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Critique : Le Faust : terrasse, restaurant et clubbing au pont Alexandre-III. Berges Seine Rive Gauche.

Le Faust 1

L’attente fut longue. Plus de deux ans de travaux pour transformer cet ancien squat associatif en haut lieu de la vie parisienne. En 2013, la terrasse avait marqué le préambule de cette belle réussite. Fin août 2014, c’est au tour du restaurant de faire son ouverture avant l’inauguration de l’espace clubbing. Situé à quelques mètres des bars de plage Le Flow et le Rosa Bonheur, le Faust doit son succès programmé au businessman iranien des nuits parisiennes Addy Bakhtiar (déjà propriétaire du Showcase en face) et à l’architecte Didier Faustino qui a conçu sur près de 2 000 m2 cet espace étonnant.

La terrasse et les apéros chics. Il s’agit probablement de la plus belle terrasse de Paris, offrant une vue imprenable sur le pont Alexandre III, ses dorures et sa peinture taupe. Installée sur des chaises en rotin, la jeunesse dorée se réunit tous les soirs pour siroter quelques bouteilles de rosé et de champagne. Le jeudi, le lieu accueille les jeunes cadres pour des Apéros Chics sur fond de musique électro bien calibrée. On regrettera cependant de devoir partir au front pour trouver un tabouret ou une chaise, dans l’indifférence la plus totale du personnel. Le vendredi et samedi soir, l’ambiance devient guinguette avec le bateau bistrot Alexandre III amarré en face, invitant une clientèle plus variée à guincher.

Logo-Faust1

La carte et le service. Le jeudi, le concept est un peu roots : on fait le service soi-même, on boit le rosé dans des verres en plastique, et on grignote de la charcuterie dans des assiettes en carton (19 € et digne d’une kermesse de village). Le tout bien entendu pour le même prix que les autres jours. Le service étant de 15%, ne devrait-on pas payer 15% de moins le jeudi ? Les autres jours, le service est d’activité mais au vu de leur rapidité, on finit par regretter de ne pas pouvoir se servir soi-même.

Le restaurant. Le directeur de salle qualifiait en Mai les tarifs de la brasserie « d’accessibles » en réponse à la maire de Paris qui s’inquiétait des prix qui seront pratiqués par l’établissement. Les vœux pieux de Mme. Hidalgo n’ont pas été entendus ; les plats de la carte s’affichent tout de même autour de 30 – 35 €, laissant les « sans-dents » sur le bord du trottoir. La salle de 150 couverts, dans une ambiance particulièrement réussie, est dirigée par le chef étoilé Christophe Langree (ancien chef à Matignon).

Le Faust 2

Le système de réservation. J’ai voulu tester le week-end dernier le restaurant avant de me faire imposer le désormais célèbre diktat parisien du « 19h ou 21h45 ? ». Pris d’un doute, j’ai jeté un coup d’œil à la salle vers 21h. Ô stupeur, les trois quarts du restaurant étaient vides ! Les politiques de réservation des restaurateurs commencent sérieusement à m’irriter. Quel est l’intérêt de refuser des clients pour faire croire que le restaurant est victime de son succès si la salle est déserte ? Espérons que de telles pratiques commerciales ne voueront pas les dirigeants à la Damnation.

L’espace performatif. Il faudra encore attendre quelques mois avant de découvrir un espace « performatif » où seront organisés des concerts et soirées clubbing, le tout orchestré par Charaf Tajer et John Whelan déjà derrière le Pompon à Pigalle.

Le Faust, culée du Pont Alexandre III, côté Rive Gauche, Paris 7

terrasse ouverte jusqu’à 2h du matin

Critique : Les Petites Ecuries. Dedans dehors

Les Petites Ecuries 1

Patrick Dentroux, garçon de café devenu propriétaire de plusieurs restaurants et boites de strip tease comme le Pink Paradise ou encore le Penthouse, s’est associé avec le jeune restaurateur Geoffrey Legrand pour ouvrir courant mai Les Petites Ecuries.

Situé dans la rue du même nom, le restaurant s’est installé dans les locaux d’un ancien fourreur rappelant que le quartier fut avant tout dédié à la confection avant de devenir  un véritable laboratoire de tendances en termes de restauration et de mode.

Les Petites Ecuries 2

La déco. L’ancien atelier a été transformé avec brio en restaurant sur 2 étages reliés par un mur végétal touffu. Une trémie a été créée afin de proposer deux terrasses superposées, la 1ère donnant directement sur la rue. L’idée est finalement astucieuse avec deux terrasses intérieures qui éviteront les mésaventures de la météo capricieuse.

La carte. Signée de la main d’un financier qui a su parfaitement calibrer les prix en fonction des résultats de son étude de marché : entrés à 10 €, plats entre 18 et 20 €, desserts à 8 €. Au menu, des plats de brasserie revisités mais pas de quoi ébaubir le client bobo.

Les Petites Ecuries 3

Les plats. La salade italienne ne respecte peut être pas scrupuleusement l’énoncé de ses ingrédients mais la passe-partout se tient gentiment. Le pavé de bœuf bien saignant accompagné de sa sauce poivre, caviar d’aubergine et purée de carotte s’inscrit sur la même lignée : il n’a pas vocation à interrompre les conversations par des borborygmes orgasmiques.

Faut-il y aller ? Aurions-nous fait le déplacement sans ce décor étonnant ?

Les Petites Ecuries, 40 rue des Petites Écuries, Paris 10

City Guide Lisbonne – Quelques bonnes adresses restaurants,bars, rooftop & fado.

Lisbonne

Lisbonne fait partie des destinations favorites des français depuis plusieurs années. Il faut dire que la capitale portugaise a de quoi occuper le chaland en goguette : palais enchanteurs, monastères classés, géographie vallonnée et églises au charme suranné. La ville se découvre idéalement lors d’un week-end prolongé, le temps de s’imprégner de cette atmosphère si particulière en empruntant le célèbre tramway et de se laisser balancer par la langueur qui résonne dans les clubs de fado. Petit tour de quelques bonnes adresses lisboètes.

Pour boire un verre avec belle vue

Portas do sol

Portas Do Sol 1

Voici l’une des plus belles terrasses de Lisbonne qui embrasse la ville toute entière. Installée sur le toit d’un parking, on vient y prendre un repas léger tel une salade méditerranéenne roquette, fromage de chèvre et pesto. On oubliera le service nonchalant pour se concentrer sur la vue : les paquebots de croisière, la coupole du Panthéon National et les clochers blanc éclatant de l’église Sao Vicente de Fora.

Portas do sol, 84 Rua de Sao Tomé

Le Chat

Le Chat

Après la visite un poil rébarbative du Museu Nacional de Arte Antiga, on miaule d’impatience à l’idée de boustifailler au soleil en découvrant une vue à couper le souffle sur les docks et le pont du 25 Avril. Le chat, sorte de conteneur en verre posé à flanc de colline, offre une belle carte de snacking idéale avant de reprendre le tramway pour rejoindre le centre ville.

Le Chat, Jardim 9 de Abril

Bairro Alto Hotel – Rooftop

Bairro Alto

En plein cœur du quartier du Bairro Alto, ce boutique-hôtel dispose d’un rooftop bien agréable le soir venu pour siroter quelques cocktails accompagnés de finger food. Après avoir franchi les 6 étages qui vous séparent du nirvana, vous découvrirez de confortables canapés d’où l’on admire la vue sur les toits de la ville jusqu’au Tage. Belle carte de portos et snacking corrects (préférez les sandwiches).

Bairro Alto Hotel, Praça Luis de Camoes 2

Buvette du Miradouro de Sao Pedro de Alcantara

Buvette Miradouro

Après avoir emprunté l’Elevador da Gloria, vous arriverez rapidement à ce mirador offrant une superbe vue sur la ville et le château. Point de chute idéal entre deux visites pour se rafraîchir au soleil et le visage caressé par les douces brises de vent chaud.

Buvette, Miradouro de Sao Pedro de Alcantara

Pour manger de la cuisine locale

Casa Do Alentejo

Casa Do Alentejo 1

Au premier coup d’œil, la rua das Portas de Santo Antao ne regorge que de restaurants pour touristes aux serveurs alpaguant le badaud. Pourtant, parmi ce fatras d’adresses quelconques se cache une pépite qu’il est difficile d’imaginer de l’extérieur.

Passé la façade sans intérêt, on découvre après quelques marches un mirador au superbe patio de style mauresque. Au 1er étage, le restaurant se revêt d’azulejos racontant des épisodes champêtres et agricoles du début du siècle. On s’y presse pour déguster le classique de la maison : le porc mijoté aux palourdes servi avec pommes de terres et accompagné de vin de la maison.

Casa Do Alentejo, 58 rua das Portas de Santo Antao

Santo Antonio de Alfama

Santo Antonio de Alfama

En plein cœur de l’Alfama se cache un charmant restaurant bien caché. La terrasse installée sous des trémies de vigne est l’endroit idéal pour s’enivrer de l’atmosphère lisboète. Bien loin de l’attitude compassée de nos restaurants français, on vient tester la belle carte de poissons en rêvassant devant le linge battant au vent. Ne refusez pas les tapas payantes proposée au début du repas, vous rateriez quelque chose !

Santo Antonio de Alfama, Beco de Sao Miguel 7

Pour écouter du fado

Equina de Alfama

Equina de Almafa

Tout city trip à Lisbonne ne peut s’achever sans une soirée de fado. Pourtant, il est bien difficile de trouver une adresse agréable qui ne soit pas hors de prix. La plupart des salles de fado imposent le menu diner à des tarifs prohibitifs pour le pays (50 – 60 € par personne). D’autres proposent bien de se rendre uniquement au bar moyennant un ticket d’entrée variable ou une obligation de consommation minimale, mais le spectacle ne commence guère avant 23 h. Enfin, quelques salles proposent du « vrai » fado qui n’est pas seulement adressé aux touristes, mais ces établissements sont souvent rapidement bondés.

Miracle, c’est en errant dans les rues étroites de l’Alfama qu’on découvre par hasard l’Esquina de Alfama. Une maison familiale où les serveurs s’improvisent chanteurs pour le plus grand étonnement des clients. La carte est raisonnable et le menu n’est pas imposé. Le service, pourtant interrompu toutes les 20 min par une séance de chant collectif, n’est pas trop long. La cuisine est simple mais de qualité.

L’astuce : pour éviter de vous retrouver à écrire un article outré sur Trip Advisor, sachez qu’on vous apporte en début de repas (comme souvent dans les restaurants portugais) un fromage entier et de la charcuterie. Si vous n’en voulez pas, prévenez le serveur, sinon ils vous seront facturés.

Esquina de Alfama, Rua de Sao Pedro 4

Le mauvais plan : le Noobai Café

Noobai Café

Vanté par tous les guides pour être un rooftop agréable avec vue panoramique sur le Tage, le Noobai Café est en réalité une sombre escroquerie. Situé au niveau du Miradouro de Santa Catarina, le quartier a peut-être été agréable en son temps mais est aujourd’hui devenu le cartel de tous les trafics où individus louches vous proposent toutes sortes de substances illicites. Oubliez cette adresse et ne regrettez pas la vue ; cette dernière n’a vraiment pas grand intérêt à moins d’aimer les paysages industriels.

Noobai Café, Miradouro de Santa Catarina

Critique : Menu déjeuner à la Bauhinia – Shangri La.

La Bauhinia 1

Après le Royal Monceau et avant de vous faire écho de mon récent diner au Pure du Park Hyatt, continuons notre road trip des palaces parisiens à l’heure du déjeuner. Aujourd’hui, hommage au Shangri La et son excellente formule déjeuner à 48 €.

Le lieu. A la Bauhinia, l’un des restaurants du palace baigné de lumière grâce à l’extraordinaire coupole de verre conçue par l’architecte Maurice Gras. Les tons pastels et chinoiseries ne sont peut être pas d’un goût parfait, mais le cadre reste fort confortable pour un déjeuner d’affaires.

La Bauhinia 2

Le menu le « 48″. Pensé par le chef étoilé Philippe Labbé, le menu propose le traditionnel trio entrée/plat/dessert en s’inspirant de la cuisine française et thaïlandaise. Pied de nez à ses confrères parisiens, le chef a préféré pimenter les plats plutôt que l’addition ; quelle sage décision !

Les entrées. Oeuf de poule mollet et croustillant, servi sur son lit de lentilles légèrement vinaigrées et pataugeant dans son jus crémeux. Un des grands classiques de la cuisine gastronomique qui a défaut de surprendre séduit toujours autant le palais. Quant à lui, le carpaccio de bar acidulé au vinaigre de mangues et condiments batifole avec la ciboulette et la bourrache dans une composition joliment florale.

La Bauhinia 3

Les plats. Envolons-nous vers des contrées lointaines avec Malaysia Airlines et entamons notre descente vers la Malaisie, avec ce Kari Ayam, fricassée de poulet au curry, riz biryani aux raisins, amandes parfumées à la cannelle, cardamone et badiane. Le plat relevé ne se fit non sans quelques turbulences mais nous ne nous abîmâmes pas dans la sauce au curry.

Les desserts. Retour sans embuche en France avec ce traditionnel éclair aux marrons aux portions généreuses. Le dessert tout droit inspiré d’Angelina reste perché en apesanteur, réussissant l’exploit de ne pas sombrer dans la surenchère calorique. Quant à l’ile flottante sertie d’amandes caramélisées, qu’il est agréable de redécouvrir des desserts simples et bons.

La Bauhinia 4

Les liquides. Verres de vin à partir de 14 €, bouteille 1L de San pellegrino à 11 €.

Les plus. Le prix imbattable de cette cuisine de haut vol. Pour les appétits d’oisillons, carte avec entrées à 16 €, plats à 31 € et desserts à 8 € (soit le prix d’un dessert dans n’importe quelle mauvaise brasserie parisienne).

Les moins. Aucun.

La Bauhinia au Shangri La Hotel, 10 Avenue d’Iéna, Paris 16

Critique : China Club : entre esprit colonial et fusion food.

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Perdu entre Bastille et Gare de Lyon, le China Club nous offre un voyage sensoriel au cœur de la Chine coloniale des années 30. Etablissement mythique des années 80/90, le China a bien failli disparaitre en 2008 pour être transformé en bureaux administratifs. Heureusement, Jean-François Roux, ancien associé de Costes et propriétaire de Chez Janou et du Petit Marché, a repris l’établissement pour lui redonner son lustre d’antan.

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La décoration coloniale est une pure réussite ; le client se sent transporté dans un hôtel mythique Raffles, entre Hong Kong et Angkor. Canapés Chesterfield, lumière tamisée jouant les nuances de pourpres et garances, stores vénitiens créant de subtiles jeux d’ombres, plantes vertes et meubles en bois laqué faisant tous échos au carrelage en damier. Hemingway n’est sûrement pas très loin.

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La carte. Très fusion food avec des rolls et dim sum en entrées (10-12 €), des Bo Bun (bœuf, crevette, poulet ou crabe) entre 14 et 16 €, puis des poissons (brochettes de st jacques rôties à la citronnelle, crevette royales citronnelle, gambas sautées, dorade royale, thon basilic piment) et viandes (porc mijoté coco caramel, bœuf grillé satay, tartare poilé, poulet crispy, magret d’oie laqué bananes figues, anneau rôti au cury) entre 20 et 22 €. Côté desserts, les sempiternelles riz au lait de coco, moelleux au chocolat glace vanille, croustillant de fruits frais à la vanille ou crème brulée au thé vert sont au rendez-vous (8 – 10 €).

La cuisine. Des Bo Buns parfaitement équilibrés, consistants et savoureux mais des desserts plus passe-partout. Les cocktails d’inspiration début du siècle (Bramble, Bijou, Singapour Sling, Side Car, Mai Tai) sont plutôt réussis.

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La clientèle. Le propriétaire souhaitait un établissement « ouvert à tous, sans barrière culturelle, sociale ni générationnelle ». Le vœu, bien qu’un tantinet démagogique, semble être exhaussé.

Les plus. L’ambiance, la déco très réussie, le pari réussi de réveiller un quartier endormi.

Les moins. Les canapés inconfortables responsables de votre future sciatique et la playlist qui mériterait d’être un peu plus travaillée.

China Club, 50 rue de Charenton, Paris 12

Ouvert du lundi au samedi de 17h à 2h, toute la nuit vendredi et samedi

Critique : Miss Ko. Starck et fusion food sur l’Avenue George V.

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Ouvert en début d’année, Miss Ko est ce genre d’adresses habituellement adoubées par des critiques consensuelles de journaux et blogs parisiens. Pourtant cette fois-ci, la presse s’est unie en véritable symposium de la branchitude pour dénoncer cet établissement avec une virulence parfois excessive.

Miss Ko avait pourtant joué la carte de la sécurité en confiant sa déco au célèbre designer Starck plutôt habitué aux descriptions hagiographiques qu’à la vindicte populaire. Certains lui reprochent ici un gloubi goulba de références asiatiques et un joyeux recyclage d’idées déjà-vu ici et là. D’autres troquent les flagorneries habituelles pour des critiques acerbes dénonçant un travail brouillon.

Le résultat est pourtant réussi avec cette salle de 500 m2 transformée en temple urbain de la hype. Paris souffrait de l’absence de ce genre d’adresses si courantes à New York, Hong Kong ou encore Bangkok et Miss Ko s’inscrit parfaitement dans cette mode internationale.

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La salle. A mi-chemin entre le Kong et Bon avec sa déco foutoir où le bar de 26 m de long trône au milieu de la salle tel un podium de défilés. L’univers créé est finalement très visuel : des ombrelles accrochées à une barre de néons recréent l’atmosphère des marchés de Bangkok, des visages s’animent sous forme d’hologrammes, des chaines d’informations passent en boucle sur le comptoir du bar et une fresque monumentale de l’artiste David Rochline attise la curiosité avec ses personnages fantasmagoriques. De quoi donner un sacré coup de vieux au Buddha Bar et sa clientèle vomie par des cars entiers de touristes égarés.

La carte. La cuisine n’est finalement qu’accessoire, elle n’a pas la prétention de déranger l’atmosphère des lieux. La carte fusion food nourrit des appétits distraits : bobuns, tataki, yakitori, etc. La variété des plats est à l’image du fatras visuel et auditif de la salle. Mais les prix sont étonnamment raisonnables pour ce genre d’adresses à deux pas des Champs-Elysées. Finis les plats à 30-40 € des Costes & Co et place à une carte dans les 20-30 €.

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Les plats. Burgers, yakitoris, pavés de thon, tataki de boeuf ou encore tartare de saumon s’affichent entre 18 et 29 €. Pour jouer la sécurité, préférez le Bo Bun Chic à 19 € d’un bon rapport qualité-prix.

Les desserts. D’inspiration française mais revisitée avec des produits asiatiques comme ce cheesecake yuzu aux fruits rouges ou encore ces beignets japonais (8-10 €). La crème brulée à la citronnelle servie avec sa glace thé vert matcha (8 €) aurait pu être excellente (8 €) si le chef n’avait pas incorporé de lait dans sa glace ; il la rend trop pâteuse et vient dénaturer le subtile goût du matcha.

Les cocktails. A trop vouloir chercher l’originalité on finit par servir des breuvages franchement ratés (12-13 €) voire imbuvables comme ce mojito où la menthe fut remplacée par du basilic thaï. Le Japanese Punch s’en sort mieux avec son mélange de saké, liqueur de yuzu, cognac, sucre de canne, porto et sirop de framboise qui rappelle le goût du Pimm’s Champagne.

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Le service. Adorable si vous êtes dans la clientèle target. Sinon, indifférente.

La clientèle. A l’image des Champs-Elysées ; on flirte toujours avec la ligne rouge qui sépare la clientèle hype de la vulgarité décomplexée.

Faut-il y aller ? Oui pour découvrir cette salle hallucinante en plein cœur de Paris. Certains regretteront peut-être le volume sonore de la programmation musicale pourtant excellente qui n’autorise que difficilement les longues tirades philosophiques.

Miss Ko, 49-51 Avenue George V, Paris 8

Bons Plans restaurants à Lille.

Quoi de mieux de multiplier les escapades en week-end pour échapper à la morosité de la rentrée ? Aujourd’hui direction Lille avec quelques restaurants dégotés au fil des ruelles lilloises.

Bons Plans restaurants à Lille. dans Lille larriere-pays-lille-11

L’arrière-Pays

C’est dans une belle salle entourée de murs en brique rouge qu’on vient déguster toute une ribambelle de tartines simplement exécutées. Le choix est vaste et les tartines sont de qualité (entre 8,5 et 9,7 €). Pour les indécis, une formule tentation à 11,90 € permet de piocher 3 tartines à la fois dans la carte.

La maison propose également des plats et gratinés tels des lasagnes (9,3 €) ou encore un parmentier de carbonade flamande (12,5 €). Enfin, les desserts s’affichent à 4,5 € environ (crème brulée, crumble, gaufre, pain perdu brioché etc.).

Le tout accompagné d’une bière (4 € environ).

L’arrière-Pays, 47 rue Basse, Lille

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Le Barbier lillois

Le restaurant est installé dans une belle demeure datant du XVIIIème siècle recouverte d’une façade en grès. Cette maison chargée d’histoire qui accueillit autrefois un barbier est devenue boucherie-traiteur-restaurant. Au 1er étage, on s’attable dans une salle recouverte de boiseries et de murs apparents, de préférence sur le bord de la fenêtre.

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La carte. Une carbonnade flamande au pain d’épice un peu spongieux (13,9 €) mais un welsh fort réussi (12,6 €). On peut également se laisser tenter par les viandes (pavé de rumsteck à 17,5 €, bavette à 16 €) ou une blanquette de veau à 16 €. Côté desserts, comptez 5-6 € pour une tarte meringuée citron, un pain perdu ou encore un crème brulée à la betterave.

Le tout accompagné d’une bière pression (3 €).

Le Barbier lillois, 69 rue de la Monnaie, Lille

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T Rijsel

T Rijsel est un estaminet croquignolet. On s’attable autour de la cheminée sur une des tables en bois, éclairée à la bougie. Les murs sont recouverts d’affiches d’époque et de photos de famille, des brocs sont accrochés à des patères et le plafond est recouvert de feuillus en train de sécher.

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On y boustifaille fort bien avec des planches à la bière plus que roboratives (12,5 €) à base de rillettes, saucisson, pâté et fromage à la bière. La planche de 5 fromages est tout aussi délicieuse pour découvrir les spécialités de la région (12 €) et les portions son gargantuesques. Je n’avais pas aussi bien mangé depuis fort longtemps !

T Rijsel, 25 rue de Gand, Lille

Uilenspiegel : le plus scandaleux des attrape-touristes

Uilenspiegel : le plus scandaleux des attrape-touristes dans Coups de gueule uilenspiegel-brugge-1

Il serait parfois bon de ne pas mégoter sur les dépenses et prendre un abonnement 3G à l’étranger. On pourrait ainsi vérifier sur TripAdvisor qu’on ne va pas atterrir dans une gargote infâme. Je me rassure, le caboulot n’en est pas à sa première victime comme en témoigne un avis du 28 août 2013 sur TA « Nous nous sommes fait arnaquer comme tout le monde. La terrasse offre une si belle vue que nous nous sommes assis sans même y réfléchir ».

J’ai rarement vu tel carnage sur TA, avec seulement 8% des internautes qui recommandent ce resto classé 435 sur 474 à Bruges. Pourtant, la vue sur les canaux est tout simplement sublime et la terrasse est parfaitement ensoleillée.

Les plats. Hors de prix avec des moules nature à 22 €, au vin blanc à 23,5 € et à la bière à 24,5 €. N’espérez pas vous rattraper avec les poissons entre 23,5 et 25,5 € et les grillades à 18-23 €.

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La punition. Des moules tombées du cul du camion avec le sable qui racle au fond de la marmite, admirez la classe. Sans comptez le culot invraisemblable de faire facturer le ketchup un euro. Même les sodas sont lamentables. Imaginez le coca servi sans bulle et sans glaçon ; même McDonald’s n’oserait pas cet affront.

Le service. Une calamité avec un service extrêmement lent et une addition qu’il faut quémander à outrance. Nous avons fini par nous lever et payer au comptoir pour ne pas prolonger le supplice plus longtemps.

Conclusion. Pourrait-on inscrire ce « restaurant » dans le Guinness des records, catégorie meilleur attrape-touristes de l’année ?

Uilenspiegel, Langestraat 2-4, Brugge, Belgique

Critique : Bibent. Place du Capitole à Toulouse. Chef Constant.

Critique : Bibent. Place du Capitole à Toulouse. Chef Constant. dans Coups de coeur bibent-toulouse-1

Vieille institution toulousaine, le Bibent avait tragiquement fermé ses portes en 2009 après plus d’un siècle d’histoire. Haut lieu de la vie toulousaine, le Bibent renait aujourd’hui de ses cendres sous la houlette du chef cathodique Christian Constant (les Cocottes, Violon d’Ingres, etc.). Après plusieurs mois de travaux, la brasserie a retrouvé son lustre d’antan avec de magnifiques plafonds dorés et ses lustres imposants. En été, une belle terrasse permet de déjeuner sur l’une des plus belles places françaises, face au Capitole.

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La cuisine. Excellente comme dans tous les restaurants Constant de la rue Saint-Dominique à Paris. J’aime particulièrement y prendre le tea time avec leur efficace formule à 8 € comprenant une boisson chaude et une pâtisserie. Leur tarte Tatin est à se damner, fondante et longue en bouche. A l’heure du diner, le restaurant propose une excellente formule entrée/plat/dessert à 29 € pour une cuisine de haute voltige.

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La formule à 29 €. Pour bien entamer ce délicieux repas, rien de tel qu’un amuse-gueule original : de la sardine écrasée à l’huile servie dans sa boite d’origine et accompagnée de pain baguette croustillant. Puis arrive l’entrée, un bocal d’écrevisse et petits légumes, surplombés par des beignets de colin et sa sauce rouille. Ensemble absolument succulent et original.

Le plat ne vient pas décevoir cette belle entrée en la matière. Un filet de merlan nous est proposé sur un lit de tagliatelles avec sa sauce aux moules.

Le dessert. Pour conclure cette formule sans faute, une tarte aux myrtilles et sa feuille de nougatine.

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Les boissons. Verre de vin à 5-6 € mais bouteilles un peu chères (25-30 €).

Faut-il y aller ? Oui pour déguster la cuisine très inspirée du chef Constant et sa signature à travers des plats servis dans des bocaux et cocottes Staub.

Le Bibent, 5 Place du Capitole, Toulouse

Critique : La Cantina – Tourtour

La Cantina - Tourtour 3

Profitant d’un séjour à Draguignan, M. m’a fait découvrir les gorges du Verdon et ses petits villages pittoresques. L’occasion de flâner tour à tour à Tourtour, Bauduen et Aiguines. Sans oublier le lac de Sainte-Croix et les magnifiques belvédères où admirer les gorges tortueuses se dessinant à l’infini.

Pour déjeuner, nous avons décidé de faire un break dans le charmant village de Tourtour. Bucolique à souhait, la place du village n’est pourtant pas un repère à gastronomes. Preuve en est avec le restaurant La Cantina.

Pour commencer. Demander une table de deux à 13h semble particulièrement incongru. Nous n’avons eu d’autres choix que de nous installer sur une table de 10 (enfin, plutôt une réunion de 5 tables), sous la « menace » d’être rejoint par d’autres condisciples. La mise en garde n’a pas tardé à se réaliser. Dix minutes plus tard, une autre cliente nous avait rejoints, se délectant de nos conversations.

Critique : La Cantina - Tourtour dans Restaurants la-cantina-tourtour-2

La cuisine. Une assiette du terroir à 17,5 € proposant un assortiment de spécialités régionales avec une salade de mesclun, de la caillette, quelques bouchées de fromage de chèvre accompagnées de confiture de tomates vertes, puis des artichauts au basilic et enfin des crostini de tapenade et anchoïade. Que dire ? L’assiette est plutôt correcte, un brin touristique mais cette assiette ne vaut surtout pas son prix au regard des portions proposées.

Les boissons. Café à 2,5 € et pichet de 50 cl de rosé à 11 €.

Service. Correct, sans plus.

Faut-il y aller ? Si la fatigue vous assaille et que la faim ne peut attendre, à la limite …

La Cantina, Place des Ormeaux, Tourtour

 

 

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