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Dossier : Les terrasses de l’été 2010.

Salons de thé

La pâtisserie des rêves de Longchamp

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Philippe Conticini fut l’un des premiers à bousculer les codes de la pâtisserie en élevant le gâteau au rang d’oeuvre d’art. Dans sa boutique, rue du Bac, les pâtisseries sont protégées par des cloches en verre qui les empêchent par la même occasion d’embaumer le magasin de délicieuses odeurs de crème, de chocolat ou encore de fruits. Sa boutique à l’ambiance un brin aseptisée n’en rencontre pas moins un succès incontestable.

D’ailleurs, Philippe Conticini a récemment inauguré une nouvelle adresse en plein coeur du très chic 16ème. Ambiance Alice au Pays des Merveilles, avec une petite terrasse d’une vingtaine de places et une formule pâtisserie + thé à 12 €.

111 rue de Longchamp, Paris 16ème

Métro : Rue de la Pompe ou Victor Hugo

Gelateria Alberto

Alberto est souvent présenté comme l’un des meilleurs glaciers de Paris.
A raison, car ses glaces servies en forme de pétales de roses sont tout simplement excellentes.
Alberto a même été désigné glacier officiel de l’opération politico-marketing Paris Plage.
Vous pourrez donc déguster l’une de ses glaces sur les berges de Seine, ou dans sa boutique, rue Mouffetard !

45 rue Mouffetard, Paris 5ème

Jardin intérieur du Mini Palais

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Un cadre idyllique pour boire un verre au soleil. Les prix sont raisonnables et on peut enchaîner par la visite gratuite du musée.

Sodas : 3 €

1 avenue Dutuit, Paris 8ème

Bars

Hôtel particulier Montmartre

Plus si particulier cet hôtel si l’on compte le nombre incalculable d’articles de journaux lui faisant éloge. L’hôtel particulier n’en reste pas moins une adresse originale à l’écart du vacarme de la ville. Pour entrer, il suffit de sonner et dire que vous venez pour boire un verre. Attention, les prix sont élevés pour le quartier.

Verre de vin 8 €, Cocktail 15 €

Pavillon D, 23 Avenue Junot, Paris 18ème

Hôtel Raphael

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On a beau connaître l’adresse par coeur, elle ne reste pas moins l’une des plus belles de Paris avec une vue imprenable sur la capitale et des prix aussi vertigineux que la hauteur de la terrasse.

Cocktails 23 €, sodas 20cl 7 €, boissons chaudes avant 18h 7 € (12 € après 18h)

17 Avenue Kléber, Paris 16ème

de 15h à 21h30

Apicius

Une envie d’hôtel particulier ? A défaut de vous offrir un charmant 1000 m^2 en plein coeur de Paris, l’Apicius est l’endroit idéal pour boire un verre dans un cadre prestigieux et dans le parc si le temps le permet, à quelques pas des Champs-Elysées.

Cocktails : 18 €

20 rue d’Artois, Paris 8ème
Fermé le samedi et le dimanche. fermeture annuelle en août
de 19h à 21h


Hôtel des grandes écoles

A deux pas de la place de la Contrescarpe, l’hôtel en retrait de la ville et de son agitation offre un cadre de paix idéal pour boire un verre, les pieds caressant le gazon fraîchement tondu. Lorsque le temps le permet, le petit-déjeuner continental à 9 € est servi à l’ombre des arbres.

75, Rue du Cardinal Lemoine, Paris 5ème

Restaurants

Terrasse du Kong

Le terriblement snob Kong en plein déclin de branchitude a décidé de réagir cet été, et inaugure sa nouvelle terrasse installée sous la verrière. Un décor d’intérieur pour un restaurant bel et bien en plein air.

Club sandwich 14 €, cheeseburger 17 €, desserts 10-14 €

1 rue du Pont Neuf, Paris 1er

Batofar

Jusqu’ici personne n’aurait eu l’idée d’aller au Batofar pour faire autre chose que d’y danser. Et pourtant le bateau ne chavire plus seulement sous l’effet de sa programmation musicale éclectique. Depuis quelques semaines, le Batofar offre une nouvelle terrasse sur le ponton de son bateau avec une formule à 19 € le midi comprenant le trio entrée/plat/dessert (25 € le soir).

Quai François Mauriac, Paris 13ème

Institut Goethe

Une adresse cachée où l’on peut manger tartes et salades sans se ruiner, installés sur la terrasse ensoleillée. Malheureusement, les horaires d’ouverture sont assez restreints : de 11h à 15h.

17 Avenue Iéna, Paris 16ème
réouverture le 15 Août 2010

Café Germain

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Un des derniers-nés de la dynastie Costes installé en plein coeur du quartier Saint-Germain-des-Prés. Si vous en avez l’occasion, demandez à être installé sur la micro-terrasse. Attention, seul les couples (d’amis ou d’amour) sont « autorisés » car cette micro-terrasse ne peut accueillir que des clients installés côte à côte. Cuisine de bonne facture et service correct.

Plats à la carte : 19 – 25 €

25 rue de Buci, Paris 6ème

Tir aux pigeons

Pour se sentir à la campagne sans sortir de Paris rien de tel que ce restaurant, ancien cercle privé et réservé à ses adhérents qui s’est ouvert depuis quelques années aux inconnus pour leur faire partager sa cuisine.

tartare à 16 €, filet de bar à 17 €, hamburger à 19 €, desserts à 11 €

Route de l’Etoile, Bois de Boulogne, Paris 16ème

Ralph’s chez Ralph Lauren

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La terrasse de l’été 2010, qui a fait du ramdam (on ne doit plus dire « buzz » paraît-il) dans tous les journaux culinaires, rubriques gastronomiques et blogs branchés. Prévoir une bonne dizaine de jours pour obtenir une table. Plats à la carte : 25 – 40 €

173 boulevard Saint-Germain, Paris 6ème

Critique : Ladurée Champs-Elysées, déco Garcia, macarons délicieux, luxe.

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Il est parfois bon de se prendre pour un touriste lambda. Se mêler à la foule anonyme et faire mine de découvrir les recommandations de son guide de voyage. On aurait presque envie de sortir la banane et le gros reflex numérique pour se faire passer pour un parfait quidam. Il ne reste plus qu’à prendre l’accent, et le tour est joué.

En parfait touriste, direction Ladurée sur les Champs-Elysées. La célèbre marque mondialement connue pour ses macarons a ouvert sa boutique des Champs en 1997. La décoration a été confiée au sempiternel Jacques Garcia. Le résultat est fort réussi. Préférez le premier étage plus intimiste avec ces 5 salons privés très cosy et luxueux. Même si la queue devant la boutique peut être décourageante, le turnover des clients est rapide, et l’attente jamais très longue.

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Dans un excès flagrant de gourmandise, nous avons commandé un Mont-blanc, un grand macaron framboise, un chocolat viennois et un thé. Le Mont-Blanc est légèrement en deçà de nos attentes,  moins réussi que chez Angelina et servi dans une vulgaire coupelle en plastique.  Mais le macaron framboise est toujours aussi excellent, est-il même nécessaire de le rappeler ?

Et quoi de mieux qu’un sublimissime chocolat viennois pour accompagner ces péchés gourmands, avec sa crème fouettée faite maison.

Un moment hors du temps, dans un cadre enchanteur.

Ladurée, 75 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème

Critique : Carette Place des Vosges, Marais, salon de thé sous arcades, et macarons.

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Le célèbre salon de thé de la place du Trocadéro largue les amarres et pose sa nouvelle boutique Place des Vosges. L’annonce de cette ouverture a suscité l’étonnement. Il faut dire que la Place des Vosges n’est pas forcément l’endroit où on aurait l’idée d’aller boire un verre, et encore moins pour y prendre un thé et des petits gâteaux.

A peine le lieu a-t-il ouvert, que l’adresse est déjà envahie par les touristes et parisiens branchés. La clientèle est très cosmopolite. A l’intérieur, la salle n’est pas très grande. Tout juste de quoi accueillir une bonne dizaine de tables et l’étalage de pâtisseries. Le mobilier rappelle celui de la maison mère à Trocadéro, et s’accorde plutôt bien à la salle en vieille pierre, et ses plafonds voûtés.

Dehors, la terrasse installée sous les arcades est prise d’assaut. Dans l’après-midi les rayons de soleil arrivent timidement à percer sous les arcades et n’illuminent que les tables les plus avancées sur le trottoir.

Les premier et deuxième rangs étant séparés par le trottoir, le ballet ininterrompu des passants devient vite lassant. On se croirait en voiture sur une route bordée d’arbres, avec un effet stroboscopique apporté par chaque arbre qui vous cache quelques instants le soleil.

Sans oublier les badauds qui vous frôlent à trois centimètres, prêts à s’asseoir sur vos genoux.

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La carte. Les prix sont les mêmes qu’à Trocadéro. J’ai repris la formule « A l’heure du thé », (cf. article de Décembre 2008 http://critikparis.unblog.fr/2008/12/01/critique-salon-de-the-carette-place-du-trocadero-chic-tres-xvieme-janson-de-sailly-et-tour-eiffel-a-proximite/), toujours à 12 €. Malheureusement, un dimanche après-midi : plus de forêt noire, plus de Paris Brest, plus d’Opéra … navrant. J’ai « dû » me rabattre sur l’assiette de 5 mini-macarons : chocolat, caramel au beurre salé, rose, framboise et coquelicot,  accompagné d’un café crème et d’un verre de Sancerre à 6 € environ.

Le verre de vin est correct et le crème vraiment excellent (leur café est très bon). Les macarons sont délicieux sauf celui au chocolat qui manque un peu de croustillant. Je garde tout de même une petite préférence pour les macarons de chez Ladurée, même si les parfums proposés par Carette sont originaux et ne font pas artificiels.

Carette Place des Vosges est donc une nouvelle adresse fort sympathique. Les macarons sont bons, légers et le café crème est excellent. Mais la gourmandise se paie avec une addition plutôt salée. Enfin la terrasse est un prétexte pour attirer les clients, mais elle aura du mal à rivaliser avec celle de la maison mère à Trocadéro.

Carette, 25 Place des Vosges, Paris 3ème

 

Critique : Café Stein, Strasbourg, à deux pas de la cathédrale.

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Une petite merveille que cette boutique étroite, coincée entre deux immeubles de la rue du Vieux Marché aux Poissons. A quelques pas de la cathédrale, le Stein est l’endroit idéal pour prendre son petit-déjeuner ou un thé.

L’adresse est à la fois pâtisserie et restaurant.  La salle du rez-de-chaussée très exigüe rappelle l’ambiance des oenothèques avec son bar en bois foncé et son mobilier branché. Au premier étage, quelques tables permettent de se reposer en jetant un coup d’oeil sur la rue très animée.

Le matin, prenez un crème à 2,60 €, accompagné d’un croissant à la strasbourgeoise légèrement sucré-glacé (0,95 €). Les parisiens seront surpris, le crème est excellent mais il ne faut pas s’attendre au crème de Paname. Au contraire, il s’agit plutôt d’un café normal servi avec un pot de crème. Leur orange pressée est également excellente, sucrée comme il faut. A l’heure du thé, leurs pâtisseries sont correctes (éclair au chocolat délicieux), mais leur cheese cake assez décevant.

Le patron est fort sympathique, au discours plein de verve. Lorsqu’un client lui demande si l’un de ses gâteaux est bon, il lui répond bien naturellement « non non, il est dégueulasse, personne n’en veut ! ».

Café Stein, 29 rue du Vieux Marché aux Poissons, Strasbourg

Critique : Salon de thé Dalloyau, place Edmond Rostand, Luxembourg.

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Cela faisait une éternité que je n’étais pas allé chez Dalloyau. A l’époque la déco devenait vieillissante, et les prix très élevés. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai redécouvert ce salon de thé samedi dernier.
Le rez-de-chaussée est consacré à la vente à emporter (traiteur et pâtisserie). C’est au premier étage que l’on découvre la partie salon de thé, avec une belle vue sur la place Edmon Rostand et le jardin du Luxembourg. Aujourd’hui les prix ne sont plus si affolants, ils sont dans l’air du temps, on n’y porte même plus attention.
Le célèbre Opéra est toujours aussi délicieux, mais le kouglof manque par contre de tendresse, un peu trop sec à notre goût. Le thé est quant à lui correct, et le sirop de melon … original plus que bon.

Je dois vous avouer que j’étais rentré chez Dalloyau avec une certaine appréhension. Presque la boule au ventre de peur d’être immensément déçu par un salon de thé que je n’aurai pas reconnu. Et pourtant rien n’a changé, les pâtisseries sont toujours aussi bonnes, et le service est adorable !


Dalloyau Luxembourg, 2 Place Edmon Rostand, Paris 6ème

Critique : Grand Café des Négociants, Lyon.

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Après plusieurs mois passés à Lyon, je commence à me faire un carnet d’adresses de restaurants et de bars qui s’étoffe au fur et à mesure de mes pérégrinations lyonnaises. Parmi mes découvertes, l’une d’entre elles que j’affectionne tout particulièrement : le Grand Café des Négociants, où l’on retrouve tout le charme d’un café parisien. A deux pas des Cordeliers, juste en face du Virgin Megastore, cette belle brasserie du début du siècle accueille une clientèle chic et branchée.

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L’intérieur est une pure merveille baroque : dans un style très second empire avec ses plafonds moulurés et peints, ses tentures colorées se marient parfaitement avec ses camaïeux de bordeaux. La salle avec ses grands rideaux et miroirs anciens rappelle les foyers de théâtres ou l’on vient prendre une coupe de champagne ou un verre de vin avant la reprise du spectacle.Le lieu est chaleureux et confortable. On peut s’installer dans l’un de ses fauteuils en velours marrons autour de tables en marbre et parler business comme le faisaient autrefois les diamantaires, soyeux et chevillards qui y menaient d’actives négociations (d’où le nom du café).

Le Café des Négociants s’apprécie à toute heure de la journée. Le matin pour prendre son petit-déjeuner ou encore à l’heure du thé pour commander leur fabuleux chocolat chaud à l’ancienne prisé de tous les habitués. Il est onctueux sans être écoeurant, appuyé par des arômes de cannelle qui viennent vous titiller les papilles. Le soir, le lieu se veut plus branché et accueille la jeunesse dorée locale.

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Une ambiance bien parisienne qui se paie au niveau des prix, eux aussi très parisiens. Comptez 5 € pour un soda, 7 € pour un chocolat chaud.A l’heure du repas, comptez 18 à 25 € pour un plat, 8 à 9 € pour les desserts. En semaine à midi, une formule à 17,90 € propose un plat et un dessert.

Grand Café des Négociants, 1 place Francisque Régaud, Lyon 2ème

7j/7, jusqu’à 3h du matin (un miracle à Lyon)
dernière prise de commande pour manger, à minuit

Critique : Brasserie Flore, Lille, un désastre.

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Sortons nos pertuisanes, dégainons nos hallebardes et parons pour un combat qui s’annonce épique : faire une critique de cette gargotte, le café Flore à Lille. Tout avait pourtant bien commencé. Il est 14h30, le rush de midi est passé et il devrait être facile de manger rapidement à cette heure-ci. La salle intérieure se veut cosy, ce n’est pas parfaitement réussi mais l’ensemble tient la route et le lieu est confortable.

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La carte. Une formule plat/dessert à 16,50 € (19,60 € avec une entrée), un tartare frites à 10,60 €, un onglet et un pavé de rumsteack à 12 €, des desserts à 4 ou 5 €.Les prix sont tout à fait raisonnables, voilà un bon point.Malheureusement la cuisine ne suit pas et les plats sont bien transparents. Le saumon est trop cuit avec une sauce béarnaise quelconque, quant au cabillaud accompagné de sa poêlée de légumes et pommes de terre, l’ensemble est assez fade. Mon onglet de boeuf ne s’en sort pas vraiment mieux avec une viande beaucoup trop filandreuse et qui n’a pas beaucoup de goût. Seul point positif la salade de lardons, tomates et fromage en entrée était réussie et bien assaisonnée.

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Enfin, les desserts n’ont rien d’extraordinaire eux non plus : le tiramisù de fruits est correct, mais la composition d’abricots accompagnée de sa glace n’a vraiment aucun intérêt. Les abricots sortent directement de la boîte de conserve Andros, ils crient au désespoir d’être mangé : « épargnez-nous, par pitié ! ». On devrait plus souvent écouter les recommandations des fruits lorsqu’ils nous parlent …

Le service. Parlons-en. Un service à rallonge qui se perd dans un marasme incontrôlé. Mais parlons plutôt de notre mésaventure, que nous aurions pu intituler « l’épisode de la gaufre maudite ». Nous sommes revenus au café de Flore le lendemain. Nous voulions aller chez Meert mais le dimanche, ils n’ouvrent pas avant 15h. Comme nous n’avions pas envie d’attendre 50 minutes sous le crachat lillois, nous nous sommes donc rabattus sur le Flore. Bien mal nous en a pris.

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Nous nous installons à 6 en terrasse après quelques réticences de la part du serveur qui estimait qu’il n’y avait plus de places disponibles alors que 13 tables restaient inoccupées. En réalité, le serveur préférait prétexter l’indisponibilité des tables plutôt que d’avoir à les débarrasser. Malin le bougre !
Finalement nos tables ne sont pas propres, nous finissons par faire le boulot à sa place en prenant les nappes, les roulant en boule et les jetant sur la table voisine. Nous ne savions pas où était la blanchisserie, sinon nous aurions pu les y porter.

30 minutes plus tard, les cartes arrivent ! Hourra ! Après avoir hélé, alpagué, attrapé au lasso le serveur, nous prenons enfin la commande : 5 gaufres dont 3 au chocolat/chantilly, une au chocolat et l’autre à la confiture, plus un café gourmand accompagné d’un coca et de 4 thés. Le serveur très sûr de lui ne prend pas de notes sur son calepin. Après tout il n’y a que les gugusses qui ont besoin de noter les commandes pour s’en rappeler, n’est-ce pas ?Mais qui voit-on 5 minutes plus tard ruer dans les brancards, l’air tout penaud comme s’il avait commis une bêtise ? Notre cher serveur qui avait oublié la moitié de notre commande. Un peu d’humilité de sa part n’aurait pas été du luxe.

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Puis un quart d’heure plus tard, le serveur revient nous annonçant froidement qu’il ne reste plus que 2 gaufres en cuisine et qu’il faut changer notre commande`après 1h10 d’attente. Foutage de gueule ? Nous troquons donc nos 3 autres gaufres contre des crêpes. Et les minutes continuent de défiler, jusqu’à ce que notre commande arrive enfin, 1h30 plus tard. Les gaufres sont lamentables, molles, réchauffées. La sauce chocolat est industrielle. Les crêpes ne s’en sortent guère mieux. La confiture est servie dans un pot individuel, la chantilly sort de la bombe. Et pour les thés, c’est le pompon. Une théière d’eau chaude pour 2 et bien sûr pas de sucre. Exaspéré, j’ai fini par me lever pour aller le chercher moi-même. Je suis tombé sur une serveuse qui me promettait de m’apporter mon sucre dans quelques instants, le temps qu’elle termine tranquillement sa conversation avec une autre serveuse. Ne l’entendant pas de cette oreille, j’ai dû vivement insister pour obtenir le sucre immédiatement, ne voulant pas encore attendre 1h de plus (nous lui avions déjà demandé une carafe d’eau et des verres, nous les attendons toujours). D’ailleurs les gens derrière nous et nos voisins de gauche semblaient tout aussi exaspérés que nous, la serveuse les ayant conscencieusement oubliés.

Il faudrait remettre les pendules à l’heure. On ne travaille pas dans la restauration quand on exécre les clients et qu’on a une mémoire digne d’un escargot agonisant. C’est comme une institutrice qui détesterait les enfants ou encore une sage-femme qui pousserait des cris d’orfraie à la simple vue d’un bébé.

Mais la plaisanterie ne s’est malheureusement pas arrêtée là. Lorsque le serveur est venu nous apporter notre commande, il nous a ordonné de payer immédiatement car il finissait son service. Nous avions attendu 1h30 pour avoir 3 pauvres crèpes, et ce seigneur exigeait le paiement à la seconde près. Je ne vous retranscrirai pas la suite de l’histoire, mais nous n’avons pas été très polis avec le monsieur. Parfois, il y a vraiment des claques qui se perdent …

Brasserie Flore, 11 Place Rihour, Lille
bouteille de Muscadet correct (14,50 €), café pas terrible 1,50 €

Critique : Ladurée au Printemps Haussmann, excellent salon de thé, macarons.

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Pour finir l’année en beauté, rien de mieux que de terminer par une critique élogieuse d’un salon de thé qu’on ne présente même plus : Ladurée. Installé au 1er étage du Printemps, entièrement restauré en même temps que les travaux de réaménagement du Grand Magasin, le salon de thé accueille ses clients dans un cadre luxueux et voluptueux.
Le service est adorable et attentif. Nous héritons d’une bonne place installés dans de confortables fauteuils. Il faut bien un tel accueil pour ne pas s’évanouir devant les prix de la carte. Comptez 7 ou 8 € les pâtisseries, 5 € le gros macaron, 7 € environ pour un thé ou un chocolat chaud.

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Nous commandons un thé et un café viennois accompagnés d’un Paris Brest et d’un macaron au chocolat.Tout est parfait : la crème du café viennois est faite maison, elle fond dans la bouche et se marie à la perfection avec le café corsé. Le thé a beaucoup de tenue en bouche, il est fruité et parfumé. Quant au dessert,on frise la perfection. Le macaron, doit-on encore le présenter, est excellent. Croquant à l’extérieur lorsque la bouche s’y aventure, puis fondant lorsqu’il percute le palais.Jamais écoeurant, toujours avec retenue. Le Paris Brest ne trahira pas lui non plus ce goûter. Sa pâte est croustillante, la crème pâtissière est légère et onctueuse.

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J’en viens presque à préférer cette adresse  à celle de la rue Bonaparte. Contrairement aux Ladurée Bonaparte et Champs-Elysées, la maison Ladurée ne part pas en terrain conquis,consciente de l’honneur que lui fait le Printemps en lui concédant une vitrine
si précieuse.
Le service s’en ressent, beaucoup moins hautain, tout en retenue et délicatesse, le client est accueilli comme un pacha et c’est après tout la seule chose qu’il demande !

Ladurée Printemps Haussmann, 62 boulevard Haussmann, Paris 9ème

Critique : Couvent des minimes, bar l’échiquier Hôtel Alliance, chic et luxe, Lille.

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Quoi de plus original que d’aller prendre un thé dans un couvent à l’architecture typiquement flamande ? Rassurez-vous, le missel et les bréviaires ne sont pas obligatoires pour rentrer dans cet ancien lieu de culte datant du XVIIème siècleet récemment transformé en hôtel 4 étoiles.

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Le lieu mélange le charme de l’ancien et du moderne. De belles pierres apparentes viennent se conjuguer à l’énorme charpente en métal soutenant l’immense verrière.
Certains trouveront que l’ensemble fait un peu Castorama avec des verrières qui ressemblent un peu trop à des Velux. Sans parler de l’escalier en colimaçon et le bar en plein milieu qui sont trop imposants et cassent les volumes de la cour intérieure. Heureusement, l’éclairage a été savamment étudié avec des jeux de lumière mettant en valeur avec brio ce lieu chargé d’histoire. Des palmiers et parasols viennent réchauffer le bar/restaurant pour leur rajouter une touche un peu plus « personnelle ».

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Le salon de thé. Installés dans de confortables canapés en cuir, nous commandons trois thés et un chocolat viennois. La carte des thés n’est pas très bavarde mais le thé au jasmin est vraiment excellent, accompagné de son gâteau au beurre salé Saint-Michel (4,20 €).Grosse déception par contre au niveau des pâtisseries. Ni tartes, ni gâteaux proposés. Seule une assiette de mignardises à 11 € que nous avons finalement prises.C’est bougrement cher pour 10 ou 12 mignardises de la taille d’un ipod Shuffle, accompagnées d’une coupelle de Fingers échouant lamentablement dans un océan
de Chantilly.

Si l’on fait abstraction d’une carte des desserts frôlant la vacuité absolue, le lieu mérite le détour ne serait-ce que pour prendre un thé et se réfugier d’un crachat automnal dont Lille a le secret.

Hôtel Alliance – Couvent des Minimes, 17 quai de Wault, Lille
coupe de champagne à 13 €, bouteille de Ruinart à 90 €

Critique : Zenzoo, le thé aux boules de tapioca, japonais, rue Cherubini.

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Les brasseries, les cafés, les bars … le parisien finit par se lasser de ces concepts éculés et usés jusqu’à la corde. Avide de nouveautés, c’est d’un pas décidé qu’il entreprend une étude approfondie sur internet, feuillette frénétiquement d’anciens Figaroscope, cherche avec assurance une adresse sur Cityvox dans la rubrique « insolite » et finit sur les blogs, épuisé d’avoir cherché l’originalité. Manger dans le noir, tituber sur une péniche, dans une jungle, déguster un tajine dans un riad, boire un verre dans un congélateur ou à 100 mètres d’altitude, se sniffer à l’oxygène… Paris ne manque pas d’audace et parfois même de ridicule.
Après moultes recherches je suis tombé la semaine dernière sur Zenzoo, un restaurant/salon de thé connu pour son thé servi avec des boules de tapioca. Ni une ni deux, je prends mes cliques et mes claques et nous allons testé de ce pas cette adresse.

En plein coeur du quartier japonais, près de la rue des Petits Champs et de l’épicerie japonaise Kioko, Zenzoo s’est installé dans un ancien bistrot de quartier.
La déco n’a d’ailleurs pas beaucoup changé ; le comptoir en zinc accueille toujours les clients qui viennent s’assoir dans cet endroit exigu sur des tabourets en bois.
Beaucoup de jeunes dans la salle, qui ont sans doute dû flairer la bonne affaire.
A droite de nous, quelques japonais … c’est bon signe.
Nous commandons deux thés. Un thé froid à la banane et l’autre chaud à la noix de coco (4,5 € le petit, 5,5 € le grand). Nous nous attardons sur la carte des desserts. Mousse au chocolat noir, panna cotta, cheese cake thé vert, gâteau au thé vert, bio cake au citron et abricot à 4,5 €. Rien de très japonais …

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Nous prenons finalement une formule thé + pâtisserie à 8,5 €. Commençons par les pâtisseries. Quel dommage de proposer une carte occidentalisée pour plaire à tout prix à notre palais français. J’aurai préféré prendre un de ces excellents desserts japonais tel un yokan comme chez Toraya, à base d’haricots rouges. Au lieu de ça, on se retrouve avec un cheese cake incipide et un bio cake sans goût. Je ne parle même pas de la dénomination « bio cake ». L’argument « bio » est trop souvent un raccourci, une paresse gastronomique qui permet de proposer un plat tout à fait quelconque tout en ayant la conscience tranquille.Passons au thé servi avec une paille. Boire une boisson chaude avec une paille n’est pas forcément très agréable. Les boules de tapioca ont la texture d’un litchi et un goût farineux. Le but étant de ne pas s’étouffer avec ces boules qui passent facilement dans la grande paille.

C’est très ludique, mais ce n’est pas vraiment ma tasse de thé si je puis dire. Je tiens tout de même à préciser que les thés en eux-mêmes sont très bons mais ressemblent plutôt à des laits de soja parfumés. Une expérience à tenter au moins une fois, ne serait-ce que pour l’originalité du concept.

Zenzoo, 2 rue Cherubini, Paris 2ème

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