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Critique : Salon de thé, Mamie Gâteaux, près Bon Marché. Excellents gâteaux et thés.

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En passant par la librairie Taschen – rue de Buci – j’ai découvert le livre « Taschen’s Paris : Hôtels, Restaurants & Shops ». La maison d’édition allemande pourtant spécialisée dans les beaux livres d’arts, d’architecture et de photographies propose dans ce recueil une belle sélection d’adresses où se délecter de la cuisine française. Les photos sur papier glacé font déjà saliver les curieux, et en particulier celles du salon de thé Mamie Gâteaux, rue du Cherche Midi.

Ni une, ni deux : samedi dernier, nous étions installés à l’une des tables de ce petit salon de thé, à deux pas du Bon Marché.

mamiegateaux3.jpgLa décoration à l’ancienne est particulièrement soignée avec des meubles chinés au fil de brocantes. Les réminiscences de notre enfance ne tardent pas à refaire surface. Un vieux poêle à chauffer d’un côté, puis une ligne de patères en bois sur lequel accrocher son manteau. De l’autre, des assiettes en porcelaine aux motifs floraux accrochées aux murs et une belle collection de bols en guise de frise délimitant la frontière entre murs et plafond. La comtoise a même été dépecée et fait dorénavant office de meuble de rangement où s’entassent torchons et serviettes. La petite salle accueille une dizaine de tables en bois avec des chaises d’église qui ont même conservé leur rangement pour le missel.

mamiegateaux2.jpgLa carte. Le comptoir au fond de la salle présente une belle sélection de gâteaux et de tartes. Le fondant au chocolat (5 €) est un pur délice, tout comme les brioches coupées en deux (4 €) et légèrement grillées, accompagnées de confiture et de beurre. Quant au thé « Pêches de vigne » (5 €), il vous embaume la bouche de ses saveurs sucrés, tel un bonbon fruité. Dès que j’ai le temps, j’y retourne !

Mamie Gâteaux, 70 rue du Cherche Midi, Paris 6ème

Petite restauration le midi

Ladurée : Nouveau macaron pain d’épices.

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L’heure d’hiver est venue perturber nos pendules, alors que des journées de plus en plus froides s’abattent sur la capitale, repoussant encore un peu plus les rares rayons de soleil. Pour ne pas céder à la neurasthénie, heureusement les pâtisseries ne son jamais à court d’idée et nous proposent de noyer notre chagrin dans de délicieux plaisirs sucrés.

Direction aujourd’hui Ladurée, pour goûter à leur nouveau petit macaron … au pain d’épices. Une coque fondante d’amande épicée garnie de crème de pain d’épices. Le biscuit rappelle des saveurs d’Outre-Rhin. On se voit déjà servi par une soubrette dans un salon de thé bavarois près de Neuschwanstein. Les effluves de miel et de cannelle vous titillant les narines, et le bon feu de bois réchauffant les menottes. Noël est à l’horizon !

Prix de la plénitude : 1,60 € pièce

Dans toutes les boutiques Ladurée

Critique : Royal Monceau réouverture avenue Hoche. Salon de thé.

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Évènement cette semaine sur la luxueuse avenue Hoche avec la réouverture lundi dernier du Royal Monceau. Après la très médiatisée « Démolition party » qui avait réuni les happy few parisiens dans une orgie destructrice, le Royal rouvre ses portes après des mois de rénovation.

Entre temps, le palace a été racheté par le groupe asiatique Rafles. Rafles est surtout connu pour son célèbre palace singapourien qui en réalité n’en est pas un. Lors d’un voyage dans cette ville il y a quelques années, j’avais été particulièrement déçu par cette attraction touristique attirant des milliers de badauds qui rentrent et sortent comme dans un moulin. Et le fameux cocktail Singapore Sling tant acclamé dans les guides touristiques n’était guère plus convaincant. Servi dans un bar où les clients jettent frénétiquement les coquilles de cacahuètes à même le sol et où les pigeons s’invitent volontiers à votre table, ce cocktail payé au prix fort n’avait pas une once d’alcool. Alors lorsqu’on a appris que le Royal Monceau allait passer sous le joug asiatique, les craintes se sont réveillées.

La carte. Prix standards de palaces : salade Caesar à 23 €, club sandwich à 22 €, cheeseburger à 35 €. Côté sucré : pâtisseries Pierre Hermé à 15 € et formule à 37 € « Tea time » proposant scones, confiture, pâtisseries et macarons accompagnés d’une boisson chaude. On remarquera déjà les coupes budgétaires de la maison qui s’épargne l’embauche d’un pâtissier et cède à la facilité en se fournissant chez un chocolatier renommé.
Côté boisson, prix très classiques : thés à 8 €, chocolat chaud Pierre Hermé à 7 € aux parfums originaux (banane, noix de coco, cannelle de Ceylan …) et café à 6 €.

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Le lieu. La rénovation de ce palace rappelle que ses volumes ne sont finalement pas si grands qu’ils en paraissent avec un lobby manquant cruellement de place. Le résultat est plaisant à l’œil mais la disposition du mobilier est mal conçue : les chaises ne sont pas assez espacées et les serveurs vous effleurent, caressent les lustres et manquent de faire chuter les soliflores.

La salle années 30 a pourtant retrouvé toute sa splendeur : plafonds voûtés, voilures couleur crème, lustres magnifiques et mobilier années 30 peu habituel pour un palace. Sans oublier le magnifique escalier en acajou et ses jeux de miroirs mettant en abîme les nombreux lustres de différentes tailles. Une sorte de palais des glaces version miniature.

Le verdict. Le chocolat chaud est servi dans une tasse qui vous fait de l’œil, il ne réussira pourtant pas à draguer votre palais. Le breuvage paraît très liquide lorsqu’il passe l’épreuve du « relevé vertical » de cuillère, mais est étrangement épais une fois en bouche. La cannelle se substitue bien vite à un arrière goût particulièrement âpre. Il m’a rappelé un ancien médoc à base de bleu de méthylène – le Colubleu – contre les maux de gorge. Quant au thé, les deux petites tasses que la théière eut du mal à remplir nous a rappelé combien Paris chérissait cette mode du « Détox - goût de foin ».

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Et les sandwiches ? 3 € pièce pour des fingers food bien loin des traditionnels sandwiches anglais. Le pain est trop sec, le tout manque de fondant, de moelleux et la garniture simpliste n’arrange rien. Au choix : œuf mimosa, saumon fumé, concombre fromage blanc et rosbeef moutarde anglaise. Vous hésitez ? N’en prenez aucun.

Service. Pas vraiment Palace avec une nonchalance à peine dissimulée. Certes, pas désagréable mais glacial comme cette fin de journée automnale.

Le Royal Monceau possède ainsi l’enveloppe d’un palace, le magnifique papier cadeau nécessaire à ce genre d’adresses. Mais, il lui manque encore le contenu. Laissons un peu de temps à cet hôtel pour s’affirmer et ne pas s’enfermer dans les carcans d’un palace qui ne vivrait que sur son nom et ses critiques élogieuses. On sera sûrement d’ici là abreuvé d’articles dithyrambiques dans les magazines et journaux, mais rassurons-nous la révolution des palaces ne fait que commencer avec plusieurs ouvertures prévues d’ici 2012. La concurrence s’annonce féroce !

Royal Monceau, 37 Avenue Hoche, Paris 8ème

Critique : La pâtisserie des rêves, la génération des pâtisseries cliniques.

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La nouvelle vague de la pâtisserie a quelque chose d’assez éffrayant : elle fait totalement abstraction de l’olfactif. La mise en scène est pourtant réussie : blanc immaculé, boutique coffret et gâteaux présentés sous cloche. Mais il manque quelque chose ; le parfum du chocolat, les effluves de gâteaux sortant du four, les réminiscences de l’enfance désormais révolue.
Ces pâtisseries que j’aime appeler « pâtisseries cliniques » fleurissent pourtant à Paris à vitesse éclair. Toutes sur le même ton, anesthésiées, et affichant bientôt la mention « Don’t touch » sur leurs gâteaux.


Le packaging est une belle réussite.
Le gâteau trône sur un socle en polystyrène épais et bloqué par des pics au sigle de la marque. Le socle est lui même posé délicatement dans une boite rose fuchsia, scellée au nom de la marque et de son logo. Et comme le jeu des poupées matriochka ne s’arrête pas là, la belle boite est elle-même placée dans un sac très chic.
De loin, on pourrait penser que vous sortez d’une boutique de luxe. La Pâtisserie des Rêves, c’est un peu le Bonpoint du gâteau, pour enfants gâtés des beaux quartiers, bercés par l’insouciance et la gourmandise. Il ne manque plus que les filles à chignons accompagnées de leur maman amenant leur chipie au salon de thé, après leur cour de solfège.

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Et les gâteaux dans tout ça ? Comptez 5 à 6 € pour un ticket d’entrée. L’éclair au chocolat à 5,40 €. En quelques mois, le petit boutchou a pris 0,60 € dans le ventre. Il fallait bien rentabiliser l’ouverturede la deuxième boutique dans le 16ème arrondissement. La présentation est superbe. Au nez, de bonnes effluves de chocolat et de cacao parcourent toute la pièce. Au goût : mousse très fine à la texture d’une émulsion ou d’une mousse chocolat légère plutôt que l’habituelle crème pâtissière. Histoire de se démarquer et de proposer un dessert somme toute originale, l’éclair est entouré d’une fine couche de chocolat. La pâte à choux est bonne mais manque de consistance. Finalement, l’éclair ressemble plutôt à une verrine une fois en bouche, il ne manque pas d’originalité mais est-il vraiment si bon ?

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La nouvelle boutique/salon de thé. Ouverte depuis quelques mois dans un immeuble de la rue de Longchamp, la boutique accueille une minuscule terrasse avec 4 tables en blanc immaculé entourés de tabourets aux coussins couleurs flashy. Je suis rentré par curiosité, mais l’endroit était si glacial que j’ai préféré profiter de la délicieuse terrasse du salon de thé/pâtisserie Carton juste en face.
Il faut dire que la concurrence est rude dans ce quartier avec les ancestraux salons de thé Carton et Béchu. Et ils ne sont sûrement pas prêts de perdre leur clientèle à mon humble avis.

La Pâtisserie des Rêves, 93 rue du Bac, Paris 7ème
et Salon de thé 111 rue de Longchamp, Paris 16ème

Critique : Angélina, l’empire du chocolat.

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Cela faisait une éternité que je n’avais pas mis les pieds dans cette vieille institution, cathédrale de la gourmandise et du plaisir sucré. Angelina, installée sous les arcades du 226 rue de Rivoli n’a rien perdu de sa fringante beauté. En témoigne la longue queue de touristes qui s’amassent sur le trottoir pour espérer goûter au duo chocolat/Montblanc. Car ici, le chocolat est bien plus qu’une boisson chaude, c’est devenu un mythe parisien.
Epais, onctueux, la cuillère hésite même à rester en position verticale. 6,90 € c’est le prix du prestige. Et histoire de faire des pieds de nez à son régime, on enchaine avec un tout aussi léger Mont Blanc. De la meringue, de la crème fouettée, et surtout de la crème de marrons entourant le rocher croustillant. Et comme si le prix était unique, le dessert est aussi à 6,90 €.
Au détour d’un regard, on s’aperçoit que le salon de thé a été brièvement retapé. Les tables donnant sur la rue de Rivoli ont été remplacées par l’étale de gâteaux, et l’ancien étale de gâteaux par … un vieux piano à queue.
Le sol en fines mosaïques fait toujours son effet, et le rachat récent d’Angelina par le groupe Bertrand n’a en rien entaché le prestige de ce lieu. Ouf !

Angelina, 226 rue de Rivoli, Paris 1er

Critique : Tea by thé, le Starbucks du thé au Palais Royal, Louvre.

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Début des années 2000, Starbucks Coffee ouvrait ses premières boutiques dans les quartiers les plus chics de la capitale. Une décennie plus tard, un français décide de s’inspirer de la célèbre marque américaine en remplaçant le café par des cocktails à base de thé. Le créateur, Patrick Derdérian, n’en est pas à son premier coup d’essai, puisqu’on lui doit entre autres les restaurants Oh Poivrier !, aujourd’hui en plein déclin.
L’idée est tellement simple qu’on a du mal à croire qu’elle n’ait jamais vraiment germée dans la tête de Starbucks et de Mac Café. Starbucks propose bien quelques frappucinos à base de thé, mais leur existence reste anecdotique.

Pourtant le thé est un ingrédient à très forte valeur ajoutée, et Patrick Derdérian l’a bien compris. La marge sur chaque cocktail est bien plus importante que celle de son homologue torréfacteur, pour un prix de vente pourtant relativement identique.

Pour sa première boutique, Tea by thé s’est offert une adresse prestigieuse en s’installant sous les colonnades de la Place du Palais Royal. Les touristes sortant du Louvre et désirant « admirer » – ou se moquer – des colonnes de Buren, ne peuvent échapper à la nouvelle enseigne. La place est certes très minérale, mais la terrasse fait illusion avec ses chaises en fonte d’alu et ses tables colorées couleur mauve. La salle intérieure joue la carte du design en proposant une déco chic mais un peu froide à base de gris et de violet.

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La carte. Des thés classiques et des cocktails chauds/glacés proposés en 3 tailles : 4,2 € pour le Small, 4,4 € pour le medium et 5 € pour le grand. Les thés sont préparés à l’aide de percolateurs, plus besoin d’attendre leur infusion. Voici ce que j’ai pu tester :
- Bubble thé : thé noir au lait mélangé à des perles de tapioca. Une idée directement copiée/collée du salon de thé Zenzoo pas très loin de la Comédie Française, qui propose cette boisson typiquement taïwanaise. Pourtant, la copie n’égale sûrement pas l’original.

- Le thé sangria : mélange de thé rouge, de jus d’orange, de limonade et de morceaux de fruits. Belle idée mais cocktail beaucoup trop sucré.

- Pina Colathé : thé noir, crème de coco, jus d’ananas et glace pilée. Les premières gorgées sont rafraichissantes, les suivantes sont écœurantes avec un cocktail là encore trop sucré.

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Et pour les gourmands, Tea by thé propose également toute une série de gâteaux et salades dans la mouvance bio/diététique : salade de lentilles, quinoa et pousses d’épinards (pourquoi se faire autant de mal ?) à 5,80 €. Côté sucré, muffins à 3 € et cupcakes Berko. Nous avons testé les mini-cupcakes à 2,30 €, ils sont carrément immangeables. La pâte n’est pas cuite, et la crème est un véritable étouffe-chrétien.

Le service. Mi-figue mi-raisin. Certains ont déjà pris leurs aises avec une désinvolture et une insolence assez remarquables, d’autres essaient de bien faire. Mais Tea by Thé est une belle copie de Starbucks, jusque dans ses défauts les plus agaçants : tables non débarrassées, terrasse à la limite de la propreté et clients obligés de faire le ménage à la place des employés.

Tea by thé est donc un beau concept attirant essentiellement une clientèle féminine. Les produits proposés sont originaux mais trop sucrés, et un vrai effort est à fournir dans la qualité des desserts.

Tea by thé, 2 Place du Palais Royal, Paris 1er

Critique : Salon de thé Carton, fraisier délicieux, 16ème, Victor Hugo.

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Le XVI-ème regorge de bonnes adresses méconnues. Il est l’un des arrondissements les plus grands de Paris et les adresses éparpillées sont parfois difficiles à trouver, surtout si l’on vadrouille à pieds. Parmi ces bonnes adresses, voici le salon de thé Carton à quelques encablures de la place Victor Hugo. Au programme, belle terrasse mi-ombre mi-soleil pour accueillir une clientèle d’habitués huppée. Le dimanche après-midi, voici l’archétype de la bourgeoisie parisienne partie en goguette. Famille au carré avec grand-mère en Chanel et petit-fils accompagné de sa fiancée habillée en pull marine. Pas une fausse note, la mélodie du bonheur profile à l’horizon.

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La carte. Café à 2,40 €, cappuccino à 3,60 € et sodas à 5 €. Comptez 5 € pour les pâtisseries consommées sur place. Le café n’a malheureusement rien d’extraordinaire mais les pâtisseries valent le détour.
Le fraisier (5,30 € sur place). A l’ancienne, vraiment délicieux. Des fraises goûteuses et une crème légère posée sur un lit de chocolat croustillant font de cette dégustation un moment exquis. En somme, une bonne planque où l’on resterait bien des heures à prolonger ses vacances et à prévoir les suivantes.

Salon de thé Carton, 150 avenue Victor-Hugo, Paris 16ème

Critique : Salon de thé, Les 2 Abeilles, rue Université, terrasse et pâtisseries.

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Où ? A deux pas du musée du Quai Branly, sur une petite terrasse de quelques tables. Le salon de thé « Les 2 cerisiers » est l’endroit idéal pour faire une pause, après la visite du musée Branly et ainsi éviter son affreuse cafet’. Ambiance vieille France et rustique pour un salon de thé essentiellement fréquenté par une belle clientèle féminine.

Quoi ? Pas de formule, mais une citronnade au gingembre excellente accompagnant
une bonne tarte aux pêches (8 euros). Thés à 5 euros.

Les plus. La terrasse, la table jardin et l’esprit « dinette ». La qualité des tartes.

Les moins. Les prix trop chers. Les 5 ou 6 tables dehors rapidement prises d’assaut.

Salon de thé « Les 2 abeilles », 189 rue de l’université, Paris 7ème

Critique : le Relais du Parc, Hôtel Renaissance. Grande cour terrasse.

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Vous êtes de ceux qui refusent que l’été s’arrête le 31 août ? Rejoignez-moi et partons
à la recherche de bonnes adresses où boire un verre, en terrasse ou en patio.
Aujourd’hui, direction l’Hôtel Renaissance, à quelques pas du Trocadéro.

L’hôtel jouit d’une belle et agréable cour, donnant sur plusieurs résidences coquettes hormis le bâtiment arrière que l’on découvre après avoir franchi le porche. Le centre de la cour est fleurie, mais des marquises en toile empêchent les rayons du soleil de passer. De beaux parasols blancs Unopiù en toile seraient bien plus chics.
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La carte. Le chocolat viennois est une excellente affaire. Pour 6 €, il vous est servi dans une grande chocolatière et permet
de vous resservir plusieurs fois. Mais le chocolat est un peu trop acqueux et les 6 petits sablés d’accompagnement ne sont pas bien cuits.
Le verre de vin est quant à lui correct, accompagné d’amuse-gueules japonais.

Le service. Une anthologie. Nous étions ce jour-là une dizaine à occuper 6 tables. Ce qui parait raisonnable l’est pourtant beaucoup moins pour le personnel.
Et voici le récit de nos aventures minute par minute :
17h25 : arrivée
17h35 : commande
17h45 : le serveur justifie l’attente : « la crème fouettée maison est en cours de préparation »
17h55 : les serveurs seraient-ils partis faire une sieste ?
17h57 : nous faisons savoir notre mécontentement
17h58 : nous sommes servis

Nous aurions eu le temps de prendre une chambre à l’hôtel pour faire une petite sieste.
Et s’il vous prend l’idée de diner au Renaissance, apportez votre plaid. Vue la lenteur du service, la nuit risque d’être longue
et le dessert vous fera sûrement office de petit-déjeuner.

Dommage, car si l’hôtel faisait un effort dans son service et dans sa décoration, l’adresse pourrait être une perle.

Le Relais du Parc, Hôtel Renaissance,55-57 Avenue Raymond Poincaré, Paris 16ème

cheeseburger 22 €, assortiment de glaces et sorbet 9€, salade de fruits 10€, moelleux chocolat et profiteroles 11 €
vin au verre 8 € environ, expresso 4 €, thé 4 €, chocolat viennois 6 €, cocktails 16 €

Critique : Jardin du Petit Palais, café au soleil.

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Pour parler dans le jargon abscond actuel, le temps est aux lieux « multimodaux ». Les lieux d’échanges deviennent multimodaux, la culture est multimodale, et la sottise … l’est parfois tout autant.
Le domaine de la restauration n’est pas épargné et joue parfois la carte de cette complexité. Les hôtels doivent impérativement avoir leur petit bar branché, le salon de thé doit également proposer une bibliothèque et le musée doit impérativement avoir … son restaurant. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est amplifié.

Exit la cafet’ du musée, on n’est pas ici pour fluncher, mais pour snacker chic.
Les exemples sont légions : le Saut du Loup au Arts Décoratifs, les Ombres au Quai Branly, le Mini-palais au Grand Palais, le George au Centre Pompidou … sans oublier le Jardin du Petit Palais installé comme son nom l’indique, dans le Petit Palais.
Joyau de l’architecture du XIXème siècle, le Petit Palais a longtemps été délaissé par les parisiens. Il faut dire qu’avant sa fermeture pour rénovation, le Musée n’était guère attirant. Pour climatiser l’espace et préserver ses œuvres, le musée s’enlaidit de stores et de faux plafonds filtrant la lumière et anéantissant la splendeur de cet édifice.
Mais après d’importants travaux de rénovation, le Musée a enfin retrouvé sa beauté d’antan : verrières et baies vitrées, péristyle ouvert et bain de lumière envahissant ce bâtiment conçu par l’architecte Charles Guirault.
Depuis 2006, le musée propose de se restaurer dans son nouveau café installé sous les arcades de la cour intérieure. L’atmosphère est paisible, face au bassin d’eau aménagé autour de palmiers et autres arbres exotiques.
La terrasse étant exposée plein soleil, les places sont vite prises d’assaut. Si bien que certains s’installent sur les marches même si les pancartes l’interdisent en théorie.
Il faut se servir soi-même à l’intérieur mais les prix sont corrects. Les plateaux et couverts ont un design soigné, très épuré et géométrique.
Assurément un endroit idéal pour prendre le petit-déjeuner ou un « goûter », un livre à la main et les lunettes de soleil à proximité.

La carte : extraits.
Sandwiches 4-6 € et club Sandwich 12 €
Salades 8 €, Tartare 10,60 €
Desserts (cheese cake, riz au lait, crumble, fontainebleau, brownie …) 4 €
Café 2,50 €, Thé 3,5 €, Sodas 3 €

Jardin du Petit Palais, 5 Avenue Dutuit, Paris 8ème
de 10h à 17h, accès au café gratuit

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