conscience dans les vapeurs éthyliques de l’alcool, se réfugieront vers des valeurs sûres : thés à 9 €, chocolat à 10 € et sodas à 9 €. Pour les petites faims, fingers foods à 15-18 € (fois gras toastés, focaccia, saumon).

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Nous nous sommes laissés tenter par un verre de Sauvignon Haut-Médoc. La robe est belle mais le vin est pourtant un peu faible. Les amuses-gueules ont finalement récupéré l’affaire avec de belles noisettes enrobées au gingembre et des amandes grillées. Les qualités de l’un masquaient les faiblesses de l’autre.

Piqués par notre curiosité et par notre gourmandise, une assiette de blinis au saumon s’est vite retrouvée sur notre table (15 €). Les bouchées furent excellentes : le saumon était fondant, les blinis légèrement citronnés tout comme les concombres. Par-dessus, des œufs de lump prolongeaient le goût de la mignardise. On aurait seulement pu reprocher leur prix vertigineux : 5 € l’unité.

Service. Avenant et plein d’attention.

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Verdict. Difficile de ne pas comparer le Shangri-La au Royal Monceau, deux palaces qui ont ouvert à quelques semaines d’intervalle. Pourtant, le Shangri-La garde une belle longueur d’avance. Le Royal Monceau est partie tête baissée, enorgueilli de son vieux succès imprimé sur carte postale. Le palace a succombé aux sirènes de la mode en faisant appel à l’inénarrable Starck. Le résultat est certes plaisant, mais terriblement surfait. Ne parlons même pas du bar où la maison a préféré entasser ses clients dans un lieu exigu, plutôt que de leur offrir un salon confortable. Au contraire, le Shangri-la est partie sur une base saine : l’humilité. Pas de superflu, le palace a su habillement marier le luxe français au charme oriental. Le résultat est plus que réussi.

Hôtel Shangri-La, 10 Avenue d’Iena, Paris 16ème

Critique : Hôtel Vendome, Place Vendôme, restaurant salon de thé.

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1 Place Vendôme. En voilà une belle adresse pour un hôtel fraichement rénové et placé sous le feu des projecteurs grâce à son nouveau restaurant dirigé par le chef Nicolas Rucheton.

Une fois le portillon franchi, il faut rejoindre le premier étage pour découvrir la salle tant adulée par toutes les fines bouches parisiennes. Voici un beau décor de bonbonnière, charmant sa clientèle élevée aux vestons Jacadi et jacquards Bonpoint dès sa plus tendre enfance. On frôle quasiment le too much avec une ambiance ouatée limite coton tige ponctuée de moquette couleur crème et de fauteuils en tweed imitation Chanel.

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Un dimanche d’octobre, à 17h. La salle était presque vide et les serveurs n’étaient sans doute pas prêts de s’occuper des quelques gougnafiers venus les importuner. Les tables du diner étaient déjà dressées. Seules deux ou trois étaient réservées aux enquiquineurs de première qui auraient voulu prendre un thé ou un gâteau.
La carte. Verres de vin à 9 €, boissons chaudes (cappuccino, thés et chocolat chaud) à 7 €. Tandis que le chocolat chaud nous éblouissait, les truffes au chocolat sorties du freezer nous ravivaient secrètement les gencives. Un délicieux moment chaud/froid nous rappelant de programmer notre prochain rendez-vous chez Monsieur Clou de Girofle.

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Trêve de plaisanterie. L’adresse est certes plaisante, mais elle s’enferme dans un conformisme assez effrayant. Le restaurant devient un lieu presque suranné. On en ressort avec un Spleen baudelairien, à se murmurer « Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, ou gît tout un fouillis de modes surannées ».

Hôtel 1 place Vendôme, 1 Place Vendôme, Paris 1er

Hermes Rive Gauche, rue de Sèvres, ouverture ancienne piscine Lutetia.

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Le célèbre cellier parisien vient d’ouvrir ce vendredi sa nouvelle adresse Rive Gauche, en lieu et place de l’ancienne piscine Lutetia. Le champagne coulait à flot, les guimauves divertissaient nos palais et les gentes dames étaient flattées de recevoir de belles roses aux reflets argentés.

Depuis l’ouverture, la foule s’amasse déjà devant cette nouvelle boutique, à la manière d’un Vuitton sur les Champs-Elysées. Des cerbères canalisent la foule mais le luxe est désormais à portée de vue à défaut d’être à portée de main. Ouvert au simple quidam, fini la peur d’affronter une armée de pisse-froid vous scrutant de la tête au pied. Le luxe se veut dorénavant accessible.

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La boutique est installée dans l’ancienne piscine Lutetia, accolée à l’hôtel du même nom. Désaffectée depuis des années, quelques boutiques de vêtements avaient bien essayé de s’y installer dans les années 70 sans grand succès. Depuis l’immeuble ne retrouvait pas preneur jusqu’à ce que Hermès décide d’inaugurer son flagship.

Pour l’occasion, la maison Hermès a fait appel à l’architecte Denis Montel pour redonner à cette piscine son charme d’antan. Il faut dire que le résultat est époustouflant. Tout le charme des années 30 a été conservé : des coursives où se trouvaient les anciennes cabines pour se changer, en passant par les colonnades aux chapiteaux dorés sans oublier les belles mosaïques au sol couleur grège, bleu et vert.

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Les volumes sont grandioses et pour occuper cet immense espace, des bulles en bois ont été installées pour recréer un environnement convivial et cosy. Sur le bord des coursives, le salon de thé Le Plongeon permet d’admirer les clients à défaut des nageurs, confortablement installés sur des fauteuils en osier. Les pâtisseries s’affichent à 8 €, les thés entre 9 et 29 € (pour les thés exceptionnels et très rares).

La maison Hermès a souhaité étendre sa gamme de produits en proposant de nombreux articles de décoration intérieure. A l’entrée, le client peut trouver les compositions florales de Baptiste, le fleuriste qui sublime les évènements Hermès, déjà installé rue de la Croix des Petits Champs à deux pas du Palais Royal (12 € la tige de pivoine tout de même !).

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S’il vous prend une envie de shopping, vous pourrez toujours craquer pour cette commode style années 20, une réédition du mobilier de Jean-Michel Frank, à 30 000 €. Ou encore, pour cette seule et belle assiette à 100 €, sans oublier ce Poney en peluche pour vos enfants à 600 €. Hermès n’était-il pas le dieu du commerce, dans la mythologie grecque ?

Hermès – Rive Gauche, 17 rue de Sèvres, Paris 6ème

Ladurée : Nouveau macaron pain d’épices.

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L’heure d’hiver est venue perturber nos pendules, alors que des journées de plus en plus froides s’abattent sur la capitale, repoussant encore un peu plus les rares rayons de soleil. Pour ne pas céder à la neurasthénie, heureusement les pâtisseries ne son jamais à court d’idée et nous proposent de noyer notre chagrin dans de délicieux plaisirs sucrés.

Direction aujourd’hui Ladurée, pour goûter à leur nouveau petit macaron … au pain d’épices. Une coque fondante d’amande épicée garnie de crème de pain d’épices. Le biscuit rappelle des saveurs d’Outre-Rhin. On se voit déjà servi par une soubrette dans un salon de thé bavarois près de Neuschwanstein. Les effluves de miel et de cannelle vous titillant les narines, et le bon feu de bois réchauffant les menottes. Noël est à l’horizon !

Prix de la plénitude : 1,60 € pièce

Dans toutes les boutiques Ladurée

Critique : Royal Monceau réouverture avenue Hoche. Salon de thé.

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Évènement cette semaine sur la luxueuse avenue Hoche avec la réouverture lundi dernier du Royal Monceau. Après la très médiatisée « Démolition party » qui avait réuni les happy few parisiens dans une orgie destructrice, le Royal rouvre ses portes après des mois de rénovation.

Entre temps, le palace a été racheté par le groupe asiatique Rafles. Rafles est surtout connu pour son célèbre palace singapourien qui en réalité n’en est pas un. Lors d’un voyage dans cette ville il y a quelques années, j’avais été particulièrement déçu par cette attraction touristique attirant des milliers de badauds qui rentrent et sortent comme dans un moulin. Et le fameux cocktail Singapore Sling tant acclamé dans les guides touristiques n’était guère plus convaincant. Servi dans un bar où les clients jettent frénétiquement les coquilles de cacahuètes à même le sol et où les pigeons s’invitent volontiers à votre table, ce cocktail payé au prix fort n’avait pas une once d’alcool. Alors lorsqu’on a appris que le Royal Monceau allait passer sous le joug asiatique, les craintes se sont réveillées.

La carte. Prix standards de palaces : salade Caesar à 23 €, club sandwich à 22 €, cheeseburger à 35 €. Côté sucré : pâtisseries Pierre Hermé à 15 € et formule à 37 € « Tea time » proposant scones, confiture, pâtisseries et macarons accompagnés d’une boisson chaude. On remarquera déjà les coupes budgétaires de la maison qui s’épargne l’embauche d’un pâtissier et cède à la facilité en se fournissant chez un chocolatier renommé.
Côté boisson, prix très classiques : thés à 8 €, chocolat chaud Pierre Hermé à 7 € aux parfums originaux (banane, noix de coco, cannelle de Ceylan …) et café à 6 €.

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Le lieu. La rénovation de ce palace rappelle que ses volumes ne sont finalement pas si grands qu’ils en paraissent avec un lobby manquant cruellement de place. Le résultat est plaisant à l’œil mais la disposition du mobilier est mal conçue : les chaises ne sont pas assez espacées et les serveurs vous effleurent, caressent les lustres et manquent de faire chuter les soliflores.

La salle années 30 a pourtant retrouvé toute sa splendeur : plafonds voûtés, voilures couleur crème, lustres magnifiques et mobilier années 30 peu habituel pour un palace. Sans oublier le magnifique escalier en acajou et ses jeux de miroirs mettant en abîme les nombreux lustres de différentes tailles. Une sorte de palais des glaces version miniature.

Le verdict. Le chocolat chaud est servi dans une tasse qui vous fait de l’œil, il ne réussira pourtant pas à draguer votre palais. Le breuvage paraît très liquide lorsqu’il passe l’épreuve du « relevé vertical » de cuillère, mais est étrangement épais une fois en bouche. La cannelle se substitue bien vite à un arrière goût particulièrement âpre. Il m’a rappelé un ancien médoc à base de bleu de méthylène – le Colubleu – contre les maux de gorge. Quant au thé, les deux petites tasses que la théière eut du mal à remplir nous a rappelé combien Paris chérissait cette mode du « Détox - goût de foin ».

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Et les sandwiches ? 3 € pièce pour des fingers food bien loin des traditionnels sandwiches anglais. Le pain est trop sec, le tout manque de fondant, de moelleux et la garniture simpliste n’arrange rien. Au choix : œuf mimosa, saumon fumé, concombre fromage blanc et rosbeef moutarde anglaise. Vous hésitez ? N’en prenez aucun.

Service. Pas vraiment Palace avec une nonchalance à peine dissimulée. Certes, pas désagréable mais glacial comme cette fin de journée automnale.

Le Royal Monceau possède ainsi l’enveloppe d’un palace, le magnifique papier cadeau nécessaire à ce genre d’adresses. Mais, il lui manque encore le contenu. Laissons un peu de temps à cet hôtel pour s’affirmer et ne pas s’enfermer dans les carcans d’un palace qui ne vivrait que sur son nom et ses critiques élogieuses. On sera sûrement d’ici là abreuvé d’articles dithyrambiques dans les magazines et journaux, mais rassurons-nous la révolution des palaces ne fait que commencer avec plusieurs ouvertures prévues d’ici 2012. La concurrence s’annonce féroce !

Royal Monceau, 37 Avenue Hoche, Paris 8ème

Dubaï : Adresses de restaurants et bars.

Que vous soyez en vacances ou simplement en voyage d’affaires à Dubaï, un séjour dans cette ville du désert est  l’occasion rêvée de découvrir des cuisines du monde entier de qualité souvent remarquable. Les restaurants et bars branchés rivalisent d’ingéniosité pour se distinguer de leurs concurrents. Toujours plus de démesure, toujours plus de luxe : cascades d’eau, vue sur les pistes de ski, dîner croisière … la liste n’est pas exhaustive et les idées, intarissables.

Mais la folie dubaïote se paie et les cartes des restaurants/bars sont assez élevées. Dans ces derniers, les cocktails peuvent rapidement dépasser les 20 € et les grands restaurants proposent souvent des plats entre 30 et 40 €. Mais en choisissant bien vos adresses, vous pourrez aisément dépenser moins : comptez 15-20 € dans un restaurant classique, et moins de 10 € pour une restauration rapide de qualité.

Voici une sélection d’adresses testées récemment lors de mon précédent voyage à Dubaï. La localisation des restaurants n’est pas indiquée avec précision. A Dubaï, il n’y a pas de rues à proprement parlé et les transports se font le plus souvent en taxis qui vous emmèneront d’un point A à un point B, ou plutôt d’une attraction à une autre.

Fauchon, Dubaï Mall (au rez-de-chaussée)

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Chauvinisme français ou pure snobisme ? Dans tous les cas, le petit tour chez Fauchon à Dubaï relève du clin d’œil parisien. Fauchon est installé dans le département luxueux du Dubaï Mall, caractérisé par ses nombreux magasins de luxe et ces kilomètres de moquettes « triple épaisseur » moelleuses comme de la ouate.

Le traiteur français partage avec son concurrent italien Emporio Armani Caffé, un immense espace sous la gigantesque coupole sur laquelle est suspendue une guirlande de papillons en papiers. Côté carte, les prix sont les mêmes qu’en France et on retrouve la qualité des produits Fauchon avec un éclair au chocolat succulent et une orange pressée très fraiche.

Barhi Bar de l’hôtel Mina A’Salam Resort – Jumeirah Resort

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Un de mes bars préférés avec une vue imprenable sur le Burj Al Arab, cet immense hôtel en forme de voile élancée sur la mer. Le bar est agréable et profite d’une légère brise venue de la mer. Vue époustouflante sur la piscine et sur le bord de mer. Les cocktails sont réussis et les prix encore abordables. Pour accéder à l’hôtel en venant du Jumeirah Resort, dites que vous venez boire un verre en précisant le nom du bar.

Karam Beirut, Mall of the Emirates (premier étage)

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 Auriez-vous imaginé manger libanais dans un chalet faisant face à l’arrivée d’une piste de ski ?

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A Dubaï, on finit par ne plus s’étonner de rien, et la situation ne paraît même plus incongrue lorsqu’on se retrouve dans un restaurant fréquenté aussi bien par des touristes que des femmes portant l’abbaya, à déguster une cuisine copieuse avec vue enneigée. Malheureusement, les prix sont assez élevés.

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Bar Neos de l’hôtel The Address, Dubaï Mall

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New-York vous ennuie à mourir ? Aller donc boire un verre au 63ème étage de l’hôtel The Address. La nuit tombée, le bar offre une vue spectaculaire sur la ville et le complexe de Dubaï Mall. D’en haut, on peut voir s’animer les fontaines du Burj Khalifa se déchainant au rythme de musiques endiablées.

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A l’intérieur, ambiance lounge avec lumières tamisées et musique branchée pour une clientèle internationale venue goûter aux cocktails hype du barman. Les prix sont élevés (environ 20 € le cocktail), mais le bar est assurément The Address to be.

Restaurant Yum de l’hôtel Radisson SAS (quartier de Deira)

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 Voici une adresse moins connue mais pourtant excellente, située dans le quartier des souks et des dockers. Ce bar à nouilles sert une cuisine thaïlandaise composée principalement de bols de nouilles à base de légumes.

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 Les plats sont préparés devant les clients et permettent de manger sain et équilibré. La déco épurée est certes un peu banale, mais les prix sont plus que corrects.

Vu’s Bar à l’hôtel Emirates Towers

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 Malgré les recommandations de notre guide de voyage, ce bar situé au 51ème étage de l’hôtel Emirates Towers, nous a laissé de marbre. On se croirait un peu comme au Ciel de Lyon, avec un bar finalement mal fichu flanqué de poutres cachant le beau panorama. Ne parlons même pas des prix, excessivement chers.

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Le lieu est fréquenté par une clientèle d’hommes d’affaires et le dress code est strict : « smart casual - gentlemen are requested to wear a shirt with collar, trousers and closed shoes or national dress. Shorts and trainers are not permitted ». Autrement dit, si vous osez vous présenter en short/tong, vous serez directement évacué par la fenêtre.

Restaurant The Edge de l’Hôtel Atlantis

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Difficile d’aller à Dubaï sans faire un tour dans l’hôtel qui s’est autoproclamé palace le plus luxueux du monde avec 7 étoiles à son palmarès. En tout cas, l’hôtel aurait sûrement mérité le prix du mauvais goût avec un décor particulièrement kitsch et un hall à la hauteur de la démesure dubaïote. L’hôtel est situé à l’extrémité de la Palme, ensemble d’îles artificielles accessible en empruntant un immense tunnel passant sous la mer.

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 En théorie, les simples touristes ne peuvent pas quitter l’aile principale de l’hôtel et encore moins rejoindre la plage ni la piscine. Mais il suffit de ruser et de marcher d’un pas assuré en passant par les restaurants du rez-de-chaussée pour atteindre enfin la partie privée de l’hôtel.

Nous avons testé un des restaurants de l’Atlantis, The Edge, situé au centre du complexe hôtelier. Au menu, une carte de snacking avec une cuisine très occidentale adaptée à la clientèle américaine de l’hôtel souhaitant cultiver son ethnocentrisme sans modération.

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Par conséquent, le restaurant offre une cuisine grossière et particulièrement insipide. La salade Caesar est indigeste avec un monceau de verdure immangeable et quelques morceaux de poulets qui se regardent comme deux ronds de flan. L’hamburger ne fait pas non plus dans la dentelle, sans parler de la glace démoniaque, format XXL. Elle est certes très belle à voir, très photogénique, mais alors parfaitement écœurante au bout de quelques cuillérées. Il ne manque plus que Mickey prêt à débarquer d’une seconde à l’autre, et le décor est planté.

Park Hyatt Dubai

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Le Park Hyatt est probablement le seul hôtel de Dubaï qui a du cachet. Ici, pas de luxe ostentatoire, pas d’immeuble mesurant des centaines de mètres ou encore de verre Murano à foison et du mobilier surchargé tout en dorure.

Au contraire, le groupe américain a conçu un hôtel dans un style néo-colonial. La végétation luxuriante faites de bougainvilliers et de palmiers fait de ce lieu un endroit paisible, à l’abri de la Dubaï tape à l’œil. La clientèle est essentiellement internationale, mais le soir les hommes en gandourah viennent fumer un narguilé et se réunissent autour d’un thé à la menthe.

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Un endroit idéal pour découvrir leur excellent restaurant thaïlandais (prix élevés), ou leur restaurant snacking sur le bord de la marina pour admirer les bateaux de milliardaires. Et après le repas, on peut se promener sur le bord de l’eau et s’enivrer des effluves de fleurs et d’air marin. Un endroit fabuleux !

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Eric Kayser, Dubaï Mall (au sous-sol du centre commercial)

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 Il y a certaines adresses françaises qu’il serait bon de ne pas exporter à l’étranger. Laissons parfois la médiocrité aux portes de notre pays, pour ainsi éviter de présenter un sandwich et une quiche dignes d’une station service.

London Fish&Chips, Dubai Mall (Food Court  SF130-31)

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Le dernier étage du Dubaï Mall abrite un véritable conglomérat de boutiques dédiées à la restauration rapide : le Food Court. A priori rien de très exaltant, mais cet espace aux dimensions démesurées regorge de quelques bonnes surprises comme ce bon vieux fish&chips qui trône à côté des mastodontes McDonalds et Burger King. La boutique sert de délicieux fish&chips qui pourraient presque rivaliser avec leurs concurrents anglo-saxons.

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Il suffit de passer commande et on vous remet un palet numérique qui s’éclairera lorsque votre menu sera prêt pour vous indiquer de retirer votre fish. Technologique, pas cher et surtout très bon (menu à 6 € avec fish&chips + boisson)

Critique : La pâtisserie des rêves, la génération des pâtisseries cliniques.

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La nouvelle vague de la pâtisserie a quelque chose d’assez éffrayant : elle fait totalement abstraction de l’olfactif. La mise en scène est pourtant réussie : blanc immaculé, boutique coffret et gâteaux présentés sous cloche. Mais il manque quelque chose ; le parfum du chocolat, les effluves de gâteaux sortant du four, les réminiscences de l’enfance désormais révolue.
Ces pâtisseries que j’aime appeler « pâtisseries cliniques » fleurissent pourtant à Paris à vitesse éclair. Toutes sur le même ton, anesthésiées, et affichant bientôt la mention « Don’t touch » sur leurs gâteaux.


Le packaging est une belle réussite.
Le gâteau trône sur un socle en polystyrène épais et bloqué par des pics au sigle de la marque. Le socle est lui même posé délicatement dans une boite rose fuchsia, scellée au nom de la marque et de son logo. Et comme le jeu des poupées matriochka ne s’arrête pas là, la belle boite est elle-même placée dans un sac très chic.
De loin, on pourrait penser que vous sortez d’une boutique de luxe. La Pâtisserie des Rêves, c’est un peu le Bonpoint du gâteau, pour enfants gâtés des beaux quartiers, bercés par l’insouciance et la gourmandise. Il ne manque plus que les filles à chignons accompagnées de leur maman amenant leur chipie au salon de thé, après leur cour de solfège.

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Et les gâteaux dans tout ça ? Comptez 5 à 6 € pour un ticket d’entrée. L’éclair au chocolat à 5,40 €. En quelques mois, le petit boutchou a pris 0,60 € dans le ventre. Il fallait bien rentabiliser l’ouverturede la deuxième boutique dans le 16ème arrondissement. La présentation est superbe. Au nez, de bonnes effluves de chocolat et de cacao parcourent toute la pièce. Au goût : mousse très fine à la texture d’une émulsion ou d’une mousse chocolat légère plutôt que l’habituelle crème pâtissière. Histoire de se démarquer et de proposer un dessert somme toute originale, l’éclair est entouré d’une fine couche de chocolat. La pâte à choux est bonne mais manque de consistance. Finalement, l’éclair ressemble plutôt à une verrine une fois en bouche, il ne manque pas d’originalité mais est-il vraiment si bon ?

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La nouvelle boutique/salon de thé. Ouverte depuis quelques mois dans un immeuble de la rue de Longchamp, la boutique accueille une minuscule terrasse avec 4 tables en blanc immaculé entourés de tabourets aux coussins couleurs flashy. Je suis rentré par curiosité, mais l’endroit était si glacial que j’ai préféré profiter de la délicieuse terrasse du salon de thé/pâtisserie Carton juste en face.
Il faut dire que la concurrence est rude dans ce quartier avec les ancestraux salons de thé Carton et Béchu. Et ils ne sont sûrement pas prêts de perdre leur clientèle à mon humble avis.

La Pâtisserie des Rêves, 93 rue du Bac, Paris 7ème
et Salon de thé 111 rue de Longchamp, Paris 16ème

Critique : Angélina, l’empire du chocolat.

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Cela faisait une éternité que je n’avais pas mis les pieds dans cette vieille institution, cathédrale de la gourmandise et du plaisir sucré. Angelina, installée sous les arcades du 226 rue de Rivoli n’a rien perdu de sa fringante beauté. En témoigne la longue queue de touristes qui s’amassent sur le trottoir pour espérer goûter au duo chocolat/Montblanc. Car ici, le chocolat est bien plus qu’une boisson chaude, c’est devenu un mythe parisien.
Epais, onctueux, la cuillère hésite même à rester en position verticale. 6,90 € c’est le prix du prestige. Et histoire de faire des pieds de nez à son régime, on enchaine avec un tout aussi léger Mont Blanc. De la meringue, de la crème fouettée, et surtout de la crème de marrons entourant le rocher croustillant. Et comme si le prix était unique, le dessert est aussi à 6,90 €.
Au détour d’un regard, on s’aperçoit que le salon de thé a été brièvement retapé. Les tables donnant sur la rue de Rivoli ont été remplacées par l’étale de gâteaux, et l’ancien étale de gâteaux par … un vieux piano à queue.
Le sol en fines mosaïques fait toujours son effet, et le rachat récent d’Angelina par le groupe Bertrand n’a en rien entaché le prestige de ce lieu. Ouf !

Angelina, 226 rue de Rivoli, Paris 1er

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