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Critique : Revue Bonheur au Lido. Un accueil misérable, un spectacle grandiose.

 

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Cet après-midi je suis allé au kiosque théâtre à Montparnasse espérant trouver des places à – 50 %. J’étais parti pour voir Bharati au Palais des Congrès, mais le kiosque ne proposait pas de billets pour ce spectacle. Je me suis donc rabattu sur la revue du Lido à 48€ au lieu de 90€, à 23h30.

L’accueil. Le début de notre soirée a commencé sur les chapeaux de roue. Vous n’avez guère le choix, soit vous arrivez à la dernière minute et vous héritez des places les moins agréables de la salle, soit vous arrivez comme nous avec 40 minutes d’avance dans un froid polaire, à faire la queue debout et entassés. Déjà en payant 45 € c’est scandaleux, mais alors ne parlons pas des pauvres gens qui ont payé 90 € et qui font la queue comme s’ils allaient au ciné.

Aucun accueil, aucune information, pas de files séparant ceux qui ont déjà acheté leurs billets des autres, aucune indication sur les files pour les vestiaires … Certains passent devant tout le monde, il n’y a aucun contrôle, c’est la pagaille la plus complète. Vous n’avez plus qu’à compter sur la bonne foi des gens (naïveté, quand tu nous tiens). Ne déposez surtout pas vos manteaux au vestiaire, il parait qu’il faut plus d’un quart d’heure pour les récupérer. Foncez directement vers la salle de spectacle pour attraper les meilleures places.

La salle. Elle s’articule sur plusieurs niveaux. L’orchestre, pour accueillir les groupes nombreux. Le premier niveau pour les groupes plus petits, le deuxième pour les groupes de 6 et les accueils VIP de 2 à 4 personnes. Le 3ème pour les tables de 4, le 4ème pour les tables de 2, et enfin le dernier pour le bar avec des tabourets et un petit comptoir pour poser son verre (boissons non comprises).

La salle est impressionnante, particulièrement kitch avec ses lustres et candélabres en fausses pierres précieuses, ses velours rouge et pourpre façon cabaret … Les tables sont proches les unes des autres, on est collé à son voisin et si les banquettes circulaires sont agréables pour admirer la scène, les autres vous obligent à tourner la tête pendant tout le spectacle.

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La carte. Champagne de marque Lido … pas un grand cru, mais il est correct.

Le spectacle. Les lumières se baissent et soudain les candélabres s’escamotent dans le décor, les lustres se rétractent dans le plafond. La meneuse de revue arrive du haut de la scène dans un cocon de plumes se déplaçant sur un rail métallique accroché au plafond. Le spectacle peut commencer.
Les décors sont magnifiques, c’est kitschissime mais fort réussi, il y a du rythme, du pep, on ne s’ennuie jamais. Le spectacle alterne entre tableaux et numéros de cirque particulièrement réussis. Des artistes qu’on a déjà pu voir à la télé : un jeune joueur de diabolo d’une virtuosité exceptionnelle, un artiste qui fait des figures remarquables accroché à un drap blanc, deux hommes qui font des acrobaties extraordinaires, deux patineurs qui glissent sur une micro-patinoire …

Les décors sont fabuleux, la machinerie époustouflante : des filets d’eau, des parties de la scène qui tournent, d’autres qui descendent et font apparaître des bassins d’eaux avec fontaines, une vraie patinoire, un temple hindou de plusieurs mètres de haut, un faux éléphant plus vrai que nature …

Le tout sur fond de chansons particulièrement cucul la praline mais aux mélodies entêtantes. Seule la meneuse de revue chante avec un fort accent. Les paroles ne sont pas toujours compréhensibles en particulier la chanson sur la séance de shopping. C’est un peu dommage.

Un mini orchestre (saxophone, guitare, batterie) vient accompagner quelques chansons, mais la majeure partie du spectacle est sur bande son préenregistrée. C’est vraiment histoire de dire que le Lido possède encore un orchestre …

1h45 du matin, le spectacle est fini. Les touristes ressortent enchantés du spectacle et nous aussi. 48 € la revue avec une ½ bouteille de champagne, en voilà une belle affaire ! La qualité du spectacle nous a fait oublier la misérable organisation du début.

J’ai été agréablement surpris par cette revue « Bonheur », par le professionnalisme des danseuses et danseurs, et la machinerie impressionnante de ce spectacle. Je pensais cependant que le spectacle avait un côté plus « sexy » et « canaille ». En réalité le spectacle est très édulcoré pour pouvoir toucher un large public.

Revue Bonheur, durée 1h40

Lido, Avenue des Champs-Élysées, Paris 8ème.

Puisqu’il est interdit de prendre des photos pendant le spectacle,voici un extrait dégoté sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/k2WjWSMP1CBaB6hQSd

Exposition Rapa Nui, l’île de Paques à la fondation EDF, rue Récamier.

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Derniers jours pour profiter de l’exposition Rapa Nui à la fondation EDF, rue Récamier qui se termine le 1er Mars. Cette expo a l’énorme avantage d’être gratuite. Il n’y a certes pas grand-chose à voir mais les pièces prêtées par le musée du quai branly et quelques autres musées français permettent d’étoffer l’expo de quelques objets intéressants dont de magnifiques sculptures en bois. A l’entrée une copie d’un moai, célèbre statue symbole de l’ile de Pâques, est impressionnante.

La présentation de l’île et de sa civilisation est particulièrement complète. On y apprend également que Rapa Nui était autrefois boisée. Mais à la suite d’une longue période de sécheresse, l’île serait devenue ce qu’elle est aujourd’hui : de grandes étendues de terres brûlées sans aucun arbre à l’horizon.

En sortant de l’expo n’hésitez pas à jeter un coup d’œil au Square Récamier. Le voyage s’arrête ici, vous êtes revenus à Paris.

Fondation EDF, 6 rue Récamier, Paris 7ème.

Critique Mama Shelter : un restaurant catastrophique.

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Depuis quelques mois, le XXème arrondissement est le centre de tous les regards avec l’ouverture de Mama Shelter face à la Flèche d’Or. Il faut dire que ce quartier populaire n’était pas habitué à de tels cataclysmes. C’est ainsi que le tout Paris accourt comme si la sainte vierge était apparue sur les quais de la petite ceinture.

Avouons qu’il fallait une certaine audace pour installer un hôtel restaurant branché à l’autre bout de la capitale. Le pari semble réussi, puisque même un dimanche soir le restaurant était plein et la réservation nécessaire. Cela faisait des années que je n’étais pas venu dans ce quartier. A l’époque la Flèche d’Or était encore un café cracra, bien loin de l’actuelle salle de concert branchée.

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L’entrée de Mama Shelter est discrète voire impossible à trouver s’il n’y avait pas un vigile qui rodait à l’entrée. A peine entré, la déco signée Starck fait mouche. Plafonds noirs et graffitis au plafond avec phrases existentielles, grands rideaux pour cacher les baies vitrées et sol en béton ciré. Mais aussi écrans plats diffusant des photos de clients, fauteuils confortables, tabourets « tronc d’arbre » et canapés (trop) confortables pour dîner. Autant c’est agréable de pouvoir s’enfoncer dans un canapé dans un bar, autant pour manger ce n’est vraiment pas pratique. N’oublions pas non plus le baby-foot géant qui se joue à 4 minimum et les chaises d’école sûrement refourguées gratos par le conseil régional. Le tout sur fond de musique branchée.

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Le bar au milieu de la pièce délimite deux parties bien distinctes du restaurant. La première faite de tables individuelles et de canapés propices aux dîners entres amoureux. La deuxième avec des tables rustiques en bois comme dans les chalets pour assurer une certaine convivialité.

Les cocktails.

Ils sont à 12 €. Bien sûr pas de carte de cocktails après 3 mois d’ouverture.

Le mojito est noyé dans des glaçons, comme on dit sans alcool la fête est plus folle. Enfin, Le Old Kube est aussi mauvais qu’au Rival Deluxe. Le mélange menthe/gingembre n’a jamais fait bon ménage. Ne comptons pas sur le vin pour rattraper l’affaire, il est quelconque.

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Les plats.

Aucun intérêt et mal cuisinés. Un comble quand on sait que la cuisine est supervisée par un ancien chef 3 étoiles. Il ne doit pas souvent traîner dans les allées des cuisines. Cela ne l’empêche pas de changer sa carte tous les mois.

Quand on n’arrive même pas à maîtriser une carte d’une dizaine de plats, on se demande quel est l’intérêt de la changer tous les mois. Travail acharné triomphe de toutes les difficultés pourtant.
La carte est déjà sur les tables, pliée en 4 sur une feuille imprimée de motifs de nappe vichy. Chez Chartier ça passe, dans un resto branché c’est limite.

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La cocotte aux lentilles est servie dans une cocotte Staub. Sachez qu’ici tous les plats sont servis dans des cocottes Staub, ils ont dû les avoir au rabais. L’œuf mollet au milieu est parfaitement cuit, les lentilles correctes mais le plat est trop moutardé.

Les penne sont quant à elles beaucoup trop salées et la sauce est fade. Sans oublier la cuisson ratée, elles sont trop cuites. 14 € pour un plat de pâtes raté avec trois pâtes qui se battent en duel, il vaut mieux en rire.

Enfin, le filet de cabillaud accompagné d’une purée de pomme de terre n’est pas plus concluant. Trouvant la purée d’une fadeur extrême je me risque à la saler. Maladresse ! Je n’avais pas encore vu que le poisson et sa sauce étaient excessivement salés. Du coup le plat était immangeable. Dommage car le poisson était bien cuit et la sauce correcte.

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Quant au dessert, c’est le clou du spectacle. Nous avons pris la spécialité de la maison, le baba au rhum géant à partager. L’intitulé était vague et ne précisait pas pour combien de personnes il était destiné. 20 € tout de même.

Résultat, un énorme gâteau avec une couche épaisse de crème pâtissière. Le gâteau est sec, miséricorde ! Un baba au rhum doit arriver moelleux. Il n’y a plus alors qu’à rajouter du rhum pour qu’il devienne « spongieux ». Ici on aurait dit un pain perdu. La crème n’a aucun goût et le dessert est incroyablement écoeurant. Nous n’en n’avons même pas mangé la moitié.

Finissons sur une note positive.

La seule chose qui m’ait vraiment étonné dans cet endroit, c’est l’amabilité du personnel. Les petits jeunes essayent de bien faire, même s’ils sont encore loin d’être compétents. Du coup cela fend un peu le cœur de devoir descendre cette adresse. Pourtant, on en ressort tout patraque. Cette soirée nous aura coûté 113 € à 3, plus deux digedryl et trois tisanes pour digérer ce repas vraiment pas terrible. Pour le quartier et la qualité, c’est hors de prix. Encore une adresse modeuse qu’on oubliera bien vite. Sans rancune.

Mama Shelter, 109 rue Bagnolet, 20ème Paris

La Grande Roue de Lyon.

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Installée depuis le 1er décembre et jusqu’au 24 février 2009 sur la Place Bellecour, la Grande Roue de Lyon est un élément incontournable du paysage lyonnais. Du haut de ses 60 mètres, elle permet d’admirer la ville toute entière et ses monuments principaux comme Fourvière, le crayon ou encore l’opéra. Pour 6 euros tarif plein, 3 euros pour les enfants de moins de 10 ans, vous embarquerez pour 4 ou 5 tours. Une fois tout en haut, il ne fait pas bien chaud mais il est amusant de voir les gens sur la place se déplacer telles des fourmis.

La montée dans les nacelles est très bien organisée pour éviter de faire inutilement la queue et l’on vous met parapluies et sacs de côté. Faites cependant attention à ce que personne ne reparte avec vos affaires, elles ne sont pas vraiment surveillées.

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Dernier conseil, le tour de Grande Roue est plus agréable la nuit tombée !

La Grande Roue de Lyon, place Bellecour, Lyon 2ème.

 

 

Expostion Raoul Dufy, très réussie, jusqu’au 11 janvier 2009.

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Plus que quelques jours pour profiter de l’exposition très réussie « Raoul Dufy, Le Plaisir » au Palais de Tokyo.

Après Bonnard et Peter Doig le musée d’art moderne nous offre encore une de ces expos brillantes et riches dont il a le secret. On est bien loin de certaines expos maigrichonnes comme celles de l’Orangerie du Luxembourg.

La visite permet de suivre l’évolution artistique du peintre. D’abord sa période fortement inspirée de Cézanne, pour finir par ses dernières oeuvres datant des années 50 où l’artiste fut fasciné par les cargos.

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Les tableaux sont magnifiques, notamment celui avec ces grilles bleues qui contrastent formidablement avec la mer turquoise en arrière plan. On en oublierait presque en sortant que la gigantesque fresque La fée électricité est elle aussi signée du maître Dufy.

Exposition Raoul Dufy, jusqu’au 11 janvier 2009,

Palais de Tokyo, 13 Avenue du Président-Wilson, Paris 16ème.

tarif réduit : 5,50 €, plein tarif : 9€.

Marché de Noël à la Défense, aux Champs-Elysées et Grande Roue, place de la Concorde.


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Avant de fêter le réveillon, voici quelques images du marché de Noël de la Défense et des Champs-Élysées, ainsi que de la Grande Roue, Place de la Concorde.

Le marché de la Défense.

C’est l’un des plus grands de Paris. Comme tous ces marchés on y trouve une majorité de bibelots sans intérêt. On est bien loin des petits chalets de Salzburg vendant des produits artisanaux et locaux. Il faut dire qu’ici l’odeur du Kebab présente dans tout le marché et la musique Monoprix à toute berzingue ont remplacé celle du pain d’épices et des chants de Noël. De toute façon la multiplication grotesque de tous ces marchés n’a qu’un seul et unique objectif : faire marcher le commerce.

Seule consolation, on peut profiter de la distribution gratuite de Ferrero Rocher sous l’arbre de Noël érigé par la célèbre marque de chocolat.

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Le marché des Champs-Élysées et la Grande Roue.
Cette année la grande roue possède des cabines entièrement fermées comme London Eye, mais ici elles ne sont pas signées British Airways. Pour pouvoir admirer tout Paris, il vous faudra débourser 9 €. Courage.

Grande nouveauté de cette année, le marché qui s’étend de la Place de la Concorde au Rond- Point des Champs. On doit cette nouvelle installation au  forain Marcel Campion, déjà propriétaire de la Grande Roue. On y trouve le même lot de babioles que dans les autres marchés de Noël : serviettes en forme de bougies, ceintures, chemises, pains d’épices, tartiflettes, barbes à papa et d’autres choses plus surprenantes : toboggan géant, manèges, trampoline pour enfants … Au final, on ne sait plus très bien si on est dans un marché de Noël ou à la fête à Neuneu.

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P.S : Désolé pour la qualité médiocre des photos, mon Iphone ne fait pas des chef-d’oeuvres.

Fetes des Lumières 2008 à Lyon, une vraie réussite.

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Du 5 au 8 décembre 2008, Lyon s’est métamorphosée en arborant ses plus belles couleurs lors de la Fête des Lumières. Plus de 4 millions de personnes ont pu profiter des éclairages et autres mises en scène sublimant le temps d’un week-end les édifices de la ville. Durant cet événement, le plus important de l’année, les commerçants et hôteliers se sont prêtés au jeu, accueillant à bras ouverts les nombreux touristes venus pour l’occasion. La ville toute entière était en effervescence. Malgré tous ces efforts, certains points sont encore à revoir. Ainsi, voyait-on le métro fermé vendredi soir à minuit, larguant sans aucun scrupule les pauvres touristes égarés. Parlons également des vendeurs à la sauvette place Bellecour et sur le bord de la Saône vendant leurs crêpes à 4 euros (même à Paris elles sont moins chères) ou des vins chauds imbuvables, sans oublier des bars qui ferment à minuit (Le Royal) ou qui sont incapables de vous servir une boisson chaude (le café Américain)  … De l’autre côté de la ville, dans le Vieux Lyon, un véritable embouteillage humain empêchait d’avancer d’un moindre centimètre. Il nous a fallu trois quarts d’heure pour rejoindre la gare Saint-Paul en partant de la cathédrale Saint-Jean.

Plutôt que de grands discours, voici un petit tour d’horizon des différentes animations, photos à l’appui :

Place des Terreaux :
Le spectacle le plus réussi de la soirée sur le thème de l’enfance et des contes de fées.
Un mélange de poésie, de magie et de rêve sublimé par une bande son drôle et originale. Un conte de Noël onirique avec des nounous, des trains et tout un tas d’autres jouets.
Le tout projeté sur l’hôtel de ville et le musée des beaux-arts. Tour à tour le musée devenait casino comme à Las Vegas puis palais espagnol aux couleurs ocres. Une vraie réussite, émouvante et pleine de tendresse. Chapeau bas.
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Fontaine Beaux Arts :
Idée là aussi très originale. Ou comment transformer une banale fontaine en une attraction amusante. Des poissons tenus par un immense cerceau accroché à une grue, changeaient de couleurs. On aurait dit des piranhas qui se faisaient électrocuter tour à tour par la lumière des stroboscopes. Une vraie réussite. fetedeslumieres2.jpg

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Théâtre des Célestins :

Sur la façade étaient projetées des diapos qui retraçaient l’évolution du théâtre de ses origines à nos jours : le théâtre antique, les pièces de Molière en passant par Guignol ou encore les comédies musicales de Broadway …fetedeslumieres1.jpg

Vieux Lyon :

Gare Saint-Paul :

L’attraction s’appelait « Train d’enfer ». Pourtant pas de quoi casser trois pattes à un canard. Les fenêtres de la gare s’illuminaient et changeaient de couleurs avec des textes qui défilaient sur la façade.

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Cathédrale Saint-Jean :

Des diapos très colorées animaient la façade de l’austère cathédrale. Cela m’a rappelé la fête des lumières à Chartres où la cathédrale est éclairée de la même façon. fetedeslumieres4.jpg
Parc de la tete d’or :
Je n’y suis pas allé, mais il paraît que la forêt de lumières avec ses lampions accrochés dans les arbres, et les animations lumineuses au niveau des grilles d’entrées du parc étaient très réussies.

Glacier Grom, rue de Seine, grosse déception.

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(Je sais d’ores et déjà que je vais m’attirer les foudres de bon nombre d’entre vous avec cet article …) 

Un nouveau glacier vient d’ouvrir ses portes rue de Seine. Inconnu en France, Grom s’est déjà installé dans les principales villes du Nord de l’Italie (Milan, Florence, Venise …) ainsi qu’à New-York. Le leitmotiv de tous ces glaciers est toujours le même : glaces artisanales de qualité faites avec des produits respectant la charte Slow Food et protégeant les petits producteurs, et fabriquées à partir du meilleur lait biologique. J’étais déjà passé devant le magasin sans m’arrêter, mais la récente critique du Figaroscope l’ayant encensé, je me devais de vérifier ces dires. Et finalement … j’ai rarement été aussi déçu. Pourtant je suis un grand fan des critiques de François Simon, et je suis toujours d’accord avec ce qu’il dit …
Parlons donc du sujet qui fâche : les glaces. Première chose qui me dérange, les glaces sont dans des bacs en métal entièrement cachées par un couvercle. On ne voit donc absolument rien dans la vitrine. Pourtant, si l’on va chez un glacier c’est aussi pour le plaisir des yeux, pour pouvoir hésiter longuement parmi tous les parfums et se décider finalement en choisissant sa couleur préférée.Je ne parle même pas des enfants qui doivent être sacrément déçus de ne rien voir derrière la vitrine. Cela donne au magasin un côté aseptisé vraiment impersonnel, tout juste si la glace n’est pas servie sous une hotte aspirante. La clim est branchée en position maximale en plein hiver, on ne sent strictement aucune effluve de glace.
Les glaces.
Le choix de parfum est correct. Je choisis marrons glacés, bacio et caramel. La taille petite est à 3,5 €, la moyenne à 4,5 € et la grande à 5,5 €. C’est un peu plus cher que chez Amorino. Résultats : les glaces sont quasiment liquides, je n’ose imaginer le résultat en plein été. On a l’impression de manger du lait en poudre, elles sont pâteuses, le caramel n’a aucun goût, le marron glacé n’a rien de transcendantal et le bacio ne laisse pas un souvenir impérissable. Très vite écoeurant, j’ai eu du mal à terminer. Alors d’accord, on ne pourra leur reprocher d’être trop sucrées et artificielles comme c’est souvent le cas (Amorino pour ne pas les citer),  mais en Italie on arrive bien à faire des glaces succulentes sans être dégoulinantes et sans goût.

 Glacier Grom, 81 rue de Seine, Paris 6ème

Les vitrines de Noël des Galeries Lafayette et du Printemps. Edition 2008.

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Au risque de passer pour un rabat-joie, les vitrines de Noël ne sont plus ce qu’elles étaient. Où est donc passée la magie de Noël ? Les tendres nounous qui jouaient, préparaient à diner, s’amusaient à faire du patin ou skiaient autour d’un sapin de Noël ont-ils été mis au placard ? Où sont passés l’humour, la dérision et l’insouciance de Noël ? Ne voyons pas les choses en noir. Il y a encore quelques années, on avait le droit à des vitrines avec des marionnettes Barbie ou Playmobil, histoire de faire fonctionner le bussiness jusqu’au bout. Désormais on est revenu à des marionnettes plus « traditionnelles » mais elles ne sont pas d’une grande beauté et les vitrines sont un peu vides. Elles manquent cruellement de complexité, de mécanismes intriguants s’agitant dans tous les sens, de choses fascinantes qui demandent à chacun de scruter les moindres recoins de la vitrine pour y découvrir une petite subtilité qu’il n’avait pas remarqué au premier coup d’œil.

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Quant à la musique censée accompagner les vitrines, elle est devenue consternante. Finies les musiques de Noël style Sinatra ou Dean Martin qui nous berçaient à coup de « let it snow» ou de « Jingle Bells », cela devait sonner trop ringard. Place désormais à un vague fond sonore indéterminé. vitrinesnoel3.jpg
                     En haut à gauche, Le Printemps, on dirait Noël chez Tati.
Pour finir, direction le traditionnel sapin des Galeries Lafayette particulièrement réussi cette année. Mais par pitié, cessez de nous mettre du Madonna à toute berzingue dans le magasin. Pour l’esprit de Noël, on repassera.

 Remarque : En relisant mon article, je m’aperçois que les photos sont beaucoup plus jolies que la réalité …

 

Critique : café Jacquemart André. Après le musée, le réconfort.

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Aujourd’hui la plupart des musées ont leur propre restaurant/café. Citons par exemple le musée d’Arts Primitifs du quai Branly avec son restaurant Les Ombres ou encore le Palais de Tokyo avec son Tokyo Eat. Le musée devient un haut lieu de la branchitude et se paie même la venue des frères Costes comme au Centre Pompidou (Georges) ou au Louvre (Le Café Marly). Il faut dire que la relation des visiteurs avec les musées a bien changé ces dernières années. On ne vient plus au musée uniquement pour voir ses œuvres mais aussi pour se restaurer ou prendre un thé. A se demander si pour certains le musée n’est plus qu’un prétexte pour foncer directement au restaurant (je ne me sens pas concerné …). Nous étions donc partis sur l’idée de voir l’exposition Van Dyck puis de finir au salon de thé du musée Jacquemart André. Mais face à une queue de plus de ¾ d’heure d’attente nous avons rebroussé chemin, et nous sommes directement rabattus sur le café.

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On y accède en franchissant les anciens portes cochers, par la cour principale circulaire, d’inspiration italienne. La salle est impressionnante : dominantes de rouge atténuées par des nuances de velours et de dorures, chaises de théâtre, tapisseries de Bruxelles et plafond peint par Tiepolo. Les beaux jours, une terrasse donnant sur la cour d’honneur permet de profiter des doux rayons de soleil. La formule thé est à 9 € et comporte un thé ainsi qu’une pâtisserie. Le reste de la carte propose des thés à 4,70 €, des boissons chaudes à 5 € environ, et des sodas à 4 €.
Les gâteaux sont à choisir directement en allant devant le chariot à desserts (qui ne se chariote pas, cela dit passant) : tarte aux fruits, tarte au citron meringuée, fondant au chocolat …
Les thés Darjeling et Quatre fruits sont excellents. Les parts de gâteaux sont généreuses. La tarte citron meringuée est sucrée, trop sucrée et la pâte un peu dure, mais l’ensemble tient la route. Le gâteau au chocolat est quant à lui une merveille. Jamais écoeurant, une mousse au chocolat délicatement posée sur une couche de praliné croustillante, fondante dans la bouche.

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Le service est irréprochable dans un cadre magnifique. Par contre par pitié, fermez la porte qui mène sur la terrasse ! Des anniversaires pour des enfants y sont organisés …Enfin ne manquez pas de passer par la boutique avant de sortir du musée. Les objets vendus sont de très bon goût, et on y trouve tout un tas de cadeaux qui pourront plaire aux enfants comme des livres pliables qui se déroulent en les ouvrant ou encore des maquettes en papier.

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Remarque : Le café propose des salades à 17 euros de 12 à 15h et une formule à 16,50 € (quiche avec salade + dessert). Le dimanche, le brunch à 26 euros est particulièrement couru.

Café Jacquemart André, 158 boulevard Haussmann, Paris 8eme
Salon de thé de 15h à 17h30.

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