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Critique La Villa Florentine, Les Terrasses de Lyon.

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La Villa Florentine fait régulièrement l’objet d’articles élogieux comme récemment dans le Figaro Magazine. Ce relais et château est connue pour être une excellente adresse de la gastronomie française, classée 1 étoile au guide Michelin. En 1998, durant le G7, Bill Clinton et Jacques Chirac l’avaient plébiscité pour sa vue imprenable sur Lyon et le charme de son hôtel avec sa piscine. Il faut dire que le panorama est époustouflant. On se croirait sur les hauteurs de Rome avec ces cyprès et sa décoration « Renaissance ». On accède au restaurant en empruntant un ascenseur au niveau de l’entrée de l’hôtel. La salle historique est magnifique, finement décorée. La véranda et la terrasse permettent de profiter de la vue exceptionnelle. Le service est extrêmement attentionnécontrairement à ce que j’ai pu lire sur Cityvox où des gens reprochaient un service négligé, mal poli, et une nourriture tout à fait quelconque. Au contraire ! La carte est créative sans tomber dans les travers du fooding et de la cuisine déstructurée insignifiante.

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Pour autant on retrouve les mêmes types de plats que la plupart de ces restos gastros. L’inévitable noix de Saint-Jacques aux cèpes et aux rates (34 €), la sole meunière (55 €), le homard aux girolles (69 €), le ris de veau (52 €) ou encore le cœur de filet de bœuf. On ne nous a pas proposé le turbot ou le bar rôti, c’est étonnant. Le tout accompagné de légumes plus ou moins crus, c’est la mode en ce moment, et une purée azotée de je ne sais quoi. Les mélanges sucrés salés ne sont plus tabous. Et on ose l’utilisation de Nutella ou de Carambar, ô sacrilège. La cuisine se dévergonderait-elle ?

Menu au plaisir des sens, 104 euros.

Les intitulés sont langoureux, on dirait presque un éveil sexuel, un peu grotesque sur les bords. Comme dans toutes ces cartes, on se gargarise de jolis mots censés vous mettre l’ô à la bouche. Un voyage pour vos sens, comme ils disent.

Prémices salées pour éveiller vos sens

Présentation originale avec ces 4 petits mets posés sur un plateau en bois ciré.

L’œuf et son émulsion fondent dans la bouche, le reste n’est pas inoubliable et les pignons sont trop nombreux, on finit par ne plus avoir que le goût des pignons dans la bouche.

tartare de langoustines bretonnes coupé au couteau, blanc manger au citron vert confit, fine Tatin de pommes caramélisées aux douces épices

plat excellent hormis le blanc manger au citron vert qui ressemble à une gelée anglaise et qui a le goût de savon.

timbale de macaronis aux noix de Saint-Jacques d’Erquy, fricassée de girolles et abricots confits, émulsion crémeuse perlée à l’huile de vanille

vraiment rien à dire, excellent. Les noix de Saint-Jacques sont d’une grande fraicheur et fondent dans la bouche. La sauce qui les accompagne se marie parfaitement au plat, et l’utilisation des macaronis, insolente pour ce genre de restaurant est un pied de nez à la cuisine trop endimanchée de ces gastros.

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flanc de volaille de Bresse cuit lentement au four, tian de blettes braisées, cèpe rôti jus de poulette à l’ail doux

Je vais me répéter, mais là encore c’est excellent, rien à redire. La cuisson de la viande est irréprochable et la sauce succulente.

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sélection de fromages de nos maitres affineurs

Très bons fromages.

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petite gourmandise pour patienter tout en douceur et

entremet au chocolat « jivara » poire pochée au galangua, crème légère au Carambar

C’est toujours le moment le plus frustrant du repas, car on n’a vraiment plus faim mais il faut encore faire un petit effort pour affronter le dessert. Et comme dans tous ces gastros on nous colle pour terminer un bon gâteau ou entremet au chocolat bien corsé pour bien finir de nous écœurer. Heureusement la glace esquimau à la noix de coco vient adoucir le repas. Enfin, l’utilisation du Carambar dans l’entremet chocolat est une brillante idée. Par contre, la poire n’est pas mure du tout, beaucoup trop croquante !

festival de mignardises

Les macarons et caramel au beurre salé sont merveilleux.

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Coeur de filet de bœuf.

Excellent avec ces morceaux de moelle qui ressemblent à des bananes sur la photo. Servi avec des pommes de terres évidées. On dirait des madeleines à première vue, mais une fois en bouche leur légèreté est surprenante. Une agréable surprise qui ne manque pas d’originalité.

Petite remarque supplémentaire. Je tenais à souligner l’attention toute particulière du restaurant lorsque vous êtes deux et que l’un prend un menu gastro tandis que l’autre ne prend qu’un plat. Des petits plats lui sont proposés tout au long du repas pour éviter qu’il se retrouve à vous regarder manger. Et comme toujours, c’est excellent.

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Notre repas fut accompagné d’un vin rouge fruité et peu tanin (17 €) ainsi que d’un blanc assez liquoreux (12 €). Le sommelier a su trouver les vins qui nous « correspondaient ». Par contre, il n’y avait pas grand chose à boire dans ces verres immenses et les serveurs poussent à la consommation de bouteille d’eau (8 €) comme dans tous ces restos haut de gamme, en vous resservant fréquemment.

En parlant du service, il fut d’une lenteur excessive. Certes dans ce genre de restaurant on ne vient pas pour manger en ¾ d’heure chrono, on prend le temps de savourer chaque plat, mais un repas de 4 heures, c’est tout de même long pour 2 personnes alors que la salle n’était même pas pleine !

Il n’est pas évident de conclure une critique de restaurant gastronomique. Que dire à part qu’il mérite largement leur étoile Michelin, et qu’une deuxième ne serait pas de trop. Lorsque j’étais allé au restaurant le Cinq du palace le Georges V à Paris (3 étoiles à l’époque), je n’avais pas mieux mangé. La cuisine est de haute volée, le service adorable et la vue sur Lyon époustouflante.

Restaurant Les Terrasses de Lyon, Villa Florentine, 25 montée Saint-Barthélémy, Lyon 5ème

Champagne à 25 euros la coupe, ½ bouteille à 60 euros

Critique : Bar Le Royal, Lyon.

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Quand on ne connaît pas bien une ville, les bars de palace ou d’hôtels luxueux sont toujours des valeurs refuges : on est sûr de ne pas être déçu et de boire tranquillement un verre dans une ambiance feutrée avec un service soigné.

Voici la raison pour laquelle nous nous sommes retrouvés à l’hôtel Royal. Nous avions déjà eu de nombreux échos de cet hôtel, le meilleur de la ville paraît-il, le plus célèbre en tout cas.

L’intérieur est confortable, le charme d’un petit hôtel où le luxe est devenu le maître mot. Le bar de l’hôtel se situe au premier étage. La salle est petite, seules quelques tables sont éparpillées aux quatre coins de la pièce, donnant l’impression d’être dans le salon d’un appartement parisien branché. Les meubles d’imitation coloniale se marient à merveille avec le rouge vif de la pièce, la moquette velours et les tables rouges. Ici, tout est rouge. La vue du bar est imprenable, on plonge directement sur la place Bellecour (pas un vrai avantage en soi), et sa Grande Roue.

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Le service est adorable et soigné, répondant ainsi aux exigences d’une clientèle faite de touristes et d’hommes d’affaires. Le cognac est excellent, tout comme le gin tonic. On reprochera cependant l’impossibilité d’avoir un gin fizz, cocktail pourtant basique d’un bar d’hôtel. Les prix sont élevés pour Lyon, 3,50 € le café, 15,50 € le gin fizz, 15 € le verre de cognac.

Bar de l’Hotel Royal, 20 Place Bellecour, Lyon 2ème.

Fermeture à 00h le samedi, beaucoup trop tôt, il faut bien le dire.

La Grande Roue de Lyon.

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Installée depuis le 1er décembre et jusqu’au 24 février 2009 sur la Place Bellecour, la Grande Roue de Lyon est un élément incontournable du paysage lyonnais. Du haut de ses 60 mètres, elle permet d’admirer la ville toute entière et ses monuments principaux comme Fourvière, le crayon ou encore l’opéra. Pour 6 euros tarif plein, 3 euros pour les enfants de moins de 10 ans, vous embarquerez pour 4 ou 5 tours. Une fois tout en haut, il ne fait pas bien chaud mais il est amusant de voir les gens sur la place se déplacer telles des fourmis.

La montée dans les nacelles est très bien organisée pour éviter de faire inutilement la queue et l’on vous met parapluies et sacs de côté. Faites cependant attention à ce que personne ne reparte avec vos affaires, elles ne sont pas vraiment surveillées.

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Dernier conseil, le tour de Grande Roue est plus agréable la nuit tombée !

La Grande Roue de Lyon, place Bellecour, Lyon 2ème.

 

 

Fetes des Lumières 2008 à Lyon, une vraie réussite.

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Du 5 au 8 décembre 2008, Lyon s’est métamorphosée en arborant ses plus belles couleurs lors de la Fête des Lumières. Plus de 4 millions de personnes ont pu profiter des éclairages et autres mises en scène sublimant le temps d’un week-end les édifices de la ville. Durant cet événement, le plus important de l’année, les commerçants et hôteliers se sont prêtés au jeu, accueillant à bras ouverts les nombreux touristes venus pour l’occasion. La ville toute entière était en effervescence. Malgré tous ces efforts, certains points sont encore à revoir. Ainsi, voyait-on le métro fermé vendredi soir à minuit, larguant sans aucun scrupule les pauvres touristes égarés. Parlons également des vendeurs à la sauvette place Bellecour et sur le bord de la Saône vendant leurs crêpes à 4 euros (même à Paris elles sont moins chères) ou des vins chauds imbuvables, sans oublier des bars qui ferment à minuit (Le Royal) ou qui sont incapables de vous servir une boisson chaude (le café Américain)  … De l’autre côté de la ville, dans le Vieux Lyon, un véritable embouteillage humain empêchait d’avancer d’un moindre centimètre. Il nous a fallu trois quarts d’heure pour rejoindre la gare Saint-Paul en partant de la cathédrale Saint-Jean.

Plutôt que de grands discours, voici un petit tour d’horizon des différentes animations, photos à l’appui :

Place des Terreaux :
Le spectacle le plus réussi de la soirée sur le thème de l’enfance et des contes de fées.
Un mélange de poésie, de magie et de rêve sublimé par une bande son drôle et originale. Un conte de Noël onirique avec des nounous, des trains et tout un tas d’autres jouets.
Le tout projeté sur l’hôtel de ville et le musée des beaux-arts. Tour à tour le musée devenait casino comme à Las Vegas puis palais espagnol aux couleurs ocres. Une vraie réussite, émouvante et pleine de tendresse. Chapeau bas.
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Fontaine Beaux Arts :
Idée là aussi très originale. Ou comment transformer une banale fontaine en une attraction amusante. Des poissons tenus par un immense cerceau accroché à une grue, changeaient de couleurs. On aurait dit des piranhas qui se faisaient électrocuter tour à tour par la lumière des stroboscopes. Une vraie réussite. fetedeslumieres2.jpg

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Théâtre des Célestins :

Sur la façade étaient projetées des diapos qui retraçaient l’évolution du théâtre de ses origines à nos jours : le théâtre antique, les pièces de Molière en passant par Guignol ou encore les comédies musicales de Broadway …fetedeslumieres1.jpg

Vieux Lyon :

Gare Saint-Paul :

L’attraction s’appelait « Train d’enfer ». Pourtant pas de quoi casser trois pattes à un canard. Les fenêtres de la gare s’illuminaient et changeaient de couleurs avec des textes qui défilaient sur la façade.

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Cathédrale Saint-Jean :

Des diapos très colorées animaient la façade de l’austère cathédrale. Cela m’a rappelé la fête des lumières à Chartres où la cathédrale est éclairée de la même façon. fetedeslumieres4.jpg
Parc de la tete d’or :
Je n’y suis pas allé, mais il paraît que la forêt de lumières avec ses lampions accrochés dans les arbres, et les animations lumineuses au niveau des grilles d’entrées du parc étaient très réussies.

Critique : Glacier Mirabelle, Lyon.

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Ces derniers temps les glaces artisanales ont le vent en poupe. Amorino, DelizieFolie … même les grandes maisons comme Pierre Hermé ou Gerard Mulot s’y mettent.
Toutes se réclament d’être faites à base de produits naturels, sans additif ni conservateur. Pourtant ces glaces n’ont jamais le même goût que lorsqu’on les fait soi-même. Exception faite du glacier Mirabelle qui joue le jeu de l’authenticité en proposant des glaces entièrement faites maison.
Le choix est large. Au-delà des classiques chocolat-vanille, les autres parfums s’enchaînent au rythme des saisons. Ainsi durant l’année, la cerise, le pain d’épices, la figue ou encore la banane s’invitent dans les cornets des gourmands en fonction des étales du marché Saint-Antoine où sont achetés les fruits.

Les prix. 2€ la boule, 3,5€ les 2, 4,5€ pour les 3. Verdict : le pain d’épices a vraiment le goût de pain d’épices avec de vrais morceaux à l’intérieur, les glaces à la figue et à la banane sont toutes aussi parfumées. Mention spéciale à la gaufrette du cornet qui est faite maison. Elle est croustillante, bien loin de la plupart des gaufrettes industrielles bourratives. Sa dentelle se mange avec un plaisir non dissimulé.
Enfin, sachez que Mirabelle propose également des beignets gigantesques, ainsi que des crèpes et gaufres que l’on peut accompagner de confiture maison.
Bref, une adresse à ne rater sous aucun prétexte, parfaite pour se rafraichir au milieu du Vieux Lyon en arpentant ses rues pavées et pleines de charme.

Glacier Mirabelle, 20 rue Saint-Jean, Lyon 5ème

Critique : Salon de thé A chacun sa tasse, Lyon, rue Griffon.

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Le salon de thé dispose parfois d’une image trop « prout prout ma chère » qui peut rebuter certains. Pourtant, il ne faut pas croire que tous les salons de thé sont des repères à vieilles dames, le petit doigt en l’air.Preuve en est, rue Griffon qui accueille « A chacun sa tasse ».

La déco est travaillée, les tables ne manquent pas d’originalité avec ces grains de thé et de café emprisonnés sous une vitre. Préférez le premier étage très convoité avec ces fauteuils clubs et son ambiance cosy parfaite pour affronter les longues journées d’hiver où le soleil finit par se coucher à cinq heures de l’après-midi…

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La carte. Même si elle est en lambeaux, elle n’en contient pas moins des choix alléchants. Chocolats parfumés (3,40 €) à la noix de coco, à la cannelle, au caramel etc… chocolat viennois à 3,70 €, thés à 2,70 € … Les gourmands se laisseront tenter par la formule thé + pâtisserie à 5 (ou 6 €). Vous pourrez ainsi goûter à la pâtisserie du jour (fondant au chocolat par exemple, vendu séparément 3 euros et quelques). Evitez par contre le cake au chocolat à 0,70 €. On s’attend naïvement à une vraie part de cake et on se retrouve devant un vulgaire gâteau minuscule comme on en trouve dans toutes les grandes surfaces. A ce prix là, on ne peut pas s’attendre non plus à une merveille, mais l’intitulé est quelque peu trompeur.Revenons-en aux chocolats chauds. Ils sont servis dans de grands verres en céramique couleur pastel, accompagnés d’un nounours en guimauve.  On se croirait revenu en enfance. Le chocolat parfumé est excellent mais on ne sent absolument pas le goût de la noix de coco. Quant au chocolat viennois, la crème chantilly est un délice, on s’en lèche les papilles.

Bref, une très bonne adresse. Le rapport qualité et quantité/prix est excellent. On se demande en sortant comment on a pu aller si souvent chez Starbucks. Les chocolats sont ici vraiment généreux et le service aimable !

A chacun sa tasse, 2 rue Griffon, Lyon 1er.

Critique : Salon de thé Pignol, place Bellecour.

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Situé à deux pas de la place Bellecour, le célèbre traiteur-pâtissier Pignol s’est installé dans la très chic rue Emile Zola. Impossible de passer devant les vitrines de ce salon de thé sans résister à ses gâteaux alléchants. Vers 17h les places sont chères mais il faut savoir être patient, le jeu en vaut la chandelle.Il vaut mieux être installé dans la salle principale devant les étales de gâteaux plutôt que dans la sinistre salle du fond sans fenêtres. La pièce principale pourrait être intimiste mais il n’y a pas assez d’espace et les gens vous frottent ostensiblement en passant d’une salle à l’autre. On se croirait presque en boite …

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La carte. Les prix sont sacrément bon marché. 3,60 euros le thé, 2,90 euros le coca, 2,20 euros la pâtisserie.  Le rocher coco-chocolat est délicieux, mais le goût de coco devrait être plus prononcé. Le thé « goût russe » est correct mais la maison rationne ses sucres : un seul pour une théière entière (environ 3 tasses). Enfin, le cappuccino est réussi même s’il ne respecte pas les règles de l’art. Il s’agit d’un café alongé accompagné de crème chantilly. Malgré quelques petits détails à revoir, ce salon de thé est tout à fait correct. Pour moins de 6 euros le thé et une pâtisserie, il n’y a presque rien à redire !

Pignol, 17 rue Emile-Zola, Lyon 2ème.

Critique : Le ciel de Lyon, ersatz du Bar Concorde Lafayette.

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Le parisien exilé cherche toujours à retrouver certains repères qui lui rappellent la capitale. Parmi l’un d’entre eux, celui de prendre de la hauteur avec une vue panoramique sur la ville tout entière. Heureusement Lyon possède son bar le « Ciel de Lyon » dans la même veine que le bar panoramique Concorde Lafayette à Paris. Situé au 32ème étage de la tour du Crédit Lyonnais, l’entrée se fait en passant par le hall un peu cheap de l’hôtel Radisson SAS. On accède ensuite au bar en empruntant l’un des ascenseurs qui montent les 32 étages en moins d’une minute. La sortie de l’ascenseur débouche sur la réception de l’hôtel récemment rénovée par Jean Nouvel.

Le bar. Il est assez bas de plafond, l’ensemble fait un peu vieillot et l’on voit tout de suite que la structure du bâtiment n’a pas été pensée pour y accueillir un bar. Les poutres sont trop nombreuses et bouchent considérablement la vue. Malgré cela, on arrive quand même à entrapercevoir Lyon by night assis sur des chaises basses, des pouffes ou perchés sur des tabourets. Autre problème, le bar est orienté vers la gare La Part-Dieu et Villeurbanne et fait dos au centre de Lyon. Dommage.

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Les prix. Ils ne sont pas excessifs, parisiennement parlant. Comptez 13-14 euros pour un cocktail, 6 euros un soda. Nous prenons un Blue Radisson et un Champagne Cocktail. Le service est professionnel, mais les cocktails ne sont pas à la hauteur. La chose est rare, d’habitude je dénonce les quantités d’alcool servies au dé à coudre. Ici ce n’est pas le problème, les cocktails ne manquent pas d’alcool mais ils sont très mal dosés. Le Champagne Cocktail est par exemple noyé par le goût écrasant de l’angustura. Le tout est accompagné d’amuse-gueules tout à fait corrects : méli-mélo chinois, olives et cacahuètes. En résumé, l’endroit est parfait en attendant un train plutôt que d’attendre dans la sinistre gare de la Part-Dieu, mais il vaut mieux se contenter d’une coupe de champagne ou d’un soda et profiter sereinement de la vue restreinte plutôt que de prendre un cocktail raté.

Le Ciel de Lyon, 131 rue Servient, Lyon 3ème

arrêt Part-Dieu-Servient du Tramway T1 ou accès par le centre commercial sortie Porte de l’Esplanade, puis tourner sur la gauche avant l’auditorium.

Critique Lyon : Le Relais de l’Entrecôte, rue de la république. Bien mieux qu’à Paris.

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Ces derniers temps la qualité de l’Entrecôte n’est plus au rendez-vous et bon nombre de personnes se plaignent de ce qui est devenue aujourd’hui une arnaque à touristes. Qualité de la viande médiocre, repas expédié en trente minutes chrono, attente interminable avant d’avoir une table, rapport qualité/prix lamentable … Voici les reproches les plus courants que l’on peut entendre au sujet de l’Entrecôte. Heureusement la situation n’est pas la même en province et le frère Saers a su garder l’authenticité de ses restaurants contrairement à ses deux soeurs qui gèrent les différentes enseignes parisiennes.      entrecotelyon5.jpg

La déco. Elle est identique à l’Entrecôte de Toulouse : tables aux nappes jaunes, plaques en métal affichant les différents trophées de concours de viandes, balustrades en bois avec mezzanine au-dessus de la salle principale. A noter la présence d’une terrasse agréable en été. Ce midi, il n’y a pas grand monde, nous avons toute la place que nous voulons. Surprise, la formule est à 17 euros au lieu des 25 euros parisien ! La salade aux noix est excellente. Aucune feuille verte ni de poudre de noix concassées comme à Paris, ici elles sont entières et la salade n’est pas rabougrie.

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L’entrecôte est tout aussi convaincante, de belles tranches de viande recouvertes par la fameuse sauce, accompagnées d’une montagne de frites. A Paris, on vous propose trois tranches de viande avec quelques frites qui se battent en duel et on ose vous demander un supplément lorsque vous redemandez de la viande. A Lyon le client est resservi une deuxième fois s’il le souhaite et sort repu du restaurant. Seul ombre au tableau ce jour-là, les frites auraient pu être plus croustillantes et la viande moins nerveuse (soyons honnête, la viande proposée n’est pas de l’entrecôte mais plutôt du contre-filet).

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Enfin on retrouve les mêmes desserts que dans les autres restaurants « Entrecôte ». Ils sont à 5,5 € contre 8 € environ à Paris. La coupe de la Jamaïque (glace au rhum raisin accompagnée de copeaux de chocolat) est toujours aussi excellente. Le café à 1,60 € est correct et vraiment très bon marché.

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Conclusion. Le repas est copieux et le service souriant. Pour 22 € par personne, le rapport qualité/prix est tout à fait correct. Pour simple comparaison, à Paris avec 25 € nous n’aurions eu que le plat. A Lyon nous avons le plat, le dessert et le café. Cherchez l’erreur.

Le Relais de l’Entrecôte, 10 rue de la République, Lyon 1er

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