Archives pour la catégorie Luxe

Critique : Salon de thé Dalloyau, place Edmond Rostand, Luxembourg.

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Cela faisait une éternité que je n'étais pas allé chez Dalloyau. A l'époque la déco devenait vieillissante, et les prix très élevés. C'est donc avec un réel plaisir que j'ai redécouvert ce salon de thé samedi dernier.
Le rez-de-chaussée est consacré à la vente à emporter (traiteur et pâtisserie). C'est au premier étage que l'on découvre la partie salon de thé, avec une belle vue sur la place Edmon Rostand et le jardin du Luxembourg. Aujourd'hui les prix ne sont plus si affolants, ils sont dans l'air du temps, on n'y porte même plus attention.
Le célèbre Opéra est toujours aussi délicieux, mais le kouglof manque par contre de tendresse, un peu trop sec à notre goût. Le thé est quant à lui correct, et le sirop de melon … original plus que bon.

Je dois vous avouer que j'étais rentré chez Dalloyau avec une certaine appréhension. Presque la boule au ventre de peur d'être immensément déçu par un salon de thé que je n'aurai pas reconnu. Et pourtant rien n'a changé, les pâtisseries sont toujours aussi bonnes, et le service est adorable !


Dalloyau Luxembourg, 2 Place Edmon Rostand, Paris 6ème

Critique : Bar du Claridge Hotel, London. Mayfair.

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Sortir du cab londonien la portière tenue par le voiturier portant son chapeau haut de forme et sa jaquette, puis prendre la porte tourniquet pour s'enfoncer  dans le luxe discret d'un palace victorien. En voilà une expérience !

L'entrée du Claridge donne directement sur le salon de thé. Comme tous les palaces londoniens, il faut réserver plusieurs semaines à l'avance pour espérerobtenir le fameux sésame qui vous permettra de goûter au charme du tea time. L'adresse est courue, et tout le monde veut tester la cuisine du célèbre chef Gordon Ramsay (qui officie également dans les cuisines du Trianon Palace à Versailles).

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La clientèle est fortunée, et les tenues chics sont de rigueur. Les anglais sont restés très “Old School”. Au Ritz par exemple, il est hors de question de rentrer avec un jean, même foncé.Si vous n'avez pas l'ensemble veston/cravate, vous pouvez faire demi-tour illico presto. En France, cette rigueur vestimentaire a disparu depuis quelques années. A Paris, il n'est pas rare de voir désormais des clients habillés en jean/baskets arpenter les longs couloirs des palaces.
A Londres, les serveurs sont en queue de pie, les femmes très “pretty” abordent un luxe discret avec leur robe couleur pastel, très british, prêtes à prendre délicatement une cuillère de gelée avec le petit doigt en l'air. Les hommes sont élégants, souvent habillés en smoking. D'autres s'essaient à quelques excentricités avec des couleurs plus vives.

Nous avons pris un verre au Claridge's Bar, à l'esprit très art déco avec ses plafonds en feuilles d'argent, ses chandeliers en verre et ses banquettes en cuir rouge (on a l'impression de s'asseoir sur un sac Lancel). Les tables en bois ciré sont toutes décorées d'une rose rouge-noir pour la touche glamour.

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Les places sont vite prises d'assaut, mais les gens n'hésitent pas à rester debout pour boire un verre. L'ambiance est très sympa, très new-yorkaise et cosmopolite, propice aux discussions avec des gens qu'on ne connaît pas encore. Paradoxalement les clients très habillés pour l'après-midi, sont plus décontractés qu'en France dans leur attitude.
Les coupes de champagne et bouteilles coulent à flots, les amuse-gueules sont excellents.

Comptez 15 €, service compris pour un cocktail. Les prix sont tout à fait raisonnables. En France on ne pourrait pas s'en sortir pour moins de 20-25 €.Nous avons pris un cocktail à base de gin servi dans un verre en cristal puis plusieurs Gin Tonic avec du Gordon. Le Tonic n'était pas trop acide, et le gin de première qualité.

Difficile ensuite de quitter ce luxe et ce charme anglais …

Claridge's Bar at Claridge's, Brook Street Mayfair, London

pas de réservation

Critique : Park Hyatt Madeleine, bar La Chinoiserie.

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A force de parler du Hyatt Vendôme rue de la Paix, on oublierait presque que la célèbre chaîne hôtelière dispose d'une autre adresse toute aussi luxueuse à quelques pas de la Madeleine. L'adresse est moins courue,et accueille une clientèle plus discrète, moins tape-à-l'oeil.

La déco est soignée avec ses meubles en bois noir laqué très chic, éclairés par des lampes tamisées aux tons ocre et doré.Des fauteuils marrons sont disposés autour d'une grande statue de tigre et d'une cheminée à l'éthanol installée au fond de la salle.De grandes bibliothèques complètent le décor de ce bar/salon de thé, décorées d'oeuvres d'art contemporain choisies avec goût.

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La carte. Des prix beaucoup plus abordables que son voisin le Hyatt Vendôme. Les thés de la célèbre maison Betjeman & Barton sont à 6 €,le cappuccino à 7 € mais le chocolat chaud à 10 €, les sodas à 6 €. Les pâtisseries viennent de chez Ladurée (12 €). Les thés sont excellents, on regrettera cependant la pauvreté de la carte qui ne propose que 6 ou 7 thés différents.Mention spéciale au Club Sandwich à 15 €, prix tout à fait honorable pour ce genre d'endroit (au Hyatt Vendôme il frôle les 25 €).
Il est excellent même si je l'aurai préféré chaud. Le service est au petit soin sans être imposant.

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Le Hyatt Madeleine cultive donc la différence avec une déco qui change des autres palaces parisiens. Les prix sont abordables et le club sandwich est une très bonne affaire !

Bar La chinoiserie, Park Hyatt Madeleine,

24 boulevard Malesherbes, Paris 8ème

attention, ouvert uniquement du lundi au vendredi, de 17h30 à 1h

Critique : Ladurée au Printemps Haussmann, excellent salon de thé, macarons.

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Pour finir l'année en beauté, rien de mieux que de terminer par une critique élogieuse d'un salon de thé qu'on ne présente même plus : Ladurée. Installé au 1er étage du Printemps, entièrement restauré en même temps que les travaux de réaménagement du Grand Magasin, le salon de thé accueille ses clients dans un cadre luxueux et voluptueux.
Le service est adorable et attentif. Nous héritons d'une bonne place installés dans de confortables fauteuils. Il faut bien un tel accueil pour ne pas s'évanouir devant les prix de la carte. Comptez 7 ou 8 € les pâtisseries, 5 € le gros macaron, 7 € environ pour un thé ou un chocolat chaud.

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Nous commandons un thé et un café viennois accompagnés d'un Paris Brest et d'un macaron au chocolat.Tout est parfait : la crème du café viennois est faite maison, elle fond dans la bouche et se marie à la perfection avec le café corsé. Le thé a beaucoup de tenue en bouche, il est fruité et parfumé. Quant au dessert,on frise la perfection. Le macaron, doit-on encore le présenter, est excellent. Croquant à l'extérieur lorsque la bouche s'y aventure, puis fondant lorsqu'il percute le palais.Jamais écoeurant, toujours avec retenue. Le Paris Brest ne trahira pas lui non plus ce goûter. Sa pâte est croustillante, la crème pâtissière est légère et onctueuse.

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J'en viens presque à préférer cette adresse  à celle de la rue Bonaparte. Contrairement aux Ladurée Bonaparte et Champs-Elysées, la maison Ladurée ne part pas en terrain conquis,consciente de l'honneur que lui fait le Printemps en lui concédant une vitrine
si précieuse.
Le service s'en ressent, beaucoup moins hautain, tout en retenue et délicatesse, le client est accueilli comme un pacha et c'est après tout la seule chose qu'il demande !

Ladurée Printemps Haussmann, 62 boulevard Haussmann, Paris 9ème

Critique : Couvent des minimes, bar l’échiquier Hôtel Alliance, chic et luxe, Lille.

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Quoi de plus original que d'aller prendre un thé dans un couvent à l'architecture typiquement flamande ? Rassurez-vous, le missel et les bréviaires ne sont pas obligatoires pour rentrer dans cet ancien lieu de culte datant du XVIIème siècleet récemment transformé en hôtel 4 étoiles.

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Le lieu mélange le charme de l'ancien et du moderne. De belles pierres apparentes viennent se conjuguer à l'énorme charpente en métal soutenant l'immense verrière.
Certains trouveront que l'ensemble fait un peu Castorama avec des verrières qui ressemblent un peu trop à des Velux. Sans parler de l'escalier en colimaçon et le bar en plein milieu qui sont trop imposants et cassent les volumes de la cour intérieure. Heureusement, l'éclairage a été savamment étudié avec des jeux de lumière mettant en valeur avec brio ce lieu chargé d'histoire. Des palmiers et parasols viennent réchauffer le bar/restaurant pour leur rajouter une touche un peu plus “personnelle”.

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Le salon de thé. Installés dans de confortables canapés en cuir, nous commandons trois thés et un chocolat viennois. La carte des thés n'est pas très bavarde mais le thé au jasmin est vraiment excellent, accompagné de son gâteau au beurre salé Saint-Michel (4,20 €).Grosse déception par contre au niveau des pâtisseries. Ni tartes, ni gâteaux proposés. Seule une assiette de mignardises à 11 € que nous avons finalement prises.C'est bougrement cher pour 10 ou 12 mignardises de la taille d'un ipod Shuffle, accompagnées d'une coupelle de Fingers échouant lamentablement dans un océan
de Chantilly.

Si l'on fait abstraction d'une carte des desserts frôlant la vacuité absolue, le lieu mérite le détour ne serait-ce que pour prendre un thé et se réfugier d'un crachat automnal dont Lille a le secret.

Hôtel Alliance - Couvent des Minimes, 17 quai de Wault, Lille
coupe de champagne à 13 €, bouteille de Ruinart à 90 €

Vitrines du Bon Marché, édition 2010. Consternant. Décorations de Noël fabuleuses.

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Après les décorations du Printemps et des Galeries Lafayette,  ils ne nous restaient plus qu'à jeter un coup d'oeil à celles du grand magasin le plus chic de la capitale : j'ai nommé, le Bon Marché. Cette année encore, le Bon Marché a gardé son atmosphère si particulière, terriblement parisienne et rive gauche : bcbg, chic et discrète.Les touristes sont moins nombreux  qu'aux Galeries ou au Printemps, les espaces de vente plus petits sont mieux gérés et moins impersonnels. 

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Des rénovations ont récemment eu lieu, laissant apparaitre de magnifiques verrières blanches et dorées au 2ème étage.L'espace dédié aux articles de Noël a changé de place mais il est encore plus réussi que les années précédentes.Cette année, les décorations de Noël se métamorphosent en pâtisseries, gâteaux et autres délices sucrés exposées tels des bijoux de grands joaillers. On aurait presque envie de croquer dans les boules ou les faux cup-cakes en tissus, de jouer avec les guirlandes avec gourmandise.

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Avant de redescendre au rdc, vous poussez faire un tour au nouveau café  inauguré il y a quelques mois par le Bon Marché et qui donne directement sur le square Boucicaut, faisant face au Lutetia. Malheureusement, le lieu est un peu glacial et n'est pas très cosy.

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Les vitrines. Le scandale de ce Noël 2010. Aucune décoration ni chant de Noël mais un délire d'artistes défoncés aux psychotropes qui vous exposent des montages vidéos fumeux,des assiettes en cartons et autres absurdités sans aucun rapport avec Noël. N'amenez pas vos enfants, vous risqueriez de les faire pleurer et ils auraient bien raison.

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Critique : Hôtel de l’Abbaye, véranda et cour intimistes. 6ème, rue Cassette.

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Les bars d'hôtels représentent une certaine idée du luxe. Une façon de caresser les étoiles de la richesse et du confort tout en restant abordables. L'espace d'un instant, on se confond aux autres clients de l'hôtel. On cache à peine son envie d'indiquer sur l'addition un faux numéro de chambre, puis de repartir l'air goguenard comme si de rien n'était. L'atmosphère qui règne dans ce genre d'endroit est assez fascinante. Immense lieu de passage, on y voit les hommes d'affaires donner leurs rendez-vous, les voyageurs transiter et consultant frénétiquement leurs guides de voyage. Le bar d'hôtel est un lieu de vie “temporaire”, une sorte de zone tampon. Le service y est souvent plus soigné qu'ailleurs et on se prélasse dans les longs et confortables canapés, bercé par l'atmosphère feutrée et surannée qu'on est venu y chercher.

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Lors de mes pérégrinations “cybernétiques” j'avais repéré l'hôtel de l'Abbaye sur Cityvox. Son bar et sa véranda avaient alors retenu mon attention.
Situé rue Cassette, à deux pas de Saint-Sulpice, il faut oser franchir la cour d'honneur puis entrer dans l'hôtel. La déco est cosy : les fauteuils sont confortables, les moquettes moelleuses et les tapisseries de bon goût. Nous nous installons dans la belle véranda aux armatures peintes en vert foncé. L'hôtel dispose également d'une charmante petite cour fleurie de géraniums. A l'heure du thé, les mamies se réunissent pour parler voyages et aventures autour d'une tasse de thé. Le soir venu, les couples british d'un certain âge se retrouvent autour d'un verre de vin rouge.

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La carte propose une petite sélection de thés à 5 €, des verres de vin à 7 ou 8 €, des sodas à 4,5 € (25cl), un lait fraise à 2,50 € (pas cher !) et des sandwiches entre 6 et 8 €. Mais ô sacrilège, l'hôtel ne propose aucun gâteau, aucune tarte, aucune pâtisserie !!! Seul des sablés ou des macarons amers (7 €) pour oublier l'impardonnable. Quel salon de thé digne de ce nom aurait commis pareil offense à ses clients ?
Nous nous consolons avec un thé et un chocolat vraiment excellent. Le service est attentif, le maître d'hôtel très aimable, formé à la vieille école. Les boissons
sont servies sur un plateau en argent. Vous pouvez également vous laisser tenter par un de leurs cocktails excellents, ils sont bien dosés et ne manquent pas d'alcool.

L'hôtel de l'Abbaye est une adresse en or, que l'on recommandera tout aussi bien pour ses rendez-vous d'affaires que pour des rencontres romantiques.
Si l'hôtel proposait des pâtisseries à l'heure du thé, ce serait parfait !

L'hôtel de l'abbaye, 10 rue Cassette, Paris 6ème

Critique : Petit-déjeuner au Royal Barrière, Deauville.

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Avant de rentrer à Paris, nous voulions tester le petit-déjeuner du Royal, adulé par de nombreux internautes qui l'encensent à tout-va. Nous n'avons pas été déçus du voyage.
L'entrée du Royal est moins impressionnante que celle du Normandy. Pourtant à l'intérieur, le palace est bien moins vieillot que son voisin.
Le petit-déjeuner a lieu dans la salle du restaurant. Après avoir hésité quelques instants à nous placer (nous n'étions pas clients de l'hôtel), nous avons finalement hérité d'une bonne table. Fauteuils confortables, moquettes épaisses, salle grandiose tout à fait dans l'esprit de ces palaces de la côte, sans oublier les grandes baies vitrées laissant deviner la mer à l'horizon.

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Faisons à présent un tour au buffet. Au menu : viennoiseries, confitures, miel, compotes, céréales, pain. Sans oublier les oeufs brouillés, saucisses, champignons, pommes de terre, saumon, fruits coupés, charcuterie, yaourt et jus de fruits. A vrai dire, je m'attendais à un buffet plus fastueux avec de vrais plats chauds mijotés par le chef. Mais le palace se la joue un peu pépère en n'osant par sortir du traditionnel oeuf/bacon. De l'audace, voyons ! Et du choix surtout, aurait été appréciables.Les viennoiseries sont correctes mais le saumon est trop gras, les pomme de terre aussi bonnes que dans une cantine d'entreprise. Bien sec et froid comme on les aime. Ne parlons pas de la fadeur des champignons, des tomates et des oeufs brouillés. La charcuterie ne s'en sort pas vraiment mieux, puisqu'elle n'a aucun goût. La maligne, elle s'évite comme ça tout autre reproche. Heureusement le chocolat chaud était excellent et le thé correct. Le jus d'orange est très acide mais les 4 jus de pommes proposés sont exquis.

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Quant au service, il semblait marqué par un grand professionnalisme jusqu'au moment où les serveurs à 10h30 pile commencent à ranger les tables devant vous, et se lancent dans un véritable tohu bohu avec les chaises et les aspirateurs qui volent aux quatre coins de la pièce.

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Et finalement l'addition arrive tranquillement mais sûrement. On aurait aimé qu'elle se promène un peu plus dans les allées du palace avant d'arriver jusqu'à notre table, elle aurait pu même se perdre avec un peu de chance.

Mais non, 60 € pour 2 petits-déjeuners, avec un buffet digne du petit hôtel du coin. Oublions bien vite ce petit-déjeuner dispendieux, et suivez mon conseil. Installez-vous tranquillement dans le hall de l'hôtel dans l'un de ces fauteuils ultra confortables. Prenez ensuite un journal gratuit et commandez un thé et un croissant. Vous en ressortirez satisfait et pas trop ruiné.

Royal Barrière, Boulevard Cornuché, Deauville

pas de réservation pour le petit-déjeuner

Café Bonpoint : une adresse en or, jardin calme, boutique magnifique, rue Tournon.

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La célèbre marque d'habillement pour enfants vient d'ouvrir depuis peu une magnifique boutique rue Tournon où il est possible de boire un thé ou de bruncher dans une ravissante cour ombragée.
J'y suis allé une semaine avant que Michele Obama et ses filles ne viennent faire ouvrir le magasin un dimanche après-midi. C'est vrai que Bonpoint représente sûrement une des plus belles images du luxe à la française en matière de prêt-à-porter pour enfants. Les vêtements sont très BCBG, très « rive gauche ». D'ailleurs on retrouve à l'intérieur du magasins une majorité de clients aisés et de touristes américains. Monsieur en pantalon en lin et polo Ralph Lauren coupée small fit. Madame en ballerines et petite robe blanche, attendant un enfant. On se croirait dans la mélodie du bonheur.

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Ce magasin fera la joie des enfants et de leurs parents. Une gigogne vous accueille à l'entrée, puis une grande cabane en bois trône au milieu d'une salle de réception. Le magasin s'est installé dans les murs d'un hôtel particulier et des appartements attenants (mitoyens). Les salons typiquement parisiens sont magnifiques avec leurs parquets en bois qui craquent sous les pas des visiteurs. Les jeunes filles se sentent comme des princesses, et leurs mères se prennent à rêver de leur enfance oubliée.

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Ce n'est qu'en empruntant l'escalier qui mène au sous-sol et après avoir traversé une salle voûtée, qu'on découvre une terrasse cachée. Un havre de paix d'une quiétude extraordinaire à mille lieux de Paris et de son agitation.

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La carte. Thés à 6,50 €, sodas à 5 €, desserts à 6-7€ (crumble, compote, brownie, scones) … Nous prenons un thé à l'hibiscus glacé (6,5 €) et un café frappé (5 €) accompagnés d'une assiette de mini-cookies (3,5 €). Le thé à l'hibiscus est rafraîchissant et change des éternels thés glacés à la menthe ou au darjeeling. Le café frappé est également réussi. Seul reproche, 5 et 6,5 € pour des verres aussi petits, c'est trop cher.

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Enfin, les mini-cookies sont extras.Une adresse en or, qui vous transportera dans le monde de l'enfance et du luxe le temps d'une pause avant de revenir à la dure réalité de la vie.

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Bonpoint, 6 rue tournon, Paris 6ème

Critique : Déjeuner à l’Hôtel Saint-James Albany, excellent.

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     Le système est toujours le même. Prenez un hôtel ou palace à bout de souffle, mal géré et laissé à l'abandon. Mettez-y une forte personnalité à sa direction et investissez des millions de travaux qui porteront leurs fruits à long terme. Installez-y un Spa, un centre de remise en forme sans oublier la piscine. Proposez bien sûr une cour intérieure ou mieux un jardin sans négliger le bar design à l'ambiance feutrée. Il ne vous reste plus qu'à engager un magnat du marketing pour vous concocter une carte à la mode, des chambres équipées dernier cri et vous obtenez le palace parfait. La presse afflue puis vous rédige des articles mirobolants sous couvert de quelques « avantages ». La clientèle branchée arrive inexorablement en courant, suivie par les étrangers. Les millions tombent et les prix de lancement encore abordables sont rapidement dépassés par des cocktails à 30 €, des plats à 40 € et des cafés à 6 €.

Le Saint James n'en n'est pas encore là. Pour l'instant il s'agit d'un hôtel discret, donnant sur la rue de Rivoli, au 202 à quelques pas du Meurice. De la rue, impossible de soupçonner l'énorme capital de ce lieu : une belle cour jardin pour déjeuner et prendre un verre, une autre pavée pour le « grand » restaurant. L'endroit est encore en plein travaux de rénovations, les fenêtres des chambres viennent d'être posées, les étiquettes sont encore collées dessus. La façade craquelée attend d'être ravalée, les peintures des plafonds sont approximatives et les toilettes au sous-sol ressemblent à celles d'un macdo. Les ouvriers travaillent d'arrache-pied pour faire de ce lieu un havre de paix et de luxe. C'est toujours amusant de venir quand les travaux ne sont pas encore terminés, voir s'installer petit à petit le luxe. Les prix ne sont pas encore là pour vous saper le moral, profitez-en ! Et vous reviendrez dans quelques mois et sortirez la fameuse phrase « mon dieu, c'était mieux avant ».

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La cour. L'endroit est chic, les hommes sont habillés en costard cravate, les plus jeunes en pantalon blanc en lin et grosses lunettes, Rolex au bras, et Blackberry de l'autre main. Certaines femmes déposent délicatement leur Chanel au pied de leur chaise en teck, tandis que d'autres plus simples déjeunent entre copines avec le charme de leur accent marseillais. La clientèle est encore très hétéroclite et les prix ne sont pas encore venus faire leur terrible sélection « naturelle ». Le lieu est calme, les bruits de la rue et les klaxons assourdissants des voitures ont été laissés à la porte de l'hôtel. Grands parasols en toile blanche, tables de jardin en métal blanc et d'autres en teck, coussins sur les chaises et personnel attentif, ça c'est palace ! Les tables sont arrangées autour du jardinet et de sa fontaine.

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La carte. Les entrées sont entre 12 et 15 €, comptez 18 € pour un dos de saumon, 25 € pour un carré d'agneau, 18 € pour une salade ou encore 16,50 € pour un tartare servi avec frites, et 10 € pour les desserts. Mais la vraie bonne affaire de l'endroit, c'est la formule à 19€ comprenant une entrée/plat ou un plat/dessert. C'est un prix de lancement pour attirer le chaland, cela m'étonnerait qu'elle survive bien longtemps. Avant de commencer notre repas, nous commandons de la San Pellegrino, malheureusement ils n'en n'ont pas et nous proposent comme substitut de la Chateldon. Va pour la Chateldon, dernier snobisme parisien qui met en émoi le tout Paris, non content de boire « l'eau du roi soleil ».

La formule à 19€. Nous prenons un tartare de saumon aux fines herbes comme plat. Comme nous pouvions nous y attendre, les quantités sont microscopiques, de la taille d'une entrée. Le saumon est fin, très frais et bien relevé par l'aneth. Les haricots qui l'accompagnent sont croquants et assaisonnés d'huile d'olive et d'ail. Le plat s'accommode parfaitement à la chaleur de l'été.

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Passons aux desserts. Nous prenons un fondant glacé au Carambar et une tarte fine aux pommes et sa glace aux poires. Le fondant est original, un tantinet régressif avec l'utilisation du carambar mais tellement bon en bouche. Quant à la tarte aux pommes, j'ai aimé sa fine pâte qui fond dans la bouche mais j'aurais préféré les pommes un peu moins dures. La glace à la poire qui l'accompagne est délicieuse et change de l'éternelle glace vanille.

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Petite déception en revanche pour le café, type « café de gare » (3,20 €).
On ressort finalement un peu affamé. Les plats ont l'air bien plus copieux lorsqu'ils ne sont pas pris dans la formule. En sortant, j'ai couru à une boulangerie prendre un éclair au chocolat ! Je vous recommande pourtant ce restaurant. La cuisine est bonne et le cadre sublime. J'essayerai sûrement un de ces jours leur brunch à 36€, il paraît que c'est une excellente affaire.

Hôtel Spa Saint James & Albany, 202 rue de Rivoli, Paris 1er
formule à 19 servie uniquement au déjeuner hors week-end et jours fériés