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Critique : Pierre Hermé, le pâtissier climatisé aux délicieux gâteaux. Bonaparte Saint-Germain.

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Continuons notre road trip des pâtisseries cliniques, déjà évoquées dans mes articles sur la Pâtisserie des Rêves et Hugo & Victor. La recette du succès est toujours la même : des pâtisseries élevées au rang de bijoux précieux, des intitulés verbeux et pompeux servis dans des lieux frigorifiés sans odeur ni âme, et des prix « Palace ». La tétraplégie gustative et olfactive est de retour ! Aujourd’hui direction le précurseur de cette nouvelle génération de pâtisserie : j’ai nommé Pierre Hermé. La devanture joue déjà le marketing à fond les ballons avec une typographie bien étudiée : écriture symétrique, « Paris » écrit en 2ème ligne et « Hermé » jouant l’ambigüité avec la célèbre marque de sellier.

Les desserts sont graphiques, très maniérés et exempts de toute spontanéité. Les titres sont ronflants : macarons infiniment chocolat, tartelette infiniment citron … et concept infiniment abscond.

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Les prix. Dans la veine des Lenotre, Ladurée ou la Pâtisserie des Rêves : comptez 6,5 à 8 € pour une pâtisserie, 1,95 € pour le petit macaron, 4,5 € pour le grand. Les macarons se déclinent en plusieurs parfums : des plus classiques chocolat, beurre salé au plus dérangeant asperges & huile de noisette.

Notre choix. Une tarte vanille et un Ispahan. De retour à la maison, le test de la fourchette s’apprête à rendre son verdict. La tarte vanille est sans conteste réussie, avec une pate sablée excellente. Le dessert ne s’émancipe pas des carcans de la cuisine, mais il est honorable.

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Quant à l’Ispahan, il s’agit d’un macaron framboise garni de framboises entières et d’une crème pâtissière. La génoise est croquante, mais les framboises semblent avoir fait un long séjour au congélateur, elles dégorgent à grandes eaux.
Le dessert est doucereux, presque comme un bonbon tournant vers le roudoudou. La pâtisserie est un peu trop sucrée mais j’adhère parfaitement à ce genre de gâteau débitant docilement ses calories.
Pour ce qui est de la prise de risque et de l’inventivité, je n’en vois pas vraiment l’aboutissement. Des pâtisseries aussi sucrées rappellent celles des années 50. Je ne me plaindrais pas. Au contraire, j’aime ce genre de pâtisserie et Pierre Hermé propose de bien belles et bonnes douceurs.
Mais ces pâtisseries annoncées comme brisant tous les codes de la pâtisserie traditionnelle s’enferment finalement dans un schéma terriblement conventionnel.

Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, Paris 6ème

Critique : Fumoir, formule Tea Time. Saint-Germain l’Auxerrois, Louvre et terrasse.

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Le Fumoir fait partie de mes adresses préférées. J’aime particulièrement son atmosphère chiadée et cosmopolite. Du petit noir réveillant une gueule enfarinée jusqu’au cocktail de fin de soirée, le Fumoir est l’adresse idéale pour basculer sereinement de la Rive Droite jusqu’aux charmes de la « Left Bank ». A l’heure du tea time, le Fumoir propose une belle formule proposant une boisson et une pâtisserie de bonne facture.

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Le Tea Time (9 €). Côté boisson, je ne saurais trop vous conseiller le thé glacé à la menthe fraiche ou encore le café glacé légèrement sucré et frappé avec tonicité.

Pour accompagner ces breuvages, inutile de tergiverser : tous les desserts sont délicieux. La tarte tosca allie le croustillant d’une pâte nougatine/caramel avec le fondant d’une glace vanille jouant les nuances chaud/froid.

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Le gâteau à l’orange est moelleux, il me rappelle mes goûters d’enfance. La terrine au chocolat est malheureusement plus banale, même si la glace au mascarpone relève quelque peu le niveau. Enfin, la coupe de fraises parsemées d’un granité au rhum et cannelle est à se pâmer.

La formule Tea time du Fumoir est d’un rapport qualité/prix impressionnant pour un établissement installé dans un quartier so chic. Le Louvre et la rue de Rivoli ne sont qu’à quelques mètres de là, et la terrasse permet de profiter du charme de Saint-Germain l’Auxerrois.

Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral de Coligny, Paris 1er

Critique : Angelina Petit Trianon Versailles. Terrasse.

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Depuis quelques mois, le célèbre salon de thé Angelina s’ennuie rue de Rivoli. Enfermé dans son carcan routinier et sa prison dorée du 1er arrondissement, la maison mère a décidé de voir plus grand et de multiplier ses adresses. Sa nouvelle lubie : s’insinuer dans le cadre feutré des musées. En mai 2011, Angelina a ainsi ouvert un salon de thé/restaurant au 1er étage du Louvre, devant les appartements de Napoléon III, sur le balcon autrefois occupé par le Ministère des Finances.

Quelques mois plus tôt, Angelina s’était déjà offert Versailles. D’abord à l’intérieur même du château puis plus récemment devant le Petit Trianon. Et à la fin de l’année 2011, Angelina frappera encore une fois : il s’installera dans l’hôtel de Sully, appartenant à la RMN. La guerre des salons de thé est donc déclarée : Angelina remporte la 1ère manche contre Ladurée (également présent au château de Versailles mais ne proposant que de la vente à emporter) et Carette (avec sa 2ème adresse Place des Vosges).

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Angelina au Petit Trianon. Angelina installe durant les beaux jours une belle terrasse sous les arbres, devant le Petit Trianon. On se sert dans une dépendance du Trianon, puis on apporte son plateau dehors. On est loin ici du service minaudé de la rue de Rivoli, ronds de jambe et soubrettes obligatoires. Angelina s’initie au fast-food chic. Comme il n’y a pas de service à table, les prix ont légèrement été revus à la baisse. En témoigne la carte : sandwiches à 6 €, salades à 8 €, quiches à 10 €, desserts à 6-7 € et sodas à 3 €. Sans oublier une formule Déjeuner à 7,9 € comprenant un sandwich parisien, une eau minérale 50 cl et un mini-macaron au choix.

Le test. Belle surprise avec ce sandwich au chèvre avec pousses d’épinard et miel. Le pain frais est d’excellente qualité, les pousses d’épinard apportent une touche originale au chèvre. Le sandwich poulet crudités est du même acabit.

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Côté dessert, difficile de passer à côté du fameux Mont-Blanc. On est ici bien loin du  service ouaté de la rue de Rivoli. La pâtisserie est servie dans un écrin de plastique. Le pauvre s’insurge : « mais pourquoi n’ai-je pas le droit à une belle assiette en porcelaine ? »

Le choc est rude, les bouteilles d’Evian en plastique s’affichent sans complexe sur les tables, les bières en cannette cautionnent presque les pieds sur la table. Angelina, en entrant à la cour du Roi, a paradoxalement, perdu tout son chic. L’exercice était difficile, j’en conçois, mais ne nuit-il pas finalement à l’image de la marque ?

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Cette terrasse n’en reste pas moins très agréable, et permet de déjeuner tranquillement à l’ombre des arbres, avant de visiter le Domaine de Marie-Antoinette.

Angelina, Le Petit Trianon du Château de Versailles

Entrée en voiture à 5 €, à pied depuis le Boulevard de la Reine, comptez 25 minutes de marche

Abbaye de Royaumont : un havre de paix, salon de thé. Asnieres sur Oise.

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Les belles journées printanières sont l’occasion de découvrir les richesses de notre patrimoine. Aujourd’hui, en route pour l’abbaye de Royaumont, à une trentaine de kilomètres au Nord de Paris.

Située dans la commune d’Asnières-sur-Oise dans le Val d’Oise, Royaumont est la plus grande abbaye cistercienne d’Ile de France, construite entre 1228 et 1235, sous Louis IX.
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L’abbaye a connu de multiples péripéties : la destruction de son église abbatiale sous la Commune qui n’épargna qu’une curieuse tourelle, puis sa reconversion en filature de coton, sans oublier ses fastueuses soirées mondaines qui réunissaient toute la bourgeoisie parisienne.
Aujourd’hui, l’Abbaye abrite la Fondation du même nom, qui a pour but de promouvoir l’art sous toutes ses formes (en particulier le chant vocal).

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L’abbaye est peu connue des touristes, ce qui en fait un havre de paix qu’affectionnent particulièrement les habitants d’Asnières (l’entrée est gratuite pour eux). Le parc et ses canaux sont magnifiques, tout comme l’abbaye qui est dans un état de conservation remarquable. Pour ponctuer la visite, on peut se restaurer sous l’ombre des arbres, au café/salon de thé pour prendre une boisson et une pâtisserie.

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Le salon de thé. Les prix sont légers : expresso à 2 €, sodas et chocolat chaud à 3 €, café et chocolat viennois à 3,5 € et pâtisseries à 3,5 €. Les pâtisseries sont à peine plus chères qu’achetées en boulangerie, alors pourquoi se priver. Il faut faire son choix entre tartes au citron, Paris Brest ou encore mousses au chocolat.

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J’ai finalement pris un chocolat chaud accompagné d’une charlotte au chocolat.
Le chocolat épais était divin. Quant à la charlotte, elle était délicieuse même si elle ne remplissait pas tous les critères « techniques » d’une charlotte : elle fut plutôt une mousse au chocolat aux éclats de noisettes entourée de boudoirs.

Abbaye de Royaumont, Asnières-sur-Oise

Entrée 6 €

Critique : ArtCurial et sa nouvelle brasserie, Dassault, Rond-Point Champs-Elysées.

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La célèbre galerie ArtCurial siège depuis des années dans le magnifique hôtel particulier Dassault, à hauteur du Rond-Point des Champs Elysées. Outre de nombreuses expositions d’art contemporain, la galerie propose également de se restaurer dans sa brasserie installée sous la verrière attenante au bâtiment de style néoclassique.

Après plusieurs tentatives infructueuses, ArtCurial essaie encore une fois de transformer son médiocre restaurant en une étape incontournable de la scène parisienne. Pour cette tâche ardue, la décoration a cette fois-ci été confiée au couple Boissier-Gilles. Mais comme aurait pu le dire le patibulaire Rastapopoulos dans Tintin, « caramba, encore raté », et il n’aurait pas eu tort. Des stickers aux murs à la Valérie Damidot, un éclairage glacial, et un espace restreint avec une verrière encore mal exploitée. Il y a bien ça et là de la verdure et on perçoit toute l’intention de transformer cet espace en un véritable jardin d’hiver. Mais bon sang, ça manque cruellement de consistance, de chaleur et de confort !

En cuisine, l’équipe de la Villa s’est torturée l’esprit pour nous pondre une carte dans l’air du temps : clubs sandwiches et tartes à 16 €, ou encore salades et tartare de bœuf dans les mêmes prix. A l’heure du tea time, les thés et les sodas s’affichent à 6 € tandis que les pâtisseries venant du salon de thé Les deux Abeilles, sont à 10 €. Waouh ! Comment peut-on proposer des pâtisseries aussi chères ? Le salon de thé Les Deux abeilles est certes adorable, mais sa réputation ne s’étend guère au delà du 7ème arrondissement.

Finalement j’ai rebroussé chemin, la salle n’ayant pas réussi à captiver mon attention.

ArtCurial, 7 Rond-Point des Champs-Elysées, Paris 8ème

Critique : Ladurée rue Royale, macarons Madeleine, salon de thé.

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Il y a quelque chose que j’apprécie particulièrement chez Ladurée : sa constance. Et quand il s’agit d’évoquer le Ladurée Royale, il revient toujours le même leitmotiv : la constance de la médiocrité. La constance du service bâclé, de l’insolence au bout des lèvres des serveuses, et des gâteaux dont la qualité se situe trois étages en dessous de celle des autres boutiques Ladurée.

Il faut souvent s’armer de patience avant d’obtenir une table. La distinction entre queue pour la vente à emporter et queue pour le salon de thé est ambiguë. Ce joyeux fatras permet aux plus malins de passer devant tout le monde. Certes, le lieu connaît une grande affluence, mais vous verriez avec quelle incompétence sont gérées les tables de la salle, vous n’en reviendriez pas. Nous nous sommes allés à un jeu très divertissant : regarder la table voisine non desservie. L’addition trainant encore sur la table indiquait : éditée à 15h58. Cette fameuse table fut desservie à 16h38. Soit quarante précieuses minutes d’inoccupation, alors que les clients patientaient dans le froid avant d’obtenir une table.

Notre expérience. Calamiteuse, comme toujours. Lors de notre dernière visite, nous avions fait remarquer qu’il y avait des souris se promenant à l’étage, et la serveuse nous avait répondu avec toute sa faconde : « bah qu’es’c'qu’voulez qu’on y fasse, à Paris, y a des rats, c’est’à fait normal ». En effet, dans un salon de thé qui a fondé son image sur le luxe et le raffinement, la danse des souris aurait tort de nous effrayer.

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Mais aujourd’hui, pas de traces de petits mirlitons. Nous avons commandé un chocolat chaud (6,5 €) et un chocolat viennois (6,9 €) accompagnés d’un Paris Brest (6,8 €) et d’un assortiment de petits macarons (7,5 €). Le chocolat arrive froid. Même pas tiède, ce serait du luxe, juste parfaitement froid. Hum, un vrai régal ce chocolat viennois frigorifié, on pourrait le confondre avec un chocolat liégeois. Quant au gâteau, le Paris Brest est sûrement passé par Vichy pour y suivre une cure d’amaigrissement. Enfin la fraicheur des macarons indiquait qu’ils avaient certainement dû faire le pont du 11 novembre, tout comme nous.

Le service. La serveuse fait tomber la cuillère au sol, en faisant mine de l’ignorer. Deux choix s’offrent alors à moi : la pourchasser jusqu’en cuisine pour l’asséner de noms d’oiseaux. Ou alors, ramasser la cuillère avec flegme et la dépoussiérer. C’est ainsi que je me suis retrouvé à faire l’argenterie de Ladurée, un dimanche après-midi, rue Royale.

L’addition. Elle est apportée au bout de 5 minutes, pendant que nous maugréions de toutes ces mésaventures. Le service se fait de manière mécanique, avec un côté « sur place ou à emporter », style McCafé. Si l’addition fut rapide, le terminal bancaire mis des lustres avant d’arriver jusqu’à notre pauvre table.

Finalement, Ladurée Royale n’a pas d’autres ambitions que de satisfaire ces hordes de touristes venus suivre les recommandations de leur guide de voyage. Service à l’emporte-pièce, gâteaux limites frais, hygiène douteuse. Si les touristes se croyaient transporter à la cour du Roi en allant chez Ladurée, ils seront déçus de n’occuper que la place du manant.

Ladurée, 16 rue Royale, Paris 8ème

Critique : Art Macaron, salon de thé, boulevard Montparnasse.

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C’est dans cette ancienne pizzeria à la découpe, que Art Macaron a ouvert il y a plusieurs mois un nouveau salon de thé mettant à l’honneur ces chers macarons. Mathieu Mandard, jeune pâtissier passé par le Georges V, s’occupe de la conception des gâteaux. De son côté, Lydie Sharramagna s’affaire en salle et accueille ses clients avec un charmant accent méridional. La salle n’est pas très grande – tout juste une dizaine de tables – mais agréable et décorée avec des objets d’art contemporain.

La carte. Thés de la marque Forte à 5,5 €, sirops à l’eau à 2 €, gâteaux à 4,3 €, petits macarons à 1,5 € pièce. Nous avons testé les petits macarons aux pruneaux Armagnac, au whisky et à la vanille. Celui aux pruneaux Armagnac est une vraie réussite, les autres manquaient un peu de saveur.

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Quant aux pâtisseries, le gâteau au chocolat avec son croustillant praliné était tout à fait correct, mais là encore on aurait préféré plus d’intensité, de fourberie même. Idem, pour le pain canadien (un financier à l’amande).

Faut-il y aller ? Art Macaron est un salon de thé tout à fait recommandable. Les pâtisseries manquent encore un peu de caractère, mais l’ensemble est plaisant.

Art Macaron, 129 Boulevard Montparnasse, Paris 6ème

Brunch le dimanche

Nouveautés 2011 Paris : ouvertures hôtels, restaurants, musées. Ce qui vous attend.

L’année 2010 à peine terminée, les curieux se demandent déjà ce que Paris leur réserve pour l’année suivante. L’année 2010 a pourtant été riche en surprises : des magasins qui ouvrent dans des piscines (Hermès), des palaces made in China (Shangri-La) ou encore des karaokés qui s’installent dans des théâtres (Théâtre du Renard). On finit par se demander comment la capitale compte encore nous surprendre et nous en mettre plein les mirettes. Et bien voici un avant goût de ce qui vous attend en 2011.

Musées/Théâtres

  • Réouverture du Musée du Luxembourg (le 9 février 2011)

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Le Musée du Luxembourg avait brusquement fermé ses portes début Janvier 2010 à la suite d’un différend entre le Sénat, propriétaire des lieux, et la société privée SVO Art qui organisait pourtant des expositions parmi les plus rentables de Paris. Le Sénat a finalement délégué la gestion du musée à la RMN (Réunion des Musées Nationaux) et a confié à l’architecte japonais Shigeru Ban une rapide rénovation de la salle d’exposition. La réouverture du musée sera l’occasion de découvrir l’exposition « Cranach et son temps », du 9 Février 2011 au 23 Mai 2011.

Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris 6ème

  • Réouverture de la Gaité-lyrique (le 2 mars 2011)

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Après des années d’abandon, le théâtre de la Gaité lyrique va enfin renaitre de ses cendres et proposer un lieu dédié aux cultures numériques. Fermé depuis la fin des années 90, le théâtre avait été défiguré par la construction d’un parc d’attraction, le Planète Magique. La grande salle, qui pouvait accueillir jusqu’à 1500 personnes, ainsi que la fosse d’orchestre avaient été détruites.

Le parc, inventé par Jean Chalopin – créateur de l’Inspecteur Gadget et d’Ulysse 31 – était alors sûrement trop en avance sur son temps (Disneyland n’ouvra qu’en 1992). Le parc ne mit pas longtemps avant de faire faillite, et le théâtre fut laissé à l’abandon depuis. Après des années de tergiversations et de travaux, la Gaité Lyrique rouvrira finalement ses portes le 2 mars 2011 et proposera un auditorium, des expositions, des concerts et deux cafés.

Théâtre Gaité-Lyrique, 3 bis rue Papin, Paris 3ème

  • Monnaie de Paris: ouvertures d’un restaurant et d’un café (automne 2011)

La Monnaie de Paris s’est rendu compte de l’énorme potentiel que représentait son hôtel particulier, installé sur les bords de Seine. Le directeur a confié la rénovation de cet hôtel aux architectes Philippe Prost et Jean-Michel Wilmotte. Au menu : ouvertures de boutiques, création d’un jardin zen de 500 m2 et installation d’un café, le « Metal Café », au rez-de-chaussée. Et pour couronner le tout, le chef triple étoilé Guy Savoy déménagera son restaurant gastronomique du 17ème arrondissement au 1er étage de l’Hôtel de la Monnaie.

Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, Paris 6ème

Hôtels

  • Ouverture de l’Hôtel W Paris-Opéra (1 décembre 2011)

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La chaine d’hôtellerie américaine Starwood, déjà propriétaire des hôtels Sheraton, Westin, ou encore Le Méridien, inaugurera fin 2011 son premier hôtel W en France. Les hôtels W, créés en 1998, se caractérisent par leur design moderne et leur luxe : des boutiques-hôtels comme les appellent si bien les anglo-saxons, pour les distinguer des gros paquebots du luxe parfois impersonnels et froids. Pour l’occasion, l’hôtel W Paris a choisi de s’installer dans le quartier Opéra, dans le même immeuble haussmannien que l’Apple Store.

Hôtel W Paris-Opera, 12 rue Halévy, Paris 9ème

  • Ouverture de l’hôtel Mandarin Oriental (mai 2011)

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En 2011, Paris aura le privilège d’accueillir un nouveau palace : le Mandarin Oriental. L’hôtel appartenant à un groupe  asiatique, proposera 150 chambres, de nombreux bars et restaurants, ainsi qu’une piscine intérieure. L’hôtel, situé dans la très chic rue Saint-Honoré, prendra place dans un bel immeuble Art Déco ayant appartenu au Ministère de la Justice. Les travaux prévoient en outre la création d’un jardin intérieur. Le chef étoilé Thierry Marx officiera en cuisine dans l’un des restaurants de l’hôtel.

Mandarin Oriental, 247 rue Saint-Honoré, Paris 1er

  • Ouverture de l’hôtel design Hi Matic (mars 2011)

La designer Matali Crasset ouvrira un hôtel d’un nouveau genre dans le 11ème arrondissement de Paris, en mars 2011.

Hi Matic, rue de Charonne, Paris 11ème

  • Ouverture de l’hôtel Jules & Jim (printemps 2011)

Création d’un hôtel de 23 chambres, en plein cœur du Maris, dans un immeuble du XVIIIème siècle. Le mystère sur cet hôtel est savamment entretenu par ses propriétaires.

Hôtel Jules & Jim, 11 rue des Gravilliers, Paris 3ème

  • Ouverture de l’hôtel Buddha Bar (2e semestre 2011/1er semestre 2012)

L’annonce de l’ouverture d’un boutique-hôtel Buddha Bar ne date pas d’aujourd’hui, mais personne ne semble en savoir plus sur ce projet.

Buddha Bar Hotel, 4 rue d’Anjou, Paris 8ème 

  • Réouverture du Renaissance Le Parc Trocadéro Paris (20 mars 2011)

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L’hôtel Renaissance Le Parc, appartenant au groupe Marriott, s’offre une petite beauté méritée. Les chambres seront redécorées, tout comme la belle cour jusqu’à présent si mal exploitée.

Renaissance Le Parc, 55-57 Avenue Raymond Poincaré, Paris 16ème

Restaurants/Salons de thé

  • Ouverture d’un deuxième Al-Taglio dans le Marais (fin janvier 2011)

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Fini la cavalcade jusqu’au fin fond du 11ème. La célèbre pizzeria al taglio ouvrira fin janvier une annexe dans le Marais. Une occasion de (re)-découvrir les pizzas à la truffe et pommes de terre, les focacie au Nutella et le bon vin Anghelia, tout droit venu de Sardaigne.

Al Taglio, 27 rue de Saintonge, Paris 3ème

  • Ouverture du Phantom de l’Opéra (15 mai 2011)

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L’Opéra Garnier accueillera au 4ème trimestre 2011 une librairie-boutique ainsi qu’un restaurant sobrement appelé le « Phantom de l’Opéra ». Pour l’occasion, le chef lyonnais doublement étoilé Nicolas Le Bec, officiera en cuisine.

Opéra Garnier, Place de l’Opéra, Paris 1er

  • Réouverture de l’Orée du Bois – Porte Maillot (fin 2011)

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L’histoire de l’Orée du Bois pourrait faire l’objet d’un roman. Ancien restaurant et lieu branché, l’Orée du Bois fut dévasté par un incendie en 2001, dont les circonstances n’ont jamais été très claires.

Située route de la Porte des Sablons à la Porte Maillot, en lisière du Bois de Boulogne, l’adresse a rapidement intéressé de nombreux investisseurs. Ce fut finalement la société Boulogne Restauration, filiale du groupe Georges V Restauration (Buddha Bar, Barlotti, Barrio Latino) qui obtint en octobre 2001 une concession de la ville de Paris pour y établir deux restaurants.

Après de nombreux rebondissements judiciaires, l’Orée du Bois devrait rouvrir en 2011 après avoir été entièrement rasé et reconstruit. Il proposera deux restaurants : le premier de tendance asiatique, le second dans l’esprit traditionnel des brasseries.

Un premier projet avait été présenté en 2002 par le cabinet DWA-Plans Consultants. Mais le projet fut refusé car il ne s’intégrait pas suffisamment dans le cadre végétal du Bois de Boulogne.

En 2007, des rumeurs avaient enflé sur la possible construction d’un casino aux portes de Paris, sur l’emplacement de l’ancien Orée du Bois. Mais finalement, l’Orée du Bois restera bel et bien un restaurant. L’architecte français Jean-Michel Wilmotte a été choisi pour chapeauter le projet.

L’Orée du Bois, Porte Maillot, Paris 16ème

  • Ouverture d’un restaurant dans la Rotonde Ledoux – Villette (été 2011)

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Le quartier Stalingrad/Bassin de la Villette est en pleine mutation : création d’un cinéma MK2, réorganisation des bassins, ouverture de cafés (25° Est) etc. Même la Rotonde Ledoux, symbole de ce quartier, est en pleine réhabilitation depuis 2009. Cette Rotonde fait partie de l’ancienne enceinte des Fermiers Généraux, tout comme les rotondes du parc Monceau, de Denfert-Rochereau et des colonnes du Trône. La Rotonde fut occupée jusqu’en 2004 par la Commission du Vieux Paris qui a finalement déménagé dans un hôtel particulier de la rue Cadet. A partir de l’été 2011, la Rotonde de la Villette accueillera une salle de conférence ainsi qu’un restaurant dirigé par Gilles Choukroun.
Rotonde Ledoux, Stalingrad, Paris 19ème

  • Salon de thé Angelina, Hôtel de Sully (courant 2011)

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L’Hôtel de Sully, siège du Centre des Monuments Nationaux, accueillera un nouveau salon de thé Angelina dans son orangerie. L’orangerie, qui abritait autrefois la Direction administrative, financière et juridique, sera entièrement réaménagée pour pouvoir accueillir les touristes et parisiens pressés de déguster les célèbres Mont-Blanc et chocolat chaud de la rue de Rivoli.

Hôtel de Sully, 62 rue Saint-Antoine, Paris 4ème

  • Ouverture d’un restaurant dans le Parc de la Villette (2011)

Oliver Demarle (Le Secret, la Villa), soutenu par l’investisseur Addy Bakhtiar, ouvrira un restaurant tendance bio dans le parc de la Villette, au printemps 2011. Le restaurant donnera sur un jardin potager et proposera de déjeuner léger dans un cadre idyllique. L’aménagement du lieu a été confié aux architectes Gilles & Boissier.

Parc de la Villette, Paris 19ème

A Pari

  • Harmonisation et clarification de la signalétique des taxis parisiens (2011)

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Sous décision du Ministère de l’Intérieur, les taxis parisiens devront s’équiper avant le 30 décembre 2011 du nouveau système de repérage simplifié indiquant leur disponibilité. Lumière verte : le taxi est libre, lumière rouge : le taxi est occupé ou réservé. Cette nouvelle réglementation vise à faciliter le repérage des taxis disponibles.

  • Lancement d’Autolib (septembre 2011)

Forte de son succès, la Mairie de Paris a décidé d’adapter le système du Velib’ en proposant la location occasionnelle de voitures électriques en libre service. Le système proposera 3000 véhicules répartis sur 1000 stations à Paris et proches banlieues. Un système d’abonnement au jour, à la semaine ou à l’année permettra de louer un véhicule. Début des travaux de création des stations en Avril 2011, pour une mise en service prévue à la rentrée 2011.

Critique : Salon de thé Meurice, Le Dali.

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Le Meurice fait partie des plus beaux palaces parisiens. Récemment rénové, le salon de thé offre un cadre idéal pour s’adonner aux charmes du luxe. Fini l’ambiance jardin d’hiver poussiéreux avec ses tons vert pomme et sa belle verrière, et place à la splendeur du style Empire. Belles colonnades aux chapiteaux corinthiens, moquette beige et abat-jours plissés, tons noir laqué et doré dominants et disposition du mobilier suivant les diagonales imaginaires de la salle. Tout a été repensé par l’ami Starck et Ara Starck (vas-y que je te case ma fille). Comme quoi, le talent n’est pas forcément héréditaire. Comment a t’on pu recouvrir la belle verrière d’une telle verrue (à rayer) toile ?

Service. Une inhabituelle incompétence flottait dans les couloirs du palace. Vingt minutes après notre arrivée, toujours personne pour prendre notre commande, les deux pauvres serveuses courant en talons aiguilles aux quatre coins de la pièce. On n’était pas loin de la comédie de Boulevard. On s’attendait presque à voir la serveuse trébucher en s’empêtrant les pieds dans le tapis Starck, poussant des cris d’orfraies. Et la tarte meringuée lui échapper de son plateau argenté et qui aurait directement atterrit sur le visage pommadé d’une bourgeoise éructant « appelez-moi le directeur ».

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Nous n’aurons pas eu le droit à un tel spectacle, mais seulement au regard éberlué d’une serveuse s’étonnant lorsqu’on lui demande quelles sont les pâtisseries proposées. Nous n’aurions pas été dans ces lieux si prestigieux, la bougonne m’aurait sûrement répondu « bah mon p’tit vieux, t’as qu’à te lever et regarder tout seul, tu crois quand même pas que je vais t’amener la desserte à gâteaux ».

La carte. C’est tout le paradoxe de Paris. Les desserts sont à 12 €, en cherchant bien on peut même dégoter une quiche/salade à 15 €. Autrement dit, ce n’est pas plus cher que certains restos branchés de la capitale, le cadre palace en sus. Pour Noel, le salon de thé le Dali propose un beau buffet de pâtisseries de Noel, signé Camille Lesecq. Mais à loucher sur nos voisins, je ne pense pas que ce soit une très bonne affaire.

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Notre commande. Deux chocolats chauds accompagnés d’un gâteau noix et carotte (plus communément appelé carrot cake). Les chocolats (12 €) sont servis dans un mug, hum on se croirait chez Starbucks 5 étoiles. Celui à la cannelle est délicieux, l’autre à l’orange l’est un peu moins. Quant au carrot cake, on le sent intimidé par les lieux : tout en retenu, presque effacé, il ne risque pas de vous effriter le palais. Heureusement, il ne coûte « que » 5 €, une babiole dans le jargon palace.

Finalement, le Dali est un salon de thé aux prix encore abordables. Rien d’inoubliable certes, mais la salle Empire vaut vraiment le détour.

Le Meurice, Salon de thé Dali, 228 rue de Rivoli, Paris 1er

Réservation obligatoire

Critique : Hôtel Vendome, Place Vendôme, restaurant salon de thé.

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1 Place Vendôme. En voilà une belle adresse pour un hôtel fraichement rénové et placé sous le feu des projecteurs grâce à son nouveau restaurant dirigé par le chef Nicolas Rucheton.

Une fois le portillon franchi, il faut rejoindre le premier étage pour découvrir la salle tant adulée par toutes les fines bouches parisiennes. Voici un beau décor de bonbonnière, charmant sa clientèle élevée aux vestons Jacadi et jacquards Bonpoint dès sa plus tendre enfance. On frôle quasiment le too much avec une ambiance ouatée limite coton tige ponctuée de moquette couleur crème et de fauteuils en tweed imitation Chanel.

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Un dimanche d’octobre, à 17h. La salle était presque vide et les serveurs n’étaient sans doute pas prêts de s’occuper des quelques gougnafiers venus les importuner. Les tables du diner étaient déjà dressées. Seules deux ou trois étaient réservées aux enquiquineurs de première qui auraient voulu prendre un thé ou un gâteau.
La carte. Verres de vin à 9 €, boissons chaudes (cappuccino, thés et chocolat chaud) à 7 €. Tandis que le chocolat chaud nous éblouissait, les truffes au chocolat sorties du freezer nous ravivaient secrètement les gencives. Un délicieux moment chaud/froid nous rappelant de programmer notre prochain rendez-vous chez Monsieur Clou de Girofle.

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Trêve de plaisanterie. L’adresse est certes plaisante, mais elle s’enferme dans un conformisme assez effrayant. Le restaurant devient un lieu presque suranné. On en ressort avec un Spleen baudelairien, à se murmurer « Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, ou gît tout un fouillis de modes surannées ».

Hôtel 1 place Vendôme, 1 Place Vendôme, Paris 1er

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