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Critique – Les Sablettes – Frejus Plage

Les Sablettes Fréjus

La plage privée Les Sablettes est une adresse incontournable de Fréjus pour se dorer la pilule face à la mer. Le soir, les transats se troquent contre une petite poignée de tables installées à même le sable. Ambiance vacances garantie.

Le lieu. La salle intérieure n’a pas grand intérêt ; elle rappelle les Autogrill d’aires d’autoroutes. Il vaut mieux décrocher une table sur l’agréable terrasse construite sur pilotis, ou mieux, sur la plage.

La carte. Les plats s’affichent à des prix dans la normale : pizzas à 12-13 €, salades à 13-15 €, pates à 12 €, carpaccio de bœuf à 14 € et tartare de bœuf à 18 €. Mais les poissons sont trop chers : pavé de saumon à 22,5 €, filet de Saint-Pierre à 25,5 € ou encore sole à 27,5 €.

Les plats. Une salade niçoise plus que généreuse et des moules frites tout à fait convaincantes (12,7 €). Plats en outre très copieux.

Service. A la dilettante, au début on ne sait pas trop sur quel pied danser : est-ce du lard ou du cochon ?

Les Sablettes, 407 Boulevard de la Libération, Fréjus

desserts 6-7 €, bouteilles de vin entre 20-22 €, 1/2 bouteilles à 13-14 €

Coup de gueule – Pourquoi certains restaurants en Province refusent de servir après 13h30 ?

De passage à Gassin, dans l’arrière-pays varois près de Ramatuelle, j’ai assisté à une situation ubuesque et désolante, malheureusement monnaie courante dès que vous sortez des grandes villes françaises. En pleine saison touristique, les restaurants refusaient tout bonnement de nous servir passé 13h45. La plupart ne nous aura donné aucune explication, les plus bavards nous auront précisé que le cuisinier prenait congé à 14h. Je considère pourtant cette explication irrecevable, un restaurant peut toujours proposer une carte allégée à base de salades, de tartines et de charcuterie ne nécessitant pas la présence continue d’un cuistot.

En réalité, ces restaurateurs semblent se comporter comme à la « belle époque » où le client se bâtait au portillon, tout en pleurant aujourd’hui sur leur baisse d’activité de 20 à 30 % dans les gazettes régionales. Les raisons sont toujours multiples et exogènes : la hausse de la TVA, la crise, la baisse du pouvoir d’achat, les charges, la météo capricieuse, etc. Bien sûr, il y a un fond de vérité dans cette litanie d’excuses mais tout ceci semble prétexte pour refuser le changement et continuer à vivre comme les musiciens du Titanic qui attendront jusqu’à la dernière minute que le bateau coule.

Les temps ont pourtant changé, les clients veulent désormais déjeuner à toute heure, en particulier les touristes étrangers. Il parait alors absurde de leur refuser une table !

Pour conclure, nous avons fini notre course effrénée au restaurant le Point de Vue, à l’entrée de la ville. Le patron se frottait les mains, marmonnant « ils ne veulent pas travailler, quelle aubaine pour nous ».

City Guide – Itinéraire Turquie / Ephese, Pamukkale, Oludeniz

La Turquie offre une multitude d’activités qui conviendra à tout type de voyageurs : culture, nature, plages et grandes villes. Pour vous guider, voici une proposition d’itinéraire à faire en une dizaine de jours.

JOUR 1 : Vol Paris – Istanbul (3h25)

JOURS 2 à 4 : découverte d’Istanbul et de ses environs

Voir les articles dédiés : City Guide et Adresses de restaurants & bars à Istanbul

JOUR 5 : Istanbul – Izmir – Selcuk

Vol dans l’après-midi Istanbul – Izmir (1h05) puis location de voiture. Route vers Selcuk (1h, 82 km), point de départ pour une visite le lendemain de la cité d’Ephèse.

Contrairement à ce que vous pourrez lire sur les guides ou sur internet, les routes sont en bon état et la conduite n’est pas si « sauvage » qu’on puisse l’imaginer. Quelques dépassements par la droite, des camions décrochant en sens inverse pour rejoindre une station service mais le code de la route est globalement respecté. Pour les péages, demandez à votre agence de location un badge pour éviter de vous voir facturer de lourdes amendes.

Nuit à l’hôtel Villa Dreams II, Selcuk

Une charmante maison d’hôtes sur les hauteurs de la ville avec piscine et petit-déjeuner servi en terrasse rooftop. Accueil impeccable et souriant. Chambres simples mais propres et rénovées.

Diner au Ephesus Restaurant, Namik Kemal Cad. 2, Selcuk

Ephesus Restaurant Selcuk

Dans le centre ville de Selcuk, possibilité de diner jusqu’à 23h-00h avec plusieurs restaurants sur la place donnant sur les ruines d’un aqueduc. Nous vous conseillons le restaurant Ephesus et son agréable terrasse. Chaque jour, des bons petits plats faits maison sont mitonnés par le patron. N’hésitez pas à demander un méli-mélo de leurs spécialités, les beignets de courgettes, la moussaka et les légumes sont délicieux. Service adorable et courtois.

JOUR 6 : Selcuk – Ephese – Aphrodisias – Pamukkale

Le matin, découverte d’Ephese à quelques kilomètres de Selcuk. Venez à l’ouverture du site pour profiter du calme de ce site archéologique. Ne manquez pas le Grand Théâtre  (théâtre antique considéré comme le plus grand au monde, malheureusement quelque peu défiguré par les gradins restaurés en béton armé), la célèbre façade de la bibliothèque de Celsius (photo carte postale), sans oublier la rue des Courètes grimpant à flanc de colline d’où la vue sur tout le site est impressionnante. Enfin, rajoutez la visite des maisons en terrasses (supplément) permettant d’imaginer la vie quotidienne des patriciens d’Éphèse.

Route vers Aphrodisias (2h10, 158 km de route).

Déjeuner au Anatolia Restaurant, sur la grande route, à 2 km du site d’Aphrodisias, en allant vers Karacasu

Anatolia Restaurant Aphrodisias

Ne vous fiez pas à votre première impression, de nombreux bus de touristes ont beau s’arrêter ici, le restaurant n’en reste pas moins agréable. Préférez y aller vers 14h pour éviter la cohue touristique et déguster des mezze, pide, grillades de poissons et de viandes dans un cadre agréable avec une terrasse ombragée couverte d’une ribambelle de piments.

Visite du site archéologique d’Aphrodisias (déposer la voiture au parking et prendre le petit train tiré par un tracteur). Le site permet de découvrir une des plus belles villes romaines avec son stade antique, le plus remarquable de Turquie. Le lieu, perdu dans la nature de pins et de peupliers, est d’une quiétude remarquable.

Route vers Pamukkale (1h23, 98 km). Première découverte du site à la tombée de la nuit. Il est conseillé de découvrir le site en fin de journée et tôt le matin. Vous éviterez ainsi les cars de touristes qui découvrent le site lors d’excursions organisées à la journée depuis Antalya.

Le site naturel regroupe un superbe ensemble de vasques d’où jaillissent des sources chaudes entre 35 et 55°C. L’eau limpide modèle depuis des milliers d’années cette montagne de sels calcaires. L’entrée se fait principalement en bas du village (payant), après avoir retiré ses chaussures. Comptez 20 min pour atteindre le sommet de la falaise via un sentier aménagé. Au sommet, vous découvrirez le site antique de Hiérapolis.

Nuit et Diner à l’Hôtel Melrose House Hotel, à environ 600 m à l’écart du village, Pamukkale

Melrose House Pamukkale

Hôtel de charme d’une quinzaine de chambres à l’accueil charmant. Excellente cuisine servie sur une jolie terrasse agrémentée d’oliviers, au bord de la piscine.

JOUR 7 : Pamukkale – Oludeniz

Oludeniz

Le matin avant de reprendre la route, faites une deuxième visite du site de Pamukkale avant l’arrivée des touristes. Les couleurs y sont absolument magnifiques.

Prenez la route vers Oludeniz (3h07, 237 km). Arrivée en début d’après-midi à Oludeniz. Véritable carte postale, cette station balnéaire est surtout connue pour sa lagune aux eaux transparentes entourée de montagnes. Evitez de vous y rendre en pleine saison touristique au risque d’être déçu (ambiance Ibiza avec clubbing, plages bondées et hôtels chers). L’endroit est pourtant paradisiaque en basse saison (jusqu’à la mi-juin ou à partir de mi-septembre).

En fin d’après-midi, faites un tour sur la Croisette locale et prenez un verre dans un des bars pour admirer le coucher de soleil (1er étage du Buzz Bar ou ambiance survoltée du Help Bar par exemple).

Bar Help Oludeniz

Diner au OBA Restaurant, 224 Sok. 8, Oludeniz

Difficile de trouver un restaurant correct dans la ville. La plupart d’entre eux sont de véritables attrape-touristes où le client est alpagué dans la rue. Pourtant, il existe un restaurant correct situé dans un jardin agréable à l’abri de la foule en délire ; l’OBA. Bonne cuisine turque et service attentionné.

Nuit au Paradise Garden Hotel – Pamukkale

Hôtel situé sur les hauteurs d’Oludeniz, à flanc de colline, dans un cadre luxuriant et bénéficiant de belles vues sur la mer. Le domaine étendu permet de faire d’agréables promenades ou de se reposer au bord de la piscine. Chambres coquettes et accueil adorable. Une adresse en or.

JOURS 8 et 9 : OLUDENIZ

Lagune Oludeniz

Les 2 jours suivants consistent principalement à parfaire son bronzage en chillant sur la plage de la lagune. Entrée payante, que ce soit à pied ou en voiture, mais le site vaut vraiment le déplacement. A l’heure du déjeuner, on se sustente à la buvette de kebabs ou d’hamburgers (très chers et pas extraordinaires).

Diner au restaurant de l’hôtel The Olive Garden à Kabak (à 7 km de Faralya)

The Olive Garden Kabak

Les endroits les plus magiques sont souvent les plus cachés. Ce restaurant ne déroge pas à la règle avec son accès escarpé. On y accède plutôt à pied en laissant sa voiture sur le bord de la route puis on descend lentement la montagne à pieds avant de découvrir une quinzaine de bungalows récents surplombant une crique à laquelle on accède en 20 min par un sentier aménagé. Au sein d’un jardin fleuri, le restaurant sur pilotis, offre un panorama à couper le souffle sur la mer eau turquoise. Le lieu est irréel et constitue un véritable éden. Cerise sur le gâteau, la cuisine est excellente et il s’agit sûrement d’un de nos meilleurs repas en Turquie.

JOUR 10 : Oludeniz – Dalaman – Istanbul – Paris

Route le matin vers l’aéroport de Dalaman (1h05, 62 km). Vol Dalaman – Istanbul (1h15) puis vol de retour Istanbul – Paris (3h40). Préférez arriver et repartir d’Istanbul via le même aéroport, le trajet entre les 2 aéroports peut vous prendre plus de 3 heures, même en taxi !

Vous arrivez au terme de votre voyage, pleins de souvenirs et de bons moments passés dans des lieux extraordinaires !

City Guide Istanbul – Adresses restaurants & bars

Kardesler, Aga Hamami Cad. 1

Kardesler Istanbul

Une agréable terrasse dans le quartier de Cihangir, en plein cœur de la municipalité de Beyoglu. Sous les arbres, on y déguste le beyti kebap, viande de mouton servie enroulée dans une crêpe, avec yaourt, salade, tomates et boulgour. L’adresse idéale pour sentir respirer la ville européenne tout en sirotant un Ayran maison.

Litera, Goethe Institute, Yeni Carsi Cd 32

Litera Istanbul

L’entrée est un peu intimidante et pour le moins discrète. Il faut franchir le portique de sécurité, monter au 5ème et dernier étage du Goethe Institute, pour découvrir un magnifique rooftop offrant une vue splendide sur Istanbul. Cuisine internationale et animation musicale (un peu bruyante) le soir. Partie bar bien agréable pour humer l’air stambouliote.

Caferaga Medresesi, Caferiye Sok. 5

Caferaga Medresesi

Le point de chute idéale après une visite éreintante de Topkapi ou de Sainte-Sophie. Situé au fond d’une impasse, le restaurant est installé dans la cour d’une ancienne école coranique du XVIème siècle. Cet havre de paix, ouvert uniquement à midi, offre une cuisine délicieuse à prix riquiqui. Pour avoir un aperçu de leur cuisine maison, prenez l’assiette mixant leurs spécialités dont les excellents manti, ces raviolis turcs à la crème. Copieux et délicieux !

Setüstü Cay Bahcesi, au bout du parc de Gülhane

Setustu Cay Bahcesi

Une adresse fréquentée par les locaux avec son immense terrasse donnant sur le Bosphore. Venteux mais fort plaisant après la visite de Topkapi. L’occasion de découvrir un point de vue unique embrassant le palais de Dolmabahce, Kadiköy et les iles des Princes. La côte asiatique est tout simplement sublime au soleil couchant. On y vient pour prendre un thé servi dans un demlik (théière à 2 étages) accompagné d’un kumpir (patate fourrée).

Mama Shelter, Istiklal Cad. 50-54

Mama Shelter Istanbul

Concept hôtelier français, le Mama Shelter Istanbul a été designé par Starck avec une déco bluffante. La cuisine, à défaut d’être très originale, permet de revenir aux basiques français et régressifs : coquillettes, hachis Parmentier, etc. Le Routard nous avait annoncé un « service impeccable et francophone », nous nous sommes retrouvés à faire le service et à utiliser Google Translate pour parvenir à se faire comprendre en turc. Certains soirs, ambiance électrique se prolongeant tard sur le rooftop avec sa vue imprenable sur la ville bouillonnante.

Restaurant dans le parc Dilburnu mesire yeri, ile de Büyükada

Resto Buyukada Istanbul

Si votre emploi du temps vous le permet, n’hésitez à programmer une excursion en bateau jusqu’aux iles des princes et en particulier sur l’ile de Büyükada avec ses belles demeures en bois à l’américaine. Eloignez-vous de l’embarcadère avec ses adresses touristiques et louez un vélo pour accéder au parc payant de Dilburnu mesire yeri. Cette presqu’ile offre une vue à couper le souffle, entre mer turquoise et végétation méditerranéenne. A l’intérieur se trouve un petit restaurant à flanc de colline hors du temps. Cuisine délicieuse et service attentif.

Galata Kiva, Galata Kulesi Sok. 4

Galata Kiva

Situé face à la tour de Galata, le restaurant pourrait paraitre à première vue un piège à touristes avec sa belle terrasse attirant les badauds fatigués. Pourtant, la cuisine est délicieuse avec ses spécialités anatoliennes. On commande à la carte ou on choisit directement avec les yeux au comptoir. Ne manquez pas les kuru dolma, ces aubergines farcies à la viande.

Café Corinne, Kuloğlu Mahallesi Turnacıbaşı Caddesi No.41

Café Corinne Istanbul

Corinne est un agréable boutique hôtel situé dans le quartier chic et tendance de Cihangir. L’hôtel possède deux cafés, le premier aux faux airs londoniens avec son carrelage en damier et son bar à vins. Le deuxième, face au Consulat de Grèce, propose une agréable terrasse. Avec sa végétation et les bâtiments environnants, on se croirait quelque part perdu entre Beyrouth et Istanbul.

Kahvedan, Matara Sok., accès par Akarsu Cad 1/1A

Kahvedan Istanbul

Une terrasse au calme et à l’abri de l’agitation pour déguster une carte résolument world food aux inspirations asiatique, italienne et française. Service un peu lent mais cuisine de qualité. Une bonne adresse pour un petit-déjeuner à l’occidental.

Critique – La Coquine Gourmande

L’offre de restauration rapide a beau être développée dans le Quartier Central des Affaires, notamment autour de Miromesnil, le col blanc a rapidement l’impression de voir défiler dans sa gamelle la sempiternelle pitance. Les modes s’imposent et la standardisation guette nos appétits voraces : salades bar où les clients peuvent customiser leur salade en ajoutant un ou plusieurs ingrédients (« topings » en anglais, ça fait plus posh), bobuns et sushis s’imposant comme diète mais en réalité aussi riches qu’un Big Mac suintant la friture, sans oublier les plats chauds rappelant les plats de fauchés étudiants (poulet curry au riz, tortellini au fromage, saumon pour les grands jours, etc.).

Ne parlons même pas des desserts assouvissant la volonté coupable de marger le ticket moyen en rognant sur les dépenses. Au placard les desserts trop longs (gâteaux, tartes, etc.) et bienvenue aux fromages blancs, mousses au chocolat, compotes et tapiocas. Un vrai repas de séniles sans dents digne d’une cantine de maison de retraite exploitée par Sodexo !

Alors lorsqu’on découvre une adresse authentique qui revient aux fondamentaux – la bonne bouffe – qui se refuse d’épouser les codes des chaines de restauration rapide, on est  partagé entre le plaisir coupable de la taire et l’envie de la faire découvrir à quelques affamés de plus. Les polissons vont être contents, la Coquine Gourmande s’occupe de tout !

La Coquine, il s’agit de Gaëlle, pimpante propriétaire gérant d’une main de fer sa petite affaire, joviale avec toute sa gouaille et son peps qu’on lui connait. Une chic fille qui nous fait oublier notre quotidien policé avec une bonne humeur déconcertante et une bonhomie toute méridionale.

Les gourmandises. La Coquine n’est pas du genre à se tourner les pouces. Elle nous sélectionne chaque jour des produits de qualité, nous mijote de bons petits plats du jour et des desserts « grand-mère » dont elle seule a le secret. Les salades évitent la tristesse du jambon, tomate cerise, gruyère et miette de poulet. Ici les saveurs s’exaltent : crevettes aux épices, lentilles du puy, magret et poivrons grillés badinent joyeusement avec la salade toujours croquante. La vinaigrette maison ravive les papilles.

Les desserts. Mon pêché mignon avec la maitresse de maison qui ose le fait-maison avec de succulents gâteaux que la plupart des restaurateurs ont relégué au placard faute de temps. Gâteau poire-chocolat ou nutella sont l’une de ses spécialités.

Le lieu. Un coin de tranquillité dans le tumultueux boulevard Haussmann. A l’intérieur, quelques tables dans un décor vert pomme et mauve. Dehors, une petite terrasse bien agréable pour les déjeuners d’été.

Faut-il y aller ? Courez-y (mais pas tous les jours, j’aimerais y conserver mes habitudes) !

La Coquine Gourmande, 107 boulevard Haussmann, Paris 8

Critique : Le Petit Cler

Le Petit Cler 1

Vous connaissez sûrement la Fontaine de Mars située rue Saint-Dominique, célèbre brasserie centenaire vivant sur sa réputation d’antan et catapultée sous les feux de la rampe depuis 2009 lorsque le couple Obama y vint en goguette jouer les touristes fauchés. Une carte très orientée terroir avec son andouillette et son boudin facturés à prix plus gastronomiques que bouillon Chartier (entrées à 15 €, plats à 30 €, desserts à 10 €).

Parallèlement, l’établissement a ouvert en mai 2008 son annexe, le Petit Cler dans la rue piétonne du même nom. Au grand étonnement de tous, les prix ont été réduits comme peau de chagrin et rappellent presque les tarifs Province.

Le lieu. Un charmant bistrot avec ses tables ensoleillées donnant sur la rue Cler et son marché à l’esprit village. La rue Cler est au 7ème ce que la rue Levis est au 17ème, la rue Daguerre au 14ème ou encore la rue Montorgueil au 1er. On y vient jouer à la marchande dans un décor d’Art & Décoration.

Le Petit Cler 2

La carte. Entre primeur, crémier et caviste, l’adresse propose des prix doux pour une des plats de bonne facture : tartare ou bavette à 13 €, pavé de rumsteack à 14 €, salades et plats du jour à 12,5 €, planches de charcuterie / fromage à 18 € et desserts à 6,5 €.

La dégustation. Un pavé de rumsteack saignant avec pommes de terre sautées maison. Un pot au chocolat délicieux, farinette bien plaisante en fin de repas. Sans compter la carte des vins bien choisie faisant le bonheur d’une clientèle majoritairement CSP+ s’échinant la semaine en cabinet de strat’.

Le service. Très « troquet du coin » avec des serveurs sympathiques et courtois.

Faut-il y aller ? Naturellement, leur terrasse n’attend plus que vous.

Le Petit Cler, 29 rue Cler, Paris 7

Critique : Le Café de Mars

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Charmant néo-bistrot jouant les troquets populaires, le Café de Mars est une de ces adresses dont le 7ème arrondissement a le secret. Repris par l’équipe de la Laiterie Sainte Clothilde, le restaurant joue à fond la carte du bistrot de quartier avec son bar en formica, son carrelage vintage et ses banquettes rouges en skaï. Aux manettes, Gina débarquée de sa Californie natale, qui élabore de délicieux petits plats en cuisine.

La carte. Limpide comme de l’eau de roche avec 5 entrées à  8€, 4 plats à 17 € et 5 desserts à 8 €. Des prix raisonnables pour des plats soignés et gouteux. La maison a décidé de privilégier la qualité à la quantité, laissant peut être sur la paille les appétits les plus voraces.

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La dégustation. Une délicieuse cannette accompagnée de purée ou de croquette de riz sauvage pommes et pissenlit, servie un peu chichement mais jouant les textures fondantes/croustillantes. Un cabillaud langoustine chou rave et curry vert fermant la porte au moindre reproche. Enfin un carrot cake et glace au caramel nous confirmant que la cuisinière américaine maitrise tout aussi bien la cuisine hexagonale que celle d’outre-Atlantique.

Faut-il y aller ? Oui, il s’agit d’une belle planque du 7ème avec une cuisine de qualité.

Café de Mars, 11 rue Augereau, Paris 7

Critique : Los Gatos Malaga. Bar à tapas.

Los Gatos - Malaga 1

Au gré de mes voyages, je suis tombé par hasard sur ce bar à tapas qui mérite bien un détour si vous séjournez sur la Costa del Sol. Installée depuis plus de 30 ans dans une petite rue à deux pas de la Plaza Constitucion, le bar mérite le coup d’œil : jambons accrochés à des esses, lampes globes, photos noir et blanc, carreaux métro style boucherie et collection de brocs jouant les frises au plafond.

Los Gatos - Malaga 2

Ce bar sert toute la journée de délicieux pinxto : salade de chèvre, pommes, noix et sa délicieuse vinaigrette, tapas aux champignons, chips maison croustillantes, belles tranches de Ramon … Le choix cornélien réalisé, il ne reste plus qu’à accompagner le tout d’un verre de Rioja.

Los Gatos, Plaza Uncibay 9, Malaga

Compter 20 € par personne

City Guide. Un week-en gourmand à Lyon

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A seulement 2h de Paris, Lyon est le point de chute idéal pour décompresser le temps d’un week-end. Petit tour d’horizon de la ville à travers un carnet gourmand qui vous occupera du déjeuner au petit matin.

Le petit-déjeuner : Le Grand Café des Négociants

Café des Négociants Lyon

On ne se lasse pas de cette superbe salle qui accueillait autrefois les diamantaires et chevillards qui y menaient d’actives négociations. Cette pure merveille baroque s’apprécie dès les premières heures du jour avec ses plafonds moulurés, ses tentures colorées, ses camaïeux bordeaux, ses miroirs « foyer de théâtre » et ses fauteuils en velours marrons.

1 Place Francisque Régaud, Lyon 2eme

Le déjeuner : La Menthe

La Menthe - Lyon

Légèrement à l’écart de la pimpante rue Mercière, ce lieu atypique est l’endroit idéal pour un brunch improvisé ou un déjeuner tradi. La mezzanine, les tables nappées et la vaisselle à motifs floraux donnent un petit air de chez mémé. La cuisine est du même ton : un excellent rapport qualité / prix pour une cuisine familiale. A déjeuner, une formule entrée / plat ou plat / dessert à 11,9 € contente les appétits les plus exigeants. Vous pourrez par exemple y déguster un gratin de choux fleurs, une tarte fine aux légumes puis un confit de canard ou encore un bœuf bourguignon aux portions généreuses.

La Menthe, 15 rue Mercière, Lyon 2eme

Le goûter : Chez Pignol

Chez Pignol Lyon

Entre deux balades, rien de tel qu’une pause chez le pâtissier – traiteur Pignol. A deux pas de la Place Bellecour, les vitrines alléchantes sont une véritable invitation aux plaisirs gourmands. Un thé et une pâtisserie plus tard, vous voilà calés pour affronter de plus belle la capitale des Gaules.

Pignol, 17 rue Emile Zola, Lyon 2eme

Le verre de l’après-midi : Razowski

Razowski - Lyon Confluences

Un week-end à Lyon est l’occasion de découvrir le beau travail d’aménagent effectué dans le quartier Confluences. Anciens docks, les quais ont été repensés pour accueillir logements, commerces et restauration. Au 1er étage, chez Razoswki, la terrasse en teck permet de déguster de délicieux cocktails en surplombant les canaux. Un point de chute idéal après s’être cultivé au Musée des Confluences qui vient d’ouvrir récemment.

Razowski, Centre commercial Confluence, 112 Cours Charlemagne, Lyon 2me

L’apéro : La Cave d’à côté

La cave d'à côté - Lyon

Caché dans une ruelle de la presqu’ile, ce bar à vins se love dans une cave, à mi-chemin entre la brocante et la caverne d’Ali Baba. Ici les petits vins côtoient les grands crus et une formule efficace à 25 € par personne permet de siroter une bouteille accompagnée de charcuterie et de fromages. Un moment reposant diablement salvateur, le service adorable en prime.

La Cave d’à côté, 5 rue Pleney, Lyon 1er

Le diner : L’institution

L'Institution Lyon 1

En lieu et place du Bar Américain, l’Institution rejoue les codes des brasseries Costes parisiennes avec un décor signé Jacques Garcia. Un cadre cosy et intimiste où les viandes tendres jouent les stars de la carte. Jolis flacons bien choisis par la maison.

L’Institution, 24 rue de la République, Lyon 2eme

La fin de soirée : Bar L’Antiquaire

Bar L'Antiquaire Lyon

Pour finir cette éprouvante journée, direction le bar à cocktails L’Antiquaire. Dans un décor digne du Chicago des années 20, on se laisse bercer par les vapeurs alcooliques des breuvages dans une ambiance jazzy à la lueur des bougies. Un lieu résolument tendance où les serveurs trendy jouent le jeu du nœud pap.  Cocktails à 10 €.

Bar L’Antiquaire, 20 rue Hippolyte Flandrin, Lyon 1er

Critique : Les Capucins à Aigue Morte. Le désastre annoncé

Les Capucins - Aigue Morte 1

Source photo : Panoramio – Bernard Bost

De passage l’été dernier à Aigue-Morte – jolie bourgade perdue dans le Gard – je n’ai rien trouvé de mieux que de vouloir m’attabler Place Saint-Louis, lieu que l’on pourrait aisément renommer Place de la Pigeonnade. Les serveurs vous alpaguant et exhibant fièrement leur carte étaient pourtant des signaux alarmants indiquant l’approche imminente de la gargote. Même si je ne m’attendais pas à de la haute gastronomie, je me demande encore comment j’ai pu choisir le plus mauvais restaurant de la ville à en croire Tripadvisor qui note l’adresse 69ème sur 69.

Les menus. Tel un bouiboui du quartier Saint-Michel à Paris, le restaurant propose des formules attractives à 11,80 € avec entrée / plat ou plat / dessert et à 13,80 € pour le trio infernal. Les entrées débutent avec une poêlée de crevettes, soupe de poissons ou encore tomates mozzarella. Les plats suivent avec rouille du pécheur, brandade de morue, poulet rôti, pièce du boucher, steak de taureau et j’en passe. Le repas finit par les éternels produits industriels : mousse au chocolat, crème caramel ou glace 2 boules.

Les Capucins - Aigue Morte 2

Source photo  : www.monnuage.fr

Le supplice. Tandis que nos voisins de table se cassaient les dents sur leur tomate mozzarella, nous ne faisions pas plus les fier-à-bras avec cette assiette de bulots aïoli où 6 malheureux mollusques se disputaient la scène avant d’être trempés dans une sauce industrielle coupée à l’eau. Les moules, pourtant difficiles à rater, nous rappelèrent le long voyage qu’avait dû parcourir les marinières. La route eut raison d’elles puisque seules 20 congénères survécurent à l’aventure.

Affamés, nous n’avons pourtant pas poursuivi plus loin cette pantalonnade : ni dessert, ni café. Le rosé râpeux finit de nous achever (4 € le quart), tout comme le pain surgelé.

Les Capucins, Place Saint-Louis, Aigue-Morte

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