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Critique : La Cuisine du Royal Monceau. Resto étoilé, déjeuner d’affaires.

Royal Monceau 1

Le Royal Monceau propose une formule déjeuner diablement efficace pour sustenter les appétits distraits des businessman. Il sauvera bien des déjeuners d’affaires où l’invitant tremble à l’idée de sortir sa carte bleue pour régler les agapes de ses congénères.

Auparavant, il fallait ruser en réservant discrètement sur La Fourchette en priant pour ne pas tomber sur une maritorne jactant « c’est une réservation La Fourchette ? ». La supercherie était alors démasquée et la honte ne pouvait qu’entacher votre tentative d’impressionner votre hôte.

Royal Monceau 2

Heureusement, le restaurant étoilé La Cuisine a eu l’excellente idée de proposer une formule déjeuner entrée/plat ou plat/dessert à 58 € et un trio E/P/D à 75 €. Ne comptez pas faire bombance, mais la cuisine se relève de grande qualité dans un cadre chic et décontracté.

La décoration. Difficile de rater l’omniprésente déco imposée par Starck. On se souvient du cabotin fanfaronnant sur son Riviera dans un reportage télévisé, nous racontant que las de ne pouvoir trouver des feuilles d’acanthe à suspendre au plafond, il finit résigné par les faire fabriquer sur mesure à Murano. Le résultat est à l’image du personnage : opulent, limite Roméo, avec des lustres de cristal rutilants, des drapées de blanc cloisonnant les espaces et des abat-jours métalliques aussi grand que des réacteurs d’avions d’A380. Le lieu n’en reste pas moins agréable, les clients confortablement installés dans des fauteuils ou canapés moelleux. L’endroit se prête particulièrement aux déjeuners d’affaires où, si vous arrivez un peu tard, vous aurez toutes les chances d’être placés sur une table de quatre en n’étant que deux.

Royal Monceau 3

La formule. Revue chaque semaine, elle se décline en 2 propositions d’entrées, de plats et de desserts. Cette semaine-là : accras de poissons ou œuf de poule frit en entrée, puis barbue du bassin d’Arcachon ou volaille jaune des Landes au tandoori. Et pour finir, tarte fine au chocolat Chloé ou millefeuille minute signés tous deux Pierre Hermé. La formule inclut également un café servi avec un mini-macaron.

Les plats. L’œuf frit sonne le tocsin ; le repas promet d’être léger mais gouteux. Emmitouflé dans sa panure, le polisson se complait sciemment sur son lit de légumes d’hiver et petite salade d’herbes fraiches. On pourrait presque le confondre avec un poussin gambadant dans les près. Celui-ci n’oppose pourtant que peu de résistance. Les dents de la fourchette le font pleurer jaune pour le plus grand bonheur des papilles.

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Suit la volaille servie avec l’esthétique d’une côte de porc ; troublante expérience. Pourtant, l’audacieuse présentation est accompagnée d’une excellente surprise gustative : une viande fondante servie avec une purée des pommes de terre rattes enrubannée dans une sorte de gras double frit. Ce plat sophistiqué est indéniablement à la hauteur d’un restaurant étoilé.

Royal Monceau 5

Nous passerons finalement sur les desserts signés Pierre Hermé. Il faudra nous expliquer l’intérêt d’inscrire à la carte d’un restaurant étoilé des pâtisseries fabriquées dans une usine de la région parisienne. Qu’il est déplorable qu’un palace de cette renommée ne dispose pas d’un véritable pâtissier qui propose à ses clients des desserts audacieux plutôt que des desserts archi revus que l’on retrouve aussi bien au Printemps qu’au Drugstore des Champs-Elysées.

Le service. Servile.

Faut-il y aller ? Naturellement, la cuisine est excellente et le Royal Monceau a le bon goût d’être situé en plein cœur du quartier des affaires.

La Cuisine, Royal Monceau, 37 avenue Hoche, Paris 8

City Guide Chigago. Restaurants. Bonnes adresses et plans foireux.

City Guide Chigago. Restaurants. Bonnes adresses et plans foireux. Public-House-Chicago-1

Il faut bien reconnaitre que Chicago n’est pas le temple de la gastronomie. La nourriture est particulièrement grasse et généralement sans saveur. Pourtant en cherchant bien, on finit par découvrir quelques adresses qui sortent du lot. Voici un petit tour d’horizon des restaurants testés lors de mon dernier voyage dans la capitale de l’Illinois. Pour le meilleur … et pour le pire.

John Hancock – Signature Room at the 95th, 875 North Michigan Avenue

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L’attrape touristes par excellence, la célèbre tour chicagoane possède à son dernier étage un bar/restaurant panoramique débitant des cuisines approximatives et excessivement chères.

Pizzeria Due, 619 N Wabash Avenue

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Les guides disent qu’il serait dommage de séjourner à Chicago sans goûter l’une de leurs pizzas, les fameuses « deep pizza ». Au contraire, cet oubli ne serait qu’une bénédiction pour votre palais. Les vulgaires « deep pizza » atteignent effectivement des profondeurs de médiocrité. Il s’agit en réalité de quiches honteusement grasses, exemptes de la moindre finesse : et vas-y que je te garnisse une pâte brisée de morceaux de poulets, de pâte à quiche et de sauce barbecue. Même Pizza Hut n’oserait pas.

Public House, 400 North State Street

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Enfin une bonne adresse, la situation devenait désespérante. Le pub sert d’excellents fish&chips à déguster avec une bonne bière devant le dernier match de football américain. La déco très industrielle participe au charme du lieu, à deux pas de la Trump Tower. Il vaut mieux y aller à midi car le soir, le pub se transforme en club bruyant. Seul ombre au tableau, le service calamiteux et terriblement amateur.

Ralph Lauren, 750 North Michigan Avenue

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Belle adresse également, fréquentée par le gotha chicagoan.

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De délicieux burgers et carrot cakes y sont servis. Service au petit soin avec une belle table nappée. L’adresse incontestablement chic de Chicago.

Oak Street Beach

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S’il n’est pas conseillé d’y manger, le restaurant de cette plage reste l’endroit idéal pour venir prendre un ice tea à l’ombre des parasols. Avec les palmiers, on se croirait au beau milieu d’un atoll alors que les gratte-ciels ne sont pourtant qu’à quelques mètres derrière vous. Une pause agréable bien loin du tumulte de la ville.

Starbucks, 600 N. State Street, Chicago

Starbucks-Chicago

Le lieu idéal pour prendre un petit-déjeuner et siroter son caffe latte accompagné d’un cookie aux pépites de chocolat. La terrasse permet d’apprécier le bal des cadres venant faire une pause café avant de repartir dans leur bureau climatisé.

Et pour manger sur le pouce : Centre commercial Jewel Osco, 550 North State

Jewel-Osco-Chicago

A force de mal manger, on finit par se demander s’il ne serait pas plus simple de faire soi-même son repas en achetant des produits frais au centre commercial de quartier. Le magasin Jewel Osco propose à ce sujet de beaux produits. Malheureusement, le goût ne suit pas vraiment (que les fruits peuvent être mauvais !).

Addition salée du Nikki Beach, St-Tropez. Un fake.

Addition salée du Nikki Beach, St-Tropez. Un fake. Nikki-beach-note-salee

Publiée avant-hier sur internet, cette addition de nababs semblerait provenir du restaurant ultra bling-bling le Nikki Beach, à Saint-Tropez. Les experts les plus éminents se sont alors penchés sur ce cas d’école, pour en étudier sa véracité. Moi, pauvre bloggeur que je suis, vous donne mon analyse de cette addition digne des diners royaux les plus fastes.

Certains internautes prétendent que l’addition serait écrite en francs, mais le taux de TVA à 7% nous indique le contraire. Il ne faut pas chercher la supercherie dans le taux de taxes, mais plutôt dans le prix des consommations. Quand on y regarde de plus près, on remarque au moins deux incohérences :

1) Le coca est facturé 10€ alors qu’un thé ne vaut que 4€. Un coca peut bien être affiché à 10 € – dans les palaces il est même parfois à 12 ou 14€ – mais dans ce cas-là le thé devrait suivre la même logique tarifaire. Or un thé dans un établissement prestigieux est traditionnellement facturé entre 8 et 14 €, parfois même 30 € lorsqu’il s’agit d’un thé rare comme au Salon de thé Le Plongeoir, à la boutique Hermès située Rive Gauche.

2) Continuons avec la deuxième anomalie. On voit mal un établissement de haut standing faire payer des sommes si dérisoires qu’un café ou un thé au regard d’une addition somme toute démesurée. Même les établissements les plus pingres ne se laisseraient pas aller à une mesquinerie de ce nom. Les boissons seraient systématiquement offertes.
nikki-beach
Conclusion, cette addition est un fake, fabriquée de toute pièce par un habile pro de Photoshop qui a voulu avec cette supercherie se faire connaitre. Dommage, le « crime » était presque parfait !

 

 

Protégé : La résidence du bonheur.

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