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Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité.

Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité. dans Coups de coeur regalade

La nouvelle fut surprenante lorsqu’en Février 2013, la presse spécialisée nous informa de l’ouverture d’un hôtel 5 étoiles en plein cœur du quartier Faubourg Montmartre près de la rue Richer. Le quartier en plein boom avait vu s’ouvrir récemment de nombreuses adresses branchées, mais on ne pouvait s’imaginer l’arrivée d’un hôtel haut de gamme. Pourtant le pari fut réussi avec ce tout nouveau boutique hôtel, l’hôtel de Nell, designé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

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Outre ces chambres ultra designs, l’hôtel dispose d’un restaurant qui a enthousiasmé la presse toute entière : la Régalade Conservatoire. Dans ces conditions, difficile d’obtenir une table à moins de s’armer d’une patiente quasi olympique.

Tout vient à point à qui sait attendre, l’adresse est une véritable planque bien affutée. Le restaurant joue la carte de la bistronomie dirigé d’une main de maître par son chef Bruno Doucet, ancien de Vigato et passé chez Gagnaire quelques années auparavant.

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La salle. Encensée par la critique, la salle est à la hauteur du restaurant : carrelage noir et blanc, chaises en bois et éclairage doucement tamisé.

La carte. Un menu entrée/plat/dessert à prix unique (35 €) servi midi et soir et se déclinant sous 5 combinaisons différentes. Avant que le spectacle ne commence, une terrine maison est servie gracieusement à volonté. Cette dernière est accompagnée d’un excellent pain de campagne.

Les plats. L’œuf mollet, crozets et escargots, émulsions d’une persillade est digne d’un restaurant étoilé mais le pressé de cochon en gelée, poireaux vinaigrette est un peu indigeste.

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Suit le cabillaud poché dans un bouillon thaï, servi avec des orecchiettes et coques d’une fraicheur et d’un fondant sans faille. Petite faiblesse pourtant pour le quasi d’agneau rôti à l’ail et au thym frais, grenailles et champignons en persillade avec une cuisson de la viande trop rapide.

Côté desserts, excellent soufflé Grand Marnier et simple mais efficace petit pot au citron, chantilly, basilic accompagné de sablés au pavot.

Les vins. Verres de vin à 6-8 €, bouteille de 20 à 1700 €.

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Le service. Professionnel bien qu’un peu lent.

Faut-il y aller ? Oui mais sachez que dorénavant, on n’organise plus ses sorties en fonction de son agenda, mais bel et bien l’inverse.

La Régalade Conservatoire, Hôtel de Nell, 9 rue du Conservatoire, Paris 9

Critique : Le Colibri. Place de la Madeleine. Le PMU chic.

Critique : Le Colibri. Place de la Madeleine. Le PMU chic. dans Restaurants le-colibri-madeleine

Quand les fins de mois se font sentir et que les soirées alcoolisées vous ont rendus tout patraque, le Colibri vient à point nommé pour vous ressaisir et remettre les pendules à l’heure. Le Colibri est une adresse hybride : de faux airs de PMU mais avec une belle terrasse ombragée sur la Place de la Madeleine, une carte de routiers mais servant également des huitres et autres crustacés, une clientèle mi-touristique/mi-habitués dans un quartier pourtant très « prout prout ». C’est parce que le Colibri est un joyeux mélange de nimportenaouak qu’il est toujours agréable de s’y attarder.

La déco. Elle pourrait donner des sueurs froides aux architectes d’intérieur : formica à tire-larigot, murs peints en orange, banquettes en cuir fatiguées : l’intérieur est resté figé dans les années 70.

La carte. Il ne faut pas se fier à l’allure de la carte ; une ardoise plastifiée écrite en français et en anglais et représentant les plats sous forme d’images pour qu’ils soient plus parlant aux touristes. L’habit ne fait pas le moine.

Les plats. Des croque-monsieurs, des omelettes, des sandwiches. Il s’agit sûrement d’un des derniers endroits de Paris où le patron ne vous tirera pas une tronche de serial killer si vous osez ne commandez qu’un croque-monsieur. Au contraire, les habitués savent enfin qu’ils peuvent commander ce qui bon leur semble (ce qui est devenu un luxe à Paris). Pour ma part, je prends toujours un croque-monsieur accompagné de frites et de coca. Une sorte d’ersatz transatlantique du diner américain où le fameux hamburger aurait été troqué contre une spécialité de comptoir en zinc.

Le service est rapide, professionnel. Les quantités sont généreuses, la qualité tout à fait correcte.

Faut-il y aller ? Vu les prix pratiqués par les autres cafés de la Place, la question ne se pose même pas.

Le Colibri, 8 Place de la Madeleine, Paris 8

Critique : La Petite Gouaille. Toulouse.

Critique : La Petite Gouaille. Toulouse. dans Restaurants la-petite-gouaille-toulouse-1

Après les sorties exubérantes du week-end, le dimanche soir mérite bien un repas au calme à déguster une cuisine typiquement méridionale. La Petite Gouaille est alors l’adresse seyant à merveille aux désirs gourmands des épicuriens.

La salle. Rustique avec ses banquettes en bois, ses poutres apparentes et ses bouteilles de vin jouant les frises séparant le mur du plafond. Le lieu rappelle les bodegas espagnoles, dans un esprit très « à la bonne franquette ».

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La formule du soir. Pour 13,80 €, vous serez bénis d’une entrée (soupe au légumes) suivie d’un plat : camembert rôti, rôti de veau, cochon à la vanille, cassoulet et rougail saucisse. Et pour quelques euros de plus, vous pourrez vous offrir un magret de canard (+3€), des gambas grillés (+ 4€) ou encore des côtes d’agneau (+ 2€).

La soupe. Comme chez grand-mère, la gueuse a du goût et du caractère.

Les plats. Le cassoulet était impeccable, il avait dû mijoter avec amour pendant de longues heures. Le rôti de veau était excellent, le saumon parfait et les accompagnements bien vus (bonnes ratatouilles et purées).

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Les desserts. Très bon marché, comptez entre 3,5 et 4,5 € pour un gâteau au chocolat coco, une croustade aux pommes ou encore un fromage blanc au miel. Malheureusement, ils n’ont rien d’extraordinaires. Pour preuve, le moelleux au chocolat n’avait rien de très moelleux, le pauvre ressemblait plutôt à un cake au chocolat servi avec une crème anglaise industrielle.

Les liquides. Des fioles de rouge (50 cl) à 5,5 € ou 10 € en version 75 cl comme ce très bon Corbière par exemple. Des bouteilles de la région entre 13 et 20 € sont également proposées.

La Petite Gouaille, 44 rue Peyrolières, Toulouse

Critique : Le Tire Bouchon – Rue de Berri.

Critique : Le Tire Bouchon - Rue de Berri. dans Restaurants tire-bouchon

Le Tire Bouchon est devenu en quelques mois le repère de tous les cadres du quartier. Ces derniers ne s’y sont pas trompés. Le Tire Bouchon est une excellente adresse tenue d’une main de maitre par sa patronne, Karine, au charme et à la gentillesse désopilants.

Le cadre. Un micro bistrot disposant d’une petite dizaine de tables. Ce mouchoir de poche s’inspire de l’atmosphère cosy des boudoirs, jouant les illusions entre vrais miroirs et faux décors de carton pâte dessinant des motifs de rideaux en velours rouge. La scène de théâtre est désormais plantée, complétée par un subtil éclairage tamisé.

Les plats. Des salades gargantuesques proposant crevettes, avocats, jambon de pays ou encore crottins de chèvre (comptez 15-16 €). Le tout accompagné d’un délicieux vinaigre de Modène. Pour les plus gourmands, des plats classiques viennent compléter la carte (environ 20 €).

Les desserts. La forme parfois ingrate et imparfaite des desserts est finalement rassurante; ils sont à coup sûr faits maison. Et au palais, le client ne s’y trompe pas. Les mi-cuits, cafés gourmands et autres tartes jouent la simplicité du bon goût (8-10 €).

Le service. Karine s’affaire en cuisine, tandis que le cuistot envoie les plats de son sous-sol à l’aide d’un monte-charge. Le service est parfaitement rodé.

Faut-il y aller ? Bien évidemment, la question ne se pose même pas.

Le Tire-Bouchon, 40 rue de Berri, Paris 8

ouvert uniquement en semaine, midi et soir

Critique : Baroche. Rue de Ponthieu. Bonne surprise.

Critique : Baroche. Rue de Ponthieu. Bonne surprise. dans Restaurants baroche

Baroche a tout l’air d’un concept marketé : bistronomie au rez-de-chaussée, bar à tapas au niveau du comptoir et embourgeoisement gastronomique à l’étage. Le quartier, la déco et la carte rappelant les livres de recettes des années 20 confortent notre inquiétude.

Pourtant, Baroche est une excellente adresse dans un quartier qui en manque cruellement. Pas d’entourloupe, le client est ici pour déguster une cuisine française classique revisitée à la sauce moderne. Au programme, des plats aux prix tout à faits raisonnables (16-20 €) et une carte peu démonstrative qui préfère proposer quelques plats réussis plutôt qu’un palimpseste bavard. Hampe de bœuf (16 €), joues de cochons confites à la bordelaise (16 €), filet de lieu aux asperges vertes (19 €) ou encore noix de Saint-Jacques rôties au lard fumé (19 €).

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La dégustation. Les salades à 14€ sont copieuses et équilibrés avec des produits de qualité. Le filet de lieu est bien travaillé, la hampe de bœuf profite d’une cuisson parfaite pour parfaire le palet. Les desserts poursuivent sur le même ton : café gourmand à prix juste (6,5 €) et tarte meringuée du jour délicieuse quoiqu’un peu trop sucrée.

Les vins. Baroche propose une excellente carte des vins dont une bonne bouteille de Morgon-Charmes à 22€. Les prix ne sonnent pas le lâché de guillotine et même le champagne Ruinart s’affiche à prix doux (14 €).

Faut-il y aller ? Diner dans un cadre élégant et moderne tout en dégustant une cuisine sans fausse note à prix justes : difficile d’en demander plus dans le quartier Champs-Elysées.

Baroche, 101 rue de la Boétie, Paris 8

Critique : Louchebem, le temple de la viande. Les Halles.

Critique : Louchebem, le temple de la viande. Les Halles. dans Restaurants louchebem-1

C’est dans un décor de boucherie, que le restaurant Louchebem accueille depuis des lustres ses clients carnivores. Les halles Baltard ont peut-être été rasées, mais l’ambiance parigote demeure intacte : des serveurs à la gouaille inattendue, des plats de viandes qui virevoltent aux quatre coins de la salle et une déco gentiment rustique viennent planter le décor de ce restaurant parisien.

La carte. Nous sommes bien loin de l’illustre Carré des Merdeux, avec de belles pièces de viande qui se facturent à prix forts : Pavé des Halles à 23,9 €, filet de bœuf à 25,9 €, bœuf bourguignon à 18,9 € ou encore l’assiette rôtisseur à 22,9 €.

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Les quantités sont calibrées pour satisfaire les appétits sauvages : de belles pièces de viande viennent remplir le gosier criant famine des bons vivants. La cuisson des viandes est nette, les sauces sont réalisées maison (béarnaise, poivre et échalote). Les accompagnements ne sont pas en reste : haricots et pommes de terre rissolées viennent compléter le paysage de cette gastronomie typiquement française.

Les desserts. Une carte très classique proposant les éternelles profiteroles au chocolat, omelettes norvégiennes, babas au rhum ou encore tartes Tatin. Les profiteroles sont délicieuses (8,9 €), la poire Belle Hélène (7,9 €) s’exhibe fièrement avec un enrobage de chocolat rappelant étrangement la publicité Nestlé et sa musique jazzy.

Les flacons. Pas vraiment donnés mais le Mouton Cadet à 24,90 € accompagna avec brio ce repas de nababs.

Faut-il y aller ? Une institution qui reste fidèle a sa réputation, cela tient du miracle, alors courez-y !

Le Louchebem, 31 rue Berger, Paris 1

Critique : Rooftop Pullmann – 180 Only.

Critique : Rooftop Pullmann - 180 Only. dans Bars & Cafés pullman-tour-eiffel-180-only-1

Après une ouverture timide, le bar/restaurant éphémère de l’hôtel Pullmann commence à faire parler de lui. Le concept surfe sur la mode de l’éphémère en s’installant au 10ème et dernier étage de l’hôtel jusqu’au 7 juillet 2013. 180, comme 180 jours d’ouverture prévus du 7 janvier au 7 juillet. Le restaurant sera ensuite transformé en salle de séminaires avec création d’un toit-verrière.

En attendant, vous pouvez profiter d’une vue remarquable sur la Tour Eiffel bien qu’un peu encaissée. Aux beaux jours, le balcon filant permettra à quelques chanceux de jouir de cette vue si singulière.

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L’endroit. Un bar proposant des cocktails à 18 € qui se dégustent sur le devant de la scène et un restaurant légèrement en retrait qui propose une carte assez ennuyeuse. Le lieu manque terriblement de chaleur et ressemble à tous ces hôtels Accor qui souffrent du syndrome du « hall d’aéroport ». Le mobilier est cheap, l’endroit n’est pas vraiment cosy, mais l’hôtel veut jouer dans la cour des grands.

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La cuisine. Des plats entre 20 et 36 €, des tapas très copieux à 26 € et une carte de snacking des plus classiques (salade césar, cheeseburger, steak tartare, club sandwich entre 18 et 21 €). La cuisine sent bon l’assemblage de produits Sodexo, dommage. Pourtant le service, endimanché et empoté, semble vouloir rendre le lieu « trendy ».

Côté desserts (13 €), on aurait aimé plus de saveur et d’originalité.

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Faut-il y aller ? La vue panoramique a ses raisons que le cœur n’a pas.

180 Only, 22 rue Jean Rey, Paris 15

Critique : Chez Boris, repère carnassier. Steakhouse Paris 8.

Critique : Chez Boris, repère carnassier. Steakhouse Paris 8. dans Coups de coeur chez-boris-1

Récemment encensé par le Figaroscope dans sa chronique sur les nouveaux repères carnassiers, Chez Boris fait déjà figure d’institution dans le QCA Parisien. Le restaurant nourrit des palanquées de cols blancs venus boustifailler entre midi et deux avant de revenir dans leur bureau, roupiller de leur festin de nabab.

Le cadre. Moderne, avec son cadre élégant nacré de briques noires et de tables rouge sang. Lumière tamisée plantant un décor de steakhouse digne de Londres ou de New York. Quelques tableaux de belles vaches laitières viennent vous rire au nez.

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Les plats. Des pièces du boucher, merlans, araignées et autres surprises viennent satisfaire l’appétit des bons vivants (entre 17 et 30 €). Les plats sont servis avec d’excellentes frites fraiches au blanc d’œuf et salade. La sauce béarnaise, bien qu’en supplément, est à se damner d’admiration. Si la faim vous en laisse encore le choix, n’hésitez pas à tester la carte des desserts (8 à 10 €). Le café gourmand peut s’avérer être un bon compromis, avec ses trois desserts et sa cuillère à café … en chocolat.

Faut-il y aller ? Naturellement, une adresse pareille dans un quartier habitué des salades de quinoas et autres nourritures d’oiseaux, relève de l’inespéré.

Chez Boris, 129 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8

 

 

Critique : Le Mood Champs-Elysées.

Critique : Le Mood Champs-Elysées. dans Branché le-mood-1

Parmi la jungle des promotions proposées par le site de réservation en ligne La Fourchette, il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. La technique demande de la dextérité, surtout quand l’offre est aussi abondante qu’un jour de soldes chez Primark.

Dernière pioche en date : Le Mood. Situé dans un immeuble à l’angle de l’Avenue des Champs-Elysées et de la rue Washington, le restaurant-lounge fait partie de ces lieux hybrides qui sont tout et rien à la fois : boite de nuit au sous-sol, bar au rez-de-chaussée, restaurant à l’étage. A trop vouloir s’éparpiller, on finit par exploser en plein vol.

Le restaurant. Atmosphère un brin clinique dans cet écrin de design et de déco archi revue qui relègue rapidement la salle à un showroom Conforama avec ses lampions d’inspiration vaguement asiatiques et ses posters marouflés aux murs. Ce soir-là, le restaurant peinait à se remplir et les heureux détenteurs de la promotion La Fourchette ne suffirent pas à rendre la soirée folichonne.

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La carte. Une carte très orientée « world cuisine », ennuyeuse et résolument « années 2000″. La carte se morfond dans une banalité déguisée, à des prix wahou (pas de plats avant 28 €). Au menu, cœur de rumsteak, filet de bœuf sauce foie gras, émincée de volaille marinée façon thaï, canard laqué au miel ou encore mi cuit de thon nouilles chinoises.

Les plats. La côte de veau était peut être correcte, mais elle ne faisait pas sursauter les papilles. Les pommes grenailles assuraient le service de représentation minimum. Quant au canard laqué au miel, légumes sautés au wok, riz gluant : transparent, les saveurs étaient au point mort.

Les desserts. De même acabit, tout a fait correct mais extrêmement banals.

Faut-il y aller ? Le Mood prouve bel et bien que la « branchitude » ne s’apprend pas. Tandis que cette sauce prendrait à coup sûr chez Costes, où le client se sentirait rapidement entrainé dans le rythme du service, ici, on s’ennuie comme des rats morts prêts à piquer du nez au fond de son assiette. Heureusement, l’addition salée est sommée de nous réveiller !

Le Mood, 114 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8

Critique : Le Safran, Hôtel du Collectionneur (ex Hilton Arc de Triomphe).

Critique : Le Safran, Hôtel du Collectionneur (ex Hilton Arc de Triomphe). dans Luxe le-safran-1

Le quartier Monceau est souvent, à tort, délaissé par les parisiens. Principalement résidentiel, le district regorge pourtant de bonnes adresses méconnues installées dans un no man’s land apparent. Le Safran de l’Hôtel du Collectionneur en fait partie.

Le restaurant est situé au sein de l’ex-hôtel Hilton et de sa superbe architecture Art Déco. A la belle saison, l’établissement offre une terrasse idyllique sous les doux rayons du soleil.

Le cadre. Après avoir franchi le lobby monumental de l’hôtel, on découvre un boudoir suranné avec son éclairage « entre chien et loup », ses moquettes épaisses et ses tables espacées. La clientèle est étonnement chic à une époque où les gens semblent oublier les règles les plus élémentaires de bienséance vestimentaire.

le-sagran-2 tag3 dans RestaurantsLa carte. Entrées à 20 € environ, puis plats à 30-40 € (lotte, coquilles Saint-Jacques, pièces du boucher, t-bones ou encore tartare de bœuf). La carte surfe sur la mode pompeuse des grands restaurants qui affichent leurs plats par nom de produit : la lotte, le veau, la poire, la fraise etc.

Nous jetons notre dévolu sur la lotte et sur la pièce du boucher qui fut ce jour-là une belle entrecôte. Avant de débuter le spectacle, une mise en bouche vient jouer le prélude en proposant quelques bouchées de foie gras servies avec du pain de campagne excellent.

Les plats. La lotte est excellente ; le poisson fondant est servi sur un lit de potiron et une émulsion de sauce blanche. On regrettera cependant les portions un peu chiches. Quant à l’entrecôte, la viande fut excellente, servie avec des sauces béarnaise et poivre faites maison.

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Les desserts. Pour conclure ce repas digne d’un resto étoilé, le dessert vient réclamer les applaudissements (14 €). La composition au chocolat avec de délicieuses boules au chocolat était enrobée d’une mousse cacaotée au lait, le tout déposé sur une tranche de nougatine et décoré d’une lamelle de chocolat aux noisettes.

Faut-il y aller ? Inutile de venir diner au Safran pour boustifailler sans chichi. Au contraire, la table est parfaite pour un repas d’affaires ou pour ceux qui souhaitent se laisser bercer par la douce musique des plats savamment mijotés.

Le Safran, 51-57 rue de Courcelles, Paris 8

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