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Terrasses Printemps et Galeries Lafayette, été 2011.

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Cet été, les terrasses ensoleillées des Grands Magasins ont mis les bouchés doubles pour accueillir leurs clients dans une ambiance haut de gamme.

Le Printemps a misé sur une terrasse jet-set avec terrasse en bois et bar débitant par décibels une musique électro-lounge. En l’espace d’un été, les boissons ont sacrément augmenté et sont passées de 3 € à 5 €, mais les canettes ont été remplacées par des bouteilles en plastique de 50 cl (2ème photo).

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Quelques pas plus loin, les Galeries proposent une version 2.0 de leur terrasse chic et glamour, en faisant à nouveau appel à la chef nippone Fumiko Kono. La carte reste accessible pour de telles hauteurs parisiennes (1ère photo).

Critique : La Gare de la Muette, Restaurant avec terrasse. Bel endroit, cuisine à améliorer.

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Conseil : Avant de lire cet article, lancez la musique via Youtube en cliquant ici pour vous mettre dans l’ambiance de La Gare. Vous comprendrez pourquoi en lisant la fin de ce billet.

Installé dans l’ancienne Gare de la Muette, le restaurant La Gare offre une belle leçon d’architecture et de reconversion réussie. On accède au restaurant via un grand escalier monumental. Certaines des tables sont installées au niveau des rames, d’autres directement sur les quais. Les tons mordorés, crème et marron prédominent et l’espace bien que démesuré, est parfaitement approprié.
Les beaux jours, les tables poussent jusque sur la gigantesque terrasse, particulièrement agréable les chaudes soirées d’été. La réservation n’est pas vraiment nécessaire, le restaurant compte des centaines de couverts et même les groupes de 10 ou 20 personnes sont acceptés.

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La clientèle. Très mélangée mais convergeant vers le chic assumé. De belles créatures accompagnées de leur moitié, des habitués du quartier très bcbg, mais aussi des tablées de copains ou de copines trentenaires, sans oublier quelques touristes ayant eu vent de cette adresse pleine de charme.

La carte. Menus E/P ou P/D à 33 €, E/P/D à 38 €. Il faudra m’expliquer l’intérêt de proposer des formules si la somme des deux ou trois plats choisis est la même que s’ils avaient été pris séparément. Gageons que ce genre de détails ait pu échapper à une clientèle pas trop regardante sur l’addition.

A la carte : entrées à 11 €, plats à 22 €, desserts à 11 €. Sans oublier les nombreux suppléments dès que vous sortez des tristounets poulet/purée, rognons de beau et Parmentier.

Ah la fameuse stratégie marketing du « pour 1 € vous n’avez rien, pour 2 € vous avez tout ».

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Les plats. Comme les plats ne nous disaient rien, nous avons « tuné » notre repas en prenant une entrée et un dessert pour A., et un plat/dessert pour moi. L’œuf mollet, pousses d’épinard, petits croutons, fond de volaille au Roquefort fut parfaitement … décevant. Fade de chez fade. Le chef ferait bien de s’inspirer des cocottes de Christian Constant (voir article sur le Café Constant).

Continuons par le plat principal : le tartare de bœuf revisité. Revisiter un tartare, pourquoi pas. J’attendais alors de folles propositions gastronomiques pour mettre en émoi mes papilles. Le résultat fut navrant. Le tartare servi avec du pistou, parmesan et pignons était sec et rabougri.

Les desserts. Si la carte des plats ne fait pas rêver, celle des desserts est bien plus alléchante. Au menu : millefeuille, délice aux pommes, moelleux au chocolat, crumble de mirabelles et poires, délice de châtaignes ou encore mascarpone de carambar. Tous les desserts sont accompagnés de glaces : glace à la poire pour le millefeuille, compotée glacée pour le délice aux pommes, glace au chocolat blanc pour le moelleux, glace à la crème d’Isigny au calvados pour le crumble, sorbet au cidre fermier pour le délice de châtaignes, glace banane-chocolat pour le mascarpone. Sans oublier le dernier dessert de la carte : des glaces et des sorbets à 11 €. Ah ils aiment la glace jusqu’à l’overdose, cela ne fait aucun doute.

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Nous avons pris le mascarpone de carambar et le crumble de mirabelles et poires, servis donc avec leur glace. Le mascarpone contenait des morceaux de brownies caoutchouteux,  accompagnés de guimauve maison et d’une glace banane-chocolat type Ben&Jerry. Le mascarpone était en réalité une crème pâtissière au beurre salé. Que d’écœurement,  je n’ai même pas terminé.

Quant au crumble, il fut accompagné de glace à la crème d’Isigny au calvados, sirop à la cannelle et cardamome. Ce fut un beau dessert même s’il n’était crumble que de nom. Mais le dessert était tout à fait plaisant, c’est le principal.

Le vin. Un bon ½ de Saint-Nicolas de Bourgueil (16 €) et un verre de Chablis (8 €).

Que vaut cette cuisine ? Ce n’est justement pas de la cuisine, mais plutôt un assemblage de produits, un patchwork d’idées culinaires sans liant entre les ingrédients. Ce genre de concept a ses adeptes. A l’arrivée de chaque plat, on entendait presque le jingle d’accompagnement, comme celui que vous entendez peut-être en ce moment si vous avez lancé la musique au début de l’article. Les gens sont beaux, riches, bien maquillés. Les plats sont séduisants, servis sur leur tuile d’ardoise (l’expression « c’est une tuile » prend ici tout son sens). Les intitulés des plats sont pompeux, noyés dans un salmigondis de phrases verbeuses.

Faut-il y aller ? L’endroit est magnifique et fort agréable, c’est indéniable. L’addition est salée : 78,20 € à 2. Soyons francs, ca ne les vaut absolument pas. La Gare possède la forme d’un bon restaurant, il ne manque maintenant plus que le fond : une bonne cuisine.

La Gare, 19 chaussée de la Muette, Paris 16ème

Café à 2,6 €

Critique : Barklays Café, Avenue de Saint-Ouen. Bons burgers pas chers.

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La semaine dernière, je passais en coup de vent près de la Fourche/Guy Môquet et je devais manger en une demi-heure chrono. Ce fut chose faite au sympathique café Le Barklays et sa terrasse pop acidulée débitant de bons plats simples et bon marché. La carte. Des salades à 9-10 €, un tartare à 12 €, une entrecôte à 14 € et un club sandwich à 9,5 €. Sans oublier les burgers à 8-9 € et le coca à 3,5 €.

Le burger est servi sur une planche de boucher en bois avec coleslaw et délicieuses frites croustillantes. La viande est saignante, la sauce et les condiments sont parfaits. Un coca, un café (2 €) et l’addition.

Service un peu béni-oui-oui mais fort sympathique au demeurant.

Faut-il y aller ? Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas une seule seconde. Enchainez ensuite avec une glace à La Marquisette (31 Avenue de Saint-Ouen) et le tour est joué.

Le Barklays, 48 Avenue de Saint-Ouen, Paris 18ème

Versailles : cafés et restaurants du quartier Saint-Louis, cathédrale, belles terrasses.

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Versailles se réduit trop souvent à son château et ses fastueux jardins et bosquets. On en oublierait presque ses autres centres d’intérêt, comme le quartier Saint-Louis et sa cathédrale. C’est sur la Place Saint-Louis que j’ai déjeuné la semaine dernière, assis sur une sympathique terrasse devant la cathédrale. Le décor digne d’un plateau de cinéma fait à lui seul l’animation. Des lignes épurées, une parfaite symétrie des bâtiments, quelques palmiers pour la touche exotique et des pavés bien ordonnés battus par les quelques quidams perdus.

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Trois cafés/restaurants se partagent la place, chacun disposant d’une exposition au soleil différente. Pedro pour les timorés des rayons de soleil, le Bar-Tabac Saint-Honoré pour sa délicieuse terrasse ombragée par de beaux marronniers. Et l’Esplanade en plein soleil, idéal pour profiter du cagnard estival. Niveau cuisine, ces trois restos ont un point commun : on n’y mange rien de fabuleux mais les prix sont « cléments ».

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L’Espérance propose couscous et tajines. A midi, plusieurs formules sont à la carte. Plat du jour à 9 €, entrée/plat ou plat/dessert à 10,90 € et trio E/P/D à 12,90 €. J’ai déjà pu tester leur formule plat/dessert. En plat, j’avais mangé une escalope milanaise accompagnée de tagliatelles. La viande était croustillante, mais les pâtes un peu huileuses. Pour le dessert, on retrouve le même excès de matières grasses avec un tiramisu ne lésinant pas dans les plaquettes de beurre. Ca ne fait pas dans la légèreté, mais la vue se charge de nous alléger l’esprit.

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Le Bar Tabac propose une formule à une dizaine d’euros, des croquemonsieurs et quelques salades. J’ai essayé leur salade crudités chèvre chaud. Les associations sont curieuses et se mélangent salade, jambon coupé en dés, tomates sans goût et chèvre chaud sur pain de mie bas de gamme. Mais avec un livre dans la main, installé en plein soleil, j’ai été d’une docilité étonnante.

L’Espérance, 2 rue Tournelles, Versailles

Chez Pedro, 3 rue de la cathédrale, Versailles

Bar Tabac Saint-Honoré, 7 rue Saint-Honoré, Versailles

Critique : Chez Pommette, quartier des Abesses. Terrasse, moulin de la Galette.

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Le parisien a parfois envie de se complaire dans le cliché. Montmartre, un verre de vin, une soirée d’été sur une table de jardin brinquebalante et une rue pavée dégringolant de ses hauteurs vertigineuses.

Bienvenue chez Pommette, au pied du Moulin de la Galette. Sortez le réflex numérique, et souriez. Il faut bien reconnaitre que l’endroit est plein de charme avec ses rues éclairées entre chien et loup par des candélabres, ses chats minaudant sur les murets des maisonnettes et ses cyclistes prenant leur vélo sous le bras pour descendre à pied les escaliers.

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Pour s’enivrer de cette légèreté, quoi de mieux que d’aller picorer quelques victuailles bien senties sur une belle terrasse parisienne ? A ma grande surprise, le serveur accepta volontiers de nous installer sur l’une des trois tables de la terrasse, pour nous « laisser grignoter ».

La carte. Des entrées à 10 €, des plats avoisinant les 20 € et des desserts à 10 € environ. Une carte un peu fourre-tout, passant du coq à l’âne, mais pourquoi pas si l’ensemble est maitrisé.

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Nous avons commandé une assiette de charcuterie (15 €), accompagnée d’un pichet de 50cl d’Edelzwicker (8 €). L’assiette offrait chorizo, saucisson et jambon de pays accompagnés de pommes de terre fondantes et d’une petite salade. Rien de très copieux, mais à l’image de notre maigre appétit. Ce fut parfait.

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Nous avons terminé par deux cafés (2,20 € chacun) et l’addition. Le service fut agréable, l’endroit reposant, et la nourriture frivole. J’y retournerai volontiers pour tester un de leur plat en terrasse ou dans leur belle petite salle intérieure.

Chez Pommette, 86 bis rue Lepic, Paris 18ème

Critique : La Veranda, Trianon Palace, Versailles. Gordon Ramsay.

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Le Trianon Palace propose plusieurs restaurants : le Gordon Ramsay, restaurant gastronomique du chef du même nom et la Véranda, brasserie chic plus décontractée. Nous avons suivi les recommandations de François Simon. Plutôt que d’aller s’encanailler au resto gastro du chef fantôme Gordon Ramsay, plus occupé à faire le pitre dans des émissions diffusées sur NRJ12 qu’à fréquenter ses cuisines assidûment, nous avons opté pour la brasserie.

Le lieu. Un peu froid avec ses grands volumes et son mobilier rigide. En été, la terrasse est agréable et permet de profiter du parc du Château de Versailles.

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La carte. Prix gratinés. A son ouverture, ils étaient encore abordables. Mais en trois ans, ils se sont envolés. En 2008, les plats étaient à 23-25 € pour passer à 25-30 € en 2009. Aujourd’hui, ils sont à 32 €. Même parcours pour les desserts passés de 10 € à 13 € en l’espace de quelques années. Nous y sommes allés à déjeuner un samedi midi. La salle était loin d’être complète. Les prix feraient ils fuir les pauvres gourmands ?

La carte est agaçante : sur les 6 plats proposés, seuls 2 sont à 32 €. Deux sont un poil moins chers, deux autres (les Saint-Jacques et le Turbot) sont à 4€ de supplément. Les entrées sont théoriquement à 22 € (avec les ¾ en suppléments), les desserts à 13 €. Une formule propose un Plat/Dessert à 44 €. On appréciera le geste commercial.

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La cuisine. Conventionnelle à défaut d’être épatante. Le dos de cabillaud assume une cuisson bien maitrisée, il joue le parti du goût sans retenue, accompagné de petits poivrons parfumés. L’autre assiette n’est pas mal non plus avec une poitrine de porc convenable.
Au niveau des desserts, le ciel se couvre. Le choix n’est pas vraiment emballant, difficile de choisir parmi ces 5 desserts (panacotta aux parfums de fruits, sablé croquant au chocolat caramel, cheese cake frappé à la fraise et au kirsch, ananas glacé à la noix de coco façon Piña Colada, crème légère au café torréfié et biscuit moelleux au chocolat Manjari). Après de longues minutes d’hésitation, j’ai finalement choisi le sablé croquant au chocolat caramel. Ce n’était pas mauvais bien sûr, mais plat, sans relief.

L’addition. Plus de 80 € pour 2 personnes, avec un seul dessert, plusieurs cafés et un verre de vin. Je ne pense pas y revenir.

La Véranda, Trianon Palace, Versailles

Café 5,5 €, verres de vin : dans les 10 €.

Critique : Da Rosa, épicerie-cantine, rue de Seine. Oenothèque.

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La réputation de Da Rosa n’est plus à faire. Cette épicerie-cantine fait partie de ces adresses qui ne connaissent pas la crise. En été, la très chic terrasse est prise d’assaut dès 18h30. Impossible d’avoir une place à moins de s’armer d’une patience dépassant l’entendement.

Da Rosa propose charcuteries, huiles d’olives et autres produits locaux, ainsi qu’une belle sélection de vins. De bonnes ripailles d’origine méditerranéenne : Espagne, Portugal ou encore Italie. Mais cette épicerie propose aussi de déguster ces produits dans son adresse de la rue de Seine. Que ce soit au rez-de-chaussée ou au 1er étage, vous pourrez prendre un verre de vin accompagné de charcuteries et de fromages. On reprochera seulement le manque de confort de la salle du rez-de-chaussée avec ces banquettes usées.
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La carte. Elle propose de nombreux grignotages autour d’un verre de vin. Commencez par les tartines aux tomates et ail (6 €) : les tomates écrasées sur le pain croustillant sont relevées d’une pointe d’huile d’olives. Un délice !

L’assiette de saucisson pas loin d’être estampillé Justin Bridou est un peu moins convaincante (8 €), mais elle est accompagnée d’excellentes sucrines assaisonnées de vinaigre balsamique. Nous avons conclu notre repas par une assiette de fromage (8 €) et ses trois misérables tranches.

Côté vin, nous avons porté notre dévolu sur un blanc Manzanilla (5€) et un autre verre de Penedès rouge venant d’Espagne. Les deux se mariaient bien avec les tapas, surtout le second avec le saucisson.

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Paris manque cruellement d’œnothèques à l’italienne où l’on peut simplement déguster un verre de vin autour d’une assiette de  charcuterie/fromage, sans se ruiner. Le concept ne doit pas être assez rentable, et l’appel de la restauration classique est trop fort.

Da Rosa reprend pourtant le concept originel d’œnothèque. Mais comme souvent à Paris, les concepts ont tendance à s’embourgeoiser. On sort l’argenterie et tout le tralala, et c’est alors que la dinette devient dispendieuse : 8 € la charcuterie par-ci, 8 € le fromage par-là. Et l’addition ne cesse de grimper. Chez Da Rosa, la qualité des produits est tout à fait correct, mais allez faire un tour en Italie, et vous trouverez bien mieux.

Da Rosa, 62 rue de Seine, Paris 6ème

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