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Critique : L’Institution Lyon. Déco Garcia et excellente cuisine

L'Institution Lyon 1

En bon parisien, je ne peux qu’apprécier la rénovation de fond en comble du Bar Américain ; lieu poussiéreux qui avait sacrément besoin d’une cure de jouvence. Exit le bar ouvert en 1864 et son confort digne d’un Hippopotamus, et place à l’Institution qui porte un nom prédestiné.

La déco. Tout naturellement, la décoration a été confiée à l’inénarrable Jacques Garcia qui imprime de sa patte la salle toute entière : un style Napoléon III avec ses boiseries noir et or, ses fauteuils molletonnés décorés d’un drapé de soie japonisant au dos, des voilages foncés et une moquette mauve moelleuse. Certains murs sont recouverts de  peintures marouflées à partir de photographies d’époque représentant Lyon. Mais des lustres décalés en forme de réacteurs de fusées viennent rompre le classicisme de la salle. L’établissement propose également toute l’année 2 sympathiques terrasses  totalisant 120 places.

L'Institution Lyon 2

La carte. Le propriétaire Frank Delafon, talentueux restaurateur de 37 ans, a souhaité une carte riche où chaque client pourrait trouver son bonheur. La carte se décline en 3 principaux thèmes : les spécialités lyonnaises (saucisson chaud à 16,5 €, quenelles de brochet à 19 € par exemple), des classiques de brasserie (club sandwich, salade Caesar, cheese burger ou encore tartare de bœuf entre 13,5 € et 19,5 €) et des plats plus élaborés (magret de canard, foie de veau, lomo de cochon, pavé de cabillaud aïoli ou même fricassé de joue de lotte entre 23,5 € et 28,5 €). Côté desserts : tarte praline, sablé breton, trianon au chocolat ou baba au rhum viennent égayer les papilles pour 8 €. Pour les indécis, deux menus s’offrent à eux : le « Lyonnais » à 28 € et « L’institution 1864″ avec entrée/plat/dessert à 42 €.

L'Institution Lyon 3

La dégustation. Le magret de canard entier propose une viande de qualité venant de la boucherie La Rhodanienne à 50 mètres. La bête est accompagnée d’une sauce jouant le cluster sucré / salé (23,5 €). Le repas se poursuit avec un trianon au chocolat très réussi et un opéra au thé vert matcha plus anecdotique.

Les liquides. Une belle carte de vin avec des bouteilles s’affichant entre 30 et 50 €. Le Saint-Joseph Louis Chèze 2007 à 36 € s’apprécia jusqu’à la dernière goutte.

Faut-il y aller ? Bien sûr, L’Institution c’est un peu la famille Costes qui aurait débarqué sans prévenir dans la capitale des Gaules.

L’Institution, 24 rue de la République, Lyon 2

City Guide. Un week-en gourmand à Lyon

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A seulement 2h de Paris, Lyon est le point de chute idéal pour décompresser le temps d’un week-end. Petit tour d’horizon de la ville à travers un carnet gourmand qui vous occupera du déjeuner au petit matin.

Le petit-déjeuner : Le Grand Café des Négociants

Café des Négociants Lyon

On ne se lasse pas de cette superbe salle qui accueillait autrefois les diamantaires et chevillards qui y menaient d’actives négociations. Cette pure merveille baroque s’apprécie dès les premières heures du jour avec ses plafonds moulurés, ses tentures colorées, ses camaïeux bordeaux, ses miroirs « foyer de théâtre » et ses fauteuils en velours marrons.

1 Place Francisque Régaud, Lyon 2eme

Le déjeuner : La Menthe

La Menthe - Lyon

Légèrement à l’écart de la pimpante rue Mercière, ce lieu atypique est l’endroit idéal pour un brunch improvisé ou un déjeuner tradi. La mezzanine, les tables nappées et la vaisselle à motifs floraux donnent un petit air de chez mémé. La cuisine est du même ton : un excellent rapport qualité / prix pour une cuisine familiale. A déjeuner, une formule entrée / plat ou plat / dessert à 11,9 € contente les appétits les plus exigeants. Vous pourrez par exemple y déguster un gratin de choux fleurs, une tarte fine aux légumes puis un confit de canard ou encore un bœuf bourguignon aux portions généreuses.

La Menthe, 15 rue Mercière, Lyon 2eme

Le goûter : Chez Pignol

Chez Pignol Lyon

Entre deux balades, rien de tel qu’une pause chez le pâtissier – traiteur Pignol. A deux pas de la Place Bellecour, les vitrines alléchantes sont une véritable invitation aux plaisirs gourmands. Un thé et une pâtisserie plus tard, vous voilà calés pour affronter de plus belle la capitale des Gaules.

Pignol, 17 rue Emile Zola, Lyon 2eme

Le verre de l’après-midi : Razowski

Razowski - Lyon Confluences

Un week-end à Lyon est l’occasion de découvrir le beau travail d’aménagent effectué dans le quartier Confluences. Anciens docks, les quais ont été repensés pour accueillir logements, commerces et restauration. Au 1er étage, chez Razoswki, la terrasse en teck permet de déguster de délicieux cocktails en surplombant les canaux. Un point de chute idéal après s’être cultivé au Musée des Confluences qui vient d’ouvrir récemment.

Razowski, Centre commercial Confluence, 112 Cours Charlemagne, Lyon 2me

L’apéro : La Cave d’à côté

La cave d'à côté - Lyon

Caché dans une ruelle de la presqu’ile, ce bar à vins se love dans une cave, à mi-chemin entre la brocante et la caverne d’Ali Baba. Ici les petits vins côtoient les grands crus et une formule efficace à 25 € par personne permet de siroter une bouteille accompagnée de charcuterie et de fromages. Un moment reposant diablement salvateur, le service adorable en prime.

La Cave d’à côté, 5 rue Pleney, Lyon 1er

Le diner : L’institution

L'Institution Lyon 1

En lieu et place du Bar Américain, l’Institution rejoue les codes des brasseries Costes parisiennes avec un décor signé Jacques Garcia. Un cadre cosy et intimiste où les viandes tendres jouent les stars de la carte. Jolis flacons bien choisis par la maison.

L’Institution, 24 rue de la République, Lyon 2eme

La fin de soirée : Bar L’Antiquaire

Bar L'Antiquaire Lyon

Pour finir cette éprouvante journée, direction le bar à cocktails L’Antiquaire. Dans un décor digne du Chicago des années 20, on se laisse bercer par les vapeurs alcooliques des breuvages dans une ambiance jazzy à la lueur des bougies. Un lieu résolument tendance où les serveurs trendy jouent le jeu du nœud pap.  Cocktails à 10 €.

Bar L’Antiquaire, 20 rue Hippolyte Flandrin, Lyon 1er

Critique : Macarons Sève, Lyon.

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Récemment, je cherchais sur Internet où déguster les « meilleurs macarons de Lyon ». J’ai bien vite atterri sur un blog qui ne tarissait pas d’éloges sur le pâtissier «  Sève ». Ni une, ni deux, direction l’enchanteur de macarons.

Installée sur le quai Saint-Antoine, la boutique de Sève joue la modernité en s’habillant de rouge carmin et de noir. Les macarons sont disposés dans des écrins papillotes. De retour chez moi, place à la dégustation.

Framboise : très paille d’or, la pulpe du macaron est trop proche d’une confiture

Chocolat : goût manquant un peu de profondeur mais pas mal

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Tarte Tatin : bizarre, vous avez dit bizarre ? On ne reconnaît pas les saveurs de la pomme dans tous les cas.

Pêche Abricot : la garniture du macaron fait trop pommade, trop artificiel

Marron glacé : correct

D’une manière générale, la croûte de ces macarons se dérobe trop vite sous la pression gourmande de nos canines. On aurait aimé qu’ils dévoilent progressivement leurs garnitures, se laissent virevolter dans la bouche et embaument nos palais de saveurs exquises. Finalement, Sève c’est un peu le André Rieu des macarons. Certains aiment, d’autres moins.

Le petit macaron : 1,10 €

Sève Centre – Presqu’île, 29 Quai Saint Antoine, Lyon 2ème

Critique : Namdo, restaurant vietnamien, Vieux Lyon. Pho.

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Impossible d’évoquer Lyon sans parler de ses inconditionnels bouchons. Tête de veau, saucisson chaud et tout le tintouin. Mais que les réfractaires à la bonne cuisine de terroir se rassurent, ils existent aussi pléthores de restaurants offrant des cuisines toutes aussi variées que délicieuses.

Et pourquoi ne pas se laisser tenter par un restaurant vietnamien ? Et histoire de faire des pieds de nez aux bouchons, c’est en plein coeur du Vieux Lyon que nous irons le dénicher, rue …
Le restaurant est nouveau et la salle sobrement décorée. La carte met tout de suite en appétit : Bo bun, Wok, Pho etc. Malgré ce choix il serait dommage de passer à côté de la spécialité de la maison, le Pho, soupe de nouilles servie avec du boeuf ou du canard.

La carte. Comme les prix n’étaient pas très élevés, nous avons tous opté pour le trio entrée/plat/dessert. Les entrées s’affichent principalement à 6 € comme ces excellents rouleaux de printemps. Comptez un peu plus pour la grande portion de samoussas ou de nems (6 pièces), tout aussi réussis.
Les plats. Commençons par parler du plat que j’ai testé : le bo bun à 8,50 €. Des pâtes de riz accompagnés de boeuf, de légumes et de nems, le tout relevé de coriandre et de sauce aigre-douce. Une cuisine très saine, fraîche et diététique. Poursuivons notre découverte de la cuisine asiatique avec les Pho. L’un est au boeuf sauté à l’ail, l’autre est au canard laqué. Une explosion de saveur une fois en en bouche avec des préparations très parfumés. Les Pho sont proposés en deux tailles : 8,90 € pour le M, 9,90 € pour le L. Je dois dire que nous avons été agréablement surpris par la qualité des plats. Les avis sur internet nous avaient pourtant refroidi. Nous avions pu lire ça et là, que la cuisine du restaurant était assez fade. Que nenni ! Au contraire, elle s’adapte peut-être un chouilla à nos palais occidentaux mais elle n’en conserve pas moins ses saveurs et son empreinte.

Les desserts.
Une carte des desserts propose de terminer le repas par une note sucrée, pour 4 ou 5 €. Exit les traditionnels citrons et orange givrés directement sortis du congélo, souvent proposés dans ce genre d’adresses, et place aux vrais desserts fait maison. Une glace noix de coco à 4 € ni pâteuse ni écoeurante et un beignet aux bananes croustillant et léger. Finalement, il n’y aura eu que le beignet de glace à 5,5 € mi-chaud mi-froid qui nous aura déçu. Le concept était certes intéressant, mais le résultat gustatif un poil décevant.
Les boissons. Le thé au jasmin à 2,80 € ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Trop infusé avec une désagréable impression d’avoir plongé la tête dans un humus d’algues ou de vase.

Le service est très aimable, avec des serveurs prêt à vous faire partager les secrets de leur cuisine. Malheureusement le service est long, très long et la lenteur excessive de la fin du repas aura eu raison de notre fatigue. Plus de 2h pour une table de 6 personnes !

Finalement, il ne manque qu’un petit coup de fouet au service et un meilleur thé au jasmin, et l’adresse serait vraiment parfaite !


Namdo, 4 rue des Trois Maries, Lyon 5ème

métro Vieux-Lyon

Critique : Ninkasi Opera

ninkasi1.jpgUne bonne adresse lyonnaise pour manger des hamburgers succulents. Le service est rapide, l’ambiance détendue et la clientèle jeune. Les plats sont très copieux. Les frites maison rappellent un peu celles du restaurant l’Entrecôte. Quant aux hamburgers, ils peuvent être customisables à loisir.

ninkasi2.jpgVous choissisez la quantité de viande, la garniture et la sauce. Le choix de garnitures est assez incroyable : des classiques cheddar, tomates et cornichons en passant par le chèvre, les poivrons ou encore le reblochon. Le burger et les frites sont servis dans des corbeilles à pain. Le tout accompagné par l’une des nombreuses bières proposées à la carte, et le repas s’annonce prometteur !

Ninkasi Opera, 27 rue de l’Arbre Sec, Lyon
10 € l’hamburger/frites environ

Critique : Ouest Express, Bocuse à la Part-Dieu.

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Après nous avoir fait découvrir la grande cuisine, les grands chefs nous proposent maintenant de nous apprendre à manger rapidement, mais sainement.

Face à la folie des fast food, aux méchants et vilains sandwiches imposés par les Subway et Macdo en tout genre, les glaces Häagen-dazs dégoulinantes de matières grasses, le café Starbucks de piètre qualité … les grands chefs au narcissisme démesuré viennent à la rescousse pour sauver notre alimentation, sinon la planète.Les prophètes de la cuisine n’ont peur de rien. D’ailleurs Bocuse vient d’ouvrir son deuxième Ouest Express, le fast food nouvelle génération  qui vous propose de bien manger sans trop vous ruiner.

Situé dans le centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, Ouest Express s’est installé dans la nouvelle partie aménagée entre le centre commercial et  l’auditorium de Lyon. A côté du Paradis du fruit, et de deux autres restaurants asiatiques, Ouest Express dispose d’une terrasse pour les beaux jours (le lieu est tellement romantique qu’il mérite bien une terrasse …).

La déco. Minimaliste, futuriste diront les plus conciliants. Neurasthénique à souhait murmureront les plus réalistes. Couleurs rouge et crème,  chaises en plastique, sol en béton ciré et présentoirs à la Macdo … Quitte à choisir, autant s’installer au paradis du fruit à la déco un peu plus cosy et confortable, plutôt que de se retrouver dans un hall de gare aussi chaleureux que la Part-Dieu.

Les prix. Assez chers mais pas « trop » exorbitants.  Menu salade avec un dessert et une boisson à 9,90 € (9,40 € avec un sandwich), petit déjeuner à 5,90 € (grande boisson, viennoiserie et orange pressée), Menu mijoté à 12,90 € avec un plat chaud.

La pause goûter à 5,40 €. La formule comprend une grande boisson chaude  ou froide + une tartelette ou une gaufre. J’ai commandé un chocolat viennois et une gaufre à la chantilly. La gaufre est préparée à la commande, j’ai dû patienter cinq minutes environ. J’ai préféré tout emporter pour ne pas me retrouver  seul face à ma gaufre, dans ce lieu déprimant.Pourtant, je n’ai pas fini dans un endroit bien plus accueillant, puisque j’ai terminé assis sur un banc du centre commercial de la Part-Dieu.  Dans le genre, difficile de faire plus glauque.

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Je me suis ainsi retrouvé à manger ma gaufre dans un emballage en carton avec une fourchette et un couteau, baignant dans la chantilly qui avait fondu sous  la chaleur. La gaufre toute molle n’arrivait même plus à éponger la crème archi-sucrée. Je m’en suis mis partout, j’ai mangé comme un sagouin, et tout le monde m’a regardé comme si j’étais un pestiféré.  Reste le chocolat viennois qui a su me consoler, même s’il était ridiculement petit (oser appeler ça une « grande » boisson, on frise le scandale).

Prévoyant, j’avais quand même commandé un tiramisù aux marrons que j’ai mangé le soir même en rentrant chez moi. J’avais déjà prédit que Ouest Express serait une déception, mais par pure conscience professionnelle je ne voulais pas faire une critique assassine sans avoir goûté au moins un autre produit de leur carte. Résultat, le tiramisù était correct, sans plus, mais guère mieux que celui servi dans le TGV.

Bref, Monsieur Bocuse qui nous impose une leçon de nutrition, c’est un peu  l’hôpital qui se moque de la charité. Vous savez quoi ? Ma gaufre ne valait même pas une gaufre croustillante de la fête à neuneu du coin. Et le reste a fini directement à la poubelle (et pourtant je n’aime pas le gâchis …).

Ouest Express, Centre Commercial de la Part-Dieu Esplanade, Lyon 3ème

Critique : Grand Café des Négociants, Lyon.

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Après plusieurs mois passés à Lyon, je commence à me faire un carnet d’adresses de restaurants et de bars qui s’étoffe au fur et à mesure de mes pérégrinations lyonnaises. Parmi mes découvertes, l’une d’entre elles que j’affectionne tout particulièrement : le Grand Café des Négociants, où l’on retrouve tout le charme d’un café parisien. A deux pas des Cordeliers, juste en face du Virgin Megastore, cette belle brasserie du début du siècle accueille une clientèle chic et branchée.

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L’intérieur est une pure merveille baroque : dans un style très second empire avec ses plafonds moulurés et peints, ses tentures colorées se marient parfaitement avec ses camaïeux de bordeaux. La salle avec ses grands rideaux et miroirs anciens rappelle les foyers de théâtres ou l’on vient prendre une coupe de champagne ou un verre de vin avant la reprise du spectacle.Le lieu est chaleureux et confortable. On peut s’installer dans l’un de ses fauteuils en velours marrons autour de tables en marbre et parler business comme le faisaient autrefois les diamantaires, soyeux et chevillards qui y menaient d’actives négociations (d’où le nom du café).

Le Café des Négociants s’apprécie à toute heure de la journée. Le matin pour prendre son petit-déjeuner ou encore à l’heure du thé pour commander leur fabuleux chocolat chaud à l’ancienne prisé de tous les habitués. Il est onctueux sans être écoeurant, appuyé par des arômes de cannelle qui viennent vous titiller les papilles. Le soir, le lieu se veut plus branché et accueille la jeunesse dorée locale.

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Une ambiance bien parisienne qui se paie au niveau des prix, eux aussi très parisiens. Comptez 5 € pour un soda, 7 € pour un chocolat chaud.A l’heure du repas, comptez 18 à 25 € pour un plat, 8 à 9 € pour les desserts. En semaine à midi, une formule à 17,90 € propose un plat et un dessert.

Grand Café des Négociants, 1 place Francisque Régaud, Lyon 2ème

7j/7, jusqu’à 3h du matin (un miracle à Lyon)
dernière prise de commande pour manger, à minuit

Critique : L’harmonie des vins, rue Neuve, Lyon. Excellente oenothèque, fromages et charcuterie.

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Le vin est à la mode. Autrefois réservé à l’élite, il se démocratise. Dans les grandes villes françaises, les cours d’oenologie se multiplient à tire-larigot et les salons internationaux du vin s’ouvrent petit à petit aux particuliers.Des oenothèques à l’italienne fleurissent chaque jour dans les quartiers tendances. Le vin se déguste entre amis, à la bonne franquette ou dans une déco chic et épurée, accompagné d’assiettes de charcuteries et de fromages.

A Lyon, l’Harmonie des vins propose de découvrir les joies enivrantes du vin à deux pas des Cordeliers. Le lieu fréquenté majoritairement par une clientèle 30-40 ans, attire de nombreux clients surtout le week-end. On peut s’asseoir au bar sur l’une des chaises hautes, ou s’installer autour d’une table en forme de tonneau assis sur des tabourets en forme de bouchons de Champagne. La salle ne manque pas de charme avec ses poutres apparentes, ses alcôves et son plafond voûté en pierres.

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La carte des vins n’est pas très grande, mais les verres de vin proposés sont excellents et abordables (4-5 €). Je vous conseille leur Xérès Blanc ou encore leur Riesling Alsace.
Les assiettes de charcuteries artisanales (5,6 €) et de fromages affinés par la Bressane (6,1 €) viennent accompagner les arômes du vin et les mettent en exergue : saucisson, chorizo, pâté, comté, roquefort … On peut également se laisser tenter par l’assiette mixte pour goûter à la charcuterie et aux fromages (9 €).

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Avant de partir, faites un détour aux toilettes au sous-sol. Vous passerez par la cave et marcherez sur le gravier jonchant le sol. Très original.
En résumé, l’Harmonie des vins est une excellente adresse pour boire de bons vins et picorer fromages et charcuteries.

L’Harmonie des vins, 9 rue Neuve, Lyon 1er
nouvelle adresse dans la gare des Brotteaux, « La consigne de l’Harmonie des Vins »
nécessité de réserver pour dîner

Critique : Brasserie des Brotteaux, Lyon, excellente adresse.

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Avant que la Part Dieu ne devienne l’une des gares les plus fréquentées de France, la gare des Brotteaux accueillait une bonne partie du trafic ferroviaire lyonnais. Fermée en 1983, la gare a été restaurée et accueille depuis quelques années une brasserie, une salle d’enchères et une boite de nuit, entre autres. Aujourd’hui, Le quartier des Brotteaux vit au rythme de ses trois brasseries mythiques : la brasserie de l’Est installée dans la gare elle-même et appartenant à Paul Bocuse, la brasserie du Splendid juste en face tenue par Georges Blanc, et enfin la brasserie des Brotteaux.

Cette dernière a gardé son décor pur jus Art Nouveau. Carrelage au sol et céramiques de grès aux murs, grands miroirs ornant la salle principale, beau comptoir avec une trancheuse à jambon mécanique rouge qui trône fièrement à l’entrée, et confortables banquettes en cuir accueillant les clients.

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La carte. On évitera les entrées excessivement chères (10 à 15 €, vont-ils bien ?) pour s’attaquer directement aux plats (entre 14 et 22 €).  On regrettera l’absence de menus abordables. Le seul et unique est à 32 € !

Nous prenons un tartare de boeuf 200g (16,50 €) et un tajine d’agneau safrané aux artichauts et petits pois (13,90 €). Le tartare est excellent, la viande est de qualité mais pourrait être plus relevée. La salade et les pommes de terre sautées à l’ancienne qui l’accompagnent sont irréprochables. La peau des pommes de terre est croustillante, leur coeur est fondant.Quant au tajine, il est correct mais peut-être un peu sec, il manque de sauce pour parfaire le lien entre les différents arômes du plat.Passons aux desserts (5 € environ) et surtout au tiramisù aux marrons.

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D’habitude ce genre de dessert est assez casse-gueule. Le chef tente à tout prix de revisiter un dessert archi-connu tout en voulant le moderniser, et tombe finalement dans une véritable hérésie gastronomique.
Mais ici le chef réussit avec brio une tâche qui s’annonçait pourtant difficile et le résultat est époustouflant. Il réussit le pari de réinventer ce dessert en lui ajoutant une efficace touche de modernité. Les mikados qui l’ornent sont comme un pied-de-nez à ses éventuels détracteurs. Le dessert n’est jamais écoeurant, et le marron se marie parfaitement avec le biscuit imbibé. Chapeau.

La Brasserie des Brotteaux est donc un excellent restaurant. Certains trouveront que la carte n’est pas très bien ficelée, mais en cherchant bien on arrive à manger sans se ruiner.
Le dessert fut de grande volée, et les portions sont généreuses. Nous ne manquerons pas d’y faire un tour les beaux jours revenus pour s’attabler à la terrasse, protégés par la belle marquise du restaurant.


Brasserie des Brotteaux, 1 Place Jules Ferry, Lyon 6ème

eau minérale (50 cl) 3,10 €, (1l) 4,20 €
café 2€ (correct)

Critique : Bar Melhor du Sofitel Bellecour, Lyon.

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Après le décevant bar du « crayon » et l’excellent bar de l’hôtel Royal, continuons notre série des bars d’hôtels lyonnais avec le bar Melhor du Sofitel.

Situé au 8ème étage du luxueux hôtel Sofitel, le bar jouit d’une vue magnifique sur la ville de Lyon. La pièce est toute petite, assez sombre et un brin vieillotte mais l’ambiance est agréable notamment avec ses lampes sur les tables qui changent régulièrement de couleur.

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La carte est assez maigrichonne, quelques cocktails par ci par là à base de rhum de vodka ou encore de gin, entre 12,50 et 15 euros. Nous prenons un « marron glacé » et un « champagne cocktail ». Le champagne cocktail est excellent, l’alcool est très bien dosé. Le « marron glacé » est quant à lui un peu décevant, il manque cruellement d’alcool, on dirait un jus de fruit. Dommage.

Le service est correct et la clientèle, internationale et chic. Le bar Melhor du Sofitel est un lieu très agréable avec une vue magnifique sur le Rhône. Nous y reviendrons à l’occasion.

Bar Melhor de l’hôtel Sofitel, 20 quai docteur Gailleton, Lyon 2ème.

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